Rejoignez-nous

International

Les belligérants au Yémen s'entendent sur une trêve de deux mois

Publié

,

le

Selon l'ONU, le conflit au Yémen a fait près de 380'000 morts et des millions de déplacés (image d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB)

Les parties belligérantes du conflit au Yémen, qui oppose depuis 2014 les forces progouvernementales aux rebelles Houthis, se sont accordées sur une trêve de deux mois. L'ONU espère qu'elle permettra de lancer "un processus politique" de paix durable.

Les forces progouvernementales sont soutenues par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, tandis que les rebelles Houthis sont appuyés par l'Iran. Les deux camps "ont répondu positivement à la proposition des Nations unies d'une trêve de deux mois qui entrera en vigueur demain (samedi) à 19h00", a déclaré dans un communiqué Hans Grundberg, envoyé de l'ONU pour le Yémen.

Selon lui, la trêve pourra être "renouvelée avec le consentement des parties". L'annonce de cette trêve, qui entre en vigueur le premier jour du mois sacré du ramadan, intervient après que des consultations intrayéménites se sont tenues mercredi à Ryad, en l'absence des rebelles refusant tout dialogue en territoire "ennemi".

"Bonne foi"

"Les parties ont accepté d'arrêter toutes les offensives militaires aériennes, terrestres et maritimes au Yémen et au-delà de ses frontières", a dit M. Grundberg. Elles "se sont aussi accordées pour autoriser les pétroliers à entrer dans les ports de la province de Hodeida et aux vols commerciaux d'opérer à partir et vers l'aéroport de Sanaa, avec des destinations prédéterminées dans la région".

Seuls les vols de l'ONU sont actuellement autorisés via l'aéroport de la capitale Sanaa, tenue par les Houthis. La coalition contrôle elle l'espace aérien et maritime du Yémen.

M. Grundberg, qui a remercié les belligérants d'avoir négocié "en toute bonne foi", a ajouté que ces derniers avaient "accepté de se rencontrer sous son égide pour ouvrir des routes à Taïz et d'autres régions du Yémen".

Espoir

"L'objectif de cette trêve est de donner aux Yéménites un arrêt nécessaire de cette violence, une assistance humanitaire et l'espoir que ce conflit puisse se terminer, ce qui est le plus important", a-t-il dit.

"Il faut maintenant utiliser cet élan" pour s'assurer que cette trêve soit "pleinement respectée et qu'elle soit renouvelée", a dit le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. "Cela démontre que même lorsque les choses semblent impossibles, lorsqu'il y a une volonté de compromis, la paix devient possible", a-t-il ajouté.

"J'exhorte toutes les parties à prendre les dispositions nécessaires pour soutenir une mise en oeuvre réussie de la trêve et rendre opérationnels sans retard les mécanismes de coopération" qui permettront d'engranger des progrès, a aussi déclaré Antonio Guterres.

Le président américain Joe Biden a lui "salué" vendredi l'annonce de la trêve, mais juge que "ce n'est pas assez". "Les négociateurs doivent entreprendre la difficile et nécessaire démarche vers un compromis politique pouvant apporter une paix durable à tous les habitants du Yémen", a-t-il estimé dans un communiqué.

La coalition avait décrété mardi soir un cessez-le-feu à partir de mercredi pour le mois de jeûne musulman du ramadan, le premier cessez-le-feu unilatéral de la coalition depuis avril 2020.

Samedi, les Houthis avaient de leur côté annoncé une trêve de trois jours extensible à certaines conditions, après avoir mené vendredi seize attaques contre le royaume. Sur les divers fronts au Yémen, les deux parties avaient respecté leur cessez-le-feu, selon les témoins sur place.

Centaines de milliers de morts

Après sept ans d'intervention au Yémen, la coalition n'a pas réussi à déloger les rebelles Houthis du nord du pays, qu'ils ont largement ravi au gouvernement, à commencer par la capitale Sanaa prise en 2014. Les rebelles ont pris le contrôle de la majeure partie du nord du pays, le plus pauvre de la péninsule arabique.

Selon l'ONU, le conflit a causé la mort de près de 380'000 personnes, dont une majorité de décès indirects liés à la faim, aux maladies et au manque d'eau potable, tandis que des millions d'autres ont été déplacées. Une grande partie de la population, notamment les enfants, est confrontée à une faim aiguë, avec des situations proches de la famine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Camille Rast vise le podium sur le slalom de Flachau

Publié

le

Camille Rast propose un excellent ski depuis quelques semaines. (© KEYSTONE/AP/Marco Trovati)

Camille Rast a une nouvelle occasion de briller en Coupe du monde de slalom. La Valaisanne est l'une des favorites à la victoire lors de l'épreuve nocturne de Flachau mardi (17h45/20h45).

Victorieuse des deux dernières épreuves techniques disputées à Kranjska Gora les 3-4 janvier (géant et slalom), la Valaisanne est dans une forme olympique à quelques semaines, justement, des Jeux de Milan-Cortina (6-22 février). En Slovénie, elle a enfin réussi à devancer la reine des piquets serrés, l'Américaine Mikaela Shiffrin.

Camille Rast sera donc logiquement l'une des favorites à la victoire dans la station autrichienne de Flachau, où elle avait décroché le 2e succès de sa carrière en Coupe du monde il y a un an. Elle y avait devancé Wendy Holdener pour un remarquable doublé suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Ukraine: des frappes russes font deux morts près de Kharkiv

Publié

le

Image d'illustration d'un pompier tentant d'éteindre un feu après une attaque de missile à Kharkiv, en début d'année. (© KEYSTONE/AP/Andrii Marienko)

Des frappes russes ont fait au moins deux morts et trois blessés près de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a annoncé le gouverneur régional tôt mardi.

"A l'heure actuelle, nous savons que deux personnes ont été tuées dans les attaques ennemies en périphérie de Kharkiv", a écrit Oleg Synegoubov sur le réseau social Telegram. Plus tôt dans la nuit, ce responsable avait mis la population en garde face à une "menace de drone ennemi".

A l'intérieur de la capitale régionale, une frappe de drone a par ailleurs eu lieu contre "un sanatorium pour enfants du district Chevtchenkivskyi", a noté Igor Terekhov, le maire de Kharkiv - la deuxième ville la plus peuplée du pays avant l'invasion lancée par Moscou en février 2022. L'attaque dans ce district n'a pas fait de victimes d'après les premières informations disponibles, a décrit M. Synegoubov, sans mentionner explicitement le sanatorium.

Dans la région de Zaporijjia (sud-est), "des explosions" liées à une attaque russe ont été entendues, a rapporté le gouverneur local Ivan Fedorov sur Telegram.

Et à Kiev, le chef de l'administration militaire locale Tymour Tkatchenko a invité les habitants à la prudence face à une attaque de "missiles balistiques" russes en cours.

Près de quatre ans après le lancement de l'offensive à grande échelle de la Russie, l'Ukraine est bombardée quotidiennement. Moscou pilonne notamment sans relâche les infrastructures électriques ukrainiennes avec drones et missiles, engendrant des coupures d'électricité en plein hiver.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Le Minnesota poursuit l'administration Trump

Publié

le

Minneapolis (en photo son maire Jacob Frey) et l'Etat du Minnesota ont porté plainte contre les agissements de la police de l'immigration dans leur ville et Etat. (© KEYSTONE/AP/Jen Golbeck)

La ville de Minneapolis et l'Etat du Minnesota ont annoncé lundi poursuivre en justice l'administration Trump contre les opérations d'envergure de la police fédérale de l'immigration. Ces dernières sont menées depuis plusieurs semaines dans la région.

Au cours d'une de ces opérations il y a cinq jours, une femme américaine de 37 ans, Renee Good, a été abattue au volant de sa voiture par un agent de la police de l'immigration (ICE). Sa mort a déclenché une vague de manifestations à travers le pays au cours du week-end, à Minneapolis et au-delà, New York, Los Angeles ou encore Boston.

"Vous ne pouvez pas arrêter sans discernement des citoyens américains dans nos rues. Vous ne pouvez pas traîner des femmes enceintes dans la neige. Vous n'avez pas le droit de faire sortir des adolescents de leur voiture et de les arrêter quand ils sont, en réalité, des citoyens américains", a énuméré le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, au cours d'une conférence de presse destinée à annoncer cette action en justice.

"C'est contraire à la loi dans tous les Etats et c'est contraire à la Constitution des Etats-Unis", a dénoncé l'élu.

Les agents de la police de l'immigration "doivent eux-mêmes respecter la loi dans l'exercice de leurs fonctions. Nous estimons qu'ils ne le font pas. Ils doivent agir dans les limites de la loi et de la Constitution", a déclaré le procureur général du Minnesota, Keith Ellison.

Malgré un week-end de protestations nationales, le gouvernement américain a annoncé dimanche l'envoi de "centaines" d'agents fédéraux supplémentaires à Minneapolis.

Après la mort de Renee Good, Donald Trump a immédiatement défendu la thèse de la légitime défense du policier, une version fermement contestée en particulier par l'opposition locale démocrate, vidéos à l'appui.

L'Etat de l'Illinois, un autre Etat démocrate ciblé par l'offensive anti-immigration de Donald Trump, à Chicago notamment, a initié lundi une procédure judiciaire similaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

Trump impose 25% de droits de douane à qui commerce avec l'Iran

Publié

le

Donald Trump promet 25% de droits de douane à quiconque commercera avec l'Iran. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump, qui continue à envisager l'option militaire face à la répression des manifestations par Téhéran, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.

La Chine est le principal partenaire commercial de l'Iran.

"Cette décision est définitive" et "prend effet immédiatement", a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

Donald Trump a plusieurs fois menacé de "frapper très fort" en Iran en cas de répression sanglante, mais n'est pas passé à l'acte.

"Les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé lundi à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Vierge

Pour mener vos revendications à bien, vous comptez sur des alliances, mais rien ne garantit que tous vos collègues acceptent de se mobiliser !

Les Sujets à la Une