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International

Poutine en personne sanctionné par les Occidentaux

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Les forces russes resserraient vendredi leur étau autour de Kiev. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Des combats se déroulaient vendredi à Kiev, au deuxième jour d'une invasion de l'Ukraine déclenchée par Vladimir Poutine. Celui-ci est désormais soumis en personne à des sanctions par les Occidentaux.

Conséquence de ce conflit qui pourrait être le plus grave en Europe depuis 1945, quelque 100'000 personnes ont déjà été déplacées et 50'000 ont quitté le territoire ukrainien, a déploré l'ONU, qui a réclamé un "accès sans entrave" pour l'aide humanitaire.

L'Alliance atlantique a pour sa part commencé à déployer des éléments de sa force de réaction pour être en mesure de rapidement faire face à toute éventualité. "Les forces ukrainiennes se battent courageusement et sont en mesure d'infliger des dommages aux forces russes qui les envahissent", a affirmé son secrétaire général Jens Stoltenberg.

Dans le même temps, le président ukrainien disait avoir discuté avec Joe Biden d'une "aide concrète à la défense", tandis l'Union européenne et le Royaume-Uni, qui a interdit son espacé aérien aux jets privés russes, imposaient des sanctions à Vladimir Poutine lui-même et à son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Une mesure qualifiée par la diplomatie russe de signe d'une "impuissance absolue" que les Etats-Unis s'apprêtaient pourtant à leur tour à prendre - allant jusqu'à envisager de leur interdire d'entrer sur leur territoire -, tout comme le Canada. Dans ces conditions, a estimé Moscou, les relations avec les Occidentaux sont proches du "point de non-retour".

"Toute guerre laisse le monde pire que dans l'état où elle l'a trouvé. La guerre est toujours un échec de la politique et de l'humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal", a de son côté dénoncé le pape François dans un tweet traduit en plusieurs langues, dont le russe, un fait rarissime. Il s'était auparavant rendu à l'ambassade de Russie près le Saint-Siège, à Rome, pour "exprimer sa préoccupation".

"Prenez le pouvoir !"

Malgré cela, le maître du Kremlin paraissait résolu à poursuivre son offensive. Et obtenir un changement de régime en Ukraine, qualifiant vendredi les membres de l'équipe du chef de l'Etat ukrainien de "drogués" et de "néonazis". "Prenez le pouvoir entre vos mains !", a-t-il lancé à l'adresse des militaires ukrainiens. "Il me semble qu'il sera plus facile de négocier entre vous et moi", a-t-il ajouté.

En signe de défi, Volodymyr Zelenski, dont Washington redoute qu'il ne soit victime d'un "acte atroce", a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on le voit dans la rue, affirmant être toujours à Kiev et déterminé à "défendre" l'Ukraine.

La Russie, qui avait appelé à une reddition de l'armée ukrainienne, condition préalable à des "négociations", s'était en outre dite prête à organiser une rencontre avec une délégation ukrainienne à Minsk, la capitale du Belarus. Ce n'est "pas de la vraie diplomatie", a commenté le département d'Etat américain.

Comme en 1941

Sur le terrain des opérations, de premières unités militaires russes sont entrées vendredi dans le nord de Kiev, y faisant des morts. Dans le quartier d'Oblon, l'AFP a vu un civil tué sur un trottoir et des ambulanciers en secourir un autre, prisonnier de la carcasse d'une voiture écrasée par un blindé.

Les Ukrainiens ont aussi signalé des affrontements dans deux localités à entre 40 et 80 km au nord de la capitale. Des troupes russes approchaient également, selon eux, de Kiev en provenance du nord-est et de l'est.

Après la fuite de nombreuses personnes jeudi, le centre de Kiev, une métropole qui compte en temps normal quelque trois millions d'habitants et dorénavant sous couvre-feu, ressemblait à une ville-fantôme.

Hommes en armes et blindés étaient positionnés aux principaux carrefours proches des bâtiments gouvernementaux. De rares passants s'arrêtaient pour échanger les dernières nouvelles, tandis que sirènes et explosions retentissaient sous un ciel nuageux.

"Cette nuit, ils ont commencé à bombarder des quartiers civils. Cela nous rappelle (l'offensive nazie de) 1941", a lâché M. Zelensky vendredi matin, prononçant cette phrase en russe, signe qu'elle était destinée aux Russes.

"Héroïsme"

Il a salué l'"héroïsme" de la population face à une invasion qui, selon un bilan datant de la mi-journée jeudi, a fait au moins 137 morts et 316 blessés côté ukrainien. Et assuré que les soldats faisaient "leur possible" pour défendre le pays. Le ministère ukrainien de la Défense a demandé aux civils à Kiev de l'"informer des mouvements ennemis: faites des cocktails Molotov, neutralisez l'occupant !".

Il a aussi affirmé, sans aucune preuve, que 2800 soldats russes avaient été tués. La Russie n'a jusqu'ici donné aucune indication sur les pertes subies. L'invasion a jeté sur les routes des milliers d'Ukrainiens, qui affluent aux frontières de l'UE - notamment en Pologne, Hongrie et Roumanie.

Kristian Szavla, 28 ans, arrivé de l'ouest de l'Ukraine, a été un des premiers à franchir la frontière hongroise. "Nous ne voulons pas vivre ce que nos amis et compatriotes subissent dans l'est du pays, nous réveiller aux sons des sirènes à chaque bombardement russe", a confié cet homme, parti avec femme et enfant.

Déconnexion de Swift ?

Le président Zelensky a reproché aux Européens d'être trop lents à soutenir l'Ukraine et il a appelé ceux ayant "une expérience de combat" à venir lutter aux côtés des Ukrainiens. Son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l'Otan, a aussi reproché à l'UE et à l'Alliance atlantique leur inaction.

Cette organisation, dont les dirigeants se sont retrouvés vendredi en visioconférence, a répété ces derniers jours qu'elle n'enverrait pas de troupes en Ukraine. Joe Biden a en revanche prévenu qu'aucun "pouce de territoire de l'Otan" ne serait cédé et le Pentagone dépêchera quelque 7000 hommes de plus en Allemagne.

Pour l'instant, le camp occidental se concentre sur le durcissement des sanctions contre la Russie après avoir restreint son accès aux marchés financiers et aux technologies.

Mais 27 Etats de l'Union européenne ne sont pas allés jusqu'à exclure la Russie du système d'échanges bancaires internationaux Swift - "une arme nucléaire économique" - et Volodymyr Zelensky, dont le pays vient de demander au Fonds monétaire international une aide financière d'urgence, les a exhortés à aller plus loin.

"Annuler les visas pour les Russes? Déconnexion de Swift? Isolement total de la Russie? Rappel d'ambassadeurs? Embargo sur le pétrole? Aujourd'hui, tout doit être sur la table, car c'est une menace pour nous tous, toute l'Europe", a-t-il dit. Autres mesures de rétorsion : la Russie a été suspendue de toute participation aux instances du Conseil de l'Europe et l'OCDE a fermé la porte à son adhésion.

Elle a en outre été exclue du très populaire concours de l'Eurovision, cependant que le Comité international olympique a exhorté les fédérations sportives internationales à annuler ou délocaliser tout évènement prévu sur son sol ou chez son allié bélarusse.

Manifestations contre la Russie

Après avoir flambé jeudi, les cours des matières premières restaient très élevés, avec un baril de pétrole Brent au-dessus des 100 dollars, même si le WTI américain était revenu autour de 95 dollars. La Russie est un exportateur essentiel de pétrole, gaz, blé et autres matières premières. Les grandes Bourses mondiales se reprenaient quant à elles après leur plongeon jeudi, mais le marché restait volatil.

L'offensive russe a commencé jeudi à l'aube, après la reconnaissance lundi soir par Vladimir Poutine de l'indépendance de deux territoires séparatistes ukrainiens du Donbass, parrainés par Moscou depuis 2014. Le maître du Kremlin a pris pour prétexte un prétendu "génocide" orchestré par Kiev dans ces "républiques", dénonçant de plus la politique "agressive" de l'Otan.

A Tbilissi, la capitale de la Géorgie, près de 30'000 personnes ont manifesté leur solidarité avec l'Ukraine, une autre ex-république soviétique. A Rome, des milliers de participants à une marche aux flambeaux ont dénoncé l'attaque russe. Les rassemblements contre la guerre sont en revanche interdits sur le territoire russe.

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunissait pour voter sur un projet de résolution des Etats-Unis et de l'Albanie condamnant l'invasion de l'Ukraine, un texte voué à l'échec en raison du droit de veto de la Russie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Football

La France va faire tourner, l'Argentine va tout donner

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Lionel Messi pourra-t-il répéter la même scène de joie après le match contre la Pologne. (© KEYSTONE/EPA/Mohamed Messara)

La France, 1re qualifiée pour les 1/8es de finale, va faire tourner son effectif mercredi contre la Tunisie dans le Groupe D. Dans le Groupe C l'Argentine va jouer son avenir contre la Pologne.

Groupe C

- La qualification

Une multitude de scénarios sont possibles lors de cette troisième et dernière journée du groupe C, y compris une qualification du Mexique, dernier avec un point, s'il bat l'Arabie Saoudite (3 pts) et si le même jour, à la même heure, la Pologne bat l'Argentine, ce qui éliminerait définitivement l'Albiceleste.

Ce n'est pas le scénario le plus plausible et il y en a d'autres, autour d'un classement permettant à la Pologne (4 pts) de se contenter d'un match nul contre l'Argentine de Leo Messi (3 pts) pour finir devant... sauf si dans le même temps l'Arabie Saoudite bat le Mexique.

Autre cas de figure possible, une victoire des Argentins contre la Pologne de Robert Lewandowski les amènerait à six points, le total atteignable par les Saoudiens d'Hervé Renard s'ils battent le Mexique et se qualifient donc à coup sûr, quel que soit le résultat de Pologne-Argentine.

- La première place

Trois équipes sur quatre peuvent encore viser cette place, et donc un billet pour un 1/8 de finale contre l'équipe qui finira 2e du groupe D, celui de la France.

La Pologne est la mieux placée, pour l'instant, mais si les Argentins et les Saoudiens finissent avec six points chacun, la première place se jouera à la différence de buts, puis aux buts marqués.

En cas d'égalité parfaite sur ces deux premiers critères, les Saoudiens auront l'avantage de leur victoire au premier match sur les Argentins (2-1).

Groupe D

- La qualification

La France est déjà qualifiée et les trois autres équipes sont encore en vie. Un seul scénario permettrait aux Tunisiens de voir le 2e tour, à coup sûr, celui associant une victoire sur les Bleus, quel que soit le score, à un match nul entre l'Australie et le Danemark.

Le scénario le plus compliqué associerait une victoire du Danemark sur l'Australie, a priori moins forte, à un succès de la Tunisie face aux "coiffeurs" français, ce qui mettrait les deux sélections à égalité, avec quatre points. Dans ce cas, tout est possible.

Les deux équipes sont actuellement à -1 pour la différence de buts, mais les Danois ont déjà marqué une fois, les Tunisiens pas encore. La 2e place peut se jouer aux buts marqués mais pas sur le résultat du match déjà joué samedi (0-0). Il faudra peut-être aller jusqu'au classement du fair-play...

- La première place

Il faudrait à la fois un carton hautement improbable de l'Australie face au Danemark de Kasper Schmeichel et une défaite des Bleus face à la Tunisie pour que les "Socceroos" terminent en tête de ce groupe.

Autant dire que les Bleus sont dans un fauteuil et peuvent préparer sereinement leur affrontement contre le 2e du groupe C. On ne connaîtra pas son identité avant la fin des matches de cette poule très indécise, mercredi en fin de soirée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Macron est arrivé aux Etats-Unis pour une visite de trois jours

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Emmanuel et Brigitte Macron sont arrivés mardi soir à Washington. (© KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

Le président français Emmanuel Macron est arrivé mardi soir aux Etats-Unis pour une visite d'Etat de trois jours, qui mêlera fastes et discussions stratégiques. Le point d'orgue sera une réception jeudi à la Maison-Blanche par le président américain Joe Biden.

Le chef d'Etat français entend évoquer avec son homologue américain le plan massif de soutien à la transition énergétique, ou Inflation Reduction Act (IRA), qui accorde de généreuses subventions aux véhicules électriques, batteries ou énergies renouvelables à condition qu'ils soient "made in America".

Devant des grands patrons des deux pays reçus à déjeuner à l'Elysée juste avant de partir, Emmanuel Macron a estimé, selon la présidence, que cette loi allait "dans la bonne voie, au profit de la transition écologique", mais comportait "des mesures protectionnistes qui posent de forts enjeux aux industriels européens".

"Pour y faire face, il a insisté sur l'importance d'une réponse européenne concertée et l'adoption d'un 'Buy European Act'", qui donnerait, aussi, la priorité aux produits fabriqués en Europe, ont rapporté ses services.

"Phase d'écoute"

"Pour l'instant, nous sommes dans une phase d'écoute pour bien comprendre les inquiétudes de nos partenaires européens", a dit mardi à des journalistes français un porte-parole de la Maison-Blanche, John Kirby, laissant entendre qu'il ne fallait pas s'attendre à des décisions concrètes durant cette visite. Il a assuré que ce plan était aussi favorable pour l'économie européenne que pour l'économie américaine.

Ces frictions ne devraient pas gâcher la fête de cette visite d'Etat, la deuxième pour Emmanuel Macron, qui fut déjà l'invité d'honneur de l'ancien président américain Donald Trump en 2018.

Mercredi, après avoir parlé de coopération spatiale avec la vice-présidente Kamala Harris, d'environnement avec des parlementaires américains et de nucléaire civil avec des acteurs de la filière, le chef de l'Etat s'adressera à la communauté française puis retrouvera, en compagnie de son épouse Brigitte Macron, Joe et Jill Biden pour un "dîner privé".

Jeudi, c'est dans un cadre beaucoup plus solennel qu'Emmanuel Macron sera reçu à la Maison-Blanche, fraîchement parée des décorations et illuminations mises en place pour les fêtes de fin d'année. Après un entretien dans le huis clos du bureau ovale, une conférence de presse conjointe et une réunion avec les dirigeants du congrès américain sont prévues.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Twitter ne lutte plus contre la désinformation liée au Covid-19

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Twitter met fin à son règlement sur les informations trompeuses sur le Covid-19 (archives). (© KEYSTONE/Deutsche Presse-Agentur GmbH/KARL-JOSEF HILDENBRAND)

Le nouveau patron de Twitter Elon Musk continue de bouleverser la modération des contenus sur le réseau social américain. Après le rétablissement en masse de comptes bannis, il a décidé de mettre fin à la lutte contre la désinformation sur le Covid-19.

"A partir du 23 novembre 2022, Twitter n'applique plus le règlement concernant les informations trompeuses sur le Covid-19", indique un bref communiqué de l'entreprise de San Francisco, qui n'a été relayé que mardi par la presse américaine.

Comme Facebook, Instagram et YouTube, pendant la pandémie, Twitter avait mis en place des règles spécifiques pour lutter contre les fausses informations de santé. La plateforme avait notamment décidé de signaler et de retirer les messages contenant de la désinformation sur les vaccins contre le Covid-19, puis de suspendre les comptes concernés au bout de cinq rappels à l'ordre.

Restrictions sanitaires honnies

Mais Elon Musk, propriétaire et patron de la plateforme depuis un mois, prône une vision absolue de la liberté d'expression. Il n'a également jamais fait mystère de son opinion au sujet des restrictions sanitaires mises en place pendant la pandémie, surtout quand elles signifiaient la fermeture temporaire de son usine Tesla en Californie.

"Dire aux gens qu'ils ne peuvent pas quitter leurs maisons et qu'ils seraient arrêtés s'ils le faisaient, c'est fasciste. Ce n'est pas démocratique. Ce n'est pas la liberté. Rendez aux gens leur satanée liberté", s'était-il emporté en avril 2020, lors d'une conférence téléphonique pour les analystes financiers.

A son arrivée à la tête de Twitter, le multimilliardaire a tenté de rassurer les ONG et annonceurs qui craignaient une flambée de contenus toxiques. Peine perdue: de nombreuses marques ont fui et Elon Musk, s'estimant trahi, est passé à l'action. Il a lancé des sondages sur son profil, reflétant selon lui la "voix du peuple", et fait réinstaller le profil de l'ex-président Donald Trump.

D'après la newsletter spécialisée "Platformer", le bouillant dirigeant a aussi demandé aux ingénieurs encore employés de rétablir 62'000 comptes qui avaient été bannis pour des infractions répétées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump en procès pour diffamation en avril face à une journaliste

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Donald Trump a affirmé n'avoir jamais rencontré la plaignante et qu'elle n'était "pas son genre de femme" (archives). (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

L'ex-président américain Donald Trump devrait comparaître en avril dans un procès en diffamation intenté par une journaliste qui l'accuse de l'avoir violée. La plaignante s'était tue pendant 20 ans avant de raconter son histoire dans un livre, à la faveur de #MeToo.

Une double affaire judiciaire de viol et de diffamation présumés oppose depuis 2019, devant la justice fédérale civile de Manhattan, à New York, E. Jean Carroll, 78 ans, à Donald Trump, 76 ans, lesquels ont produit en octobre leurs dépositions sous serment devant un juge new-yorkais.

Selon un document judiciaire rendu public mardi, le juge a signé une ordonnance fixant au 10 avril 2023 un procès en diffamation contre l'ancien président américain, comme le réclamait Mme Carroll.

Dans cette procédure en diffamation, l'auteure et ancienne chroniqueuse du magazine Elle avait attaqué Donald Trump au civil en novembre 2019. Elle l'accusait de l'avoir diffamée pour avoir qualifié de "mensonge complet", en juin 2019, ses allégations de viol dans une cabine d'essayage d'un grand magasin new-yorkais en 1995 ou 1996.

"Pas son genre de femme"

Le président républicain alors en exercice (2017-2021) avait répondu n'avoir jamais rencontré Mme Carroll et qu'elle n'était "pas son genre de femme". Ses avocats ont de plus toujours affirmé qu'il était protégé en 2019 par son immunité de chef d'Etat. Quant aux accusations de viol, Mme Carroll n'avait pas pu déposer plainte en 2019, puisque les faits allégués étaient prescrits.

Or, le 24 novembre, est entrée en vigueur une nouvelle loi de l'Etat de New York ("Adult Survivors Act") permettant, pendant un an, aux victimes d'agressions sexuelles de relancer leur action en justice pour réclamer un procès au civil. Les avocats de Mme Carroll ont donc déposé jeudi une nouvelle plainte à New York pour "diffamation" mais aussi "voie de fait" et "agression" et demandé un procès au civil en 2023 afin d'obtenir des dommages et intérêts.

Dans l'introduction de cette plainte qui relate tous les faits allégués, Donald Trump est accusé "il y a environ 27 ans [...] dans le grand magasin de luxe Bergdorf Goodman sur la cinquième Avenue à New York [de] s'être saisi d'E. Jean Carroll, de l'avoir plaquée et coincée contre la paroi d'une cabine d'essayage avec son épaule et de l'avoir violée".

L'avocate de Donald Trump a estimé jeudi que la démarche de Mme Carroll "constitue malheureusement un détournement de l'objectif de la loi" de New York. En octobre, M. Trump avait qualifié les accusations de viol de "canular et de mensonge".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Sénat américain vote une loi protégeant le mariage homosexuel

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Les unions entre personnes de même sexe sont garanties par la cour suprême des Etats-Unis depuis 2015. Mais après la volte-face de la haute cour sur l'avortement, nombre de progressistes craignent que ce droit ne soit, lui aussi, détricoté (archives). (© KEYSTONE/AP/J. SCOTT APPLEWHITE)

Le Sénat américain a voté mardi, à 61 voix contre 36, une loi protégeant le mariage homosexuel dans l'ensemble des Etats-Unis, par crainte d'un retour en arrière de la cour suprême en la matière. Le texte doit encore être approuvé par la chambre des représentants.

Le texte a été approuvé à 61 voix contre 36. "Les Etats-Unis sont sur le point de réaffirmer une vérité fondamentale: l'amour est l'amour et les Américains devraient pouvoir se marier avec la personne qu'ils aiment", a réagi le président américain Joe Biden dans un communiqué.

La chambre des représentants avait déjà validé un texte très similaire en juillet, soutenu par l'ensemble des démocrates ainsi que 47 républicains. Elle doit désormais se prononcer une nouvelle fois sur cette loi modifiée afin d'harmoniser les deux textes, ce qui ne devrait être qu'une formalité. Une fois adoptée par la chambre basse du congrès, la loi atterrira sur le bureau de Joe Biden, qui s'est engagé à la signer "rapidement".

Volte-face de la cour suprême

"Après des mois de travail acharné, après de nombreuses tractations transpartisanes, après de nombreux doutes, nous franchissons un pas décisif vers une plus grande justice pour les Américains de la communauté LGBTQ", a applaudi le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

Les unions entre personnes de même sexe sont garanties par la cour suprême des Etats-Unis depuis 2015. Mais après la volte-face historique de la haute cour sur l'avortement, nombre de progressistes craignent que ce droit ne soit, lui aussi, détricoté.

Concrètement, la loi abroge des législations antérieures définissant le mariage comme une union entre un homme et une femme et interdit aux agents d'état civil, quel que soit l'Etat dans lequel ils travaillent, de discriminer les couples "en raison de leur sexe, race, ethnicité ou origine". Ce texte s'applique aussi aux couples interraciaux.

"Le vote d'aujourd'hui a des implications extrêmement personnelles pour nombre d'entre nous dans cet hémicycle", a déclaré Chuck Schumer, vêtu de la cravate qu'il avait portée au mariage de sa fille et de sa compagne.

"Avancée historique"

La puissante association de défense des droits civiques ACLU a salué de son côté mardi soir une "avancée historique" pour les droits des familles LGBT+, tout en dénonçant la hausse des lois allant contre les droits des personnes transgenres dans plusieurs Etats à travers le pays.

"Si nous applaudissons le vote historique sur cette mesure, les membres du congrès doivent aussi se battre comme si la vie des personnes transgenres dépendait de leurs efforts, parce que c'est le cas", a souligné l'organisation dans un communiqué.

Une large majorité des Américains soutient le mariage entre personnes de même sexe, y compris dans les rangs républicains. Mais la droite religieuse y reste majoritairement opposée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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