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International

Le patron de Boeing sur la sellette avant les résultats 2023

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Après l'incident du 5 janvier, le groupe a nommé un expert indépendant pour examiner son contrôle qualité et la supervision de ses fournisseurs. Il a aussi lancé jeudi une série de journées de formation pour ses personnels de production. (AP Photo/Lindsey Wasson) (© KEYSTONE/AP/Lindsey Wasson)

Le patron du géant aéronautique Boeing, qui publie mercredi ses résultats du quatrième trimestre, se trouve sur la sellette depuis l'incident début janvier sur un 737 MAX 9 de la compagnie Alaska Airlines, mais il ne semble pas à ce stade être sur un siège éjectable.

"Nous n'avons pas l'impression que des changements soient imminents au niveau de la direction, mais ces choses sont très difficiles à prévoir", déclare à l'AFP Christopher Raite, analyste de Third Bridge.

D'autant que ce qu'il s'est produit le 5 janvier "n'est pas encore clair".

Ce jour-là, une porte-bouchon de la carlingue d'un Boeing 737 MAX 9 d'Alaska Airlines s'est décrochée en vol.

Dans la foulée, l'agence américaine de régulation de l'aviation (FAA) a cloué au sol les appareils de même configuration --171 des 218 Boeing 737 MAX 9 livrés à ce jour. Alaska Airlines et United Airlines en possèdent la grande majorité, avec respectivement 65 et 79 avions reconfigurés.

Le régulateur a dévoilé mercredi un "vaste" programme de maintenance et d'inspections pour permettre leur remise en service. C'est Alaska Airlines qui a rouvert le ballet aérien, avec un Seattle-San Diego vendredi après-midi.

L'avion du 5 janvier, mis en service en novembre, "avait eu trois problèmes de pressurisation juste avant l'incident", rappelle M. Raite, soulignant qu'Alaska Airlines "savait qu'il avait un problème mais a continué à le faire voler" en évitant tout survol d'eau "par prudence".

"Tout le blâme n'est pas forcément pour Boeing", estime-t-il.

Jeff Guzzetti, consultant en sécurité aérienne ayant travaillé pour la FAA et l'agence d'enquête NTSB, s'attend, lui, "à un changement au niveau de la direction" de Boeing.

"Ils vont devoir montrer un changement", explique-t-il à l'AFP. "A ce stade, Boeing sait ce qui a dysfonctionné et la FAA également", et le constructeur "pourrait annoncer mercredi des changements (dans son usine de) Renton et avec Spirit AeroSystems", son sous-traitant.

"Mode crise"

Nicolas Owens, analyste de Morningstar, n'anticipe pas de changement de dirigeant à court terme car "Boeing est en +mode crise+".

Et, à l'instar de Christopher Raite, il ne pense pas qu'un changement au sommet résoudra les problèmes de Boeing, qui enchaîne depuis plusieurs mois des contreperformances de production.

Après l'incident du 5 janvier, le groupe a nommé un expert indépendant pour examiner son contrôle qualité et la supervision de ses fournisseurs. Il a aussi lancé jeudi une série de journées de formation pour ses personnels de production.

Dave Calhoun, patron de Boeing, et Stan Deal, chargé de sa branche d'aviation commerciale, ne paraissent donc pour l'instant être poussés vers la sortie.

"Nous sommes vraiment désolés des perturbations importantes et de la frustration pour nos clients", a indiqué vendredi soir M. Deal dans un message aux salariés.

M. Calhoun a pris les commandes du groupe en 2019, succédant à Dennis Muilenburg, très critiqué après deux accidents mortels du 737 MAX 8 ayant fait 346 morts.

Le sénateur démocrate Mark Warner a indiqué il y a quelques jours avoir confiance en M. Calhoun, constatant une "approche différente en terme de transparence".

"Le Boeing du passé, qui a caché la vérité après le désastre du MAX (les deux accidents, NDLR)" n'existe plus, a-t-il relevé. "Il faut préciser clairement que les dirigeants de l'époque ont quitté le groupe".

M. Calhoun peut théoriquement rester jusqu'en 2028, depuis le relèvement en avril 2021 de l'âge de la retraite à 70 ans.

Le groupe a nommé en décembre Stephanie Pope au poste tout nouvellement créé de directrice des opérations, la plaçant en bonne position pour lui succéder à terme.

Expansion bloquée

Outre renforcer sa supervision du constructeur, la FAA l'a informé de son refus d'autoriser toute expansion de la production de la famille du 737 MAX --son avion vedette.

Un coup dur pour Boeing qui s'est fixé des objectifs financiers ambitieux pour 2025, comptant sur une hausse de sa production pour y parvenir. Il vise une cadence mensuelle de cinquante 737 à horizon 2025/2026, contre 31 début 2023.

"Nos experts s'attendent à l'annonce mercredi d'un ralentissement de la production", précise M. Raite.

"La solution la plus raisonnable serait que Boeing maintienne sa cadence actuelle jusqu'à la fin de cette année", poursuit-il, souhaitant que le groupe se concentre aussi "sur la qualité de son personnel".

"Selon nos experts, il a 20% d'inspecteurs qualité en moins qu'en 2017-2018", avance-t-il.

Pour Marie Cantwell, présidente de la commission sénatoriale au Commerce devant laquelle M. Calhoun s'est exprimé à huis clos le 24 janvier, les passagers américains et les employés de Boeing "méritent une culture d'entreprise (...) qui place la sécurité avant les bénéfices".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Nouvelles frappes américaines dans le sud de l'Iran

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Les drones iraniens abattus représentaient une menace, affirment des responsables américains (archives). (© KEYSTONE/AP US Navy/PETTY OFFICER 3RD CLASS NATHAN JORDAN)

L'armée américaine a abattu quatre drones iraniens et mené des frappes sur une base au sol dans le sud du pays, ont affirmé mercredi soir plusieurs médias américains. C'est la deuxième opération américaine de ce type cette semaine.

Les quatre drones abattus représentaient une menace, affirment des responsables américains cités par la chaîne télévisée CNN et le New York Times. Les frappes au sol, près de la ville de Bandar Abbas, visaient à empêcher le décollage d'un cinquième drone.

Les médias iraniens avaient auparavant rapporté que trois fortes explosions avaient été entendues près de Bandar Abbas vers 01h30 jeudi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Théâtre: une représentation avec Bruel perturbée à Paris

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La pièce de théâtre a été perturbée par des militantes quand Patrick Bruel est apparu sur scène après une quinzaine de minutes (archives). (© KEYSTONE/EPA ANSA/ETTORE FERRARI)

Une représentation de la pièce "Deuxième partie", dans laquelle joue le chanteur français Patrick Bruel, accusé de viols, a été momentanément perturbée mercredi soir à Paris par des militantes d'un collectif féministe. Elles avaient pris place dans le théâtre.

Portant un masque à l'effigie de l'acteur et chanteur, trois militantes ont crié "Bruel! Violeur!", entraînant l'allumage des lumières dans la salle et l'intervention de la sécurité qui les a évacuées, selon des images mises en ligne par le journaliste Clément Lanot et Le Média TV.

Patrick Bruel est actuellement visé par quatre plaintes pour viol en France et une enquête judiciaire pour agression sexuelle en Belgique. Il conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés.

Concerts annulés ou reportés

"La pièce avait commencé depuis quinze minutes quand Patrick Bruel est apparu sur scène et, là, ça a été interrompu. Les acteurs sont retournés dans les coulisses", a raconté à l'AFP Lisa Desprez, 30 ans, à l'issue de la représentation. "Ça a repris au bout de dix minutes", a-t-elle précisé.

Patrick Bruel, qui doit démarrer une tournée le 16 juin au Cirque d'Hiver à Paris, puis passer notamment dans de nombreuses villes françaises, en Suisse et en Belgique, a été invité par plusieurs maires, dont ceux de Paris et Marseille, à renoncer à se produire dans leurs villes.

Trois concerts du chanteur, prévus en décembre au Québec, ont été annulés. En Suisse, les organisateurs Bellarena indoor festival à Fribourg ont annoncé mardi le report de son concert.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Un succès indiscutable pour Crystal Palace

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La joie de Jean-Philippe Mateta après son but. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

La Conference League demeure en mains londoniennes. Une année après Chelsea, Crystal Palace a remporté la plus petite, mais sans doute aussi la plus charmante, compétition européenne.

A Leipzig, la formation dirigée pour la dernière fois par Oliver Glasner s’est imposée 1-0 en finale devant le Rayo Vallecano. Ce succès ne souffre aucune discussion. Crystal Palace a exercé une emprise sans partage sur l’adversaire. Les Londoniens ont toutefois dû attendre la 51e minute et un mauvais renvoi d’Augusta Batalla pour concrétiser leur supériorité.

Le portier argentin repoussait, en effet, très mal une frappe d’Adam Wharton. Dans les pieds précisément de Jean-Philippe Mateta qui ne s’est pas fait prier pour profiter de l’aubaine. Cinq minutes plus tard, Crystal Palace aurait dû doubler la mise sans une incroyable malchance avec ce coup-franc de Daichi Kamada qui a touché les deux poteaux sans que la balle de franchisse la ligne.

Dépassé par le rythme imprimé par les Londoniens, le Rayo a laissé passer l’orage avant de relever la tête dans le dernier quart d’heure. Mais sans que l’issue de cette finale ne soit remise en question. Entre l’équipe de Premier League et celle de la Liga, il y avait un monde de différence.

Avec ce succès de Crystal Palace qui survient une semaine après le sacre d’Aston Villa en Europa League face au SC Fribourg en Europa League, la Premier League demeure en course un fabuleux triplé. Il sera réalisé si Arsenal remporte samedi la finale de la Ligue des Champions à Budapest contre le Paris Saint-Germain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Jil Teichmann se qualifie aussi pour les 16es de finale

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Jil Teichmann: une troisième Suissesse en 16e de finale à Roland-Garros. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Trois sur trois pour les Suissesses mercredi à Paris ! Après Belinda Bencic et Viktorija Golubic, Jil Teichmann (WTA 170) s’est également qualifiée pour les seizièmes de finale.

La gauchère s'est imposée 7-5 6-4 devant la Polonaise Magdalena Frech (WTA 46). Battue par la Polonaise il y a trois ans sur le gazon de Birminghan, Jil Teichmann a pris une éclatante revanche. Menée 5-3 0-40, elle a signé une improbable remontada pour remporter le premier set. Au second, elle a toujours mené le bal malgré un certain déchet sur ses jeux de services, illustré notamment par ses sept doubles fautes.

Huitième de finaliste à Paris en 2022 pour le meilleur résultat de sa carrière en Grand Chelem, Jil Teichmann est en train de réaliser un magnifique parcours après avoir coupé les ponts avec le tennis pendant plusieurs mois. Vendredi, elle entend le poursuivre face à la gagnante de la rencontre qui doit opposer la tête de série no 10 Karolina Muchova.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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