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International

Les commerçants américains ont le vent en poupe, pas l'Europe

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Aux Etats-Unis, le contexte semble sain avec une réaccélération des dépenses de consommation au cours du second semestre 2024 et une très bonne configuration pour l'année à venir. (archives) (© KEYSTONE/EPA/OLGA FEDOROVA)

Bonnes perspectives pour les distributeurs américains, moins pour les européens: le contexte politique et économique pèse lourd sur l'activité du secteur de la distribution, dont la bonne santé dépend de l'envie des ménages à dépenser dans leurs rayons.

Pour son premier rassemblement de la fédération mondiale de la distribution, la déléguée générale de la fédération patronale des supermarchés (FCD) française Layla Rahhou a été surprise de la différence d'états d'esprit.

"Les Américains sont très optimistes, les Européens beaucoup moins", a-t-elle détaillé à l'AFP dimanche soir, en marge du salon du commerce National Retail Forum (NRF) qui se tient à New York.

Au-delà d'une dimension culturelle, il y a surtout des facteurs objectifs.

"Prudemment optimistes"

Aux Etats-Unis, "le contexte semble sain avec une réaccélération des dépenses de consommation au cours du second semestre 2024 et une très bonne configuration pour l'année à venir", a déclaré lundi lors d'un point-presse au salon NRF Sarah Wolfe, économiste pour la banque privée Morgan Stanley Wealth Management, évoquant des "perspectives prudemment optimistes".

C'est moins le cas en Europe, où le pessimisme ambiant est nourri par l'instabilité politique dans plusieurs pays.

La situation des supermarchés n'y est toutefois pas uniforme. "Une partie de l'Europe se reprend déjà très bien avec des ventes qui sont déjà reparties en croissance", aussi bien en chiffre d'affaires qu'en volumes vendus, explique l'analyste financier Clément Genelot, spécialiste du secteur pour la banque d'affaires européenne Bryan Garnier & Co.

C'est notamment le cas en Europe du sud et au Royaume-Uni où le grand leader Tesco (28,5% du marché dans le pays) vient d'annoncer des ventes de Noël record.

En revanche, deux pays se distinguent plutôt négativement: la Pologne où le leader Biedronka, propriété du portugais Jeronimo Martins, et le discounter allemand Lidl se livrent depuis presque un an à une "guerre des prix très dure", observe M. Genelot.

Et la France, où l'incertitude politique est immense. Va-t-il y avoir des hausses d'impôts? Certains médicaments vont-ils être moins remboursées, certaines aides sociales moins distribuées? En l'absence de budget pour 2025, les ménages vont, dans l'attente, avoir tendance à épargner plutôt qu'à dépenser.

Plusieurs acteurs du secteur ont déjà connu des déboires en France ces derniers mois. Déroute de Casino, étranglé par sa dette et qui a dû vendre la quasi-totalité de ses magasins grands formats à ses concurrents. Plans sociaux chez Casino encore, Auchan et dans une moindre mesure Carrefour.

Walmart fait des jaloux

Et procédures judiciaires contre ce dernier émanant de la CFDT, qui lui reproche de céder la gestion de nombreux magasins à des tiers franchisés ou locataires-gérants, faisant perdre acquis sociaux et salaire à un nombre toujours plus important de collaborateurs, plus de 27.000 depuis 2017 selon elle.

Certains acteurs s'en sortent toutefois bien, à commencer par le leader E.Leclerc, avec près du quart du marché.

Mais les performances boursières du leader mondial Walmart sont jalousées par l'ensemble des distributeurs.

Le mastodonte américain, roi de la "big box" - gigantesque magasin où tout s'achète, de la nourriture aux vêtements en passant par les télévisions -, a relevé ses objectifs financiers pour l'exercice décalé 2025 mi-novembre, comme lors des deux trimestres précédents.

"Ça fait dix ans que tout le monde dans le secteur a les yeux rivés sur Amazon, aujourd'hui tout le monde a les yeux rivés sur Walmart", commente le PDG de VusionGroup Thierry Gadou, spécialiste français de l'étiquette électronique et important prestataire de l'américain.

Un des facteurs de succès à ses yeux: la capacité de Walmart à faire de ses magasins des entrepôts de livraison de ventes en ligne. Aux Etats-Unis, les ventes e-commerce du distributeur ont bondi de 22%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Japon: l'inflation ralentit mais reste élevée

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La Première ministre a promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation de 8% sur les deux prochaines années pour soulager les ménages face à l'inflation (archives) (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

L'inflation au Japon a ralenti en janvier grâce aux subventions sur l'énergie, mais reste à un niveau élevé, de quoi conforter la Première ministre Sanae Takaichi dans sa promesse d'accorder un important rabais fiscal pour soulager les ménages.

Les prix à la consommation au Japon ont augmenté de 2% (hors produits frais) en janvier sur un an, selon des chiffres gouvernementaux publiés vendredi, le plus bas niveau de l'inflation depuis deux ans.

Ce chiffre, bien en-deçà des 2,4% enregistrés en décembre, correspond à la cible de 2% fixée par la banque centrale (BoJ) et est conforme aux prévisions du marché.

Comme en décembre, ce nouvel essoufflement de la hausse des prix à la consommation s'explique par des facteurs temporaires, dont une suppression de la taxe sur les carburants mise en place en décembre. Sur un an, les prix de l'essence ont plongé de 14,6%.

En excluant à la fois les produits frais et l'énergie, l'inflation n'a ralenti qu'à 2,6%, contre 2,9% en décembre, se maintenant ainsi très au-delà de la barre des 2%.

Les coûts de l'alimentation (hors produits frais) ont encore bondi de 6,7% sur un an. Les tarifs du riz ont gonflé d'environ 28% : ces derniers sont très surveillés après avoir flambé en 2025. Et la faiblesse du yen renchérit les produits importés.

"Le soutien gouvernemental a été l'une des principales raisons du repli général de l'inflation. Les effets de base ont également joué un rôle, les prix ayant fortement augmenté début 2025", commente Stefan Angrick, de Moody's Analytics.

Ces chiffres clés sur l'inflation sont publiés alors même que Sanae Takaichi s'apprête vendredi à prononcer son discours de politique générale au Parlement après le triomphe électoral de son Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) aux législatives anticipées du 8 février.

Rabais fiscal

Cette inflation toujours élevée, bien qu'en reflux, devrait l'inciter à ne pas reculer sur sa promesse d'exempter les produits alimentaires de la taxe sur la consommation de 8% sur les deux prochaines années pour soulager les ménages face à l'inflation.

Devenue en octobre la première femme cheffe de gouvernement dans l'archipel, Mme Takaichi s'était déjà emparée du dossier en dévoilant en novembre un plan de relance équivalant à 117 milliards d'euros pour aider ménages et entreprises, avec subventions énergétiques et allocations.

Mais sa promesse électorale du rabais fiscal sur les produits alimentaires a brièvement affolé les marchés, inquiets de dérapages budgétaires, et fait bondir les rendements obligataires.

Le Fonds monétaire international (FMI) a d'ailleurs appelé mercredi Tokyo à renoncer à cette "mesure non ciblée qui augmenterait les risques" en termes d'endettement public.

Sanae Takaichi, qui n'entend pas reculer, a cependant tenté de rassurer en affirmant mercredi conserver une politique budgétaire "responsable" et assurant qu'un "conseil national" réunirait les principaux partis pour examiner le financement de la mesure.

"Généreuses subventions"

L'archipel, longtemps guetté par la déflation, est confronté depuis le printemps 2022 à une hausse soutenue des prix à la consommation au-delà de 2%. Pour l'endiguer, la BoJ a entamé en mars 2024 un resserrement de ses taux, après 10 ans de politique monétaire ultra-accommodante.

Face à la flambée du coût de la vie et à la faiblesse chronique du yen, la banque centrale a déjà relevé mi-décembre son taux directeur au plus haut niveau depuis 1995, à 0,75%.

L'inflation globale, tous produits inclus, a ralenti à 1,5% sur un an le mois dernier, contre 2,1% en décembre, ce qui pourrait compliquer l'équation pour l'institution.

"Pour les mois à venir, nous prévoyons un nouvel affaiblissement de l'inflation globale, qui devrait se situer légèrement au-dessus de 1% en février et mars, grâce à l'entrée en vigueur de généreuses subventions énergétiques", souligne Abhijit Surya, analyste de Capital Economics.

"Les pressions inflationnistes montrant des signes d'atténuation, la Banque du Japon ne se précipitera pas pour reprendre son cycle de hausse des taux", estime-t-il.

Pour autant, "des facteurs structurels maintiendront l'inflation sous-jacente (hors produits frais) au-dessus de l'objectif de 2% dans un avenir prévisible (...) les conditions seront réunies pour une hausse des taux d'ici le milieu de l'année", prévient l'économiste.

Au-delà de ce relèvement attendu, "les obstacles à de nouvelles hausses sont importants (...), la croissance des salaires est fragile. Il sera plus difficile de justifier un resserrement monétaire supplémentaire", tempère M. Angrick.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les curleurs suisses n'ont pas le temps de tergiverser

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Yannick Schwaller et ses compères n'ont pas le temps de tergiverser (© KEYSTONE/AP/Misper Apawu)

Battus de peu par la Grande-Bretagne en demi-finale olympique jeudi, les curleurs suisses n'ont pas le temps de tergiverser. Le match pour la 3e place est programmé vendredi dès 19h05.

Le quatuor composé de Yannick Schwaller, Benoît Schwarz-van Berkel, Pablo Lachat-Couchepin bénéficie d'une deuxième chance de remporter une médaille. Le CC3C Genève affrontera vendredi la Norvège, qui s'est inclinée 5-4 face au Canada en demi-finale après un end supplémentaire.

"Sur le papier, nous sommes peut-être les favoris", estime le skip Yannick Schwaller. "Nous voulions remporter une médaille olympique, eux sont peut-être déjà contents d'avoir atteint les demi-finales. Ils se sont plutôt faufilés dans la compétition."

Mais cela ne rendra pas les choses plus faciles. "Nous devons nous ressaisir le plus rapidement possible et nous remettre au travail vendredi avec le même état d'esprit et la même ambiance au sein de l'équipe", souligne Schwaller.

Son équipe a déjà perdu des demi-finales par le passé, et connaît donc parfaitement cette situation. "Je ne doute donc pas que nous serons à nouveau prêts et en forme", conclut Yannick Schwaller, confiant avant de retrouver une formation norvégienne que la Suisse avait dominée 10-4 mercredi dans le Round Robin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Hockey sur glace: La tête déjà tournée vers Zurich en mai

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Romain Josi et l'équipe de Suisse veulent aller loin lors du Championnat du monde à Zurich en mai. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse est passée tout près de l'exploit lors des quarts de finale à Milan mercredi face à la Finlande (défaite 3-2 ap). Il s'agit maintenant de se tourner vers le Mondial de Zurich en mai.

"C'est dur." Cette petite phrase, Roman Josi l'a répétée une multitude de fois après cette défaite face une Finlande NHL au terme d'une très belle débauche d'énergie. Pendant 59 minutes et des poussières, la Suisse y a cru. Elle a mené 2-0 jusqu'à la 54e, moment choisi par Sebastian Aho pour réduire la marque. Puis à 72 secondes de la fin du troisième tiers et alors que les Finlandais avaient sorti leur gardien, c'est Heiskanen qui a égalisé, avant que Lehkonen ne crucifie la Suisse en prolongation, à 3 contre 3.

"Nous avons une équipe incroyable et nous avons fait un excellent tournoi, mais il y a parfois des choses qui sont inexplicables, a dit le capitaine de la sélection. Cet échec va nous faire mal pendant longtemps." En 2018 à Copenhague, ils s'étaient inclinés 3-2 tab devant la Suède. En 2024 à Prague, 2-0 face à la Tchéquie. Et l'an dernier à Stockholm, 1-0 ap contre les Etats-Unis.

Mercredi à Milan, les Suisses n'ont pas manqué l'or, mais très certainement l'un des plus grands exploits de l'ère moderne. Car battre une équipe composée uniquement de joueurs NHL aurait constitué un exploit. Et les Helvètes auraient eu la possibilité de jouer une médaille.

Des Suisses trop "gentils"

On le sait depuis plusieurs années, Fischer a mis en place un groupe solide où les individualités se mettent au service du collectif. Il ne faut toutefois pas être dupe et se rendre compte que la Suisse peut régater parce qu'elle dispose d'un très bon noyau de joueurs venant d'outre-Atlantique. Seulement lorsque Kevin Fiala et Denis Malgin se sont blessés face au Canada, la sélection à croix blanche n'a pas sombré. Fischer a revu son alignement et introduit Simon Knak.

Les unités spéciales ont fait le job. Le power-play occupe le troisième rang derrière le Canada et les Etats-Unis en termes d'efficacité. Le box-play est juste derrière celui des Américains. Il n'y a qu'au niveau de l'efficacité devant le but que la Suisse a péché avec une 10e place, juste devant la France et l'Italie. On dira que c'est assez récurrent, mais la Suisse a toujours manqué de ce "killer instinct" que l'on a pu voir mercredi soir chez les Finlandais, les Canadiens et les Américains.

Genoni encore le meilleur

Si tout a déjà été écrit sur la présence des stars de la NHL et sur la meilleure équipe de Suisse de l'histoire, il convient, encore une fois, de louer les performances de Leonardo Genoni. Le Zougois s'est à nouveau distingué. En quatre matches, sur cinq, il a posté deux blanchissages et affiche un pourcentage d'arrêts de 94,55%. Seul l'Américain Connor Hellebuyck fait mieux (95,77%).

"Leo est incroyable, a rappelé Roman Josi en rendant hommage au septuple champion de Suisse. Il est toujours le meilleur gardien lors des grands tournois, il a déjà remporté tellement de matches pour nous. C'est fou qu'il n'ait jamais joué en NHL."

Même si Josi, Hischier, Meier, Moser ou encore Niederreiter ont montré la voie, les joueurs de National League ont fait leur part. La quatrième ligne composée de Damien Riat, Ken Jäger et Simon Knak a particulièrement séduit par son énergie et c'est ce trio qui a ouvert le score grâce à sa ténacité.

Rendez-vous le 14 avril

La prochaine date au calendrier de l'équipe nationale, c'est le 14 avril. Débutera alors la préparation de quatre semaines pour le Championnat du monde. Après deux matches en Slovaquie, la Suisse aura deux rencontres à domicile avant les deux derniers tournois de l'Euro Hockey Tour en Tchéquie et en Suède. Le Mondial à Zurich commencera le 15 mai avec la revanche de la finale de l'an dernier contre les Américains. Les Helvètes enchaîneront avec la Lettonie, l'Allemagne, l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Hongrie et la Finlande.

Concernant les joueurs de NHL, tous viendront s'ils sont en santé. Janis Moser et Akira Schmid pourraient jouer les play-off qui démarreront autour du 20 avril. Mais Fischer pourrait récupérer des éléments éliminés après les deux premiers tours. Philipp Kurashev, en fin de contrat avec San Jose, osera-t-il parier sur lui-même comme Kevin Fiala en 2019, lui qui avait payé lui-même son assurance pour venir avec l'équipe de Suisse? Et Kevin Fiala, justement, sera-t-il remis de sa fracture à la jambe, et si oui les Los Angeles Kings le laisseront-ils aller jouer ce tournoi à domicile pour la der de Patrick Fischer?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Décès à 53 ans de l'acteur de "Grey's Anatomy" Eric Dane

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Eric Dane est apparu dans 139 épisodes de "Grey's Anatomy" (archives). (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

L'acteur américain de la série "Grey's Anatomy" Eric Dane est décédé à 53 ans, selon des informations publiées jeudi par les médias américains. Il avait annoncé l'an dernier qu'on lui avait diagnostiqué une sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Ce trouble neurologique également connu sous le nom de maladie de Lou Gehrig.

"C'est le coeur lourd que nous annonçons qu'Eric Dane est décédé jeudi après-midi, à l'issue d'un combat courageux contre la SLA", a déclaré sa famille dans un communiqué cité par CBS et d'autres médias.

Eric Dane, né à San Francisco, a fait ses débuts à la télévision en 1991 dans un épisode de la série "Sauvés par le gong".

Son rôle marquant dans "Grey's Anatomy" a commencé en 2006, dans lequel il incarnait le séduisant chirurgien Dr. Mark Sloan. Il est apparu dans 139 épisodes jusqu'en 2021.

Il a également joué dans la série dramatique de HBO "Euphoria", où il incarnait Cal Jabobs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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