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Les politiques français se disputent l'héritage du général de Gaulle

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Le Premier ministre Jean Castex a déposé une gerbe sur la tombe de l'homme de l'appel du 18 juin 1940. (© Compte Twitter de la préfecture de Haute-Marne)

Embouteillage à Colombey-les-deux-Eglises: plusieurs candidats à la présidentielle française ont honoré mardi la mémoire du général de Gaulle, 51 ans après sa mort, contestant à l'extrême droite sa tentative de réappropriation de l'héritage gaulliste.

Signe que le gouvernement n'entend pas délaisser le terrain politique, le Premier ministre Jean Castex a été dépêché sur place pour déposer une gerbe sur la tombe de l'homme de l'appel du 18 juin 1940, alors que se déroulait dans le même temps à Paris un Conseil de défense lié à la crise sanitaire.

"Tout le monde quelque part est un peu gaulliste, après il faut l'incarner dans son comportement quotidien", a déclaré le chef du gouvernement.

Zemmour dans le viseur

Ce pèlerinage du 9 novembre est un grand classique de la vie politique française. Plus encore à l'approche de la présidentielle d'avril 2022, il prend cette année des allures de bataille culturelle: les prétendants de droite et de gauche ciblent en particulier le pamphlétaire d'extrême droite Eric Zemmour, candidat potentiel.

Au lendemain du premier débat télévisé pour l'investiture à droite, les cinq candidats du parti Les Républicains - Michel Barnier, Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse - étaient du déplacement, tout comme leur président Christian Jacob.

"Quand j'entends des personnes qui légitiment l'action (du maréchal) Pétain en disant qu'il a sauvé des juifs, ils ne peuvent pas se dire gaulliste", a souligné à son arrivée Mme Pécresse, en visant les sulfureuses sorties médiatiques de M. Zemmour.

"Un national"

"De Gaulle c'était un national, surtout pas un nationaliste", a estimé M. Barnier. Pour M. Bertrand, "la pensée gaullienne nous inspire et nous oblige", notamment en matière internationale.

A gauche, deux personnalités font cette année du général un symbole dans la lutte contre l'"appropriation" de l'histoire par M. Zemmour. La candidate socialiste Anne Hidalgo, qui assistait déjà tous les ans à la cérémonie en tant que maire de Paris, entend "remettre l'histoire à sa place". "Je suis gaulliste du 18 juin", a-t-elle dit en louant le "courage immense", la "vision" du général qui "a pris des décisions impressionnantes" pour porter "l'honneur" de la France.

L'ancien ministre socialiste Arnaud Montebourg, aussi candidat, a lancé "un appel à tous ceux, des communistes aux gaullistes, qui ont en héritage la France libre et le Conseil National de la Résistance, à aller à Colombey-les-Deux-Eglises pour former un mur du silence et faire taire M. Zemmour".

Bousculade mémorielle

Eric Zemmour s'était rendu le 18 juin dans la maison natale de Charles de Gaulle à Lille, pour y saluer en miroir de sa potentielle candidature "un écrivain", "tout sauf un politicien professionnel", désireux de "sauver" la France.

Mais le polémiste ne viendra pas à Colombey alors que des rumeurs - démenties par son entourage - ont circulé sur une possible annonce de candidature sur place. "Aujourd'hui, pensant que j'allais annoncer ma candidature, toute la classe politique se déguise en général De Gaulle, et Macron re-déclare la guerre au Covid-19. Je vous propose d'en rire: c'est ce qu'aurait fait le Général", a-t-il ironisé sur Twitter.

Sa potentielle rivale, la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen était, elle, à Bayeux (ouest) pour prononcer un discours sur les institutions, là même où le général s'est exprimé en juin 1944 après le débarquement.

"Le général de Gaulle nous transmet la force de reconstruire la France comme nous souhaiterions qu'elle soit: libre, souveraine, indépendante, puissante, (...) avec une identité évidemment préservée", a assuré Mme Le Pen après avoir déposé une gerbe devant la Croix de Lorraine, symbole de la résistance.

Le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, présent chaque année à Colombey, a de son côté raillé cette bousculade mémorielle, en observant qu'à "la veille de la présidentielle, tout le monde vient. L'année d'après, je suis tout seul".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'ex-champion du monde Fred Kerley suspendu pour deux ans

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Fred Kerley écope de deux ans de suspension (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Le sprinter américain Fred Kerley a été suspendu pour deux ans, jusqu'en août 2027, pour avoir enfreint l'obligation de se présenter aux contrôles antidopage.

C'est ce qu'a annoncé la commission d'intégrité de World Athletics vendredi.

Kerley a été champion du monde du 100 m en 2022, et a remporté la médaille d'argent aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021 et le bronze à Paris en 2024. Le coureur de 30 ans était provisoirement suspendu depuis août 2025 après avoir commis trois infractions à l'obligation de se présenter aux contrôles antidopage en l'espace de douze mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / apa

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Les Russes hués par une partie du public

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Les athlètes russes ont été hués par une partie du public à Vérone (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

La Russie a marqué officiellement son retour au sein de l'olympisme en défilant avec son drapeau lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques de Milan Cortina, vendredi à Vérone.

Mais ses athlètes ont été hués par une partie du public.

Quatre membres de la délégation russe ont pris part à la parade des athlètes dans les arènes de Vérone - quelques minutes après ceux du Bélarus - sous les huées de spectateurs.

Au total, 10 sportifs de ces deux pays ont reçu une invitation pour prendre part aux Jeux sous drapeau et hymne, une première depuis l'invasion russe en Ukraine en 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ouverture: La Maison suisse au lieu de l'amphithéâtre de Vérone

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Théo Gmür a porté le drapeau suisse lors de la cérémonie organisée à la Maison suisse (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

Petite mais raffinée: c'est ainsi que Tom Reulein, chef de mission, a qualifié à plusieurs reprises la délégation suisse aux Paralympiques.

La cérémonie d'ouverture à la House of Switzerland à Cortina était elle aussi petite mais raffinée.

Pour des raisons logistiques - en raison du long trajet et du fait que seuls deux athlètes et deux membres du staff par nation étaient autorisés à participer -, Swiss Paralympic avait décidé bien avant le début des Jeux paralympiques de ne pas se rendre à l'amphithéâtre de Vérone. D'autres nations boycottent la cérémonie d'ouverture pour protester contre le fait que les athlètes russes et biélorusses sont autorisés à concourir sous leur propre drapeau.

A la House of Switzerland, une petite cérémonie a été organisée à 17h30 à la place de la cérémonie officielle. Sur les notes du classique italien "Felicità", qui chante le bonheur sous toutes ses facettes, la délégation, menée par le porte-drapeau Théo Gmür, est montée sur scène. Peu après, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a également été accueillie.

Venue pour cette cérémonie d'ouverture ainsi que pour les premières compétitions prévues samedi à Cortina, Mme Baume-Schneider a félicité les athlètes et souligné: "Je me réjouis que le handisport soit au centre de l'attention ces prochains jours."

La cheffe du Département fédéral de l'intérieur, responsable du domaine promouvant l'égalité des personnes handicapées, souhaite que cette attention ne s'arrête pas au terme de la cérémonie de clôture mais qu'elle se prolonge bien au-delà, "afin que de nombreuses personnes soient inspirées."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le pétrole atteint des niveaux records

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Les investisseurs s'inquiètent pour l'offre pétrolière du Moyen-Orient, en raison de la paralysie du détroit d'Ormuz. (archive) (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Les cours du pétrole se sont envolés vendredi après-midi après les propos de Donald Trump, qui a exigé "une capitulation de l'Iran". Les investisseurs s'inquiètent pour l'offre pétrolière du Moyen-Orient, en raison de la paralysie du détroit d'Ormuz.

Ver 17h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord bondissait de 6,77% à 91,20 dollars, au plus haut depuis avril 2024. Son équivalent américain, le WTI, s'envolait quant à lui de 10,0% à 89,11 dollars, à un niveau record depuis près de deux ans. Depuis une semaine, les cours des deux variétés d'or noir ont grimpé de plus de 20%.

A l'origine de cette nouvelle flambée de l'or noir, les déclarations du président américain Donald Trump, qui a promis de poursuivre la guerre jusqu'à la "capitulation totale de l'Iran".

Selon Patrick O'Hare, de Briefing.com, les déclarations du ministre qatari de l'Énergie aurait également joué un rôle. Ce dernier a indiqué que les producteurs du Golfe pourraient interrompre leurs livraisons de pétrole dans les prochains jours et que le prix du pétrole pourrait atteindre 150 dollars le baril dans les semaines à venir si les pétroliers ne pouvaient pas franchir le détroit d'Ormuz.

"Cet avertissement alimente les craintes d'inflation et de ralentissement économique mondial, avec la possibilité d'une récession", a estimé l'expert dans un commentaire.

Le conflit au Moyen-Orient a fortement perturbé l'approvisionnement mondial en pétrole. Le trafic maritime via le détroit d'Ormuz, voie de passage essentielle qui achemine habituellement environ 20 millions de barils de pétrole par jour, est quasiment à l'arrêt en raison de menaces sécuritaires.

"Cette situation a de facto bloqué les exportations des principaux producteurs du Golfe et contraint certains pays à réduire leur production. Les analystes estiment qu'entre 7 et 11 millions de barils par jour pourraient temporairement manquer sur le marché", ont commenté les analystes de la plateforme Trading Economics.

Premiers signes de pénurie de gaz

Le gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, a continué de fluctuer vendredi. Vers 17h30, il montait de 5,50% à 53,14 euros le mégawattheure (MWh). Les prix ont bondi de plus de 50% cette semaine, atteignant leur plus haut niveau depuis début 2023.

Les analystes prévoient que les stocks de gaz européens pourraient atteindre seulement 22 à 27% de leur capacité fin mars, un niveau nettement inférieur à la moyenne quinquennale d'environ 41%.

"Les premiers signes de pénurie de gaz apparaissent, la Transnistrie, région séparatiste de Moldavie, a averti qu'elle pourrait se retrouver à court de gaz d'ici quelques jours", ont rapporté les experts de Trading Economics.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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