International
Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie
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Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Des pourparlers russo-ukrainiens doivent débuter jeudi, à une heure non précisée, au Bélarus, "non loin de la frontière avec la Pologne", selon le négociateur russe Vladimir Medinski. La présidence ukrainienne a confirmé qu'une délégation était en route.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé que les dirigeants occidentaux pensaient à une guerre nucléaire dans leur conflit avec la Russie. "Tout le monde sait qu'une troisième guerre mondiale ne peut être que nucléaire, mais j'attire votre attention sur le fait que c'est dans l'esprit des politiques occidentaux, pas dans celui des Russes", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en ligne.
Le président français Emmanuel Macron a de nouveau parlé durant une heure trente jeudi avec Vladimir Poutine, puis a appelé Volodymyr Zelensky, a annoncé l'Elysée. Quelque 600 Français sont sortis ou sont en cours de sortie d'Ukraine, sur le millier qui s'y trouvait encore en début de semaine.
Sur le terrain
Des responsables ukrainiens ont confirmé dans la nuit de mercredi à jeudi la présence de l'armée russe à Kherson (Sud), que Moscou avait auparavant annoncé avoir capturée et, plus à l'est, à Marioupol, le principal port ukrainien de la mer d'Azov, "ça se dégrade d'heure en heure", a témoigné une de ses habitantes selon laquelle le centre-ville a été pilonné.
Les bombardements dans le centre de Kharkiv, la deuxième ville du pays, ont fait mercredi au moins 21 morts selon le gouverneur régional et d'autres pilonnages russes à Izioum, près de Kharkiv, ont fait huit morts dont deux enfants, selon les autorités locales.
La ville ukrainienne de Dnipro (centre-est) se prépare à faire face à un éventuel assaut.
Nucléaire
Le conseil des gouverneurs de l'AIEA, gendarme onusien du nucléaire, a adopté jeudi une résolution appelant la Russie à "cesser immédiatement les actions contre les sites nucléaires ukrainiens", mis en danger par la guerre qui fait rage.
La Russie va payer pour tous les dommages infligés à l'Ukraine, a de son côté déclaré dans une vidéo le président ukrainien Volodymyr Zelensky, tout en promettant de "reconstruire chaque immeuble" détruit par les frappes russes.
Protection des civils
"Pour l'amour de Dieu, protégez les civils" en Ukraine et "laissez nous faire notre travail", a lancé jeudi le responsable de l'aide humanitaire de l'ONU aux belligérants ukrainiens et surtout russes, dans un entretien à l'AFP.
Martin Griffiths a souligné que, grâce à la générosité des donateurs, l'ONU avait récolté en deux jours 1,5 milliard de dollars sur les 1,7 milliard d'aide d'urgence demandés.
Un million de réfugiés ont fui l'Ukraine à destination des pays voisins depuis le début de l'invasion russe il y a une semaine, selon le haut-commissaire des Nations unies aux réfugiés, Filippo Grandi.
Les ministres européens de l'Intérieur, réunis jeudi à Bruxelles, espèrent adopter d'ici "quelques jours" un statut offrant une protection temporaire aux Ukrainiens fuyant la guerre, mais sont divisés sur l'accueil des réfugiés d'une autre nationalité.
Sanctions
Les agences de notation financière Fitch et Moody's ont rétrogradé la Russie dans la catégorie des pays risquant de ne pas pouvoir rembourser leur dette, ce qui va compliquer la possibilité pour le pays de se financer.
Le plus gros fonds souverain au monde, celui de la Norvège, a estimé jeudi que la valeur de ses actifs en Russie avait été divisée par dix depuis le début de l'année du fait de la guerre et des sanctions économiques.
Le géant suédois de l'ameublement Ikea a annoncé la suspension de ses activités en Russie et au Bélarus, affectant près de 15'000 employés.
Le promoteur du championnat du monde de Formule 1 a annoncé rompre définitivement son contrat avec le promoteur du Grand Prix de Russie.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Colère agricole: des tracteurs sont entrés dans Paris
Des dizaines de tracteurs sont de nouveau entrés dans Paris à l'aube mardi, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Les manifestants exigent des "actes concrets et immédiats" du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.
Un premier convoi d'une quinzaine de tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris mardi peu avant 06h00, a constaté une journaliste de l'AFP.
Ils ont vite été rejoints par des dizaines d'autres véhicules. Le mouvement ambitionne de faire débarquer plusieurs centaines de tracteurs dans Paris.
Arborant des drapeaux de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, les tracteurs, entrés par Porte Dauphine et escortés par des camions de CRS, remontaient vers 06H15 l'avenue Foch en direction de l'Arc de Triomphe, en klaxonnant abondamment.
"Pas de pays sans paysan", "pas de paysan => pas d'alimentation", peut-on lire sur un panneau accroché à l'un des tracteurs.
Vers 06h45, les tracteurs étaient sur l'avenue des Champs-Elysées, a constaté une journaliste l'AFP.
Leur parcours, avalisé par la préfecture de police de Paris les mènera ensuite à l'avenue George V et au pont de l'Alma avant un rassemblement qui doit se tenir quai d'Orsay. Certains ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation.
"Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu'on nous laisse exercer notre métier", a déclaré à l'AFP Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l'Eure, à proximité des Yvelines.
"On n'est pas pour l'anarchie mais trop de règles tue les règles. Aujourd'hui, on ne vit plus de notre activité", a-t-il soutenu, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l'agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l'accroissement du coût des engrais, l'accord UE-Mercosur en passe d'être signé.
Pour Baptiste Zado, qui exploite une ferme en polyculture et élevage avec son père dans les Yvelines, en région parisienne, "on a besoin qu'on nous sécurise le marché français. L'élevage français doit passer avant l'élevage brésilien".
"On ne peut plus se serrer la ceinture", affirme ce membre des Jeunes Agriculteurs.
L'action a lieu à l'initiative de la FRSEA Grand bassin parisien, une entité englobant l'Ile-de-France et des départements de régions voisines, pour exiger des "actes concrets et immédiats" pour défendre la souveraineté alimentaire.
Cette étape intervient quelques jours à peine après les actions coup de poing de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.
"Colère légitime"
À quelques jours de la signature de l'accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont multiplié les actions, comme au Havre, premier port français de commerce, où des filtrages ont été mis en place, sans bloquer l'activité, toutefois: depuis ce weekend, des agriculteurs "contrôlent" les camions frigorifiques et vérifient la provenance des produits.
Ils ont découvert "des produits qui n'ont pas les mêmes normes de production" que les nôtres, avait précédemment déploré auprès de l'AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, réclamant "que l'importation respecte nos standards de production".
Pour les détracteurs du traité commercial avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), cet accord va bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.
Les ports de Bayonne, La Rochelle, ont également été le théâtre de blocages de la part de divers syndicats agricoles, lesquels ont mobilisé devant les préfectures ou sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges.
Cette nouvelle mobilisation, débutée en décembre dans le Doubs puis en Ariège en opposition à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s'était musclée la semaine dernière avec l'entrée de tracteurs dans Paris.
"La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement", a répondu lundi matin sur BFMTV la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, après avoir annoncé vendredi des mesures en faveur des céréaliers, des viticulteurs ou encore des éleveurs, sans calmer la mobilisation.
Outre la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande. La ratification du traité dépend encore d'un vote qui s'annonce serré au Parlement européen, pas avant février. Un grand rassemblement d'agriculteurs est prévu devant son siège strasbourgeois le 20 janvier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Camille Rast vise le podium sur le slalom de Flachau
Camille Rast a une nouvelle occasion de briller en Coupe du monde de slalom. La Valaisanne est l'une des favorites à la victoire lors de l'épreuve nocturne de Flachau mardi (17h45/20h45).
Victorieuse des deux dernières épreuves techniques disputées à Kranjska Gora les 3-4 janvier (géant et slalom), la Valaisanne est dans une forme olympique à quelques semaines, justement, des Jeux de Milan-Cortina (6-22 février). En Slovénie, elle a enfin réussi à devancer la reine des piquets serrés, l'Américaine Mikaela Shiffrin.
Camille Rast sera donc logiquement l'une des favorites à la victoire dans la station autrichienne de Flachau, où elle avait décroché le 2e succès de sa carrière en Coupe du monde il y a un an. Elle y avait devancé Wendy Holdener pour un remarquable doublé suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Ukraine: des frappes russes font quatre morts près de Kharkiv
Des frappes russes nocturnes ont fait au moins quatre morts et six blessés dans le nord-est de l'Ukraine, près de Kharkiv, a annoncé le gouverneur régional mardi matin.
"Le nombre de personnes tuées dans l'attaque ennemie en périphérie de Kharkiv est maintenant de quatre. Six personnes ont aussi été blessées", a écrit Oleg Synegoubov sur le réseau social Telegram.
Plus tôt, dans la nuit, il avait mis la population en garde face à une "menace de drone ennemi" et annoncé la mort de deux personnes.
Les forces russes ont touché un bâtiment de l'entreprise postale Nova Poshta, d'après un message du parquet régional de Kharkiv accompagné d'une vidéo. Sur ces images, des secouristes fouillent les décombres encore fumants d'un bâtiment et évacuent une personne sur une civière, de nuit.
A l'intérieur de la capitale régionale, une frappe de drone a par ailleurs visé "un sanatorium pour enfants", y déclenchant un incendie, a noté Igor Terekhov, le maire de Kharkiv - la deuxième ville la plus peuplée du pays avant l'invasion lancée par Moscou en février 2022. L'attaque n'a toutefois pas fait de victimes au regard des premières informations disponibles, selon M. Synegoubov.
D'autres régions ont été ciblées par Moscou pendant la nuit, selon les autorités locales.
Deux vagues d'attaques de drones russes sur le centre d'Odessa (sud) ont endommagé "des immeubles d'habitation" ou encore un hôpital, faisant au moins cinq blessés, selon Serguiï Lyssak, chef de l'administration militaire de la ville.
Dans la région de Zaporijjia (sud-est), "des explosions" liées à une attaque russe ont été entendues, a rapporté le gouverneur Ivan Fedorov sur Telegram. A Kiev, le chef de l'administration militaire Tymour Tkatchenko a averti dans la nuit qu'une attaque de "missiles balistiques" russes était en cours.
Près de quatre ans après le lancement de l'offensive à grande échelle de la Russie, l'Ukraine est bombardée quotidiennement. Moscou pilonne notamment sans relâche les infrastructures électriques ukrainiennes avec des drones et des missiles, engendrant des coupures d'électricité en plein hiver.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Le Minnesota poursuit l'administration Trump
La ville de Minneapolis et l'Etat du Minnesota ont annoncé lundi poursuivre en justice l'administration Trump contre les opérations d'envergure de la police fédérale de l'immigration. Ces dernières sont menées depuis plusieurs semaines dans la région.
Au cours d'une de ces opérations il y a cinq jours, une femme américaine de 37 ans, Renee Good, a été abattue au volant de sa voiture par un agent de la police de l'immigration (ICE). Sa mort a déclenché une vague de manifestations à travers le pays au cours du week-end, à Minneapolis et au-delà, New York, Los Angeles ou encore Boston.
"Vous ne pouvez pas arrêter sans discernement des citoyens américains dans nos rues. Vous ne pouvez pas traîner des femmes enceintes dans la neige. Vous n'avez pas le droit de faire sortir des adolescents de leur voiture et de les arrêter quand ils sont, en réalité, des citoyens américains", a énuméré le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, au cours d'une conférence de presse destinée à annoncer cette action en justice.
"C'est contraire à la loi dans tous les Etats et c'est contraire à la Constitution des Etats-Unis", a dénoncé l'élu.
Les agents de la police de l'immigration "doivent eux-mêmes respecter la loi dans l'exercice de leurs fonctions. Nous estimons qu'ils ne le font pas. Ils doivent agir dans les limites de la loi et de la Constitution", a déclaré le procureur général du Minnesota, Keith Ellison.
Malgré un week-end de protestations nationales, le gouvernement américain a annoncé dimanche l'envoi de "centaines" d'agents fédéraux supplémentaires à Minneapolis.
Après la mort de Renee Good, Donald Trump a immédiatement défendu la thèse de la légitime défense du policier, une version fermement contestée en particulier par l'opposition locale démocrate, vidéos à l'appui.
L'Etat de l'Illinois, un autre Etat démocrate ciblé par l'offensive anti-immigration de Donald Trump, à Chicago notamment, a initié lundi une procédure judiciaire similaire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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