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Climat

Les inondations ont fait plus d'une centaine de morts à Petropolis

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Pompiers et bénévoles poursuivaient les recherches jeudi à Petropolis, ville touristique du Brésil où glissements de terrain et inondations ont déjà fait plus d'une centaine de morts. (© KEYSTONE/AP/Silvia Izquierdo)

Les autorités de la ville brésilienne de Petropolis ont déclenché jeudi les sirènes d'alarme pour évacuer plusieurs zones à risque avant de nouvelles fortes précipitations. Les pluies diluviennes ont déjà coûté la vie à au moins 117 personnes.

Les habitants de plusieurs quartiers de cette ville de 300'000 habitants, située dans une région montagneuse à 60 km au nord de Rio de Janeiro, ont été appelés en fin d'après-midi par des alarmes et des SMS à se mettre à l'abri chez des proches ou dans des refuges "en raison du volume de pluie qui tombe sur la ville et va continuer, avec une intensité modérée à forte, dans les prochaines heures", a indiqué la Défense civile locale.

Au moins deux rues ont été fermées et leurs habitants évacués après un glissement de "blocs rocheux", qui n'a fait aucun blessé, ont ajouté les secours.

Ces nouvelles précipitations surviennent 48 heures après les pluies torrentielles qui ont transformé les rues pittoresques de cette ville très touristique en rivières de boue, détruisant les maisons et charriant des dizaines de voitures et bus avec leurs passagers.

Espoir ténu

Alors que les enterrements de victimes se succédaient au cimetière municipal, sauveteurs et bénévoles continuaient jeudi de fouiller la boue et les décombres à la recherche de personnes disparues, avec un espoir de plus en plus ténu de les retrouver vivantes.

"Malheureusement, ça va être dur de trouver des survivants. Vu la situation, c'est même pratiquement impossible, mais nous devons donner notre maximum, pour pouvoir rendre les corps aux familles", confie à l'AFP Luciano Gonçalves, un bénévole de 26 ans couvert de boue.

"Il faut prendre beaucoup de précautions parce qu'il y a encore des zones à risque", menacées par des glissements de terrain, ajoute-t-il. Selon les autorités, quelque 500 pompiers, aidés de centaines de volontaires, sont mobilisés pour fouiller les décombres.

Le nombre de disparus reste indéterminé, seuls 41 corps, selon TV Globo, ayant été jusqu'à présent identifiés. La police locale a fait état de 116 disparus, contre 35 recensés par le ministère public.

Sansao de Santo Domingo, un caporal de la Police militaire présent pour prêter main forte aux secouristes, est parvenu jeudi à sauver un petit chien gris au milieu des décombres d'une habitation en haut de la colline. "Il était apeuré, il a même essayé de me mordre quand je suis arrivé. Il défendait son territoire, parce qu'il savait que ses maîtres avaient certainement été ensevelis juste en-dessous, dans la boue", explique ce policier.

"Pires pluies depuis 1932"

Jeudi, environ 850 personnes avaient déjà été recueillies dans des refuges improvisés, en majorité des écoles publiques.

Le président Jair Bolsonaro, en visite officielle en Russie en début de semaine, puis en Hongrie ce jeudi, devait se rendre à Petropolis vendredi, dès son retour au Brésil, pour survoler les zones sinistrées.

La ville a reçu en quelques heures mardi soir davantage de pluies que la moyenne de tout un mois de février, selon l'agence météorologique MetSul. Le gouverneur de l'Etat de Rio de Janeiro, Claudio Castro, a estimé mercredi lors d'une conférence de presse sur place qu'il s'agissait des "pires pluies depuis 1932".

Le Brésil a été frappé en cette saison des pluies par des précipitations particulièrement meurtrières - dans les Etats de Bahia (nord-est), Minas Gerais et Sao Paulo (sud-est) - que les experts ont liées au réchauffement climatique.

Voitures roues en l'air

Avec le réchauffement climatique, les risques d'épisodes de fortes précipitations augmentent, selon les scientifiques. Ces pluies, associées notamment au Brésil à une urbanisation souvent sauvage, favorisent inondations et glissements de terrain meurtriers.

A Petropolis, ancienne résidence d'été de la Cour impériale, la boue a enseveli des habitations et des toits en tôle arrachés jonchaient le sol. Des voitures, emportées par des rivières de boue, se retrouvaient les roues en l'air ou empilées sur d'autres véhicules. Des commerces ont été inondés par l'eau qui a dévalé dans les rues du centre historique.

Petropolis, avec ses vieilles maisons cossues, est une destination qui attire un grand nombre de touristes en quête d'histoire, de randonnées dans une nature montagneuse et verdoyante et d'un climat tempéré.

En janvier 2011, plus de 900 personnes avaient péri en raison d'inondations et des glissements de terrain dans une vaste région comprenant Petropolis et les villes voisines de Nova Friburgo, Itaipava et Teresopolis.

Le nombre de décès dû aux pluies diluviennes de mardi a déjà dépassé le bilan de 2011 pour Petropolis, quand 73 personnes avaient trouvé la mort.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Climat

Blatten: crédits supplémentaires de plus de 13 millions de francs

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Le premier coup de pioche de la nouvelle route entre Wiler et Blatten a été donné le 28 avril dernier (ici le président de Blatten Matthias Bellwald (à gauche) et Franz Ruppen, le chef du Département valaisan de la mobilité, du territoire et de l'environnement). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Grand Conseil a validé mardi l'octroi de crédits supplémentaires pour les travaux de reconstruction de la route cantonale menant à Blatten. Le Parlement en a fait de même avec des mesures urgentes de remise en état. Au total, cela représente 13'225'000 de francs.

Le principe du nouveau tracé de la route cantonale entre Wiler et Blatten a été défini sur la base de la carte des dangers établie par la Service des dangers naturels du canton.

Afin de boucler le chantier et les mesures de protection contre les dangers naturels pour 2029, le Canton avait adressé au Parlement, une demande de crédit supplémentaire, pour un montant de 6,1 millions de francs.

Concernant les mesures urgentes, notamment en lien avec les dangers naturels, ces mesures ont été réalisées à environ 60%. Un crédit supplémentaire pour le financement de ces subventions a ainsi été requis et désormais accepté pour le 95% des coûts globaux soit 7,125 millions de francs sur 7,5 millions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Japon: une tempête tropicale frappe Tokyo, alerte aux inondations

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L'avancée de la tempête tropicale Jangmi vers Tokyo a incité les autorités japonaises à demander à des centaines de milliers de personnes à évacuer certaines zones. (© KEYSTONE/AP/Hiro Komae)

Une tempête tropicale longeant la côte du Japon depuis lundi progresse mercredi en direction de Tokyo, les autorités mettant en garde contre des inondations dans le sillage de pluies torrentielles et appelant des centaines de milliers de personnes à évacuer.

La tempête Jangmi - classée comme "violente tempête tropicale", un niveau en-dessous de "typhon" - a déjà fait 15 blessés dans le sud du Japon mardi, privé d'électricité des milliers de foyers et cloué au sol des centaines de vols.

Les autorités ont averti du risque de nouvelles perturbations mercredi, avec de possibles retards dans les transports à Tokyo, tandis que certaines écoles de la capitale ont fermé.

Les deux principales compagnies aériennes japonaises, All Nippon Airways et Japan Airlines, ont annulé au total 616 vols - dont 92 vols internationaux - prévus mercredi.

Quelque 370'000 personnes à travers une large bande du pays, allant de l'île de Shikoku (ouest) jusqu'à Tokyo, ont été appelées à évacuer leur domicile, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

A 06h00 mercredi (23h00 en Suisse mardi), aucun nouveau blessé n'avait été signalé, mais six bâtiments ont été partiellement détruits par ce typhon - rétrogradé depuis -, le premier de la saison à toucher l'archipel.

Des pluies torrentielles ont fait gonfler les rivières dans l'ouest et l'est du Japon, y compris dans la région de Tokyo, et l'Agence météorologique japonaise a émis des alertes aux inondations pour plusieurs régions, notamment la préfecture densément peuplée d'Aichi (centre) ainsi qu'à Tokyo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat: l'ONU juge "probable à 80%" un épisode El Niño cet été

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El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans. (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/NYEIN CHAN NAING)

Le développement d'un épisode El Niño est probable à 80% entre juin et août. Cela augmente le risque d'événements météorologiques extrêmes dans les prochains mois, a alerté mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Selon la dernière mise à jour de cette agence de l'ONU, les températures "exceptionnellement chaudes" des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d'un épisode El Niño qui "devrait influencer les régimes de température et de précipitations à l'échelle mondiale".

L'OMM table ainsi sur une probabilité de 80% qu'un épisode El Niño se produise "entre juin et août 2026". "Les probabilités que cet épisode se maintienne au moins jusqu'en novembre avoisinent ou dépassent les 90%", ajoute l'organisation, tablant sur un "épisode au moins modéré, voire fort".

Selon Météo-France, El Niño, et sa phase opposée La Niña, sont les noms donnés à une variation naturelle du climat, qui induit une variation marquée de la température des eaux de l'océan Pacifique équatorial, une modification de la circulation atmosphérique mondiale et peut occasionner certains événements extrêmes sur un grand nombre de régions.

Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans la partie centre-est du Pacifique équatorial s'est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, une hausse alimentée par des températures "exceptionnellement élevées" sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l'OMM.

Parallèlement, les valeurs de l'indice d'oscillation australe, qui est la composante atmosphérique d'El Niño, "concordent" avec la mise en place de conditions d'apparition du phénomène, ajoute l'organisation.

Sécheresse et fortes pluies

"Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans", a prévenu la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.

Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.

"Urgence climatique"

Pour la période juin-juillet-août, l'OMM prévoit déjà un ensemble de conditions favorisant "une prédominance de températures supérieures à la normale dans presque toutes les régions du globe", avec un risque accru de stress thermique, de sécheresse dans certaines régions et d'événements extrêmes tels que les inondations ou les sécheresses sévères.

Elle rappelle ainsi que les centres de prévision régionaux prévoient des précipitations "inférieures à la normale" durant la saison des pluies de juin à septembre dans la Corne de l'Afrique, une mousson moins abondante que la moyenne en Asie du Sud et des conditions plus chaudes et plus sèches en Amérique centrale au cours de l'été.

Pendant l'été de l'hémisphère Nord, les eaux chaudes liées à El Niño peuvent aussi favoriser la formation d'ouragans dans le Pacifique central et oriental, tout en limitant leur développement dans l'Atlantique, ajoute l'organisation.

"Nous devons tous accorder à cette situation le degré d'urgence climatique qu'elle représente", a alerté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans une déclaration vidéo.

"Les conditions El Niño jetteront de l'huile sur le feu d'une planète qui se réchauffe. Les impacts seront encore plus forts et ressentis encore plus loin. Ils traverseront les frontières à une vitesse dévastatrice", a-t-il poursuivi, appelant encore une fois à "mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles".

Selon l'OMM, "il n'est pas prouvé que le changement climatique augmente la fréquence ou l'intensité des épisodes El Niño".

Par le passé, l'OMM avait également indiqué que "les phénomènes climatiques à grande échelle d'origine naturelle, tels qu'El Niño et La Niña, s'inscrivent dans un contexte plus large de changement climatique d'origine anthropique".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un an après la catastrophe, Blatten se rappelle et pense à l'avenir

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Un an après l'éboulement, une cérémonie commémorative a été organisée jeudi après-midi à Blatten. (© KEYSTONE/EPA/LAURENT GILLIERON)

Un an après la destruction de Blatten, une cérémonie commémorative est organisée jeudi après-midi dans la commune haut-valaisanne. Près de 500 invités sont attendus, dont la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter et des habitants du village sinistré.

Lors d'un point presse organisé avant la cérémonie, les membres du Conseil d'Etat valaisan ont dit leur "émotion" de se retrouver à Blatten, une année après un événement que "personne n'oubliera jamais". Christophe Darbellay, Stéphane Ganzer, Franziska Biner et Franz Ruppen se sont relayés pour souligner, notamment, la volonté de construire "un nouveau Blatten" et donner "un avenir à ses habitants".

Les quatre ministres - sans leur collègue Mathias Reynard retenu par une conférence intercantonale - ont aussi rappelé ce qui avait été accompli ces douze derniers mois, et ce qui restait à réaliser, évoquant notamment les questions des aides financières, du tourisme, de l'agriculture, de la mobilité ou encore de la sûreté des lieux.

"Paradis sur terre"

Le conseiller aux Etats valaisan Beat Rieder a, lui aussi, affirmé que la reconstruction de Blatten "n'est pas une illusion". Il a aussi mentionné l'importance d'une "gestion proactive des risques" à Blatten, comme ailleurs en Suisse où la montagne est menaçante. Le sénateur a encore appelé à "ne pas oublier Blatten", grâce notamment au travail des médias.

Egalement présent devant la presse, le président de Blatten, Matthias Bellwald, est revenu sur "la douleur" engendrée par la destruction du village et le décès d'une personne, évoquant un "paradis sur terre" transformé en "scènes apocalyptiques". Il a toutefois loué la "résilience" de ses concitoyens et la "solidarité" de toutes les personnes et organisations qui contribuent à la reconstruction du village.

Après ce point presse, la cérémonie commémorative doit se tenir dans une tente montée à proximité du lac qui s'était formé à la suite de l'effondrement du glacier du Birch. Elle doit durer une heure, avec notamment un discours de Karin Keller-Sutter, qui représente le Conseil fédéral.

Christophe Darbellay, en tant que président du gouvernement valaisan, et Matthias Bellwald doivent aussi prendre la parole devant les invités. Des interludes sont également prévus. La journée se clôturera avec un service religieux.

Les habitants de Blatten (300 personnes environ) ainsi que la population de la vallée ont été conviés à cette cérémonie. L'événement a aussi vu affluer plusieurs journalistes suisses et étrangers, la catastrophe ayant eu un écho à l'international. Toutes ces personnes ont été acheminées sur place dans des véhicules militaires, tandis que d'autres sont venues à pied.

Rayé de la carte

Le 28 mai 2025, à 15h24 exactement, Blatten avait été quasiment rayé de la carte lorsque le glacier du Birch s'était effondré, engloutissant la majeure partie du village. Des millions de mètres cubes de roches, gravats et glace avaient déferlé dans la vallée en quelques secondes.

Ordonnée quelques jours avant la catastrophe, l'évacuation avait permis de sauver la vie des habitants du village. Le drame a toutefois fait une victime, un berger de 64 ans qui s'occupait de son étable au moment de l'éboulement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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