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Les médiateurs tentent de prolonger la trêve

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Chaque jour depuis vendredi le Hamas relâche une dizaine de femmes et d'enfants enlevés le 7 octobre contre la libération de trois fois plus de prisonniers palestiniens. (© KEYSTONE/EPA/ALAA BADARNEH)

La trêve entre Israël et le Hamas entre mercredi dans son sixième jour avec un nouvel échange attendu d'otages israéliens contre des prisonniers palestiniens. Les médiateurs internationaux multiplient les efforts pour obtenir un cessez-le-feu durable.

"Lueur d'espoir et d'humanité au milieu des ténèbres de la guerre", selon le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, la prolongation de la trêve pour 48 heures, jusqu'à 06h00 jeudi, doit permettre la libération de 20 otages du Hamas et de 60 prisonniers palestiniens supplémentaires, a indiqué le Qatar, principal médiateur dans les négociations.

Chaque jour depuis vendredi, le Hamas relâche une dizaine de femmes et d'enfants enlevés lors de son attaque sanglante du 7 octobre en Israël, contre la libération de trois fois plus de prisonniers palestiniens. Douze otages (dix Israéliennes et deux Thaïlandais) et trente prisonniers palestiniens ont ainsi encore été libérés mardi soir.

Selon les médias israéliens, le gouvernement d'Israël a reçu mardi la liste des otages que le Hamas doit libérer mercredi. Aucune confirmation officielle n'a toutefois été formulée. L'accord de trêve, négocié avec l'appui également de l'Egypte et des Etats-Unis, a déjà permis la libération de 60 otages israéliens et de 180 Palestiniens écroués dans des prisons israéliennes.

Vingt-et-un otages étrangers, en majorité des Thaïlandais vivant en Israël, ont été libérés hors du cadre de cet accord. Les autorités israéliennes ont estimé à environ 240 le nombre de personnes enlevées et emmenées à Gaza le 7 octobre, lors de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien qui a coûté la vie à quelque 1200 personnes en Israël, en grande majorité des civils.

Seize jours à l'isolement

En représailles, Israël a promis d'"anéantir" le Hamas, qui a lancé son attaque depuis la bande de Gaza, assiégeant et bombardant sans relâche le territoire palestinien et lançant le 27 octobre une offensive terrestre. D'après le gouvernement du Hamas, 14'854 personnes, dont 6150 âgées de moins de 18 ans, ont été tuées dans les frappes israéliennes.

Peu de témoignages directs ont jusqu'à présent filtré sur les conditions de vie des otages à Gaza. Mais la grand-mère d'Eitan Yahalomi, un enfant de 12 ans libéré lundi, a raconté que le garçon avait été détenu à l'isolement pendant 16 jours. "Les jours où il a été seul ont été horribles", a déclaré Esther Yaeli au site d'information israélien Walla. "Maintenant, Eitan semble très renfermé."

M. Netanyahu a de nouveau promis mardi de "libérer tous les otages" du Hamas, classé organisation terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne et Israël. "L'armée israélienne est prête à reprendre les combats. Nous profitons des jours de pause pour (...) renforcer notre préparation", a affirmé le chef d'état-major israélien, Herzi Halevi. Du côté palestinien, des scènes de joie ont accueilli en Cisjordanie les prisonniers libérés par Israël.

A Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, Ahmed Salaima, ex-détenu palestinien de 14 ans, a retrouvé sa famille mardi soir, selon des images de l'AFP. Il s'agit du plus jeune prisonnier palestinien à avoir été libéré depuis l'entrée en vigueur de la trêve. "Je ne remercierai jamais assez Dieu pour la libération de mon fils", s'est exclamé son père, Nayef Salaima, qui a expliqué avoir "perdu tout contact" avec lui lorsque la guerre a commencé.

Les médiateurs s'activent

En coulisses, les médiateurs s'activent pour prolonger la trêve au-delà de jeudi. Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est attendu de nouveau en Israël et en Cisjordanie cette semaine. "Notre objectif principal à l'heure actuelle, et notre espoir, est de parvenir à une trêve durable qui mènera à de nouvelles négociations et, finalement, à la fin de la guerre", a déclaré le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Majed Al Ansari.

"Cependant, nous travaillons avec ce que nous avons. Et ce que nous avons, c'est qu'on peut prolonger (la trêve) d'un jour à chaque fois que le Hamas est en mesure de garantir la libération d'au moins dix otages", a-t-il expliqué. Les chefs des services de renseignement américain et israélien se trouvaient mardi à Doha pour discuter avec le Premier ministre du Qatar de la "prochaine phase" d'un accord potentiel entre le Hamas et Israël, selon une source informée de la visite.

"Nous soutenons la prolongation de cette pause et des pauses futures, si nécessaire, afin de permettre l'augmentation de l'aide et de faciliter la libération de tous les otages", ont déclaré pour leur part les chefs de la diplomatie du G7 dans un communiqué conjoint.

La prolongation de la trêve à Gaza a permis l'entrée de nouveaux camions d'aide humanitaire dans la bande de Gaza, assiégée et bombardée sept semaines durant par l'armée israélienne. Malgré l'arrivée depuis le 24 novembre de centaines de camions, la situation y reste "catastrophique", a jugé le Programme alimentaire mondial (PAM), estimant qu'"il existe un risque de famine".

Maladies contagieuses

"Nous n'avons ni eau, ni nourriture, ni farine depuis dix jours. La situation est dure, très dure", raconte à l'AFP Achraf Selim, un habitant de Gaza. "Nous vivons ici, mais en même temps nous ne sentons pas que nous vivons. Nous n'avons pas d'eau à boire, personne ne nous aide", poursuit-il.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit avoir constaté une "augmentation massive" de certaines maladies contagieuses, notamment 45 fois plus de cas de diarrhée chez les jeunes enfants qu'habituellement, alors même que la plupart des hôpitaux de la bande de Gaza sont à l'arrêt.

Selon un responsable de la Maison Blanche, la quantité d'aide humanitaire arrivée par la route dans la bande de Gaza totalise désormais 2000 camions de nourriture, de carburant, de médicaments et de matériel nécessaire au fonctionnement des infrastructures de dessalinisation de l'eau de mer.

"Nous avons atteint en un peu plus de quatre semaines une cadence soutenue de 240 camions par jour", a dit ce responsable. "Nous avons fait savoir très clairement que lorsque cette phase de libération des otages sera terminée, la cadence actuelle, ou idéalement des cadences supérieures, doit être maintenue", a-t-il ajouté.

Déjà soumis à un blocus israélien terrestre, maritime et aérien depuis 2007, le petit territoire surpeuplé a été placé le 9 octobre en état de siège total par Israël. En outre, quelque 1,7 de ses 2,4 millions d'habitants ont été déplacés par la guerre. Plus de la moitié des logements de la bande de Gaza ont été endommagés ou détruits, selon l'ONU.

Des milliers de Palestiniens, déplacés dans le sud de la bande de Gaza, ont profité de la trêve pour rentrer chez eux dans le nord, la région la plus dévastée, ignorant l'interdiction de l'armée israélienne qui y a pris le contrôle de plusieurs secteurs.

"J'essaie de retrouver des souvenirs de ma maison", raconte un Palestinien d'al-Zahra, en montrant les montagnes de décombres, là où se trouvait sa maison, détruite par des frappes israéliennes. "Al-Zahra était la plus belle ville du monde et maintenant elle a disparu", dit Zein Ashour, une jeune femme qui habitait aussi ce quartier aujourd'hui rasé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les négociations continuent pour une trêve à Gaza avant le ramadan

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Des bombardements israéliens ont de nouveau visé Gaza, notamment les villes de Rafah et Khan Younès dans le sud. (© KEYSTONE/AP/Fatima Shbair)

Les négociations entre le Hamas et les médiateurs internationaux ont continué mardi au Caire. L'espoir est de parvenir, avant le ramadan, à une trêve dans la bande de Gaza après quasiment cinq mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Des bombardements israéliens ont de nouveau visé le territoire palestinien assiégé, notamment les villes de Rafah et Khan Younès dans le sud, faisant au total 97 morts en 24 heures, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Les médiateurs égyptiens, américains et qataris tentent pendant ce temps d'arracher un compromis aux deux camps, afin d'obtenir un accord de trêve avant le début du ramadan, le 10 ou 11 mars.

Un tel accord permettrait une libération d'otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël, mais aucune avancée n'a été annoncée jusqu'à présent.

Des discussions "difficiles" se sont poursuivies mardi au Caire entre représentants de l'Egypte, des Etats-Unis, du Hamas et du Qatar, mais sans représentant israélien, a annoncé la chaîne AlQahera News, proche des services de renseignement égyptiens, en citant un haut responsable.

Les Etats-Unis haussent le ton

Les Etats-Unis, principal soutien d'Israël, réclament avec de plus en plus d'insistance un cessez-le-feu face à la catastrophe humanitaire que la guerre a causée dans la bande de Gaza.

La vice-présidente américaine, Kamala Harris, a appelé lundi le Hamas "à accepter les conditions qui sont sur la table pour une libération des otages qui se traduirait par un cessez-le-feu immédiat de six semaines et permettrait d'augmenter l'aide humanitaire".

Mais le Hamas exige notamment un cessez-le-feu définitif en préalable à tout accord.

"Il n'y aura pas de discussions avec l'ennemi sur une opération d'échange de prisonniers tant qu'il n'y aura pas un cessez-le-feu, un retrait de l'armée d'occupation (israélienne, ndlr), une reconstruction et un retour des déplacés dans leur foyer", a affirmé mardi à l'AFP un haut responsable du Hamas, Mahmoud Mardawi.

Israël rejette ces conditions, disant vouloir poursuivre son offensive jusqu'à l'élimination du mouvement islamiste, et exige, selon des médias, que le Hamas lui fournisse une liste précise des otages retenus à Gaza.

Un haut responsable du Hamas a déclaré lundi à l'AFP ignorer "qui est vivant ou mort" parmi les otages retenus dans la bande de Gaza.

Drapeaux blancs

Pour parvenir à la "victoire totale", Israël a annoncé préparer une offensive terrestre sur Rafah, une ville située à l'extrême sud de la bande de Gaza, contre la frontière fermée avec l'Egypte, où sont massés, selon l'ONU, près d'un million et demi de Palestiniens.

Rafah a une nouvelle fois été bombardée pendant la nuit et plusieurs frappes ont visé Khan Younès, à quelques kilomètres plus au nord, où les combats au sol se poursuivent, selon un journaliste de l'AFP dans la bande de Gaza.

Ces frappes ont touché les environs de l'Hôpital européen, dans le quartier de Hamad. Mardi matin, des femmes fuyaient Khan Younès, transformée en champ de ruines, portant des drapeaux blancs en passant devant les chars israéliens, selon des images de l'AFP.

"Ils ont détruit la maison sans prévenir. Le quartier s'est transformé en un enfer de feu", a raconté à l'AFP un survivant, Abdullah al-Amour, après une frappe sur une maison qui a fait 16 morts parmi lesquels un nouveau-né, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Tensions sur l'Unrwa

Dans le nord, selon le ministère de la Santé du Hamas et des témoins, des soldats israéliens ont ouvert le feu mardi sur une foule affamée qui attendait une distribution d'aide, faisant des blessés.

Des témoins ont raconté à l'AFP que des centaines de personnes s'étaient précipitées sur un convoi de 17 camions chargés de farine qui arrivaient à un carrefour du sud de la ville de Gaza, et que les soldats avaient tiré. L'armée n'a pas confirmé ces informations.

Le 29 février, une bousculade accompagnée de tirs israéliens lors d'une distribution d'aide avait fait des dizaines de morts dans cette même ville.

Selon l'ONU, la famine est "quasiment inévitable" pour 2,2 millions d'habitants de Gaza, soit l'immense majorité de la population, l'aide humanitaire n'arrivant qu'au compte-gouttes alors que les besoins sont immenses.

L'armée jordanienne a annoncé mardi avoir mené dans le nord de Gaza sa plus importante opération de parachutage d'aide humanitaire depuis le début de la guerre, en coopération avec les Etats-Unis, la France et l'Egypte.

La situation humanitaire catastrophique est aggravée par les tensions entre l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) et Israël, qui réclame son démantèlement. Israël accuse cette agence d'employer "plus de 450 terroristes" du Hamas et d'autres organisations à Gaza.

Démanteler l'Unrwa conduirait au sacrifice d'"une génération entière d'enfants" et à "semer les graines de la haine", a averti lundi le patron de l'agence, Philippe Lazzarini.

L'Unrwa a accusé lundi les autorités israéliennes d'avoir commis des actes de "torture" contre certains de ses employés arrêtés dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

Un rapport de l'ONU a par ailleurs conclu lundi qu'il existait de "bonnes raisons de croire" que des victimes du 7 octobre ont été violées, tout comme certains otages. Le Hamas a "rejeté" mardi ce rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Allemagne: une usine Tesla à l'arrêt après un incendie volontaire

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Inaugurée en 2022, la seule grande usine européenne de Tesla produit le Model Y (archives). (© KEYSTONE/dpa/Patrick Pleul)

Le fabricant américain de voitures électriques Tesla a dû mettre sa production à l'arrêt mardi dans son usine européenne implantée près de Berlin en raison d'un incendie volontaire, ont indiqué l'entreprise et les autorités locales.

"Aux premières heures de la matinée, il y a eu une panne de courant sur le réseau public, probablement en raison d'un incendie criminel, qui a entraîné l'arrêt de la production", a indiqué une porte-parole de Tesla à l'AFP, précisant avoir renvoyé les employés chez eux et ne pas savoir quand la production pourra reprendre.

Inaugurée en 2022, cette "gigafactory", la seule de Tesla en Europe, produit le Model Y, le SUV roi des ventes d'électriques sur le continent et emploie quelque 11?500 salariés.

Le gouvernement régional a parlé d'un "incendie volontaire" visant un pylône électrique à proximité du site.

"Des milliers de personnes ont été coupées de l'approvisionnement de base et mises en danger", a-t-il indiqué dans un communiqué, évoquant un "acte de sabotage".

Une enquête a été ouverte pour "suspicion d'incendie criminel", a indiqué la police locale.

Le site de l'usine située sur la commune de Grünheide, une zone boisée au sud de Berlin, est sous le feu des critiques depuis le dépôt d'une demande de Tesla de l'agrandir de 170 hectares.

Lors d'un vote consultatif organisé par la municipalité fin février, les habitants ont exprimé leur opposition au projet et leurs inquiétudes vis à vis notamment de l'importante consommation en eau de la "gigafactory".

Jeudi dernier, des militants écologistes ont commencé à occuper une forêt près de l'usine pour s'opposer aux projets d'agrandissement.

Ils ont construit des cabanes dans les arbres afin d'empêcher d'éventuels travaux.

La police refuse de "spéculer sur un lien éventuel (de l'incendie, ndlr) avec le camp", a déclaré mardi une porte-parole à l'AFP.

L'extension du site, sur laquelle aucune décision finale n'a été prise, a vocation à doubler la production. Actuellement, l'usine allemande du groupe d'Elon Musk fabrique plus de 250.000 voitures électriques par an pour un objectif de 500.000 unités à terme.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Les négociations continuent pour une trêve à Gaza avant le ramadan

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Les négociations pour une trêve à Gaza se poursuivent (illustration). (© KEYSTONE/AP/Tsafrir Abayov)

Les négociations entre le Hamas et les médiateurs internationaux continuent mardi au Caire dans l'espoir de parvenir, avant le ramadan, à une trêve dans la bande de Gaza après quasiment cinq mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Des bombardements israéliens ont de nouveau visé pendant la nuit le territoire palestinien assiégé, notamment les villes de Rafah et Khan Younès dans le sud, faisant au total 97 morts en 24 heures, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Les médiateurs égyptiens, américains et qataris tentent pendant ce temps d'arracher un compromis aux deux camps, afin d'obtenir un accord de trêve avant le début le 10 ou 11 mars du ramadan, mois sacré du jeûne pour les musulmans. Un tel accord permettrait une libération d'otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Les discussions se poursuivent au Caire avec les Etats-Unis, le Hamas et le Qatar, mais sans représentant israélien, a annoncé la chaîne AlQahera News, proche des services de renseignement égyptiens.

Les Etats-Unis, principal soutien d'Israël, réclament avec de plus en plus d'insistance un cessez-le-feu face à la catastrophe humanitaire que la guerre a causée dans la bande de Gaza.

"Profonde inquiétude" de Harris

Lors d'une rencontre lundi avec Benny Gantz, membre du cabinet de guerre israélien, la vice-présidente américaine, Kamala Harris, a exprimé sa "profonde inquiétude" pour Gaza.

Elle a "appelé le Hamas à accepter les conditions qui sont sur la table pour une libération des otages qui se traduirait par un cessez-le-feu immédiat de six semaines et permettrait d'augmenter l'aide humanitaire".

Mais le Hamas exige notamment, avant tout accord, un cessez-le-feu définitif et un retrait militaire israélien du territoire.

Israël rejette ces conditions, disant vouloir poursuivre son offensive jusqu'à l'élimination du Hamas.

Selon des médias israéliens, le gouvernement exige que le Hamas lui fournisse une liste précise des otages retenus à Gaza et n'a pas envoyé de délégation au Caire, contrairement au Hamas, car cette liste ne lui a pas été remise.

Un haut responsable de la direction politique du Hamas, Bassem Naim, a accusé mardi Israël de bloquer les négociations, dans une déclaration à l'AFP, et affirmé que "la balle (était) dans le camp" des Etats-Unis.

La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque menée par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël depuis Gaza, qui a entraîné la mort d'au moins 1.160 personnes, la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

Environ 250 personnes ont été enlevées le même jour et emmenées dans la bande de Gaza, où 130 sont encore détenues dont 31 seraient mortes, selon Israël.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne.

Son armée a lancé une offensive qui a fait jusqu'ici 30.631 morts, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste.

Pour parvenir à la "victoire totale", Israël a annoncé préparer une offensive terrestre sur Rafah, une ville située à l'extrême sud de la bande de Gaza, contre la frontière fermée avec l'Egypte, où sont massés, selon l'ONU, près d'un million et demi de Palestiniens dans une situation désespérée.

Rafah a une nouvelle fois été touchée par un bombardement pendant la nuit et plusieurs autres frappes ont visé Khan Younès, à quelques kilomètres plus au nord, où les combats au sol se poursuivent, selon un journaliste de l'AFP dans la bande de Gaza.

Dans cette ville, selon le gouvernement du Hamas, des dizaines de frappes israéliennes ont touché les environs de l'Hôpital européen, dans le quartier de Hamad.

"Ils ont détruit la maison sans prévenir. La quartier s'est transformé en un enfer de feu", a raconté à l'AFP un survivant, Abdullah al-Amour, après une frappe qui a fait 16 morts parmi lesquels un nouveau-né.

L'armée a confirmé des bombardements sur ce secteur, ajoutant que l'aviation continuait à mener "des frappes précises contre des cibles du Hamas" à travers le territoire.

"Les graines de la haine"

A Khan Younès, des Palestiniens continuent à récupérer les corps en décomposition qui jonchent les rues de cette ville transformée en champ de ruines, et les évacuent dans des couvertures.

"C'est accablant, inimaginable. Nous avons migré il y a environ 40 ou 50 jours, pour retrouver ce spectacle épouvantable. Nous n'avons plus de voisins, plus d'êtres chers ou d'amis autour de nous. Tout a disparu", se désespère l'un d'eux, Nader Abou Chanab.

Selon l'ONU, la famine est "quasiment inévitable" pour 2,2 millions d'habitants de Gaza, soit l'immense majorité de la population, l'aide humanitaire n'arrivant qu'au compte-gouttes alors que les besoins sont immenses.

Cette situation catastrophique est aggravée par les tensions entre l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) et Israël, qui réclame son démantèlement. Israël accuse cette agence d'employer "plus de 450 terroristes" du Hamas et d'autres organisations à Gaza, et affirme que 12 de ses employés ont été impliqués dans l'attaque du 7 octobre.

Un tel démantèlement serait "irréfléchi", a déclaré devant l'Assemblée générale de l'ONU le patron de l'Unrwa, Philippe Lazzarini. "En le faisant, nous sacrifierons une génération entière d'enfants, semant les graines de la haine, du ressentiment et d'un futur conflit", a-t-il averti.

M. Lazzarini a en outre accusé Israël de faire vivre un "calvaire" aux Palestiniens faits prisonniers à Gaza depuis le début de la guerre.

L'agence avait plus tôt lundi accusé les autorités israéliennes d'avoir commis des actes de "torture" contre certains de ses employés arrêtés dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Ukraine affirme avoir détruit un navire de guerre russe

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La zone près d'Odessa est sous tension (illustration). (© KEYSTONE/EPA/IGOR TKACHENKO)

L'Ukraine a revendiqué mardi avoir détruit un patrouilleur de guerre russe, près de la péninsule de Crimée annexée par la Russie. C'est un camouflet pour Moscou dans cette zone stratégique de la mer Noire.

Kiev a aussi dit avoir frappé un dépôt de pétrole dans la région russe de Belgorod, frontalière avec l'Ukraine. Ces dernières semaines, des attaques semblables contre des sites pétroliers se sont succédé en Russie.

Sur la mer Noire, la marine ukrainienne a affirmé qu'une "unité spéciale" avait "détruit le plus moderne des patrouilleurs russes, le Sergeï Kotov", dans la nuit de lundi à mardi, "après avoir été touché par des drones maritimes Magura V5".

L'attaque s'est produite "dans les eaux territoriales ukrainiennes, près du détroit de Kertch", a-t-elle précisé, ajoutant que le patrouilleur avait déjà été "gravement endommagé" en septembre dernier lors d'une précédente attaque des forces ukrainiennes.

"En ce qui concerne l'équipage, la situation est en train d'être clarifiée. Il y a des morts et des blessés. Cependant, il est probable qu'une partie de l'équipage ait réussi à évacuer", a précisé le porte-parole du renseignement militaire ukrainien (GUR), Andriy Yusov, sur Telegram.

L'attaque a été réalisée par le GUR avec la coopération de la marine ukrainienne, selon celle-ci.

Le GUR a publié mardi une vidéo en noir et blanc montrant l'attaque nocturne présumée. Sur les images on peut voir un drone naval s'approchant du Sergeï Kotov - long de 94 mètres - puis une explosion avec une grande flamme, de la fumée et des débris projetés au-dessus du navire.

Le ministère russe de la Défense n'a pas fait jusque-là de commentaire officiel sur cette attaque, mais des blogueurs militaires russes, proches des forces armées, ont confirmé la frappe, certains soulignant l'incapacité de la marine russe à se défendre.

"Symbole d'occupation"

En deux ans de guerre, les forces de Kiev ont réussi à faire battre en retraite la puissante flotte russe en mer Noire à l'aide de missiles et de drones maritimes, permettant la réouverture d'un couloir maritime pour exporter des céréales ukrainiennes en faisant fi des menaces de bombardements.

Selon l'armée ukrainienne début février, environ un tiers des navires militaires russes ont été "mis hors d'état de nuire" dans cette zone.

"La flotte russe de la mer Noire est un symbole d'occupation. Elle ne peut pas se trouver en Crimée ukrainienne", a commenté mardi sur Telegram le chef de l'administration présidentielle Andriï Iermak, après l'annonce de la destruction du patrouilleur russe.

La Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, est régulièrement visée car elle est importante pour la logistique de l'armée russe pour ses opérations sur le front.

Kiev a aussi revendiqué mardi une frappe de drone sur un dépôt de pétrole dans la région russe de Belgorod, frontalière de l'Ukraine.

Selon une source militaire ukrainienne interrogée par l'AFP, une attaque organisée par le GUR a touché ce site situé dans le village de Dolgoe, dans le district de Goubkine, à environ 90 km au nord de Belgorod, la capitale régionale.

Dans l'autre région russe de Koursk, "la gare ferroviaire de Glouchkovo a été visée par des frappes venues de l'Ukraine", a écrit sur Telegram Roman Starovoït, le gouverneur régional, en précisant que l'attaque "n'a pas fait de blessés".

Incendie

Ces frappes ont provoqué un incendie rapidement circonscrit et endommagé des lignes à haute tension, privant d'électricité la gare de Glouchkovo et le village de Koulbaki situé à proximité, selon la même source.

L'armée de l'air ukrainienne a de son côté indiqué mardi que la région d'Odessa (Sud) a fait l'objet d'une nouvelle attaque nocturne russe de drones explosifs Shahed. Dix-huit des 22 drones ont été interceptés, selon cette source qui n'a pas fait état de victimes ni de destructions.

Samedi, une attaque de drone sur Odessa avait fait 12 morts après avoir touché un immeuble d'habitation.

Sur le terrain, l'armée ukrainienne souffre toujours du manque d'armes et de munitions pour repousser des attaques russes, notamment à l'ouest de la ville d'Avdiïvka (Est), prise par les forces de Moscou mi-février après quatre mois de combats meurtriers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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