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Le Parlement européen vote pour mettre fin au "far-west" numérique

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Les géants du numérique sous l'oeil de l'UE. (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Le Parlement européen a adopté jeudi sa position sur le projet de législation sur les services numériques, un texte qui doit permettre de mieux réguler le fonctionnement des plateformes et de bannir les contenus illégaux en ligne.

Les eurodéputés ont voté, à 530 voix contre 78 (et 80 abstentions), en faveur d'une version amendée du "Règlement sur les services numériques" ("Digital Services Act", DSA), un texte présenté en décembre 2020 par la Commission européenne qu'ils ont complété sur certains aspects.

"Nous reprenons le contrôle sur les géants de l'internet", s'était réjouie la rapporteur du texte, l'eurodéputée Christel Schaldemose (groupe Socialistes et Démocrates), lors du débat sur ce texte mercredi. "Avec le DSA, nous allons mener un combat de fond contre le far-west qu'est devenu le monde numérique."

"L'absence de contrôle sur les décisions d'une poignée de grandes plateformes n'était plus tolérable", avait renchéri Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur. "Nous allons créer un système innovant, avec un principe simple : tout ce qui est interdit +offline+ est interdit +online+."

Ce projet de législation doit moderniser la réglementation européenne applicable aux services numériques, qui date de 2000, une époque où les réseaux sociaux et les smartphones n'existaient pas.

Contrôle

Le texte vise à obliger les mastodontes comme Google, Facebook et Amazon à s'attaquer aux contenus illicites (incitation à la haine, désinformation...) et à contrôler les biens vendus sur leurs plateformes (contrefaçons, produits dangereux...).

Il impose également une "transparence renforcée" sur les algorithmes utilisés par ces plateformes. Il prévoit aussi d'instaurer des garde-fous pour repérer les abus sexuels ou les images diffusées sans le consentement des personnes dans les contenus pornographiques diffusés par des usagers sur des plateformes.

Les entreprises qui violeront ces dispositions pourront se voir infliger des amendes allant jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaires annuel.

Les eurodéputés ont complété le texte de la Commission pour mettre fin à la collecte des données utilisées à des fins de ciblage des mineurs ou de personnes vulnérables, ou introduire une procédure de dédommagement des usagers lésés par des plateformes.

Après le vote du texte au Parlement européen, une délicate phase de négociations s'engage désormais avec les États membres, afin d'aboutir à une version finale du texte qui sera de nouveau soumise au vote des eurodéputés.

Pas fini

"La bataille n'est pas finie", a réagi l'eurodéputé écologiste David Cormand. "Nous devons nous montrer plus ambitieux lorsqu'il s'agit de s'attaquer aux algorithmes manipulateurs et aux modèles économiques de division des Big Tech", a-t-il ajouté, appelant de ses voeux un texte plus protecteur.

Le gouvernement français, qui assure la présidence tournante du conseil de l'UE pour 6 mois, s'est félicité du vote des eurodéputés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Néerlandaise van Dijk bat le record de l'heure à Granges

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Ellen van Dijk, une fusée sur le vélodrome de Granges. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Néerlandaise Ellen van Dijk a battu le record du monde de l'heure féminin. Elle l'a porté à 49,254 kilomètres lundi après-midi sur la piste du vélodrome de Granges (SO).

La championne du monde du contre-la-montre a amélioré de 849 mètres le précédent record, qui datait de septembre dernier.

La Britannique Joss Lowden avait réalisé 48,405 kilomètres sur la même piste de Granges où l'Italien Filippo Ganna a prévu de s'attaquer en août prochain au record de l'heure masculin (55,089 km).

Dans sa tentative soutenue par l'équipe Trek, van Dijk s'est située très vite au-dessus du tableau de marche de Lowden. Sur un braquet prévisionnel de 58x14, elle a longtemps tourné à un rythme de 18''1 par tour de 250 mètres.

Conseillée par son entraîneur Josu Larrazabal, la Néerlandaise a parcouru la première demi-heure sur une base de 49,411 kilomètres. Avant de ralentir légèrement (2-3 dixièmes de seconde au tour) mais sans se désunir.

"C'est très différent d'un contre-la-montre", avait expliqué van Dijk dans les jours précédant sa tentative. "Pendant une heure, on ne voit qu'une épaisse ligne noire sur la piste. C'est vraiment un défi. Nous en avons beaucoup discuté avec la psychologue de l'équipe, Elisabetta Borgia."

Âgée de 35 ans et championne d'Europe en titre de la course en ligne, van Dijk a pratiqué la piste à son début de carrière. Elle a notamment remporté le titre mondial du scratch en 2008.

La Néerlandaise n'avait pas annoncé un objectif précis pour le record. Elle avait affirmé surtout vouloir "inspirer d'autres tentatives" pour que "plus de femmes s'y attaquent dans les prochaines années".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La fintech suédoise Klarna va supprimer 10% de ses effectifs

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Le géant suédois de l'habillement H&M propose l'option de régler en différé ses achats à ses clients (archives). (© KEYSTONE/EPA TT NEWS AGENCY/FREDRIK SANDBERG)

Le spécialiste suédois du paiement différé Klarna a annoncé lundi la suppression d'environ 10% de ses effectifs dans le monde, soit 700 postes, en invoquant l'impact de la dégradation de la situation économique sur son activité.

Par rapport à son plan pour 2022 réalisé pour l'automne dernier, la licorne suédoise - encore valorisée à plus de 46,5 milliards de dollars (environ 44,9 milliards de francs) lors d'un tour de table en juin dernier - a vu ses perspectives se dégrader nettement ces derniers mois.

"Depuis, nous avons vu éclater une guerre tragique et inutile, un changement dans l'opinion des consommateurs, une forte hausse de l'inflation, un marché boursier très volatil et une probable récession", a souligné Sebastian Siemiatkowski, le patron de Klarna, dans un message aux employés publié par le groupe.

A la suite d'une revue d'effectifs, "j'ai le regret de dire qu'environ 10% de nos collègues et amis dans tous les secteurs de l'entreprise seront affectés", écrit le cofondateur de la fintech.

Une porte-parole du groupe a précisé à l'AFP que le total des effectifs était actuellement de 7000 personnes.

Klarna, qui permet au consommateur des paiements différés et aux boutiques et sites marchands de déléguer la facturation, est présent dans une quarantaine de pays.

Selon son directeur général (CEO), "Klarna continue à avoir une forte position sur le marché (...) Je reste pour cela résolument optimiste sur le futur du groupe, malgré ce que nous traversons".

Créée en 2005 par trois jeunes étudiants en école de commerce à Stockholm, l'entreprise était entrée dès 2015 dans le club des "licornes", ces start-up valant plus d'un milliard de dollars.

Klarna est à la fois financé directement par les vendeurs en ligne mais aussi par les intérêts de retard payés par les consommateurs - même si le groupe veut se distinguer du crédit à la consommation et dit vouloir réduire la part de ces revenus "négatifs" dans son chiffre d'affaires.

S'ils sont faits à temps, les paiements différés sont gratuits, dans un modèle de "achetez maintenant, payez plus tard".

Le groupe basé à Stockholm revendique 147 millions d'utilisateurs actifs pour 400'000 clients vendeurs, dont H&M, Sephora, Samsung ou encore Nike.

Selon le Wall Street Journal, le groupe cherche des investisseurs à un prix valorisant l'entreprise en nette baisse, à 30 milliards de dollars.

La suppression des postes suit une période de forte croissance, qui a conduit l'entreprise à brûler de la trésorerie et à creuser ses pertes l'an dernier, à 7,1 milliards de couronnes suédoises (environ 700 millions de francs) l'an passé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Un pas en arrière

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Stan Wawrinka: une défaite qui fait mal. (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Stan Wawrinka est tombé d'entrée de jeu à Roland-Garros. Le Vaudois a concédé une défaite sans appel devant le 139e mondial, qui souligne combien son retour au premier plan sera bien ardu.

Wawrinka a été battu en quatre sets par le Français Corentin Moutet (2-6 6-3 7-6 (7/2) 6-3), un adversaire qui avait été stoppé ce printemps par une blessure au poignet gauche. Il ne fut que l'ombre du joueur qui avait été triomphé à la Porte d'Auteuil en 2015 et qui avait défié Rafael Nadal deux ans plus tard en finale.

Après un premier set parfaitement maîtrisé, le Vaudois a été trahi par son physique pour subir l'ascendant de son rival dans les trois dernières manches. Coupable de 51 fautes directes, il fut trop irrégulier tant en retour qu'à l'échange pour espérer un meilleur sort.

A Paris face à un adversaire qui était très largement à sa portée, Stan Wawrinka n'a pas confirmé l'embellie de Rome où il avait battu Reilly Opelka et Laslo Djere avant de s'incliner logiquement devant Novak Djokovic. Ce premier tour à Paris s'apparente plutôt à un pas en arrière.

Rafael Nadal assure

Stan Wawrinka laissera donc à Corentin Moutet l'honneur d'affronter Rafael Nadal au deuxième tour. L'homme aux 21 titres du Grand Chelem n'a connu aucune inquiétude face à Jordan Thompson (ATP 82). Il s'est imposé 6-2 6-2 6-2 devant l'Australien pour refaire le plein de confiance après ses déboires de Rome où il avait été diminué par une douleur au pied. Sa blessure chronique semble, pour l'instant, être résorbée. Mais la route qui l'attend lors de cette quinzaine n'a rien d'un boulevard avec un quart de finale contre Novak Djokovic et une demi-finale face à Carlos Alcaraz...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Annie Ernaux à Cannes : je suis "une femme qui écrit, c'est tout"

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Annie Ernaux, l'une des plus grandes voix de la littérature française, a présenté "Les années super 8" lundi à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes. (© KEYSTONE/DPA/HORST GALUSCHKA)

"C'est à la fois le récit de ma vie mais aussi celui de milliers de femmes": dans "Les années super 8", qu'elle a réalisé avec son fils, Annie Ernaux raconte, avec ses mots, la décennie qui a fait d'elle une des plus grandes voix de la littérature française.

Présenté lundi à la Quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes, sur la Riviera française, cet opus d'une heure est né de l'envie de se réapproprier des dizaines de films super 8 tournés entre 1972 et 1981 par son ex-mari, aujourd'hui décédé.

"Ces films étaient stockés dans un tiroir depuis des années et on les avait un peu oubliés. Un jour, nous les avons regardés avec mes fils et mes petits-enfants. C'est là, de fil en aiguille, que David m'a proposé d'en faire un film sur lequel j'accolerai un récit", raconte à l'AFP la romancière de 81 ans, dont les oeuvres ont été traduites dans le monde entier.

Si l'idée de faire du cinéma ne l'a jamais vraiment intéressée, Annie Ernaux s'est laissée "prendre au jeu": "je me suis vraiment investie dans ce récit qu'on entend car c'était important pour moi de me raconter dans mes mots", précise celle qui a été finaliste du prestigieux prix Booker international en 2019.

"Gagner ma liberté"

Dans le film, le spectateur découvre une Annie Ernaux mariée et mère de deux enfants en bas âge. A chaque fois, l'écrivaine est au premier plan, omniprésente.

A y regarder de plus près, c'est une femme frêle, mal à l'aise dans sa nouvelle vie que le public rencontre. Une femme tiraillée entre ses devoirs d'épouse, sa vie bourgeoise, elle la transfuge de classe comme elle l'a racontée dans "La place", et son désir irrépressible d'écrire.

C'est d'ailleurs à cette époque qu'elle écrit son premier livre "Les Armoires vides" (1974).

Pas un film de souvenirs, il documente, certes, les années qui l'ont forgée comme écrivaine mais décrit aussi une époque, celle des Trente glorieuses et la soif de vivre d'une génération en quête d'émancipation, de loisirs et de voyages.

Aujourd'hui lue et étudiée partout dans le monde, Annie Ernaux aura pourtant mis plusieurs années à s'émanciper de sa vie domestique pour écrire.

"Je peux affirmer que ces dix années sont les années majeures dans ma vie parce qu'elles vont confirmer mon désir d'écrire. Et puis aussi parce que je vais gagner ma liberté. Une liberté que je souffrais de ne pas avoir, même si je pense que j'ai fait, moi, un mariage d'amour".

Pas une icône

"Je pense que pour le spectateur, c'est peut-être un récit qui est nouveau, vraiment nouveau pour lui, de me voir et de m'entendre raconter des choses de mon intimité", poursuit-elle.

Finalement, "c'est à la fois le récit de ma vie mais aussi celui de milliers de femmes qui ont elles aussi été en quête de liberté et d'émancipation".

Si plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma, dont "L'événement", récit autobiographique sur l'avortement clandestin qu'elle a subi en 1964, qui a raflé le Lion d'or à la Mostra de Venise 2021, Annie Ernaux raconte ne pas être intéressée par ce médium.

La raison? "J'écris avec les images intérieures, les images de la mémoire. Le processus d'écriture pour le cinéma est très différent".

Au moment où le droit à l'avortement est remis en question aux Etats-Unis, que pense celle dont l'oeuvre est traversée par ces questions? "Je crois qu'on pouvait attendre cette vague conservatrice car quand les femmes prennent le pouvoir .... ou plutôt quand leurs voix s'élèvent, les hommes sont solidaires entre eux", répond-elle. Et d'ajouter "qu'en France comme aux Etats-Unis, les femmes ne sont plus disposées à se laisser faire".

Véritable icône féministe pour plusieurs générations, Annie Ernaux confie simplement se sentir "femme. Une femme qui écrit, c'est tout". Son dernier livre "Le jeune homme" est paru début mai chez Gallimard.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Starbucks quitte définitivement la Russie

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Starbucks opérait en Russie via un groupe koweïtien (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAXIM SHIPENKOV)

Starbucks, qui avait temporairement fermé les 130 établissements portant son nom en Russie après l'invasion de l'Ukraine, a annoncé lundi sa décision de quitter définitivement le pays, s'inscrivant ainsi dans le sillage d'autres multinationales comme McDonald's.

La chaîne américaine connue pour ses lattes et frappuccinos avait ouvert son premier café en Russie en 2007 et y opérait via un partenaire, un groupe koweïtien, qui possédait et gérait les établissements sous licence.

"Nous condamnons les attaques non provoquées, injustes et horribles contre l'Ukraine par la Russie", avait écrit début mars le directeur général du groupe d'alors, Kevin Johnson, dans un message aux employés. Il avait quelques jours plus tard indiqué que son partenaire avait accepté de suspendre avec effet immédiat toutes ses opérations dans le pays.

Starbucks va continuer à payer les quelque 2000 employés travaillant en son nom pendant six mois, a souligné l'entreprise dans un message sur son site.

Elle n'a pas précisé l'impact financier de cette décision sur ses comptes.

Les grandes entreprises occidentales se sont retrouvées sous une forte pression après le début de la guerre en Ukraine et l'imposition de sanctions économiques, pour prendre leur distance avec Moscou pour des raisons éthiques ou des difficultés à opérer les activités.

Après plus de 30 ans de présence en Russie et près de 850 restaurants, McDonald's a ainsi annoncé mi-mai son départ définitif du pays et a revendu ses activités, mais pas le nom de la marque, à un homme d'affaires russe.

Le constructeur français Renault, leader dans le pays avec la marque Lada qu'il avait redressée, a aussi cédé ses actifs à l'État russe tandis que le géant pétrolier ExxonMobil a prévu de se retirer de son dernier grand projet dans le pays, Sakhalin-1.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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