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International

Le ministère des Femmes remplacé par celui de la Prévention du vice

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Depuis leur retour au pouvoir le 15 août, les talibans n'ont montré aucune volonté de garantir les droits des femmes, qui ont reçu l'ordre de rester à la maison. (© KEYSTONE/AP/Bernat Armangue)

Les talibans semblent avoir fermé vendredi le ministère des Affaires féminines. Ils l'ont remplacé par celui de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice, craint pour son fondamentalisme durant leur premier règne, il y a vingt ans.

Des ouvriers ont été vus en train d'installer un panneau à l'effigie du ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice dans l'ancien bâtiment des Affaires féminines de la capitale. Plusieurs messages étaient apparus sur les réseaux sociaux ces dernières 24 heures, montrant des salariées du ministère manifestant devant le bâtiment, parce qu'elles affirmaient avoir perdu leur emploi.

"Personne n'entend nos femmes", s'est insurgée une internaute sur Twitter, tandis qu'un autre s'interrogeait: "Que pouvons-nous attendre d'autre de ces animaux ?". Aucun responsable taliban n'a répondu vendredi aux demandes de commentaires de l'AFP sur cette affaire.

Bien qu'ils aient insisté sur le fait qu'ils gouverneraient de manière plus modérée que lorsqu'ils ont gouverné l'Afghanistan de 1996 à 2001, les talibans n'ont pas autorisé la plupart des femmes à reprendre le travail. Aucune femme ne faisait partie des ministres du nouveau gouvernement taliban annoncé il y a deux semaines.

Ségrégation des genres

Vendredi, le ministère de l'Education a annoncé dans un communiqué la réouverture des collèges et lycées pour garçons, et le retour au travail des professeurs hommes. "Tous les professeurs hommes et les élèves doivent retrouver leurs établissements", a-t-il fait savoir, sans aucune mention des enseignantes ou des collégiennes et lycéennes.

Sous le précédent régime, garçons et filles ne partageaient les mêmes bancs que dans certaines écoles primaires et à l'université. Dans l'enseignement supérieur, la ségrégation des genres sera la règle, ont déjà annoncé les talibans, qui ont introduit des règles concernant ce que les étudiantes sont autorisées à porter.

Bien que toujours marginalisées, les femmes afghanes ont acquis des droits fondamentaux ces 20 dernières années, notamment dans les villes, devenant parlementaires, juges, pilotes ou encore policières. Des centaines de milliers d'entre elles ont intégré le marché du travail - souvent par nécessité, car beaucoup sont veuves ou soutiennent des maris désormais invalides après des décennies de conflit.

Femmes fouettées

Mais depuis leur retour au pouvoir le 15 août, les talibans n'ont montré aucune volonté de garantir leurs droits. Les islamistes affirment que les femmes ont reçu l'ordre de rester à la maison pour leur propre sécurité, mais qu'elles seront autorisées à travailler une fois qu'une ségrégation adéquate aura été mise en place.

Pendant le premier règne des talibans, les femmes étaient largement exclues de la vie publique. Elles ne pouvaient quitter leur domicile que si elles étaient accompagnées d'un chaperon. Les agents du ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice étaient connus pour avoir fouetté des femmes qui marchaient seules.

Ils étaient également chargés d'appliquer strictement d'autres interprétations strictes de l'Islam, telles que l'obligation d'assister aux prières et l'interdiction pour les hommes de se raser.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Arrestation de la nièce du guide suprême, selon son frère

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Arrêtée, la nièce du guide suprême Ayatollah Ali Khamenei est accusée d'avoir accusé le pouvoir de régime assassin. (© KEYSTONE/AP)

Les autorités iraniennes ont arrêté la nièce du guide suprême Ali Khamenei. Elles lui reprochent d'avoir dénoncé la répression du mouvement de contestation en Iran et qualifié le pouvoir de "régime assassin", a affirmé samedi son frère.

Connue pour son activisme contre la peine de mort en Iran, Farideh Moradkhani est la fille de la soeur d'Ali Khamenei, qui avait fui avec sa famille dans les années 1980 en Irak. Son père décédé en octobre, cheikh Ali Tehrani, était un opposant au chah d'Iran avant de devenir un critique de la République islamique d'Iran.

Farideh Moradkhani a été arrêtée mercredi après une convocation au bureau du procureur, a écrit son frère Mahmoud Moradkhani sur Twitter.

Vidéo accusatrice

Ce dernier a partagé sur YouTube une vidéo de sa soeur condamnant "l'oppression évidente" subie par les Iraniens et dénonçant l'inaction de la communauté internationale.

"Peuples libres, soyez à nos côtés! Dites à vos gouvernements de ne plus soutenir ce régime assassin et infanticide", y affirme Farideh Moradkhani. "Ce régime n'est pas fidèle à ses principes religieux et ne sait gouverner que par la force pour rester au pouvoir", accuse-t-elle.

Il n'est pas précisé quand cette vidéo a été filmée.

La nièce du guide suprême avait déjà été arrêtée début 2022 après avoir salué Farah Diba, la veuve du chah renversé par la révolution islamique en 1979.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a confirmé l'arrestation de Mme Moradkhani, précisant qu'elle risque 15 ans de prison, sans préciser les accusations pesant sur elle.

Au moins 416 morts dans la répression

L'Iran est secoué par un mouvement de contestation déclenché le 16 septembre par la mort de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des moeurs à Téhéran pour non respect du code vestimentaire strict pour les femmes en Iran.

Les autorités dénoncent ces protestations comme des "émeutes" encouragées selon elles par l'Occident.

Plus de 14'000 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement selon l'ONU.

Au moins 416 personnes ont été tuées dans la répression, selon un dernier bilan de l'ONG Iran Human Rights (IHR), basé en Norvège: 290 lors des protestations contre la mort de Mahsa Amini et 126 dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est) dont plus de 90 le 30 septembre dans la capitale provinciale Zahedan, lors de manifestations contre le viol d'une adolescente imputé à un policier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Suisse ira défier l'Allemagne en février prochain

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Alexander Zverev pourrait se dresser sur la route de la Suisse en Coupe Davis en février prochain (© KEYSTONE/DPA Deutsche Presse-Agentur GmbH/MICHAEL SCHWARTZ)

La tâche de l'équipe de Suisse de Coupe Davis pourrait s'avérer délicate dans les qualifications de l'édition 2023.

La sélection de Severin Lüthi ira défier l'Allemagne d'Alexander Zverev (ATP 12) sur ses terres les 3/4 février 2023, à Trèves.

Au repos forcé depuis sa grave blessure à une cheville subie en demi-finale à Roland-Garros ce printemps, Alexander Zverev devrait être en mesure de défendre les couleurs de son pays dans ces qualifications. Le vainqueur de ce duel - le premier depuis 1996 entre les deux pays - accédera à la phase de groupes.

Battue en quart de finale de l'édition 2022 cette semaine à Malaga, l'Allemagne compte deux autres joueurs parmi les 100 meilleurs mondiaux, Oscar Otte (ATP 65) et Daniel Altmaier (ATP 77). Son capitaine Michael Kohlmann peut aussi aligner une redoutable paire de double, Kevin Krawietz/Tim Pütz.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Hischier et les Devils à la fête face aux Capitals

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Nico Hischier (13, à gauche) a ouvert la marque en supériorité numérique face aux Capitals (© KEYSTONE/AP/Adam Hunger)

Les Devils ont repris leur marche en avant ce week-end en NHL, après avoir vu leur série-record de 13 succès prendre fin mercredi.

Victorieuse 3-1 à Buffalo, la franchise de Newark a dominé Washington 5-1 samedi à domicile.

En bon capitaine, Nico Hischier a montré la voie à suivre en ouvrant la marque à la 10e minute, signant son 10e but de la saison au cours d'une période de supériorité numérique. Il affiche désormais 24 points à son compteur 2022/23, en 21 parties disputées. Les Devils (18 succès-4 défaites) ont d'ailleurs gagné les 16 matches dans lesquels le centre valaisan a réussi au moins un point.

Jonas Siegenthaler a quant à lui été crédité d’un assist - son 6e dans ce championnat - sur le 5-1 inscrit par Fabian Zetterlund à la 55e. Le Zurichois a une nouvelle fois brillé sur le plan défensif en bloquant 4 tirs adverses. Les Devils ont d'ailleurs bloqué 26 tirs des Capitals d’Alex Ovechkin.

Aligné vendredi face aux Sabres, l'espoir bernois Akira Schmid (22 ans) est pour sa part resté sur le banc. Le gardien titulaire Vitek Vanecek a parfaitement livré la marchandise en effectuant 38 arrêts. Le Tchèque a été désigné deuxième étoile de cette rencontre derrière Jack Hughes, auteur de son premier triplé en NHL.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Chine: protestations à Shanghai contre les confinements anti-Covid

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La lassitude s'accroît en Chine contre la politique draconienne de lutte contre le Covid-19. (© KEYSTONE/AP)

Des protestations contre les confinements à outrance ont éclaté dimanche à Shanghai, dans des universités de Pékin et dans d'autres villes de Chine. La colère monte contre la draconienne politique de "zéro Covid" pratiquée par les autorités du pays depuis 2020.

Selon un témoin oculaire, des centaines de personnes ont manifesté en silence dimanche après-midi dans le centre de Shanghai, brandissant des fleurs blanches et des feuilles de papier blanc, devenues un symbole de protestation contre la censure, à plusieurs intersections, avant d'être dispersées par la police.

Une autre protestation avait déjà eu lieu la nuit précédente non-loin de là. Une vidéo largement diffusée sur internet et que l'AFP a géolocalisée a montré des personnes crier "Xi Jinping, démission !" et s'en prendre aussi au Parti communiste chinois, une très rare démonstration d'hostilité envers le président et le régime dans la capitale économique du pays, soumise au début de l'année à un épuisant confinement de deux mois.

La première protestation s'est déroulée dimance à l'aube dans la rue Wulumuqi - le nom en mandarin de la ville d'Urumqi dans le Xinjiang (ouest) où dix personnes ont péri dans un incendie jeudi. De nombreux posts circulant sur les réseaux sociaux en Chine accusent les mesures anti-Covid d'avoir aggravé ce drame, de nombreuses voitures garées pour cause de confinement dans l'étroite ruelle menant à l'immeuble en flammes ayant entravé l'arrivée des secours.

Fleurs sur le trottoir

Une personne ayant participé à la première manifestation à Shanghai dimanche a dit à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, être arrivée vers deux heures du matin. "Un groupe de personnes en deuil déposait des fleurs sur le trottoir, un autre groupe scandait des slogans", a raconté ce témoin.

"Il y a eu quelques échauffourées mineures mais dans l'ensemble, le maintien de l'ordre a été civilisé", a-t-il poursuivi. "C'est fou de savoir que dans ces circonstances, il y a encore tant de gens courageux qui se font remarquer", s'est-il exclamé. Plusieurs témoins ont rapporté qu'au moins deux personnes ont été emmenées par les forces de l'ordre.

Entre 200 et 300 étudiants de la prestigieuse Université Tsinghua à Pékin ont également manifesté dimanche sur leur campus, selon un témoin oculaire interrogé par l'AFP et des images publiées sur les réseaux sociaux. Une étudiante a commencé par brandir une feuille de papier blanc et a été rejointe par d'autres femmes.

"On a chanté l'hymne national et l'Internationale, et scandé: 'la liberté triomphera', 'pas de tests PCR, on veut de la nourriture', 'non aux confinements, nous voulons la liberté'", a encore dit ce témoin.

"Pas une vie normale !"

Sur internet, des vidéos montraient une foule devant la cantine de l'université, réunie autour d'un orateur qui criait: "Ce n'est pas une vie normale, nous en avons assez. Nos vies n'étaient pas comme ça avant!". Une autre vidéo apparemment prise au même endroit montrait des étudiants criant: "démocratie et Etat de droit, liberté d'expression", mais elle a été rapidement retirée d'internet.

Une veillée à la mémoire des victimes de l'incendie d'Urumqi a aussi eu lieu à l'Université de Pékin, voisine de l'Université Tsinghua. Selon un étudiant y ayant participé, les protestataires ont commencé à se rassembler samedi soir vers minuit sur le campus, et la foule a atteint entre 100 et 200 personnes. "J'ai entendu des gens crier: 'non aux tests Covid, oui à la liberté'", a-t-il raconté, en montrant à l'AFP des photos et vidéos corroborant ses dires.

Censure

Des vidéos sur les réseaux sociaux ont par ailleurs montré une importante veillée à l'Institut des communications de Nankin (est), ainsi que de petits rassemblements à Xian, Wuhan (centre) et Canton (sud), mais l'authenticité de ces images n'a pas pu être vérifiée par l'AFP.

Les hashtags relatifs aux protestations étaient censurés sur la plateforme Weibo, et les vidéos sensibles étaient effacées des sites de partage Duoyin et Kuaishou.

Confinements massifs

Malgré plusieurs vaccins à disposition, et à rebours du reste du monde, la Chine continue d'imposer des confinements massifs dès l'apparition du moindre cas, à placer en quarantaine dans des centres les personnes testées positives, et à exiger des tests PCR quasi-quotidiens pour l'accès aux lieux publics.

La Chine a recensé dimanche 39'506 cas de Covid, un record quotidien qui reste très faible par rapport aux chiffres enregistrés ailleurs dans le monde au plus fort de la pandémie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Italie: état d'urgence à Ischia après un glissement de terrain

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Une dizaine de personnes restent portées disparues après le glissement de terrain à Ischia. (© KEYSTONE/AP/Salvatore Laporta)

Le gouvernement italien a proclamé dimanche l'état d'urgence pour l'île d'Ischia, située en face de Naples. Elle a été touchée la veille par un grand glissement de terrain, qui a fait au moins deux morts et une dizaine de disparus.

Les médias italiens ont annoncé dimanche en milieu de journée qu'un second corps avait été récupéré, rappelant que le bilan officiel ne sera donné qu'en soirée par le préfet de Naples Claudio Palomba.

Une première enveloppe d'urgence de deux millions d'euros a également été débloquée à l'issue de cette réunion extraordinaire du gouvernement nécessaire, pour proclamer l'état d'urgence, a précisé le ministre de la protection civile Nello Musumeci.

L'état d'urgence est souvent décrété dans la péninsule, à la suite de séismes, d'éruptions volcaniques ou de fortes intempéries. Il prévoit une procédure accélérée pour mobiliser des fonds et des moyens, dont ceux de la protection civile, pour des interventions urgentes ou la mise en place de structures d'accueil.

Casamicciola Terme, une station thermale de 8000 habitants en hiver de la luxuriante île d'Ischia, près de Capri, avait subi en 2017 un tremblement de terre qui avait fait deux morts.

Elle avait été en revanche complètement détruite par un tremblement de terre beaucoup plus puissant à la fin du XIXe siècle.

Recherche toujours en cours

Sur place, plus de 200 membres de la protection civile et des forces de l'ordre cherchent encore une dizaine de disparus, tandis que des centaines de volontaires, de la boue jusqu'aux genoux s'affairent à nettoyer les rues de la petite bourgade.

Des restes de voitures et bus écrasés par la violence de la coulée de boue et de rochers sont visibles un peu partout dans un ballet de pelleteuses qui cherchent à libérer l'accès aux maisons, aux voitures et aux magasins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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