International
Le peloton face aux limites de sa propre souffrance
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2023/05/les-coureurs-ont-fait-face-a-des-conditions-dantesques-sur-le-giro-1000x600.jpg&description=Le peloton face aux limites de sa propre souffrance', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Les coureurs sont-ils trop douillets ou au contraire traités comme du bétail ?
Les conditions météo dantesques qui ont sévi lors des deux premières semaines du Tour d'Italie relancent le débat sur les limites de l'acceptabilité dans un sport intimement lié à la souffrance.
Mardi, le Giro entre dans sa troisième semaine avec une orgie de montagne. Le plus dur commence et le peloton est déjà à genoux. Essoré par la pluie et le froid, il a perdu près d'un tiers de son contingent sur maladie ou par accident, dans un pays touché par des inondations ayant fait au moins 14 morts et plus de 36'000 déplacés.
De nombreux coureurs sont à bout. "C'est mon 16e grand Tour et je n'ai jamais connu des conditions aussi difficiles", rapporte le Français Maxime Bouet.
Et vendredi ils ont dit stop. Menaçant d'une grève, ils ont réclamé que la 13e étape soit raccourcie, ce que les organisateurs de RCS ont fini par accepter. "Une bonne décision si on veut rallier Rome avec au moins 50 coureurs", a applaudi le Britannique Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France 2018.
Mais plusieurs anciens ne sont pas d'accord. "On est en train de détruire notre sport", a fulminé sur RMC Marc Madiot, manager de Groupama-FDJ et ancien double vainqueur de Paris-Roubaix. Selon lui, les coureurs "sont en train de perdre le fil de ce qu'est l'histoire de notre sport, les légendes d'Eddy Merckx, les morceaux de bravoure de Luis Ocana. Le cyclisme c'est quelque chose que l'on fait et que les autres ne peuvent pas faire."
"A l'usine, vous serez à l'abri"
"Je peux rejoindre ce que dit Marc", souligne Bernard Hinault, qui garde une insensibilité aux doigts après avoir vaincu Liège-Bastogne-Liège sous une tempête de neige en 1980 lors d'une édition que seuls 21 coureurs sur 174 avaient terminée.
"Je me suis déjà pris la tête avec des coureurs à qui j'ai dit: si vous n'êtes pas d'accord pour faire du vélo, allez travailler à l'usine, vous serez à l'abri", ajoute-t-il.
Au Giro, l'abandon du favori belge Remco Evenepoel, à cause d'un test positif au Covid-19, avait déjà ému plusieurs glorieux anciens. "Il a quitté la bataille alors qu'elle n'a pas encore commencé", a grincé la légende du cyclisme italien Francesco Moser. "Les gens ne se rendent pas compte de ce que traversent les coureurs", répond l'Australien Adam Hansen, élu en mars président du CPA (Cyclistes professionnels Associés).
"Lorsqu'un coureur abandonne une course aussi importante que le Giro, c'est vraiment en ultime recours après des jours à se battre", insiste celui qui détient le record de participations consécutives aux trois grands Tours (vingt entre 2011 et 2018).
L'ancien champion du monde belge Philippe Gilbert a également défendu la "sage" décision de raccourcir l'étape vendredi. Maxime Bouet l'a remercié à l'antenne, en duplex depuis le bus de son équipe sous une pluie battante, réclamant "un peu de bienveillance aux spectateurs s'il vous plaît", "parce qu'on s'est fait beaucoup critiquer alors que là on fait vraiment un Giro de fou".
"Chevaux de course"
Selon le directeur de la course, Mauro Vegni, ce n'est pourtant "pas le Giro le plus difficile qu'on ait connu", rappelant l'édition 1995 où il avait "plu de la première à la dernière étape". Mais, ajoute-t-il, "la façon de faire du vélo a changé".
De fait, le Giro 2023 réveille un vieux débat. Avec d'un côté les organisateurs, dont le métier est de proposer un spectacle sportif et aussi de faire de l'argent. Et de l'autre, les coureurs, aux premières loges pour le meilleur et le pire.
Des grèves, le cyclisme en a toujours connu, avec la rébellion des frères Pélissier dans le Tour de France 1924, immortalisée dans les "Forçats de la route", ou celle contre les doubles étapes éreintantes sur la Grande Boucle 1978 à l'initiative notamment de Bernard Hinault.
Dans sa version moderne, les questions de bien-être et de santé au travail surgissent avec davantage d'acuité encore dans un sport touché aussi par plusieurs cas de burn-out. "Certaines équipes et des organisateurs ne voient les coureurs que comme des chevaux de course remplaçables", déplore Adam Hansen qui défend notamment des étapes plus courtes.
Face aux critiques des anciens, Geraint Thomas a sorti son fusil à lunette samedi. "Il y aussi beaucoup de choses qui se sont passées dans les années 1980/90 et qu'on ne fait plus maintenant. Et on est fier de ça. Alors ils peuvent dire ce qu'ils veulent", a tranché le Gallois dans une allusion au dopage notamment.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Le premier musée dédié aux Beatles à Londres ouvrira en 2027
Le premier musée dédié aux Beatles à Londres va ouvrir en 2027 au 3 Savile Row. C'est dans cet immeuble que les "Fab Four" ont enregistré l'album "Let It Be" et donné leur ultime concert, a annoncé lundi Paul McCartney.
Dans cet espace réparti sur sept niveaux, les fans pourront avoir accès à des archives inédites, à des expositions temporaires et à une boutique.
Il sera également possible de visiter une reconstitution du studio au sous-sol où le groupe a enregistré "Let It Be", sorti en 1970, ainsi que le toit sur lequel John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr ont donné leur ultime performance publique, le 30 janvier 1969.
Les visiteurs pourront revivre le concert, popularisé récemment par la série documentaire "Get Back" de Peter Jackson.
Le 3 Savile Row, rue de Londres connue pour ses ateliers de tailleurs, a été le siège d'Apple Corps, la société des Beatles à l'origine du projet de musée.
"Les touristes viennent en Angleterre et peuvent se rendre à Abbey Road, mais ils ne peuvent pas entrer à l'intérieur", a souligné McCartney à la BBC, en référence aux studios rendus célèbres dans le monde entier par l'album "Abbey Road" de 1969, dont la photo de pochette est passée à la postérité.
McCartney impatient
"J'ai donc trouvé que c'était une idée formidable" d'ouvrir ce musée, a-t-il ajouté.
Il s'est dit "impatient" de voir le projet aboutir. "Ce fut une expérience incroyable de retourner récemment au 3 Savile Row et de visiter les lieux. Ces murs recèlent tant de souvenirs précieux, sans parler du toit", a commenté la star de 83 ans dans un communiqué d'Apple Corps.
"C'est comme retourner à la maison", a pour sa part déclaré Ringo Starr, 85 ans, seul autre membre des Beatles encore en vie.
La ville natale du groupe, Liverpool, dans le nord‐ouest de l'Angleterre, abrite déjà deux musées dédiés aux Beatles - le Liverpool Beatles Museum et The Beatles Story - mais aucun n'est officiellement agréé par Apple Corps.
"Nous sommes ravis de ramener Apple Corps dans son berceau spirituel", a déclaré son PDG, Tom Greene, soulignant que "les fans pourront enfin explorer l'intérieur de ce lieu iconique, y compris le toit resté intact depuis 1969".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
E.ON achète OVO pour dominer le marché britannique de l'électricité
L'Allemand E.ON a annoncé lundi l'acquisition du fournisseur d'énergie britannique OVO, pour un montant non divulgué, une opération susceptible de le propulser au rang de premier distributeur d'électricité au Royaume-Uni.
Avec cette transaction, le groupe basé à Essen (ouest) passera de 5,6 à environ 9,6 millions de clients au Royaume-Uni, qui représente un "important marché de croissance" selon un communiqué.
Ce nombre accru de clients permettra à E.ON de "développer des innovations pour de nouvelles solutions énergétiques et les déployer à l'échelle européenne".
Les deux parties se sont mis d'accord pour ne pas dévoiler le prix de cette transaction.
Le rachat est prévu pour le deuxième semestre 2026, sous réserve de l'approbation par le gendarme britannique de la concurrence.
Car avec l'intégration d'OVO, E.ON pourrait devenir numéro un de la distribution d'électricité au Royaume-Uni, avec une part commune de 27% au premier trimestre 2026 selon le régulateur national de l'énergie Ofgem.
Pour le moment, E.ON occupe la troisième place avec 15,3% des parts, derrière British Gas (20,4%) et Octopus Energy (25,7%). Sa position au Royaume-Uni s'érode depuis 2021.
Vers 10H00 GMT, le titre de l'énergéticien gagnait 1,42% (18,17 euros) à la bourse de Francfort, dans un indice Dax en recul de 0,07%.
L'installation de compteurs électriques intelligents est au coeur de la transaction, ajoute E.ON.
Ces "smart meters" qui incitent aux économies d'énergies sont déjà installées chez 60% de leurs clients et ceux d'OVO, selon le communiqué.
"Ce degré élevé de numérisation constitue une base solide pour de nouvelles innovations dans les domaines de l'électricité, de l'approvisionnement en chaleur et de l'électromobilité", ajoute-t-il.
Avec l'objectif d'exporter ses innovations vers l'Europe continentale et l'Allemagne.
La première économie européenne accuse un lourd retard dans leur déploiement, avec seulement 5,5% de foyers, entreprises et lieux publics équipés selon l'Agence fédérale des réseaux.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Hantavirus: dernières évacuations attendues lundi
Deux passagers rapatriés du navire Hondius, au coeur d'une alerte sanitaire à l'hantavirus, ont été testés positifs, alors que les ultimes évacuations du navire doivent se poursuivre lundi après-midi depuis l'archipel espagnol des Canaries dans l'océan Atlantique.
L'Espagne s'est défendue de tout laxisme dans ces opérations, assurant avoir pris "toutes les mesures" nécessaires pour éviter une éventuelle propagation de ce virus connu mais rare.
Parmi les 94 croisiéristes et membres d'équipage de 19 nationalités déjà évacués dimanche, un Américain et une Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.
Un deuxième passager américain présente des "symptômes légers", a également annoncé lundi le ministère américain de la Santé.
Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a annoncé lundi matin la ministre française de la Santé Stéphanie Rist, faisant état de 22 cas contacts identifiés en France.
Le gouvernement a toutefois appelé à ne pas céder à "la panique".
"Chez un patient qui développe de la fièvre, il ne serait pas surprenant de voir apparaître quelques cas parmi les contacts proches", a relevé pour sa part le ministère espagnol de la Santé dans un communiqué.
La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir lundi soir pour les Pays-Bas, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) martèle que la situation n'est pas comparable à 2020. A ce stade, trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées après une infection à l'hantavirus.
Ravitaillement, puis évacuations
Au port de Granadilla, sur l'île de Tenerife, le bateau de croisière a été ravitaillé en carburant lundi matin.
Dans la foulée, le débarquement des derniers passagers et membres d'équipage censés évacués devait reprendre avec deux vols de rapatriement prévus, dont le dernier en direction de l'Australie, avec six passagers.
"J'espère que nous pourrons terminer même avant l'heure prévue", a affirmé pour sa part le ministre espagnol de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, sur la radio RNE.
Le Hondius, battant pavillon néerlandais, quittera ensuite les Canaries avec à son bord toujours environ 30 membres d'équipage. Transportant notamment le corps d'une Allemande morte de l'infection, il reprendra sa route vers les Pays-Bas théoriquement vers 18h00 GMT, d'après les autorités espagnoles.
Dimanche, les occupants ont tour à tour quitté le navire, sous étroite surveillance, vêtus de combinaisons de protection individuelle jetables et de masques FPP2, avant de prendre place à bord d'un zodiac pour regagner la terre ferme, où un car de l'armée espagnole les attendait pour les emmener jusqu'à l'aéroport de Tenerife-Sud.
Des vols de rapatriement ont déjà eu lieu vers les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l'Irlande, le Canada, la Turquie et les États-Unis.
Au total, plus d'une centaine de personnes de 23 nationalités doivent être évacuées en moins de 48 heures, en plus des trois personnes déjà débarquées il y a quelques jours au Cap-Vert.
"Soins adaptés" aux États-Unis
Considérés comme des "contacts à haut risque" par l'OMS, ils feront tous l'objet d'une surveillance pendant plusieurs semaines, l'organisation basée à Genève "recommandant (une quarantaine) de 42 jours".
Chaque pays met en place le protocole sanitaire qui lui semble le plus adéquat, très souvent en suivant les consignes de l'OMS.
Ainsi, les 14 Espagnols évacués ont déjà été mis à l'isolement dans un hôpital militaire de Madrid. Les six passagers qui partiront lundi pour l'Australie seront, eux, placés en quarantaine au moins trois semaines, selon le gouvernement à Canberra.
En Allemagne, quatre rapatriés, tous asymptomatiques, devront s'isoler à domicile pendant 45 jours. Ces croisiéristes s'ajoutent à une femme, arrivée mercredi à Düsseldorf et testée négative à la clinique locale.
Aux États-Unis, "chaque personne fera l'objet d'une évaluation clinique et bénéficiera de soins et d'un accompagnement adaptés à son état", a détaillé lundi le ministère de la Santé, après qu'un haut responsable eut affirmé que les passagers américains évacués ne seront pas nécessairement placés en quarantaine.
Interrogé sur cette différence par rapport aux autres pays concernés, le patron de l'OMS avait estimé dimanche soir que cela "(pouvait) présenter des risques".
La variante du virus détectée à bord du Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.
L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga
International
Berne rejoint la coalition pour rapatrier des enfants ukrainiens
La Suisse participera pour la première fois lundi à une réunion de la coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens déportés par la Russie. Jusqu'à présent, Berne se contentait d'observer les travaux de la coalition.
"La Suisse a officiellement informé l'Ukraine et le Canada de son adhésion", a déclaré un porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères à Keystone-ATS. Cette coalition a été fondée par le Canada et l'Ukraine en février 2024, deux ans après le début de l'invasion russe. Selon son site web, actuellement, 47 Etats et organisations internationales en font partie.
La réunion était prévue lundi en fin d’après-midi à Bruxelles. La Suisse est représentée par l’ambassadrice Rita Adam, cheffe de la mission de la Suisse auprès de l’Union européenne. Jusqu’à présent, la Suisse participait régulièrement aux réunions de la coalition en tant qu’observatrice. En y adhérant, le Conseil fédéral répond à un mandat du Parlement.
Environ 20'000 enfants déportés
La coalition recense un peu plus de 20'000 signalements d'éventuelles expulsions et transferts forcés d'enfants par la Russie. 2133 enfants ont été ramenés en Ukraine après avoir été victimes de déportation, de transfert forcé ou d'occupation temporaire.
La réunion à Bruxelles est organisée par l'UE, l'Ukraine et le Canada. La coalition devrait notamment faire avancer les mesures visant à rapatrier les enfants, les aider à retrouver une vie normale, ainsi que demander des comptes à la Russie pour ses "actes cruels".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
SuisseIl y a 12 heures
Participez à la Journée de la Bonne Action avec LFM!
-
LausanneIl y a 1 jour
Les quais d'Ouchy fermés à la circulation le week-end
-
CultureIl y a 2 jours
A la découverte de la Collection d'art de la ville de Lausanne
-
Suisse RomandeIl y a 22 heures
La favorite Canaille sacrée reine des reines des vaches d'Hérens
-
InternationalIl y a 3 jours
Trump annonce un cessez-le-feu de trois jours en Ukraine
-
LausanneIl y a 1 jour
Observatoire des précarités: bilan "très positif" après 4 ans
-
InternationalIl y a 1 jour
Hantavirus: 94 personnes transférées dimanche aux Canaries
-
InternationalIl y a 2 jours
Moscou et Kiev s'accusent de violer le cessez-le-feu


