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Économie

Londres ouvre les vannes budgétaires pour contrer inflation

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Ce soutien massif aux factures énergétiques devrait coûter 60 milliards de livres pour les six premiers mois. (Archives) (© KEYSTONE/AP/Emilio Morenatti)

Gel des factures énergétiques, baisses d'impôts, durcissement de minima sociaux et dérégulation : Londres dévoile vendredi un cocktail de mesures pour relancer une croissance au tapis et tenter d'atténuer l'inflation.

Ces mesures pourraient avoir des effets secondaires potentiels sévères pour les finances publiques, avertissent des analystes.

Avec une inflation à quasi 10%, une économie en récession selon la Banque d'Angleterre, une confiance aux tréfonds et une livre déprimée, le nouveau chancelier de l'Échiquier Kwasi Kwarteng espère administrer une potion revivifiante aux ménages et aux entreprises.

"Pendant la pire crise énergétique depuis des générations, ce gouvernement est aux côtés des gens", a clamé M. Kwarteng au Parlement, ajoutant qu'il voulait "réformer le versant de l'offre dans l'économie" en "baissant les impôts pour doper la croissance".

"C'est comme ça que nous inverserons le cercle vicieux de la stagnation" économique, a-t-il insisté.

La mesure phare du "mini-budget", tel qu'il est surnommé, sera le gel des factures d'énergie pour deux ans, à 2.500 livres pour un ménage moyen, une ristourne d'au moins 1.000 livres financée par le gouvernement.

Les entreprises ne sont pas en reste et voient leurs factures prises en charge pour moitié environ pour six mois.

Les prix du gaz et de l'électricité ont flambé depuis le début de la guerre en Ukraine, à cause des limitations sur l'approvisionnement en hydrocarbures venus de Russie, et le Royaume-Uni est particulièrement dépendant du gaz.

Recettes des Conservateurs

Ce soutien massif aux factures énergétiques devrait coûter 60 milliards de livres pour les six premiers mois, a chiffré Kwasi Kwarteng, dont le cocktail de mesures comprend aussi une bonne dose de recettes prisées des Conservateurs, notamment des baisses d'impôts.

L'abaissement des contributions sociales est confirmé pour les entreprises ("social levy") comme pour les ménages ainsi que la suspension de certains prélèvements écologiques.

Le ministre des Finances a également confirmé une baisse de la taxe sur les transactions immobilières et annoncé un abaissement du taux maximal d'impôt sur le revenu, de 45% à 40%.

La première ministre Liz Truss a reconnu elle-même que la politique de son gouvernement favorisera surtout les plus aisés.

"Au lieu de défendre les gens qui travaillent, les Conservateurs protègent les profits des géants de l'énergie", qui ont bénéficié de la flambée des prix des hydrocarbures depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, a accusé la responsable travailliste pour les finances, Rachel Reeves.

Elle note que le plafond des prix de l'énergie mis en place par Liz Truss et Kwasi Kwarteng va coûter des dizaines de milliards de livres qui seront financés par l'emprunt, avec une addition qui devrait retomber sur le contribuable.

L'association de lutte contre la pauvreté Oxfam parle de son côté d'une politique "gagnant gagnant pour les plus riches".

Les économistes s'inquiètent que le mélange de baisses d'impôts et d'aides massives, financé par l'emprunt, s'annonce toxique pour les finances publiques.

L'Institut des études budgétaires (IFS) a averti que le plan Truss risquait de mettre la dette sur une "trajectoire insoutenable".

"Remettre au travail"

Autre mantra conservateur martelé par le nouveau chancelier de l'Échiquier : "remettre la Grande-Bretagne au travail".

Alors que le marché de l'emploi britannique souffre d'un grave manque de travailleurs, l'accès au revenu minimal ("universal credit") va être assorti d'obligations pour certaines personnes qui travaillent moins de 15 heures par semaine.

Cela pourrait inclure le fait de "postuler à un emploi, participer à des entretiens d'embauche", ajoute le Trésor, qui veut aussi inciter les plus de 50 ans à revenir sur le marché du travail, dont ils sont sortis en grandes proportions depuis la pandémie, notamment pour cause de maladies longues.

Afin d'attirer des investissements au Royaume-Uni et notamment dans le secteur financier de la City, Kwasi Kwarteng et Liz Truss veulent aussi s'afficher comme des hérauts de la dérégulation post-Brexit.

Kwasi Kwarteng a notamment annoncé vendredi une suppression des limites héritées de l'UE sur les bonus de la City.

Enfin, le Trésor ambitionne de créer 38 zones "d'investissement" dérégulées, ressemblant au projet de ports francs du gouvernement conservateur précédent.

Kwasi Kwarteng a aussi prévenu que le droit de grève allait être plus encadré et limité aux cas où les négociations salariales ont échoué, après que le gouvernement précédent a déjà autorisé le recours aux intérimaires pour atténuer l'impact des mouvements sociaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La Suisse toujours dans le top ten pour les dépôts de brevets

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Les secteurs de la technologie médicale et des sciences de la vie restent à la pointe de l'innovation en Suisse (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Suisse a déposé près de 10'000 brevets l'an dernier. Elle se classe septième au niveau mondial et troisième en Europe, derrière l'Allemagne et la France. Elle est le pays qui a déposé le plus de demandes par habitant.

Dans son bilan annuel publié mardi, l'Office européen des brevets (OEB) enregistre pour la première fois plus de 200'000 demandes de brevets du monde entier (+1,4%). La Suisse en compte 9914, soit 0,5% de moins qu'en 2023, une année record. Leur nombre se stabilise après quatre années consécutives de croissance, souligne l'OEB.

Compte tenu de sa population, la Confédération brille: elle totalise 1096 demandes de brevet par million d'habitants. Elle devance largement la Finlande (613), la Suède et le Danemark (tous deux 446).

En Suisse, c'est le secteur de la technologie médicale qui a déposé le plus de demandes de brevets (965), malgré un recul de 7,7%. Les "autres biens de consommation" ont bondi de 12,7% (931 demandes), alors que les techniques de mesure ont baissé de 8,6% (830).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le marché immobilier affiche une forte croissance en 2025

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"L'année 2025 n'a pas été mauvaise pour les placements immobiliers suisses", a déclaré lundi Donato Scognamiglio, président du conseil d'administration de Cif, devant les médias à Zurich. (© KEYSTONE/DPA/SINA SCHULDT)

Le marché suisse de l'investissement immobilier a connu une évolution positive en 2025. Selon le cabinet de conseil immobilier Cifi, la forte demande en placements sûrs et en rendements devrait continuer à soutenir le marché.

"L'année 2025 n'a pas été mauvaise pour les placements immobiliers suisses", a déclaré lundi Donato Scognamiglio, président du conseil d'administration de Cif, devant les médias à Zurich. C'est la combinaison de la hausse des loyers et de l'appréciation de la valeur des biens immobiliers qui maintient les rendements à un niveau élevé.

Concrètement, les placements immobiliers directs ont généré l'année dernière un rendement moyen de 6,1%. Il s'agit là d'une nouvelle hausse substantielle par rapport à l'année précédente, qui avait déjà affiché une progression de 4,4%.

Ceux qui ont investi dans des appartements ont même enregistré un rendement moyen encore plus élevé, à 6,8%. Quant aux immeubles de bureaux et commerciaux, ils ont rapporté en moyenne 4,8%.

Hausse des loyers proposée

La hausse des loyers de référence, observée depuis des années, a encore augmenté de 3,7% rien qu'en 2025, selon les données de Cifi. Dès 2024, les loyers avaient déjà augmenté de 4,5%. Et, l'offre de logements se raréfie, comme le montre la tendance à la baisse des taux de vacance.

Si l'on examine les vingt dernières années, la tendance est clairement à la hausse. Depuis 2005, les loyers demandés ont augmenté en moyenne de 31%. Selon M. Scognamiglio, les salaires réels n'ont quant à eux enregistré qu'une hausse de 9% sur la même période.

Baisse des loyers existants

Ceux qui vivent depuis déjà dix ans ou plus dans le même logement peuvent s'estimer heureux. Les loyers existants pour ces "anciens locataires" sont restés stables jusqu'à présent sur la même période.

La raison: le taux d'intérêt de référence qui détermine les loyers a baissé de manière continue de 2008 à 2020 et se maintient depuis à un niveau bas. Les seules exceptions ont été juin et décembre 2023, lorsque le taux d'intérêt de référence a été relevé. Depuis septembre 2025, il s'établit à nouveau à 1,25%.

Dans son "Swiss Property Benchmark", la société de conseil immobilier Cifi analyse près de 16'000 immeubles de rapport d'une valeur de marché d'environ 326 milliards de francs. Ce portefeuille comprend quelque 218'000 logements locatifs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Bourse Zurich: le SMI décolle après la trêve américaine

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Alors que les Etats-Unis avaient lancé un ultimatum à Téhéran, Washington a décidé de reporter de cinq jours toute frappe sur l'infrastructure énergétique iranienne. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Bourse suisse rebondissait vivement lundi, réagissant avec euphorie aux annonces de Donald Trump sur des discussions "très bonnes et constructives" avec l'Iran. Washington a décidé de reporter de cinq jours toute frappe sur l'infrastructure énergétique iranienne.

"Les Etats-Unis et l'Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des discussions très constructives et fructueuses concernant un règlement complet et définitif de nos hostilités au Moyen-Orient", a indiqué Donald Trump dans un message publié sur sa plateforme Truth Social. Ces négociations vont se poursuivre "durant la semaine", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a par ailleurs ordonné à son armée de "suspendre toutes les frappes militaires contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours".

Auparavant, M. Trump avait lancé un ultimatum à l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz. Si Téhéran ne débloquait pas cette importante route maritime d'ici 23H44 GMT ce lundi, les Etats-Unis "anéantiront" les centrales électriques iraniennes, avait-il alors averti.

En réponse, Téhéran avait menacé de fermer complètement le détroit et de cibler "toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux Etats-Unis".

Ces déclarations faisaient vivement réagir l'ensemble des marchés, les places européennes enregistrant dans l'ensemble un solide rebond, alors que les prix du pétrole chutaient. Le Brent abandonnait 10,1% à 100,85 dollars, alors que le WTI perdait 10,4% à 88,35 USD.

Sur le marché des devises, le dollar se relâchait face au franc et la paire de devises s'échangeait à 0,78930 USD/CHF. Le mouvement était inverse face à l'euro, la paire de devises remontant à 0,91250 EUR/CHF.

Rebond unanime des indices

A la Bourse suisse vers 12h30, l'indice vedette SMI montait de 0,91% à 12'431,50 points, après avoir ouvert en repli de 1,81%. Le SLI suivait le même chemin et rebondissait de 0,90% à 1979,96 points, tandis que le SPI prenait 0,93% à 17'8362,89 points.

La vaste majorité des valeurs vedettes repartait dans le vert, emmenées par Richemont (+5,4%), VAT Group (+1,9%) et Partners Group (+2,2%).

Les plus fortes baisses étaient enregistrées par Sonova (-4,1%), Sandoz (-1,2%) et Givaudan (-0,7%) qui réduisaient cependant nettement leurs pertes. Les analystes de RBC ont abaissé la recommandation du spécialiste des médicaments génériques à "sector perform", contre "outperform" précédemment.

Le géant des aides auditives met en vente ses activités grand public, acquises en 2022 avec la division Consumer du géant allemand Sennheiser pour 200 millions d'euros. Le groupe prévient au passage que ses résultats 2025 s'inscriront dans le bas de la fourchette de ses propres ambitions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Les économistes tablent sur une croissance modérée en 2026

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La géopolitique plonge les perspectives économiques dans une certaine nébulosité, sans modifier fondamentalement à ce stade la trajectoire privilégiée. (archive) (© KEYSTONE/MANUEL LOPEZ)

Les économistes interrogés dans le cadre du consensus établi par l'institut KOF maintiennent leur prévision d'une croissance moyenne du produit intérieur brut (PIB) de 1,0% cette année.

Pour 2027, ils anticipent une reprise économique. L'inflation devrait progressivement augmenter au cours des cinq prochaines années.

Les 16 participants à l'enquête du KOF prévoient une progression du PIB, corrigé des événements sportifs, de 1,0% pour 2026 et de 1,5% pour 2027, indique le Centre de recherches conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un communiqué paru lundi. Malgré les incertitudes géopolitiques, les pronostics restent inchangés par rapport au précédent sondage de décembre.

Les prévisions d'inflation demeurent également stables. Le taux de renchérissement moyen est attendu à 0,4% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,9% sur un horizon de cinq ans.

Concernant le marché du travail, les participants à l'enquête tablent toujours sur un taux de chômage moyen de 3,1%.

Du côté du commerce extérieur, les économistes interrogés s'attendent à nouveau à une hausse de 1,0% des exportations en 2026. La progression devrait être plus significative en 2027. Les prévisions l'estiment en effet à 2,6%.

S'agissant des placement de capitaux, une hausse stable de 1,2% est escomptée cette année. Le consensus se situe à 1,0% pour les investissements en équipements et à 1,7% pour les investissements dans la construction, soit légèrement plus que ce qui avait été pronostiqué en décembre dernier.

Le franc devrait s'apprécier légèrement par rapport à l'euro et au dollar au cours de cette année. Face à l'euro, les prévisions s'inscrivent à 0,91 EUR/CHF sur les trois prochains mois et à 0,90 EUR/CHF pour les douze prochains mois. Face au dollar, les taux attendus s'établissent à 0,77 USD/CHF à trois mois et à 0,76 USD/CHF à douze mois.

L'enquête du KOF s'est déroulée du 27 février au 18 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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