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L'ONU déçue par des donateurs loin des attentes sur le Yémen

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Le président de la Confédération Ignazio Cassis a rappelé que les rations alimentaires pour des millions de Yéménites ont dû être coupées (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

La communauté internationale n'a pas répondu aux attentes de l'ONU pour financer l'aide au Yémen. Près d'1,3 milliard de dollars ont été promis mercredi, loin des 4,3 requis. La Suisse, coorganisatrice de la réunion, a appelé à ne pas oublier ce pays malgré l'Ukraine.

Alors que plus des deux tiers des Yéménites ont besoin d'une assistance humanitaire, 13% de plus sur un an, l'ONU veut aider plus de 16 millions de personnes. Le montant demandé représentait près de deux fois plus que le financement reçu l'année dernière.

"Nous espérions davantage", a affirmé à plusieurs reprises le chef des affaires humanitaires de l'ONU Martin Griffiths, au terme de la conférence de donateurs. "C'est une déception", a-t-il ajouté à l'égard de certains qui n'ont pas annoncé de soutien, sans les nommer.

Il a promis de poursuivre les efforts pour tenter d'atteindre au moins l'enveloppe de l'année dernière. "Nous avons besoin de davantage" et "nous ne pouvons pas abandonner les Yéménites", a renchéri le chef du Corps suisse d'aide humanitaire, l'ambassadeur Manuel Bessler, qui suggère une nouvelle réunion dans quelques mois.

Auparavant, de nombreux acteurs avaient alerté sur la situation désastreuse au Yémen. "Des millions de Yéménites ont déjà vu leurs rations alimentaires coupées en raison d'un manque de financement", avait dit le président de la Confédération Ignazio Cassis. Il a annoncé une assistance de 14,5 millions de francs pour cette année, une enveloppe presque similaire à l'année dernière. En six ans, l'aide suisse a atteint plus de 85 millions de francs.

Millions de Yéménites en difficulté

M. Cassis a à nouveau appelé à un cessez-le-feu "sans délai", comme le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, à un dialogue entre les parties sans précondition et à une assistance humanitaire sans entraves. L'ONU redoute elle une détérioration de la situation avec la guerre en Ukraine.

Les prix de la nourriture, du carburant et d'autres composantes indispensables vont "exploser", a dit M. Guterres. D'autres coupes de rations pourraient être décidées alors que des millions de personnes font face à une insécurité alimentaire, a-t-il ajouté.

De son côté, le premier ministre yéménite Maïn Abdelmalek Saïd a relevé que l'aide reçue ces dernières années a empêché une large famine. Mais les Yéménites et leur économie sont affectés, a-t-il ajouté, accusant largement les rebelles Houthis d'être responsables.

Une situation "bouleversante" et "exaspérante", selon l'émissaire du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) pour le Yémen, Angelina Jolie. L'actrice, qui s'est rendue dans le pays il y a une dizaine de jours, en a appelé au soutien des gouvernements.

Le Yémen dépend de la Russie et de l'Ukraine pour un tiers de son blé, a dit à la presse à Genève le chef des affaires humanitaires de l'ONU Martin Griffiths. "Il est trop tôt" pour voir un effet du conflit ukrainien pour le moment mais celui-ci va arriver, ajoute M. Griffiths.

La communauté internationale devra alors le prendre en charge, comme dans d'autres pays. "Il est important d'être attentif au Yémen aussi" et pas seulement à l'Ukraine, dit M. Bessler.

Aide dans tout le pays

Ces derniers mois, deux tiers des dispositifs onusiens au Yémen ont été revus ou fermés en raison du manque de financement. Plusieurs millions de personnes pourraient ne plus avoir accès prochainement à de l'eau potable.

Lundi, plusieurs agences onusiennes avaient affirmé que l'insécurité alimentaire menace cinq fois plus de personnes en raison du conflit mais aussi de la crise ukrainienne. L'ONU veut apporter de la nourriture à 7 millions de personnes et des soins à 13 millions de Yéménites. M. Griffiths appelle à nouveau à la levée des obstacles à l'importation alimentaire et de carburant dans le pays.

Les civils sont très affectés, déplore de son côté M. Bessler. De retour il y a quelques semaines d'Aden, contrôlée par le gouvernement en exil, et de Sanaa, pilotée par les rebelles Houthis, il appelle à la fois à une aide urgente et une assistance économique "à long terme".

L'année dernière, l'ONU et ses partenaires ont pu aider environ 12 millions de personnes chaque mois. Les citoyens vulnérables ont pu être assistés dans toutes les régions du pays. Deux tiers de la population se trouvent en extrême pauvreté. En sept ans de conflit, des dizaines de milliers de civils ont été tués, selon l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Troisième succès de Sina Frei, Colombo 2e

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Sina Frei s'est imposée en short-track à Leogang (© KEYSTONE/MAXIME SCHMID)

Sina Frei a confirmé sa grande forme lors de la 3e manche de la Coupe du monde. La Zurichoise s'est imposée en short-track à Leogang, en Autriche, devant Jenny Rissveds et Alessandra Keller.

C'est sur une piste boueuse que Frei a trouvé les ressources pour l'emporter en accélérant le rythme lors du dernier tour. La Suédoise Rissveds a perdu quatre secondes, Keller sept. La Suissesse Nicole Koller a pris la 4e place.

La série de podiums suisses en Coupe du monde se prolonge sur dix courses. Frei, vice-championne olympique en 2021, qui n’avait remporté sa première victoire en Coupe du monde dans la discipline olympique qu’en mai dernier lors de l’ouverture de la saison à Yongpyong, a encore consolidé son avance au classement général de la Coupe du monde et au classement de la discipline.

Chez les messieurs, Filippo Colombo a dû céder la première place au Danois Simon Andreassen, vainqueur pour la première fois en short-track, en raison d'une chute du Chilien Martin Vidaurre Kossmann, alors 2e, dans le dernier virage. Fabio Püntener a manqué de peu son premier podium sur courte distance, terminant 4e.

Les courses principales sont prévues dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un Suisse tué dans la chute d'un hélicoptère près du Lac Majeur

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L'accident, survenu sur la rive italienne du Lac Majeur, a coûté la vie à un septuagénaire suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/TI-PRESS/ALESSANDRO CRINARI)

Un accident d'hélicoptère a fait un mort et trois blessés vendredi en fin de matinée dans la partie italienne du Lac Majeur, dans le Piémont. La victime est un Suisse de 72 ans habitant dans la région, rapportent les agences transalpines.

L'appareil venait de décoller d'une villa de la région lorsqu'il est tombé à Solcio di Lesa, dans la province de Novare, à 10 km au sud de la station balnéaire de Stresa, pour une cause encore à déterminer. Toutes les personnes impliquées se trouvaient à bord de l'hélicoptère.

La victime est un entrepreneur suisse installé depuis longtemps dans une villa de cette zone. L'enquête devra préciser s'il détenait également la nationalité italienne. Selon une première reconstitution des faits, c'est lui qui était aux commandes de l'appareil.

Les trois blessés sont des amis de la victime, âgés de 24, 57 et 58 ans. Leur vie ne serait pas en danger. Ils ont été transportés dans les hôpitaux de Novare et de Borgomanero.

Selon l'agence italienne Ansa, la famille de la victime est connue dans le monde de la finance. Contacté par Keystone-ATS, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a indiqué avoir été informé du décès d’un ressortissant suisse survenu à la suite d’un accident d’hélicoptère en Italie.

Pour des raisons liées à la protection des données et des personnes, les services d'Ignazio Cassis n'étaient pas en mesure de donner davantage d’informations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / ans / akr

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Plateformes numériques: une Convention approuvée à l'OIT à Genève

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Le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT) Gilbert Houngbo a estimé que des millions de travailleurs des plateformes numériques attendaient la Convention validée par les membres. (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Les travailleurs des plateformes numériques seront mieux protégés. Les membres de l'Organisation internationale du travail (OIT) ont validé vendredi une Convention à Genève au terme de deux ans de discussions, première sur l'impact de la numérisation sur le travail.

Les pays qui la ratifieront parmi les 187 de l'institution s'engageront sur des principes généraux à garantir les libertés syndicales, à éliminer le travail forcé et à abolir le travail des enfants. Un environnement sûr et sain doit aussi être défendu.

En cas de danger pour leur santé ou leur existence, les travailleurs auront un droit de retrait. De même, ils devront être protégés contre les violences ou le harcèlement en ligne. La protection sociale, un usage responsable des systèmes autonomes et la protection des données doivent aussi être honorés.

Rapporteuse de la commission sur cette question, l'ambassadrice suisse Valérie Berset Bircher a salué une avancée "historique" et "importante" face aux nouvelles technologies. L'OIT a montré "sa capacité à répondre aux réalités émergentes", a-t-elle dit après dix jours de discussions à la Conférence internationale du travail.

Elle reste un acteur indispensable pour les normes du travail à l'avenir, selon la cheffe des affaires internationales du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). "Les discussions ont été exigeantes et difficiles" mais elles ont montré la valeur du fonctionnement tripartite de l'organisation, a-t-elle dit devant les membres. Les gouvernements ont proposé des compromis entre employeurs et syndicats.

Le directeur général de l'OIT Gilbert Houngbo a ajouté que des millions de travailleurs attendaient le résultat de ces discussions. "Nous ne pouvions pas les décevoir", a-t-il dit. La Convention a été validée par 406 voix contre 8 oppositions et 36 abstentions. Elle entrera en vigueur un an après la ratification par deux membres.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Obsèques de Bernadette Chirac à Paris, en libre accès au public

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Le cercueil de Bernadette Chirac entre à la Basilique Sainte-Clotilde à Paris. (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Les obsèques de Bernadette Chirac, veuve de l'ancien président de droite français Jacques Chirac, décédée à 93 ans, ont eu lieu vendredi en la basilique Sainte-Clotilde à Paris, en présence de nombreuses personnalités du monde politique et du spectacle.

Sur le parvis, une petite foule rassemblée autour des barrières a pu suivre, grâce à des enceintes, la messe durant laquelle son petit-fils unique, Martin Rey-Chirac, 30 ans, a pris la parole pour saluer "l'énergie inépuisable" de sa grand-mère.

"La mission qui l'habitait n'a jamais varié: se tenir auprès des plus fragiles, rendre l'hôpital plus humain pour les enfants et la vieillesse moins solitaire pour nos aînés", a-t-il souligné.

Le lieu était symbolique: Bernadette et Jacques Chirac s'étaient mariés dans la chapelle Sainte-Clotilde toute proche, où s'étaient également tenues les obsèques de la fille aînée du couple, Laurence, en 2016.

Brigitte Macron, l'épouse de l'actuel président Emmanuel Macron, était présente.

L'actuelle première dame, qui a succédé à Bernadette Chirac à la tête de la Fondation des Hôpitaux à l'origine de l'opération caritative Pièces jaunes, a confié après la cérémonie avoir vu Bernadette Chirac pour la dernière fois le 1er mai. Pour elle, "l'important, c'était de tenir dans toutes les circonstances", a relevé Mme Macron, mettant en avant sa "force" et sa "rigueur".

Parmi les personnalités présentes: les anciens présidents François Hollande - élu du département de la Corrèze (centre-ouest) comme Bernadette Chirac - et Nicolas Sarkozy, accompagnés de leurs épouses Julie Gayet et Carla Bruni-Sarkozy.

Les anciens premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Edouard Philippe étaient également présents.

Elle-même élue

Dans la foule venue rendre hommage à l'ancienne première dame, Laurence dit garder le souvenir d'une "personne intelligente, brillante", avec "une forte personnalité" et un "sens politique extrêmement aigu".

Romain, âgé d'une vingtaine d'années, explique quant à lui avoir tenu à dire au revoir à "une première dame exceptionnelle", "une femme d'action, une femme de caractère".

A l'issue de la cérémonie, l'ancienne première dame a été inhumée dans le caveau familial au cimetière du Montparnasse à Paris, auprès de son époux, décédé en 2019, et de leur fille Laurence.

Décédée vendredi dernier à l'âge de 93 ans, Bernadette Chirac était née le 18 mai 1933 dans une famille de diplomates du très chic XVIe arrondissement de Paris.

Elle a été la seule première dame (un terme qu'elle n'aimait pas) française à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze, département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015.

C'est dans ce territoire qu'un hommage lui sera également rendu dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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