Rejoignez-nous

Économie

Le marché de l'emploi montre des signes de ralentissement aux USA

Publié

,

le

Aux Etats-Unis, le taux de chômage a grimpé à 3,6% en février, après être tombé en janvier à 3,4%, son plus bas niveau depuis 1969. (© KEYSTONE/AP/NAM Y. HUH)

L'économie américaine a créé en février moins d'emplois qu'en janvier, mais plus que prévu, et le taux de chômage a augmenté, a annoncé vendredi le département du Travail.

Ce sont 311'000 emplois qui ont été créés le mois dernier, contre 504'000 en janvier (chiffre révisé en baisse). Les analystes attendaient 205'000 créations.

Quant au taux de chômage, il grimpe à 3,6%, après être tombé en janvier à 3,4%, son plus bas niveau depuis 1969.

"Des créations d'emploi notables ont eu lieu dans les loisirs et l'hôtellerie, le commerce de détail, le gouvernement et les soins de santé. L'emploi a diminué dans l'information et dans le transport et l'entreposage", a précisé le département du Travail dans son communiqué.

Ce rapport sur l'emploi revêt une importance particulière, car, après deux années de pénurie de main d'oeuvre, il va peser lourd dans la balance de la banque centrale américaine (Fed), qui se réunit les 21 et 22 mars, et s'inquiète de l'inflation toujours très forte.

En jeu: une hausse du taux directeur peut-être plus forte qu'attendu, ce qui fera grimper les taux d'intérêts des prêts bancaires, et réduira encore le pouvoir d'achat des ménages.

"Si la totalité des données" sur l'emploi, l'inflation, la consommation, notamment, "devait indiquer qu'un resserrement plus rapide était justifié, nous serions prêts à accélérer le rythme des hausses de taux", avait déclaré mardi le président de la Fed, Jerome Powell, devant une commission du Sénat.

Hausse des salaires

Voir les prix cesser de flamber suppose de faire ralentir la consommation, et donc l'activité économique, ce qui s'accompagne généralement d'une hausse du chômage.

Hors, jusqu'ici, les actions de la Fed, c'est-à-dire les hausses successives du taux directeur pour renchérir le coût du crédit, n'ont eu que peu d'effet sur l'économie.

Jerome Powell avait cependant jugé "possible de ramener l'inflation à 2%, avec des effets moins significatifs sur le marché du travail" que ce qui avait été observé dans les périodes antérieures de ralentissement économique.

Les chiffres de l'emploi dans le secteur privé, l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab publiée mercredi, avaient pourtant montré un toujours robuste niveau d'embauches, ce qui "est bon pour l'économie et les travailleurs, mais la croissance des salaires est encore assez élevée", avait commenté Nela Richardson, cheffe économiste d'ADP.

"Le léger ralentissement de la hausse des salaires, à lui seul, ne devrait pas pouvoir faire baisser rapidement l'inflation à court terme", avait-elle souligné.

Licenciements

Mais le lendemain, une étude du cabinet de consultants Challenger, Gray & Christmas, avait montré qu'en février, les employeurs américains ont supprimé 77.770 emplois, soit quatre fois plus qu'il y a un an.

Il s'agit même du plus grand nombre de suppressions d'emploi pour un mois de février depuis 2009, alors en pleine crise des subprimes.

"Il semble clair que les employeurs restent attentifs à la hausse des taux prévue par la Fed. Ils s'attendent à un retournement (de l'économie américaine, NDLR) et baissent leurs dépenses partout", avait estimé le vice-président du cabinet, Andrew Challenger, cité dans un communiqué.

Le secteur de la tech, notamment, a multiplié les annonces de licenciements. Mais cela ne représente qu'une petite proportion de la masse salariale américaine. Le secteur du détail et de la finance, cependant, sont également concernés.

Autre signal d'un possible ralentissement: les inscriptions au chômage sont repassées au dessus des 200.000 au cours de la semaine du 27 février au 4 mars, pour la première fois depuis le début de l'année, avait indiqué jeudi le département du Travail. Bien qu'à des niveaux historiquement faibles, ces inscriptions pourraient commencer à signaler le retournement du marché du travail, selon certains économistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

La Bourse suisse signe un nouveau plus haut historique

Publié

le

A la Bourse suisse, l'indice vedette SMI crevait le plafond, signant à 15h35 un plus haut historique à 13'567,40 points. Le SLI avançait lui de 0,92% à 2160,61 points, tandis que le SPI prenait 1,29% à 18'664,81 points. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Le marché actions suisse décollait mercredi après-midi, soutenu dans son élan par ses poids lourds mais également un marché européen en verve. Une série de résultats d'entreprises, dont ceux du laboratoire Novartis et de la banque UBS, occupaient les investisseurs.

Les principaux indices américains ont fini en net repli mardi soir. "Cette baisse a été largement alimentée par une réévaluation des valorisations dans le secteur technologique et des semi-conducteurs ainsi que la crainte qui entoure le secteur des logiciels", a commenté John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à la banque Cité Gestion.

Ce mercredi, Wall Street devrait ouvrir de façon mitigée. Selon les contrats à terme, les indices Dow Jones et Standard & Poor's devraient démarrer dans le vert, alors que le Nasdaq est attendu en repli.

En Europe, seul l'indice allemand Dax reculait, alors que les autres grandes places avançaient. "Le marché attend désormais la Banque centrale européenne, qui devrait temporiser (jeudi) sur sa politique monétaire tout en surveillant l'impact d'un euro plus fort sur l'inflation", a estimé M. Plassard.

A la Bourse suisse, l'indice vedette SMI crevait le plafond, signant à 15h35 un plus haut historique à 13'567,40 points. Le SLI avançait lui de 0,92% à 2160,61 points, tandis que le SPI prenait 1,29% à 18'664,81 points.

La majorité des valeurs vedettes progressait, à l'exception de Holcim (-6,9%), UBS (-5,3%) et Julius Bär (-1,1%). Barclays et JPMorgan ont respectivement abaissé et augmenté l'objectif de cours du gestionnaire de fortune, tout en confirmant leurs recommandations.

La banque aux trois clés a dévoilé un bénéfice net qui s'est envolé de 53% à 7,8 milliards de dollars en 2025. Dans un contexte marqué par les vifs débats sur le renforcement des exigences réglementaires en matière de fonds propres, la grande banque laisse par contre planer quelques doutes sur les redistributions aux actionnaires.

Kühne+Nagel (+5,0%), Givaudan (+4,3%) et Straumann (+4,0%) s'établissaient par contre en haut du tableau.

Les poids lourds apportaient une contribution notable au SMI, Novartis (+2,2%), Roche (+2,6%) et Nestlé (+2,0%) décollant.

Novartis a dévoilé ce mercredi un chiffre d'affaires 2025 en hausse de 8% à 54,53 milliards et un bénéfice net en progression de 17% à 13,97 milliards. Les actionnaires pourront compter sur un dividende de 3,70 francs par action au titre de 2025, relevé de 20 centimes sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier

Publié

le

Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué. (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

L'inflation a ralenti en janvier dans la zone euro, s'affichant à 1,7% sur un an, selon la première estimation mensuelle publiée mercredi par Eurostat.

Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes sondés par Factset et Bloomberg.

En décembre, le taux d'inflation dans les pays partageant la monnaie unique s'élevait à 2%, selon un chiffre révisé par Eurostat.

Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué.

Ce recul compense en partie la hausse des prix constatée pour les services (+3,2%) et la catégorie Alimentation, alcool et tabac (+2,7%).

Pour Alimentation, alcool et tabac, l'inflation s'affiche au plus haut depuis quatre mois, a relevé Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.

Mais le tassement dans les services (+3,2% contre +3,4% en décembre) devrait se poursuivre et contribuer à garder sous contrôle l'inflation, selon cet expert.

"Une série d'indicateurs avancés laisse présager une nouvelle baisse de l'inflation dans le secteur des services au cours des prochains mois", commente M. Allen-Reynolds.

"La croissance des salaires devrait également ralentir cette année", ajoute-t-il, prédisant un taux global d'inflation tombant sous les 1,5% au second semestre.

Globalement, l'inflation est redescendue en-dessous de la cible de la Banque centrale européenne (BCE), fixée à 2% sur un an, ce qui éloigne la perspective d'un tour de vis monétaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Pas de commerce de rafraîchissements sur le quai de St-Sulpice (VD)

Publié

le

Le projet prévoyait d'aménager un débit saisonnier de rafraîchissements devant les WC publics, à gauche de l'embarcadère. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Tribunal fédéral annule le permis de construire délivré par la commune de St-Sulpice (VD) pour l'aménagement d'un débit de glaces et boissons sur le quai durant la belle saison. L'emplacement prévu, entre la rive du lac et les bâtiments romans du prieuré et de l'église, doit rester préservé.

Le projet prévoyait d'installer le commerce sous le couvert prolongeant le bâtiment des WC publics, à proximité du débarcadère de la Compagnie générale de navigation. Une société et six particuliers se sont opposés à cet aménagement jusque devant le Tribunal fédéral.

Dans un arrêt publié mercredi, les juges de Mon Repos constatent que le bâtiment à compléter se situe dans un périmètre soumis à une planification communale spéciale. Cette dernière vise à protéger le paysage des rives du lac Léman et à garantir la mise en valeur des bâtiments historiques du prieuré et de l'église.

Même si cet espace est un lieu de délassement pour la population, ces objectifs imposent de le considérer comme une zone non-constructible, conclut la 1ère Cour de droit public. (arrêt 1C_588/2024 du 5 janvier 2026)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Zurich Insurance relève son offre et séduit le conseil de Beazley

Publié

le

La nouvelle offre de Zurich Insurance valorise ainsi Beazley à environ 8,0 milliards de livres sterling (8,5 milliards de francs), contre 7,7 milliards au dernier pointage (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Zurich Insurance a une nouvelle fois relevé son offre sur son modeste concurrent britannique Beazley. La nouvelle proposition de l'assureur zurichois a de ce fait obtenu l'accord de principe du conseil d'administration de Beazley.

La nouvelle offre comprend un prix d'achat par action Beazley de 1335 pence dont 1310 pence en numéraire, contre 1280 pence proposés fin janvier, indiquent mercredi les deux entreprises dans un communiqué conjoint. Beazley pourra aussi au préalable verser à ses actionnaires un dividende de 25 pence au titre de l'exercice écoulé. La proposition valorise ainsi Beazley à environ 8,0 milliards de livres sterling (8,5 milliards de francs), contre 7,7 milliards au dernier pointage.

Relancé début janvier à 1230 pence par actio, Beazley avait été approchée en secret par Zurich en juin 2025, à trois reprises. Les 1315 pence par titre alors avancés valorisaient la firme à 8,4 milliards de livres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Scorpion

Professionnellement, votre capacité d’innovation s’allie à des soutiens bien placés. Des portes royales s’ouvrent... A vous de faire !

Les Sujets à la Une