Économie
L'économie allemande s'enlise dans le marasme
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2024/07/la-production-industrielle-et-les-exportations-ont-ainsi-chute-de-facon-inattendue-en-mai-respectivement-de-25-et-36-sur-un-mois-epa-clemens-bilan-1000x600.jpg&description=L'économie allemande s'enlise dans le marasme', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
L'Allemagne est-elle à nouveau "l'homme malade" de l'Europe? L'activité de la première économie du continent a contre toute attente reculé au deuxième trimestre, s'installant en position de lanterne rouge de la zone euro.
Le repli de 0,1% du Produit intérieur brut, annoncé mardi par l'Office national des statistiques, met un coup d'arrêt à la légère reprise entamée au début de l'année, avec une progression de 0,2% au premier trimestre faisant suite à une chute de 0,3% sur l'ensemble de 2023.
Les chiffres du printemps constituent une surprise: les analystes de la plateforme financière Factset tablaient sur une croissance de 0,1%. Sur un an, l'activité recule également de 0,1%.
La première économie européenne fait moins bien que ses voisins. Les PIB de la France, de l'Espagne et de l'Italie, également publiés mardi, ont respectivement connu une hausse de 0,3%, 0,8% et 0,2%.
"Coincée"
"La production ne démarre pas, l'utilisation des capacités diminue, les exportations s'affaiblissent et les nouvelles commandes dans l'industrie sont en berne", a résumé mardi l'organisation des chambres de commerce DIHK.
L'Allemagne souffre depuis deux ans des difficultés de son industrie exportatrice, pilier de son modèle économique, qui souffre des coûts élevés de l'énergie, du renchérissement du crédit, d'une faible demande domestique et surtout des difficultés du commerce international.
Avec ces difficultés, le pays a progressivement cédé son rôle de locomotive de la zone euro, au point que ressurgit le spectre de l'"homme malade de l'Europe" qui fut employé à la fin des années 1990 après le contrecoup économique de la réunification du pays.
L'économie allemande bénéficiait certes depuis le début de l'année du fort ralentissement de l'inflation, ayant permis une première baisse des taux de la BCE, d'une augmentation de la consommation et de coûts de l'énergie beaucoup moins élevés.
Mais cela n'a pas suffit à pérenniser la reprise, alors que l'essoufflement de la croissance chinoise, un client essentiel de l'industrie, pèse.
La production industrielle et les exportations ont ainsi chuté de façon inattendue en mai, respectivement de 2,5% et 3,6% sur un mois.
A cela s'ajoutent des problèmes structurels qui s'aggravent, notamment le manque de mains d'oeuvre, la hausse des coûts de production et le poids de la bureaucratie, qui dégradent sa compétitivité.
Cette morosité est de nature à accroître les divisions déjà importantes des partis de la coalition gouvernementale au pouvoir, qui réunit Verts, libéraux et sociaux-démocrates.
Ces trois formations s'opposent déjà entre partisans de dépenses pour soutenir l'activité et tenants de la rigueur budgétaire, au sein d'un gouvernement très impopulaire dans l'opinion.
Contraintes budgétaires
Les perspectives restent sombres pour le reste de l'année. "L'économie allemande est coincée dans la crise", a résumé mardi Klaus Wohlrabe, expert de l'institut économique IFO.
Le gouvernement ne prévoit qu'une légère croissance de 0,3%, soit nettement moins que ce qui est attendu pour l'ensemble de la zone euro, avec une prévision de 0,8% selon la Commission européenne.
Seul espoir : la "dynamique des services" et le "rebond du secteur de la construction", alors que la demande en crédits immobiliers devrait croître grâce à la baisse des taux de la BCE, selon Fritzi Köhler-Geib, cheffe économiste de la banque publique KfW.
Pour tenter de conjurer la crise, Berlin a adopté début juillet un plan de soutien à l'économie constitué de près de 50 mesures, avec des allègements fiscaux et réduction de bureaucratie pour les ménages et les entreprises. Objectif: obtenir "un demi-point de pourcentage de croissance en plus".
Une goutte d'eau, alors que le pays a un besoin massif d'investissements pour moderniser ses infrastructures et s'adapter à la transition écologique et numérique.
L'institut économique IW évalue à 600 milliards d'euros les besoins d'investissement dans les dix prochaines années.
Or, un arrêt de la Cour constitutionnelle en novembre a restreint les possibilités d'endettement public, au nom de règles nationales de rigueur budgétaire que la gauche voudrait réformer.
Mais le ministre des Finances libéral, Christian Lindner, y est formellement opposé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Des bus à la place des trams cet été entre Plainpalais et le Bachet
D'importants travaux de renouvellement des infrastructures sont prévus cet été sur le réseau des Transports publics genevois (TPG). Un service de navettes de bus remplacera notamment les trams sur la ligne 12 entre les arrêts de Plainpalais et de Lancy-Bachet entre le samedi 27 juin et le dimanche 16 août.
Ces travaux s'inscrivent dans la continuité du chantier de la rue de Carouge qui nécessite l'interruption de la circulation des trams. Les TPG en profiteront pour intervenir dans le Vieux-Carouge afin de renouveler près de 350 mètres de voies arrivées en fin de vie, indiquent-ils mardi dans un communiqué.
Autre conséquence de ces travaux: la ligne 18 effectuera son terminus à l'arrêt Bel-Air en venant de Cornavin puis repartira directement en direction du CERN. La ligne 17 verra son parcours prolongé depuis Lancy-Pont-Rouge jusqu'à un terminus provisoire au Rondeau de Carouge via les Palettes.
D'autres travaux sont prévus entre le jeudi 25 juin et le dimanche 19 juillet dans le secteur de la rue de la Corraterie et sur le tronçon rue d'Italie et rues basses. Des modifications sur les lignes 12 et 17 sont attendues pendant cette période. Les TPG proposent des alternatives notamment via le Léman Express pour limiter les transbordements à Rive et à Plainpalais.
La ligne 14 sera aussi partiellement interrompue entre le lundi 20 juillet et le dimanche 16 août. Un service de navettes de bus sera mis en place entre les arrêts Quidort et Vailly. Au final, seule la ligne 15 ne subira aucune modification de parcours pendant la période estivale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Entreprises responsables: les initiants critiquent le contre-projet
Le secteur des matières premières en Suisse doit être concerné par le contre-projet du Conseil fédéral à l'initiative populaire pour des entreprises responsables. Le comité d'initiative a exigé mardi cette mesure. Il a aussi relevé d'autres lacunes dans le projet.
Le contre-projet à la deuxième initiative pour des entreprises responsables vise les multinationales à partir de 5000 employés et 1,5 milliard de francs de chiffre d'affaires. Pour la Coalition pour des multinationales responsables, à l'origine du texte, ces seuils sont élevés et n'incluent pas tous les négociants en matières premières.
Si nombre d'entre eux remplissent facilement le critère du chiffre d'affaires, seule une demi-douzaine des quelque 975 négociants atteignent le seuil en termes de nombre d'employés, a expliqué Seraina Patzen, co-directrice de la coalition, devant les médias à Berne. Parmi eux figure Glencore, mais pas l'entreprise zougoise IMR, ni celles genevoises IXM et Gunvor, a-t-elle illustré.
Pesticides ou démantèlement des navires
Les initiants demandent aussi d'intégrer la chaîne de valeurs en aval des activités des multinationales, soit les activités menées par leurs partenaires commerciaux dans le contexte de la distribution, du transport et de l'entreposage. Ils ont cité l'utilisation de pesticides toxiques de Syngenta ou le démantèlement des navires de MSC.
Les PME suisses ne sont pas visées ni par l'initiative ni par le contre-projet. Mais elles pourraient être indirectement touchées. Elles le seront de toute façon avec les nouvelles normes européennes donc autant les accompagner dans ce processus au niveau du droit suisse, a estimé le vert'libéral genevois Aurélien Barakat.
Les initiants soulignent encore des lacunes en matière de responsabilité. Le droit à une réparation intégrale n'est pas garanti et les frais de procédure peuvent être très élevés. De "trop grands obstacles" au signalement des cas problématiques, selon le conseiller national Stefan Müller-Altermatt (Centre/SO).
Enfin, la coalition déplore une surveillance insuffisante. Un droit à l'information et un droit de recours pour les personnes concernées doivent être inscrits dans la loi. Celles-ci ont le droit de savoir comment les autorités prennent leurs décisions, a jugé Gregor Geisser, conseiller juridique du comité d'initiative.
Loi spéciale
Une première initiative a échoué en 2020, obtenant la majorité du peuple, mais pas celle des cantons. Un contre-projet est entré en vigueur en 2022, obligeant les multinationales à présenter un rapport de durabilité en plus du traditionnel rapport annuel.
Alors que de nouvelles normes européennes ont été introduites, les initiants ont remis le couvert avec une deuxième initiative, appelée "Pour des grandes entreprises responsables - pour la protection de l'être humain et de l'environnement" et déposée en mai 2025.
En avril, le Conseil fédéral a rejeté l'initiative, mais proposé un contre-projet indirect, via une loi spéciale sur la gestion durable des entreprises. Le contre-projet doit permettre de protéger les droits humains et l'environnement, tout en préservant la compétitivité économique et en réduisant la charge administrative et les coûts. Il est soumis à la consultation jusqu'au 9 juillet.
Pour les initiants, la Suisse est en retard. Presque tous les pays d'Europe disposeront de règles d'ici 2028, avec une entrée en vigueur effective d'ici mi-2029. Celle-ci n'aurait lieu en Suisse qu'à partir de 2031. Berne doit agir. Il est question de sécurité juridique, de conditions de concurrence équitables et de réputation nationale, d'après M. Barakat.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
L'initiative sur les loyers de l'Asloca obtient 140'000 paraphes
L'Asloca a obtenu plus de 140'000 signatures pour son initiative sur les loyers. L'association de défense des locataires entend lutter contre les loyers abusifs avec ce texte.
"Ce grand nombre de signatures témoigne de la colère des locataires dont les loyers explosent pendant que les groupes immobiliers remplissent leurs caisses", a déclaré le président de l'Asloca, le conseiller aux Etats Carlo Sommaruga (PS/GE). Plusieurs élus de gauche étaient présents mardi lors du dépôt des signatures à Berne.
Le texte "Oui à la protection contre les loyers abusifs (initiative sur les loyers)" exige que les loyers se basent sur les coûts effectifs de l'objet loué. Le rendement doit être limité dans la mesure du raisonnable et ne plus être orienté sur la recherche de profit.
Les initiants veulent aussi un contrôle automatique et régulier des loyers. Aujourd'hui, ce sont les locataires qui doivent activement faire ces démarches.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Karin Keller-Sutter reste ferme sur les fonds propres
La ministre des Finances, Karin Keller-Sutter, reste ferme sur sa position: elle considère qu'une couverture intégrale en fonds propres des filiales étrangères d'UBS est nécessaire, comme elle l'a déclaré mardi lors d'un congrès professionnel.
"Les exigences requises dans le cadre du débat actuel sur la réglementation des fonds propres d'UBS sont justifiées", a rappelé mardi la cheffe du Département fédéral des finances (DFF) à l'occasion du Point Zero Forum organisé à l'aéroport de Zurich. Elles constituent une nécessité pour garantir la stabilité financière.
Et cela ne vaut pas seulement pour la Suisse, mais concerne potentiellement le système financier au niveau mondial. Mme Keller-Sutter fait part de son inquiétude quant à la situation aux Etats-Unis, où la déréglementation en cours pourrait "faire le lit d'une nouvelle crise financière".
Par ailleurs, des banques bien capitalisées constituent une sorte d'avantage concurrentiel, puisqu'un système financier stable et fiable attire davantage de capitaux et inspire la confiance, selon la ministre. La débâcle de Credit Suisse a démontré à quel point la perte de confiance constitue l'un des plus grands dangers pour les banques.
Des rumeurs diffusées dans la presse récemment laissaient entendre que le parlement évaluerait un allègement de la future réglementation pour la banque aux trois clés, envisageant désormais une couverture en fonds propres durs (CET1) de seulement 70% à 80%, contre initialement 100%, de ses filiales à l'étranger.
Une telle mesure abaisserait les besoins en fonds propres durs que devrait apporter le groupe bancaire à environ 15 milliards de dollars, alors que selon la proposition du Conseil fédéral d'une couverture intégrale, la facture s'élèverait à 20 milliards, selon Reuters, qui se référait à des sources anonymes proches du dossier.
Plus des trois quarts de la population helvétique serait toutefois favorable à une réglementation plus stricte à l'égard de l'établissement d'importance systémique. C'est ce qui ressort d'un sondage mené par l'institut YouGov auprès de 1008 personnes et relayé ces derniers jours dans les médias.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
-
LausanneIl y a 1 jour
Transports publics lausannois: des contrôleurs en civil à bord des véhicules
-
FootballIl y a 3 jours
Le Real Madrid dément tout contact avec Olise
-
FootballIl y a 3 jours
Blessé à une cuisse, Raphinha va suivre un traitement intensif
-
InternationalIl y a 3 jours
Un mort dans une collision de trains de marchandises à Munich
-
LausanneIl y a 2 jours
Lausanne sur Mer 2026: 86 animations pour le 25e anniversaire
-
FootballIl y a 2 jours
A dix, la Belgique s'en sort bien contre l'Iran
-
Suisse RomandeIl y a 21 heures
Fête des écoles: cortèges annulés à Genève et Lausanne
-
InternationalIl y a 3 jours
Marco Bezzecchi suspendu pour avoir frappé un commissaire de piste


