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International

L'Equateur agrandit la réserve des Galapagos

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La zone protégée des Galapagos, où la pêche industrielle est interdite, est la deuxième plus grande au monde (archives). (© KEYSTONE/AP/SANTIAGO ANDRADE L)

Le président de l'Equateur, Guillermo Lasso, a annoncé lundi l'extension de près de 50% de la surface de la réserve maritime de l'archipel des Galapagos, en marge de la conférence climat COP26 à Glasgow. Elle passera de 130'000 km2 à 190'000 km2.

"Cette décision de l'Équateur entraînera des propositions financières pour échanger la dette contre la conservation" de la nature, a-t-il déclaré.

Avec ses 17,7 millions d'habitants, l'Equateur est confronté à une crise économique aggravée par le Covid-19. La dette extérieure du pays s'élève à près de 46 milliards de dollars, soit l'équivalent de 45% du PIB. 15,6% des engagements totaux du pays correspondent à des dettes envers d'autres pays, comme le Royaume-Uni, l'Espagne et les États-Unis, selon la banque centrale.

Couloir pour la migration

La nouvelle réserve s'étendra jusqu'au nord de l'archipel, à la frontière maritime du Costa Rica, au niveau de la vaste chaîne sous-marine de Cocos. "Nous travaillerons avec nos voisins: Colombie, Panama et Equateur. Nous allons créer un couloir reliant nos eaux afin de former une voie de migration sécurisée", a précisé Guillermo Lasso.

Le président équatorien a assuré que "la nouvelle réserve marine servira également de laboratoire vivant pour la recherche scientifique".

L'archipel des Galapagos, qui doit son nom aux tortues géantes endémiques qui y vivent, se situe à 1000 km des côtes de l'Equateur et est classé au patrimoine mondial et à la réserve mondiale de biosphère pour sa flore et sa faune uniques. Cette zone protégée, où la pêche industrielle est interdite, est la deuxième plus grande au monde et compte plus de 2900 espèces marines.

En mars 2016, l'Equateur a créé un sanctuaire de 38'000 km2 au sein de la réserve marine des Galápagos pour protéger le requin-marteau (Sphyrnidae), une espèce menacée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Granit Xhaka buteur contre Tottenham

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La joie de Granit Xhaka après son but. (© KEYSTONE/AP/Kirsty Wigglesworth)

La septième saison de Granit Xhaka à Arsenal s'annonce comme la plus belle. Le capitaine de l'équipe de Suisse l'a démontré avec brio face à Tottenham.

Dans leur antre de l'Emirates, les Gunners se sont imposés 3-1 dans ce derby londonien pour cueillir leur septième victoire en huit journées et pour consolider ainsi leur place de leader. Auteur du 3-1 pour son deuxième but de la saison d'une frappe imparable à la 67e minute, Granit Xhaka a été l'un des grands artisans de cette victoire. Dans un rôle de plus en plus offensif, le Bâlois a su donner le ton juste.

Si Granit Xhaka traverse peut-être la plus belle période de sa carrière à moins de deux mois de la Coupe du monde, Hugo Lloris, en revanche, est dans le dur. Coupable sur le but du 2-1 de Gabriel Jesus à la 49e, le gardien de l'équipe de France, qui relevait de blessure, n'a pas offert toutes les assurances au sein d'une équipe bâtie avant tout pour défendre.

Battu pour la première fois de la saison en Premier League, Tottenham a lâché prise après le repos, trahi à la fois par l'erreur de Lloris et par l'expulsion d'Emerson pour une faute aussi grossière qu'inutile sur Gabriel Martinelli. Le style prôné par Antonio Conte ne peut souffrir de telles bavures.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Rassemblements de solidarité à travers le monde

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Les premiers à manifester samedi, décalage horaire oblige, furent les Australiens, comme ici à Sydney. (© KEYSTONE/EPA/ROUNAK AMINI)

Des rassemblements se tiennent samedi dans des dizaines de villes à travers le monde en solidarité avec le mouvement de contestation en Iran. Celui-ci a été déclenché il y a 15 jours par la mort de Mahsa Amini arrêtée par la police des moeurs.

Les manifestations en Iran, dont la répression a fait au moins 83 morts, ont débuté après le décès le 16 septembre de cette Kurde iranienne, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de l'Iran qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique.

Le pouvoir, qui dément toute implication des forces de l'ordre dans la mort de la jeune femme de 22 ans, a fait arrêter des centaines de manifestants, qualifiés d'"émeutiers".

Des manifestations de solidarité, auxquelles participe la diaspora iranienne, se tiennent samedi dans plus de 150 villes du monde, de Tokyo à San Francisco, en passant par Londres ou Genève, selon les organisateurs.

"Nos soeurs iraniennes"

A Rome, un millier de personnes a défilé au rythme des tambours. "Nous demandons justice pour Mahsa Amini et toutes les victimes de la violence brutale et aveugle des autorités, ainsi que la liberté de choix pour nos soeurs iraniennes", a déclaré une participante, responsable du petit parti centriste +Europa, citée par l'agence AGI.

A Tokyo, des manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "We'll not stop" ("On ne s'arrêtera pas") et des photos de femmes brûlant leur voile ou se coupant les cheveux en Iran.

Pour la 15ème nuit consécutive de manifestations, des Iraniens sont sortis vendredi soir dans la ville de Saqez, dans la province iranienne du Kurdistan, dont est originaire Mahsa Amini, selon des images diffusées par l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo.

"Femmes, vie, liberté", a lancé un groupe d'hommes et de femmes au milieu d'une rue en tapant des mains, reprenant un des slogans phare du mouvement de contestation.

Plus de 1200 arrestations

Depuis le début des manifestations, des ONG dénoncent la répression des forces de l'ordre ainsi qu'une vague d'arrestations.

Selon l'agence de presse iranienne Fars, environ 60 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, tandis qu'Iran Human Rights a fait état d'au moins 83 morts.

Un bilan officiel a fait état de l'arrestation de plus de 1200 manifestants. Des militants, des avocats et des journalistes ont également été interpellés, d'après des ONG.

A Téhéran, de nombreux policiers anti-émeute ont pris position samedi à différents carrefours de la capitale, selon des témoins, alors que des informations circulent sur des manifestations à l'université pour réclamer la libération d'étudiants.

Sur les réseaux sociaux, la chaîne 1500tasvir a partagé une vidéo montrant d'importantes manifestations dans des universités à Téhéran, à Mashhad (nord) et Kermanshah (nord-ouest).

Amnesty International a dénoncé une violence "impitoyable" à laquelle se livrent les forces de l'ordre contre le mouvement de contestation, notant le recours à des balles réelles et billes de plomb, des passages à tabac et des violences sexuelles à l'encontre des femmes.

Les autorités accusent, elles, les manifestants de semer le "chaos" et des forces à l'étranger, parmi lesquelles les Etats-Unis, leur ennemi juré, d'être derrière les rassemblements ou de les attiser.

Arrestation d'étrangers

Vendredi, elles ont annoncé l'arrestation de "neuf ressortissants d'Allemagne, de Pologne, d'Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, etc". Selon Téhéran, ils ont été interpellés "sur les lieux d'émeutes ou y ont été mêlés". Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a indiqué samedi avoir demandé à Téhéran d'avoir accès à un ressortissant néerlandais arrêté.

A l'étranger, des médias d'opposition diffusent de leur côté des images des rassemblements, comme Iran International, une chaîne de télévision en persan basée à Londres, qui a posté vendredi plusieurs vidéos que l'AFP ne pouvait pas dans l'immédiat authentifier.

D'après l'une d'elle, des hommes ont essuyé des tirs alors qu'ils jetaient des pierres sur un commissariat à Zahedan, capitale de la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est), frontalière du Pakistan et de l'Afghanistan et théâtre fréquent d'attentats ou d'accrochages entre forces de l'ordre et groupes armés.

Le chef de la police du Sistan-Baloutchistan a indiqué à la TV officielle que trois commissariats de la province avaient été attaqués, sans donner de bilan. L'agence de presse Tasnim a rapporté samedi que le groupe rebelle sunnite de Jaish al-Adl avait revendiqué l'attaque d'un commissariat.

Le gouverneur régional, Hossein Khiabani, a lui indiqué vendredi à la télévision d'Etat que 19 personnes, dont un colonel des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, avaient été tuées dans des "incidents" dans cette même province. Les Gardiens ont fait état samedi de la mort d'un autre colonel dans des affrontements avec des "terroristes".

Il n'était pas clair dans l'immédiat si ces violences étaient liées aux manifestations.

Celles-ci sont les plus importantes depuis celles de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence, qui avaient été sévèrement réprimées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Situation trouble, condamnations internationales

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Une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole peu avant 20h00 sur le plateau de la radiotélévision nationale burkinabè. (© KEYSTONE/AP)

Des militaires étaient déployés samedi à Ouagadougou après de nouveaux tirs, un regain de tension au lendemain d'un coup d'Etat, le deuxième en huit mois. Ces troubles traduisent une profonde crise au sein de l'armée du Burkina, pays miné par les violences jihadistes.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même arrivé au pouvoir en janvier par un putsch, a été démis de ses fonctions par des militaires vendredi soir et remplacé à la tête de la junte par Ibrahim Traoré, un jeune capitaine de 34 ans.

Après une nuit et une matinée calmes, plusieurs témoins ont rapporté à l'AFP avoir entendu une rafale de tirs aux alentours du rond-point des Nations Unies, dans le centre-ville, vers midi.

Des militaires ont alors, comme vendredi, repris leurs positions pour bloquer les principaux axes de la ville et notamment le quartier de Ouaga 2000 qui abrite notamment la présidence, et des hélicoptères survolaient le centre-ville, selon un journaliste de l'AFP.

Départs

Les commerçants qui avaient rouvert leurs magasins dans la matinée de samedi alors que le calme était revenu ont fermé boutique et s'empressaient de quitter le centre-ville.

Vendredi soir, après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole, peu avant 22h00 (heure suisse) sur le plateau de la radiotélévision nationale.

Ils ont démis de ses fonctions le colonel Damiba - dont le sort restait inconnu samedi - et annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition. Un couvre-feu a également été mis en place durant la nuit.

Les militaires invoquent "la dégradation continue de la situation sécuritaire" dans le pays.

Armée divisée

Le nouveau chef de la junte, le capitaine Traoré, était jusqu'à présent le chef de corps du Régiment d'artillerie de Kaya, dans le nord du pays, particulièrement touché par les attaques jihadistes.

Selon plusieurs sources sécuritaires, ce coup de force révèle de profonds désaccords au sein de l'armée, l'unité d'élite des "Cobras" déployée dans la lutte antijihadiste reprochant notamment au président Damiba de ne pas mobiliser toutes les forces sur le terrain.

"Ce sont les mêmes jeunes officiers qui étaient déjà aux manoeuvres lors du premier coup d'Etat en janvier. C'est un coup de force intra-muros. Damiba a été lâché par sa base qui s'est sentie trahie. Les choses devront être recentrées sur la lutte antijihadiste", décrypte l'analyste politique Drissa Traoré.

UE et UA condamnent

Dans les rues samedi matin, plusieurs habitants accueillaient de manière plutôt positive ce nouveau putsch.

"Damiba a échoué. Depuis son arrivée au pouvoir, des zones qui étaient en paix ont été assiégées. Il a pris le pouvoir, puis il nous a trahis", estimait Habibata Rouamba, commerçante et militante de la société civile.

"Sur le plan sécuritaire rien ne va, il n'y a pas de résultats. Depuis que Damiba a pris le pouvoir ça ne fait qu'empirer", abonde Honoré Yonli, un responsable d'une organisation de jeunes entrepreneurs.

La communauté internationale était de son côté beaucoup moins enthousiaste.

Dès vendredi soir, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) -dont le Burkina est suspendu des instances depuis le coup d'Etat de janvier- a "condamné avec la plus grande fermeté la prise de pouvoir par la force qui vient de s'opérer".

La Cedeao trouve "inopportun ce nouveau coup de force au moment où des progrès ont été réalisés (...) pour un retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024".

Pour l'heure, les nouveaux putschistes n'ont pas indiqué s'ils comptaient respecter ce calendrier de transition.

Samedi, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), le Tchadien Moussa Faki Mahamat, a condamné "le changement anticonstitutionnel de gouvernement" et appelé également à un retour à l'ordre constitutionnel pour juillet 2024.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a de son côté estimé que ce coup de force "met en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois" au sujet de la transition.

Nouveaux partenaires ?

La présence de drapeaux russes dans une manifestation de plusieurs centaines de personnes vendredi après-midi pour demander le départ de M. Damiba soulevait aussi des questions sur l'influence de Moscou dans ce nouveau putsch.

"Il est évident que les partisans russes sont de plus en nombreux. Au sein de l'armée et des populations, des voix s'élèvent pour demander un partenariat avec la Russie. Mais cela reste au stade de la théorie. Il ne faut pas s'attendre à une rupture avec la France mais peut-être une coopération plus accrue avec d'autres partenaires comme la Russie", tempère l'analyste Drissa Traoré.

Le colonel Damiba était arrivé au pouvoir en janvier par un coup d'État qui avait renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, discrédité par la hausse des violences.

Mais ces derniers mois, des attaques frappant des dizaines de civils et de soldats se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des jihadistes, qui font sauter des ponts à la dynamite et attaquent les convois de ravitaillement qui circulent dans la zone.

Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés aux jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.

Avec les deux putschs au Mali en août 2020 et mai 2021 et celui en Guinée en septembre 2021, c'est le cinquième coup d'Etat en Afrique de l'Ouest depuis 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Deuxième coup d'Etat en huit mois, le chef de la junte démis

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Une quinzaine de soldats en treillis ont annoncé la nouvelle sur le plateau de la radiotélévision nationale. (© KEYSTONE/AP)

Le Burkina Faso a connu vendredi un second coup d'Etat en huit mois. Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier, a été à son tour démis de ses fonctions par des militaires.

En ajoutant les deux putschs au Mali et celui en Guinée, c'est le cinquième coup d'Etat en Afrique de l'Ouest depuis 2020. Après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole, peu avant 20h00 (22h00 en Suisse) sur le plateau de la radiotélévision nationale.

"Le lieutenant-colonel Damiba est démis de ses fonctions de président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration" (MPSR, organe dirigeant de la junte), ont déclaré les militaires dans un communiqué lu par un capitaine. Le nouvel homme fort du pays, désigné président du MPSR, est désormais le capitaine Ibrahim Traoré, a-t-il affirmé.

M. Traoré, 34 ans, était jusqu'à présent le chef de l'unité des forces spéciales antidjihadistes "Cobra" dans la région de Kaya (nord). Le sort de M. Damiba restait inconnu vendredi soir.

Les putschistes ont également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays à partir de minuit, ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition. Un couvre-feu de 21h00 à 05h00 est aussi mis en place.

"Idéal trahi"

Les militaires invoquent "la dégradation continue de la situation sécuritaire" dans le pays. "Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d'un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l'intégrité de notre territoire", ont-ils poursuivi.

"Notre idéal commun de départ a été trahi par notre leader en qui nous avions placé toute notre confiance. Loin de libérer les territoires occupés, les zones jadis paisibles sont passées sous contrôle terroriste", ont-ils encore affirmé.

A son arrivée au pouvoir le 24 janvier, lui aussi par un communiqué lu par des hommes en armes à la télévision, M. Damiba avait promis de faire de la sécurité sa priorité, dans ce pays miné depuis des années par de sanglantes attaques jihadistes. Mais celles-ci se sont multipliées ces derniers mois, notamment dans le Nord.

Les putschistes ont promis de convoquer "incessamment les forces vives de la Nation" afin de désigner un "nouveau président du Faso, civil ou militaire". Dans un communiqué, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) - dont le Burkina est suspendu des instances depuis le coup d'Etat de janvier - a "condamné avec la plus grande fermeté la prise de pouvoir par la force qui vient de s'opérer".

"Extrêmement inquiets"

La Cedeao trouve "inopportun ce nouveau coup de force au moment où des progrès ont été réalisés (...) pour un retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024". L'Union européenne a exprimé ses "inquiétudes", même sentiment du côté des Etats-Unis qui se sont dits "extrêmement inquiets" par la situation à Ouagadougou et qui ont appelés leurs citoyens à limiter leurs déplacements.

"Nous appelons à un retour au calme et à la retenue de la part de toutes les parties", a indiqué un porte-parole du Département d'Etat. Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à ses ressortissants à Ouagadougou, estimés entre 4000 et 5000, de rester chez eux.

La journée de vendredi a été très tendue dans la capitale burkinabè, des tirs ayant été entendus avant l'aube dans le quartier abritant la présidence et le QG de la junte, selon plusieurs témoins, puis à nouveau en début d'après-midi. Plusieurs axes de la ville ont été barrés toute la journée par des militaires postés sur les principaux carrefours de la ville, notamment devant le siège de la télévision nationale.

Vendredi soir, peu avant l'annonce télévisée, un important dispositif militaire s'est déployé dans certains quartiers de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP. Dans la journée, le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo avait évoqué "une crise militaire" sur des "revendications liées à des primes".

Manifestation pro-russe

Dans l'après-midi, plusieurs centaines de personnes, dont certaines brandissaient des drapeaux russes, se sont rassemblées sur la grande place de la Nation à Ouagadougou pour réclamer une coopération militaire avec la Russie, rejeter la présence militaire française au Sahel et exiger le départ du lieutenant-colonel Damiba, a constaté une journaliste de l'AFP.

L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone ces dernières années et il n'est pas rare de voir des drapeaux russes dans de telles manifestations. Le coup d'Etat mené en janvier par le lieutenant-colonel Damiba avait renversé le président élu Roch Marc Christian Kaboré, déjà impopulaire face à la hausse des attaques djihadistes.

Mais ces derniers mois, des attaques meurtrières, touchant des dizaines de civils et de soldats, se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des djihadistes, qui font sauter des ponts à la dynamite et attaquent les convois de ravitaillement qui circulent dans la zone.

Deux de ces convois ont notamment été attaqués en septembre, avec à chaque fois un bilan lourd. Trente-cinq civils, dont de nombreux enfants, sont morts dans l'explosion d'un engin improvisé le 5 septembre. Et lundi, onze soldats ont été tués et 50 civils portés disparus dans l'attaque de leur convoi.

Le 13 septembre, le lieutenant-colonel Damiba avait limogé son ministre de la Défense pour assumer lui-même ce rôle. D'autres attaques ont particulièrement marqué l'opinion publique, comme le massacre de Seytenga (nord) en juin, au cours duquel 86 civils ont été tués.

Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés aux djihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

La Floride continue de compter ses morts après Ian

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L'ouragan devenu tempête a dévasté de nombreuses habitations en Floride. (© KEYSTONE/AP/Rebecca Blackwell)

La Floride continuait samedi de constater le lourd bilan, s'élevant déjà à plusieurs dizaines de morts, du passage de l'ouragan Ian, qui devrait se dissiper au cours de la nuit prochaine après avoir provoqué des inondations en Caroline du Sud.

Les autorités de Floride ont confirmé vendredi soir un nouveau bilan de 23 victimes, la plupart par noyade et dans leur grande majorité des personnes âgées.

Certains médias américains évoquent un bilan humain encore plus lourd, la chaîne CNN évoquant 45 décès.

Parallèlement, les recherches se poursuivaient pour retrouver 16 passagers d'un bateau de migrants qui a chaviré en raison du mauvais temps mercredi près de l'archipel des Keys.

Les gardes-côtes ont annoncé avoir retrouvé deux personnes de cette embarcation décédées dans l'eau, neuf autres ayant été secourues soit au large, soit après avoir nagé jusqu'au rivage.

Après avoir ravagé la Floride, Ian s'est dirigé vers la Caroline du Sud, où il a touché terre vendredi après-midi près de Georgetown en tant qu'ouragan de catégorie 1, accompagné par des vents soufflant jusqu'à 140 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC) basé à Miami.

Sans précédent

Samedi matin, Ian charriait des vents allant jusqu'à 55 km/h avec toujours de "fortes pluies" sur le massif des Appalaches dans le sud-est des Etats-Unis, a indiqué le NHC dans son dernier bulletin. Le centre précise que la tempête n'est plus accompagnée d'avertissements particuliers sur les côtes.

Malgré son affaiblissement, les autorités de plusieurs Etats du sud-est appelaient tout de même la population à la prudence en raison des fortes précipitations attendues.

Plus de 600'000 foyers et commerces étaient privés de courant samedi matin en Caroline du Nord, en Caroline du Sud, et en Virginie, selon le site spécialisé poweroutage.us.

La Floride comptait elle toujours 1,2 million de foyers et commerces sans électricité.

Dans la péninsule, outre le lourd bilan humain, les dégâts matériels sont "historiques", le niveau atteint par la montée des eaux ayant été sans précédent, selon le gouverneur Ron DeSantis.

Des rues et des maisons ont été envahies par les eaux et des bateaux amarrés dans des marinas ont été projetés sur la terre ferme par la tempête. Vendredi, à Kissimmee, non loin d'Orlando, les autorités traversaient les zones inondées dans des embarcations pour secourir les résidents piégés chez eux.

Des années pour reconstruire

Dans cet Etat, "nous commençons tout juste à voir l'étendue des destructions", "susceptible de se classer parmi les pires" de l'histoire des Etats-Unis, a dit Joe Biden lors d'une allocution.

"Il va falloir des mois, des années pour reconstruire", a-t-il déploré.

Dans la ville côtière de Fort Myers, qualifiée d'"épicentre" par Ron DeSantis, une poignée de restaurants et de bars avaient rouvert et des dizaines de personnes étaient assises en terrasse, offrant un semblant de normalité aux habitants entre les arbres cassés et les façades détruites.

"C'était assez terrible, mais on a tenu le coup. Le toit de notre maison s'est envolé, un grand arbre s'est effondré sur nos voitures, notre jardin a été inondé, mais à part ça, ça va", dit Dylan Gamber, 23 ans, en se félicitant de la solidarité qui a régné entre voisins.

Selon de premières estimations, le passage de l'ouragan Ian pourrait coûter aux assureurs des dizaines de milliards de dollars et va peser sur la croissance américaine, en raison notamment des annulations de vols et des dégâts sur la production agricole.

"Plus humide"

Selon une première étude rapide de scientifiques américains rendue publique vendredi, les pluies liées à l'ouragan Ian ont été accrues d'au moins 10% en raison du changement climatique.

"Le changement climatique n'a pas causé l'ouragan, mais il l'a rendu plus humide," a expliqué Michael Wehner, du Laboratoire National Lawrence Berkeley, dépendant du département fédéral américain de l'énergie, un des scientifiques ayant participé à cette étude.

Avant la Floride, Ian avait frappé Cuba, y faisant trois morts et d'importants dégâts et laissant là aussi de nombreux foyers sans électricité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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