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Économie

Le marché du travail reste solide aux Etats-Unis en mai

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Départs en retraite pendant la pandémie, difficultés de garde d'enfants et immigration très basse ont depuis plus de deux ans conduit à une pénurie de travailleurs. Cela a poussé les employeurs à relever les salaires pour attirer les candidats et conserver le personne. (© KEYSTONE/AP/NAM Y. HUH)

Le marché du travail est resté très solide en mai aux Etats-Unis, avec des créations d'emplois bien plus nombreuses qu'attendu et un taux de chômage historiquement bas, tandis que la hausse des salaires ralentit, une bonne nouvelle pour la lutte contre l'inflation.

En mai, 339'000 emplois ont été créés aux Etats-Unis, a annoncé vendredi le département du Travail, quand 190'000 seulement étaient attendus, selon le consensus de MarketWatch.

Des emplois ont notamment été créés dans les secteurs des services aux professionnels et aux entreprises, dans les emplois liés au gouvernement, les soins de santé, la construction, les transports et la logistique et l'assistance sociale, détaille le département du Travail.

En outre, les créations d'emplois de mars et avril ont été révisées en hausse, respectivement à 217'000 et 294.000, soit sur ces deux mois 93'000 emplois créés de plus que ce qui avait été initialement annoncé.

Le taux de chômage, en revanche, a augmenté un peu plus que ce qui était attendu, s'établissant à 3,7% (+0,3 point), quand les analystes tablaient sur 3,5%. Il est au plus haut depuis octobre 2007 mais reste très bas.

"La croissance de l'emploi se poursuit à un rythme rapide, mais les pressions sur les salaires ne suivent pas", relève Rubeela Farooqi, cheffe économiste pour HFE, notant que la hausse du salaire horaire moyen "a ralenti".

Cette hausse des salaires, en effet, a conduit la banque centrale américaine (Fed), qui est à la manoeuvre pour faire ralentir la forte inflation aux Etats-Unis, à s'intéresser tout particulièrement à la situation de l'emploi.

Pénurie d'employés et salaires relevés

Départs en retraite pendant la pandémie, difficultés de garde d'enfants, mais aussi immigration très basse, ont, depuis plus de deux ans, conduit à une pénurie de travailleurs.

Cela a poussé les employeurs à relever les salaires pour attirer les candidats et conserver le personnel, ce qui a contribué à faire grimper l'inflation.

Le taux de participation au marché du travail reste toutefois stable, à 62,6%, détaille le département du Travail.

Dans le seul secteur privé, les créations d'emplois ont un peu ralenti en mai, mais restent à un niveau élevé, avec de fortes disparités entre les secteurs, selon l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab publiée jeudi.

Et ces données ont aussi montré une hausse des salaires beaucoup moins forte: "l'inflation induite par les salaires pourrait être moins préoccupante pour l'économie malgré des embauches robustes", a précisé Nela Richardson, cheffe économiste d'ADP, citée dans le communiqué.

Depuis mars 2022, pour atteindre son objectif, la Fed relève ses taux directeurs. Cela conduit les banques à rehausser le coût des crédits qu'elles proposent aux ménages et aux entreprises, pour faire ralentir la consommation et l'investissement, et, in fine, desserrer la pression sur les prix.

Lors de sa prochaine réunion, les 13 et 14 juin, elle pourrait choisir de faire relever les taux pour une 11e fois d'affilée, ou faire une pause pour observer les effets des relèvements précédents et éviter de faire trop ralentir l'activité économique, afin d'éviter la récession.

Immigration

Le président de la Fed de Philadelphie, Patrick Harker, a ainsi souligné jeudi qu'il "doit également y avoir une politique d'immigration sensée pour amener les personnes dont nous avons besoin dans le pays".

"Nous devons simplement reconnaître qu'il n'y a que deux solutions pour faire entrer plus de gens sur le marché du travail, faire revenir (dans l'emploi) plus de gens qui étaient sur la touche, ou faire entrer plus de gens dans le pays", a-t-il déclaré lors d'une conférence du NABE (National association for business economics).

Le marché de l'emploi semble toutefois montrer des signes de ralentissement.

Ainsi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont enregistré fin mai une deuxième semaine de hausse d'affilée, selon les chiffres du département du Travail.

Et, si les employeurs ont toujours "des difficultés à trouver des travailleurs dans un large éventail de niveaux de compétence et de secteurs économiques", ils constatent "une embauche plus facile dans la construction, le transport et la finance", selon ce "Beige Book" (Livre Beige), un baromètre d'activité publié mercredi par la Fed.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Lombard Odier livre de solides résultats en 2025

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Lombard Odier affiche des résultats en progression en 2025. L'établissement bicentenaire, nouvellement installé dans son siège à Bellevue, l'explique par ses performances d'investissement, de solides apports nets de fonds et une hausse des avoirs sous gestion, sur fond d'incertitude macroéconomique. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Lombard Odier a dévoilé des résultats en progression en 2025. La banque genevoise bicentenaire, nouvellement installée dans son siège à Bellevue, l'explique par ses performances d'investissement et en avoirs sous gestion, sur fond d'incertitude macroéconomique.

Au 31 décembre dernier, les actifs sous gestion se sont établis à 223 milliards de francs, après 215 milliards un an plus tôt, a indiqué la banque dans un communiqué jeudi. Les actifs totaux de la clientèle ont avancé de 6,5% à 349 milliards.

Les revenus opérationnels ont crû de 4% à 1,39 milliard, portés par un fort rebond des revenus de frais et de commissions. Les charges d'exploitation sont restées stables à 1,1 milliard, ajustées à des coûts exceptionnels principalement liés au déménagement vers le nouveau siège. Le bénéfice net s'est porté à 200 millions, soit 12% de plus sur un an.

Fortement capitalisée, la banque affiche un ratio de fonds propres durs (CET1) à 33%, "parmi les plus élevés" du secteur, souligne-t-elle. Au total, le bilan est de 15 milliards, contre 14 milliards pour 2024.

En termes d'effectifs, la banque comptait dans ses rangs 2910 personnes fin décembre 2025, dont plus de 70% sont en Suisse et deux-tiers à Genève.

"2025 a été une année solide, puisque nous avons délivré une performance d'investissement dans les premiers quartiles à nos clients privés et institutionnels", a expliqué Hubert Keller, associé-gérant senior.

Pour 2026, la direction ne donne pas de prévisions chiffrées, mais dit rester concentrée sur la croissance organique de ses activités de gestion de fortune et d'actifs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Aéroport de Sion: un audit externe en cours

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Le Conseil d’Etat valaisan a transmis au Grand Conseil un projet de loi visant à créer une société de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Sion en décembre dernier (image d'illustration). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Un audit externe est mené actuellement sur l'aéroport de Sion, a révélé Rhône FM jeudi. Selon le média valaisan, les opérations de la base aérienne se déroulent depuis plusieurs mois dans un climat de tension. Les autorités ne font, quant à elles, pas de commentaire.

"Le président de Sion confirme qu'un audit externe est en cours et que M. Christophe Chollet est toujours directeur de l'aéroport de Sion", indique le service de communication de la Ville à Keystone-ATS, revenant sur les informations de la radio locale. "Il n’apporte aucun autre commentaire".

Sur la base de témoignages récoltés dans une enquête menée en plusieurs volets, Rhône FM faisait état, en automne dernier, d'un "climat délétère" et d'une "gouvernance autoritaire" à l'Aéroport de Sion. Interrogées par le média, les autorités communales ne corroboraient pas.

Au niveau politique, cantonal cette fois, un projet de loi visant à créer une société de gestion et d'exploitation du site avait été transmis au Grand Conseil en décembre dernier par le Conseil d'Etat valaisan. Le sujet sera discuté lors de la prochaine session, qui se tient la semaine du 9 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zurich Insurance performe en 2025, dividende relevé

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Chez Zurich Insurance, dirigé par Mario Greco, le bénéfice net attribuable aux actionnaires a pris 17% à 6,8 milliards (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

L'assureur Zurich Insurance a amélioré sa rentabilité l'an dernier et augmenté ses reversements aux actionnaires, faisant fi de plusieurs catastrophes naturelles dont les incendies à Los Angeles début 2025 et profitant des hausses de primes.

Dans l'unité Dommages et accidents (P&C), la plus importante activité du groupe, les primes brutes ont augmenté de 8% à 50,42 milliards de dollars. Le ratio combiné - qui mesure le rapport entre les charges des sinistres ainsi que les frais généraux et les primes encaissées - s'est amélioré de 1,6 point à 92,6%.

Au niveau du groupe, le résultat d'exploitation (BOP) a progressé de 14% à 8,9 milliards, a indiqué Zurich Insurance jeudi dans un communiqué. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a quant à lui pris 17% à 6,8 milliards.

Ces chiffres sont supérieurs aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP. Le dividende, proposé à 30 francs par action, a tout juste manqué les prévisions du marché qui étaient à 30,17 francs en moyenne.

En novembre 2024, Zurich Insurance avait fixé de nouveaux objectifs pour 2025 à 2027. Sur cette période, outre la hausse du bénéfice par action, le rendement des fonds propres sur le résultat d'exploitation devrait atteindre au moins 23%.

Le bénéfice opérationnel doit lui dépasser les 4,2 milliards de dollars, en hausse de 18% par rapport à la valeur de 2023. Les primes brutes sont attendues à 10 milliards d'ici fin 2027, comparé à 7,5 milliards en 2023, grâce à des souscriptions de contrats à de meilleures conditions notamment.

Zurich Insurance avait récemment indiqué être sur la bonne voie pour atteindre ces objectifs, disant même vouloir les dépasser au vu de sa solide croissance. L'entreprise devrait poursuivre sur sa lancée et augmenter son bénéfice par action de 9% par an, avait affirmé la directrice financière Claudia Cordioli.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Sommet sur l'IA: la "tech" américaine se déploie en Inde

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Le CEO d'Alphabet, Sundar Pichai, lors d'une rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi à New Delhi. (archive) (© KEYSTONE/EPA/PRESS INFORMATON BUREAU HANDOUT)

Les géants américains de la "tech", Nvidia et Google en tête, ont dévoilé mercredi une série de partenariats destinés à doper les capacités de l'Inde en intelligence artificielle (IA), à l'occasion du sommet mondial sur l'IA à New Delhi.

"L'Inde s'engage sur une trajectoire extraordinaire en matière d'IA et nous voulons en être les partenaires", a déclaré devant la presse Sundar Pichai, le CEO d'Alphabet, maison-mère de Google. Numéro 1 mondial des puces destinées aux outils d'IA, Nvidia a annoncé un partenariat avec le fournisseur de centres de données et de "cloud" (informatique dématérialisée) indien L&T, établi à Bombay (ouest), pour créer "la plus grande usine d'IA d'Inde".

"Nous posons la première pierre d'une infrastructure d'IA de niveau mondial qui va doper la croissance indienne", a souligné le patron de l'entreprise californienne, Jensen Huang, qui n'a pas chiffré son investissement. L&T a pour sa part précisé que le recours aux puces électroniques Nvidia lui permettrait d'équiper des centres de données d'une capacité de 30 mégawatts à Chennai (sud-est) et de 40 mégawatts à Bombay.

L'entreprise à la plus forte valeur boursière au monde a par ailleurs annoncé un accord avec une autre firme indienne, Yotta, qui utilisera des puces Nvidia dans le cadre d'un investissement de 2 milliards de dollars. Google a de son côté annoncé la construction de nouveaux câbles sous-marins à partir de l'Inde.

Le géant américain de la "tech" a précisé que "trois liaisons sous-marines relieront l'Inde à Singapour, à l'Afrique du Sud et à l'Australie" et "quatre liaisons de fibre optique renforceront les connexions existantes entre les Etats-Unis, l'Inde et d'autres régions de l'hémisphère sud". Ce chantier fait partie de l'investissement géant de 15 milliards de dollars sur cinq ans annoncé en octobre par Google, qui prévoit notamment la construction de son plus gros centre de données hors du territoire américain dans la ville de Visakhapatnam (sud-est).

"Résilience" -

Les nouveaux câbles seront reliés à Visakhapatnam, appelée à devenir une des capitales indiennes de l'IA. "Pour un pays de plus d'un milliard d'habitants (en fait près de 1,5 milliard, NDLR), ils vont accroître la résilience du réseau électronique indien et améliorer sa sécurité économique", a souligné Google.

Quatrième du genre, la conférence de New Delhi réunit le gratin mondial du secteur autour du Premier ministre indien Narendra Modi, qui veut en faire le tremplin des ambitions de son pays en matière d'IA. Mardi, le ministre indien des Technologies de l'information Ashwini Vaishnaw a annoncé que l'Inde espérait attirer dans les deux ans un total de 200 milliards de dollars d'investissements d'entreprises de la "tech" sur son sol, notamment pour des projets d'IA.

Cette somme inclut 90 milliards déjà dévoilés l'an dernier pour la construction de centres de données par Google, Microsoft et autres, attirés par la main d'oeuvre abondante, formée et bon marché qui a déjà fait de l'Inde un champion de la sous-traitance informatique.

Séparément, le groupe industriel du multimilliardaire indien Gautam Adani a indiqué qu'il prévoyait de consacrer 100 milliards de dollars d'ici 2025 pour "des centres de données géants destinés à l'IA". Microsoft a par ailleurs affirmé mercredi qu'il comptait affecter 50 milliards de dollars en dix ans pour développer l'IA dans les pays en développement.

Et l'Américain Anthropic a fait savoir qu'il travaillait avec le géant indien Infosys pour mettre au point des outils d'IA destiné à l'industrie des télécoms.

L'an dernier, l'Inde s'est hissée à la troisième place - devant la Corée du Sud et le Japon - du classement mondial annuel de la compétitivité en matière d'IA établi par l'université américaine de Stanford (Californie).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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