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L'Otan intègre la Suède et la Finlande à sa ligne de défense

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L'Otan a enclenché mardi le processus en vue d'intégrer la Suède et la Finlande, représentés à Bruxelles par leurs ministres des affaires étrangères respectifs. (© KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ)

L'Otan a enclenché mardi le processus en vue d'intégrer la Suède et la Finlande à une ligne de défense allant de l'Arctique à la Méditerranée face à la Russie, mais la concrétisation de cet objectif dépend d'Ankara.

La signature des protocoles d'adhésion par les ambassadeurs des trente pays membres a ouvert mardi au siège de l'Alliance atlantique à Bruxelles le processus de ratification. "Je compte sur les alliés pour qu'il soit rapide", a lancé Jans Stoltenberg, le secrétaire général de l'Alliance, optant néanmoins pour la prudence.

"La dernière fois (pour la Macédoine du Nord), cela a pris douze mois", a-t-il rappelé au cours d'une conférence de presse avec les ministres des Affaires étrangères de Suède et de Finlande, Ann Linde et Pekka Haavisto.

Ottawa ratifie en premier

Le Canada a été le premier pays à ratifier dès mardi les deux protocoles d'adhésion. "Nous exhortons tous les pays membres de l'Otan a terminer rapidement leur processus de ratification afin de limiter les possibilités d'ingérence de la part d'adversaires", a plaidé le Premier ministre Justin Trudeau.

L'Estonie doit suivre mercredi, a annoncé sa Première ministre Kaja Kallas. Les parlements du Danemark, de la Norvège et de l'Islande ont également donné leur accord à la ratification.

"Beaucoup d'alliés se sont préparés pour que la ratification soit la plus rapide possible, mais cela va prendre plusieurs mois", a estimé Jens Stoltenberg.

"L'estimation du gouvernement est que le processus de ratification peut prendre un an", a dit la Première ministre suédoise Magdalena Andersson.

Tout va dépendre de la Turquie. Son président Recep Tayyip Erdogan a donné son accord au sommet de Madrid à la mise en oeuvre de la procédure, mais il a rappelé aux deux candidats les engagements pris.

"S'ils remplissent leur devoir, nous soumettrons (le protocole d'adhésion) au Parlement" turc en vue de son adoption, mais "s'ils ne le font pas, il est hors de question pour nous de l'envoyer au Parlement...", a-t-il prévenu.

M. Erdogan a évoqué une "promesse faite par la Suède" concernant l'extradition de "73 terroristes". Ankara réclame depuis plusieurs années à Stockholm l'extradition de militants kurdes et de personnes proches du mouvement fondé par le prédicateur Fethullah Gülen, accusé par les autorités turques d'avoir fomenté la tentative de coup d'État de juillet 2016.

La ministre suédoise Ann Linde a démenti mardi toute promesse faite à la Turquie. "A Madrid, nous n'avons pas parlé de chiffres ni de liste de demandes d'extradition et nous n'avons pas reçu de liste de la Turquie", a-t-elle affirmé.

Mme Linde et son homologue finlandais ont par ailleurs tous deux insisté sur la volonté de leurs gouvernements de se conformer aux procédures judiciaires de leurs pays pour le traitement des demandes d'extradition.

Jens Stoltenberg a cherché à calmer le jeu devant les questions de plus en plus pressantes sur les engagements pris dans la capitale espagnole.

"De l'Arctique au Sud"

"La signature des protocoles d'adhésion est un jour historique pour la sécurité euro-atlantique, car l'invasion brutale de l'Ukraine par la Russie a remis en question la paix en Europe", a-t-il insisté. "Il est important que nous soyons solidaires en ces temps dangereux".

Les deux pays nordiques ont confirmé avoir renoncé à leur neutralité et décidé de rejoindre l'Otan à cause de la dégradation de la situation sécuritaire en Europe provoquée par la Russie.

"Notre sécurité collective exige une approche à 360 degrés, de l'Arctique au Sud", a plaidé le Finlandais Pekka Haavisto.

A Madrid, l'Otan a renforcé ses lignes de défense sur son flanc Est, des Pays baltes à la Bulgarie, ainsi que sa présence navale et aérienne en Méditerranée et dans la mer Noire.

Les adhésions de la Suède et de la Finlande vont apporter des "forces considérables" pour consolider ce dispositif dans la Baltique.

Le président russe "Vladimir Poutine a essayé de fermer la porte de l'Otan. Nous lui démontrons qu'elle reste ouverte avec les adhésions de la Suède et de la Finlande", a dit Jens Stoltenberg.

Trois autres pays partenaires ont souhaité rejoindre l'Alliance ces dernières années : la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie et l'Ukraine. En mars, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était toutefois déclaré prêt à renoncer à cette candidature.

La signature des protocoles d'adhésion accorde le statut de pays invité à la Suède et à la Finlande.

Mais elles ne bénéficieront pas de la protection de l'article 5 de la Charte de l'Otan en cas d'attaque, tant que les 30 Etats membres n'auront pas ratifié leur adhésion.

Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, se sont engagés à les assister en cas d'agression pendant l'intermède.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Centres pour migrants à l'étranger: l'UE reporte sa décision

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L'Union européenne a reporté sa décision sur la création de centres pour migrants en dehors de son territoire (photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/ARTURO RODRIGUEZ)

L'Union européenne n'est pas parvenue jeudi à approuver une vaste réforme de sa politique migratoire, qui autoriserait la création de centres pour migrants en dehors de son territoire.

Les Etats membres et le Parlement européen ont décidé de repousser au 1er juin les discussions sur un dernier point de blocage, à savoir la date d'entrée en application de cette loi. Ils ont toutefois un accord de principe sur ce texte.

Ces "hubs de retour" sont vivement plébiscités par plusieurs pays européens comme le Danemark, l'Autriche et l'Allemagne, qui ont déjà commencé à imaginer où les installer et quand les ouvrir - avant même d'attendre ce feu vert européen.

Parmi les pistes envisagées: le Rwanda, l'Ouganda ou encore l'Ouzbékistan. Le concept a été proposé par la Commission européenne il y a un peu plus d'un an, en plus d'autres mesures, toutes destinées à augmenter significativement le nombre des expulsions du territoire européen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Easyjet creuse sa perte semestrielle, affecté par la guerre

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La compagnie aérienne a poursuivi le développement de son offre de séjours, combinant vols et nuitées d'hôtels (archives). (© KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG)

La compagnie aérienne britannique EasyJet a annoncé jeudi avoir aggravé sa perte au premier semestre de son exercice décalé, pénalisée par la guerre au Moyen-Orient qui a notamment entraîné une hausse des prix du carburant.

La perte nette s'élève à 377 millions de livres (398,7 millions de francs) sur les six mois achevés fin mars, soit une aggravation de 27% par rapport à l'an passé, souligne le groupe dans son communiqué.

Le chiffre d'affaires du groupe est pour sa part en progression de 12%, à 3,954 milliards de livres.

En dépit "de réservations tardives solides", les résultats "ont été pénalisés par le conflit au Moyen-Orient (débuté le 28 février), via une hausse des coûts du carburant et une moindre visibilité sur les réservations futures", explique l'entreprise.

La hausse des coûts en kérosène s'est traduite par des dépenses supplémentaires à hauteur de 25 millions de livres en mars, détaille-t-elle, ajoutant ne pas constater de perturbation de son approvisionnement en carburant.

La compagnie prévient que le second semestre sera lui aussi affecté par le conflit et que "les réservations globales pour la période estivale accusent un retard par rapport à leur niveau à la même époque l'année dernière".

En dépit de ces résultats et de l'incertitude des mois à venir, le directeur général d'Easyjet, Kenton Jarvis, estime que son entreprise est capable de rebondir après le conflit, puis de "progresser encore vers (ses) objectifs financiers de moyen terme".

"Nous avons réalisé une solide performance opérationnelle au premier semestre, avec une demande soutenue se traduisant par un coefficient de remplissage de 90%, en hausse de 2 points par rapport à l'an dernier", insiste-t-il.

Il entend aussi s'appuyer sur l'expansion d'easyJet holidays, l'offre de séjours du groupe, en fort développement ces derniers mois.

Cette activité "a continué d'enregistrer une forte demande, avec un nombre de clients en hausse de 22% sur un an", relève l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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NBA: Le Thunder égalise à 1-1 face aux Spurs de Wembanyama

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Shai Gilgeous-Alexander a réalisé un match à 30 points mercredi. (© KEYSTONE/AP/Tony Gutierrez)

Oklahoma City, champion en titre, a répondu aux San Antonio Spurs de Victor Wembanyama avec un succès 122-113 mercredi à domicile. Le Thunder revient à 1-1 en finale de Conférence Ouest en NBA.

Après sa performance historique en ouverture lundi, Wembanyama a retrouvé des statistiques plus "humaines" avec 21 points, 17 rebonds, 6 passes et 4 contres, avant le match 3 dans le Texas vendredi.

Les Spurs ont toutefois longtemps résisté au Thunder, malgré 21 pertes de balles, l'absence de De'Aaron Fox, toujours touché à une cheville, et la sortie sur blessure de son remplaçant Dylan Harper (jambe droite).

Muselé lundi, le double MVP canadien Shai Gilgeous-Alexander a été beaucoup plus efficace avec 30 points et 9 passes. Le Thunder a cependant perdu deux joueurs sur blessure, Jalen Williams, (ischio-jambiers), sorti rapidement, et le Belge Ajay Mitchell en toute fin de partie (jambe droite).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Samsung: actionnaires opposés à l'accord sur les profits de l'IA

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Le conglomérat génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud (archives). (© KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon)

Un groupe d'actionnaires du champion sud-coréen des puces mémoires Samsung Electronics s'est opposé jeudi à l'accord conclu avec ses syndicats pour partager les profits générés par l'essor de l'IA, jugeant ce compromis illégal et menaçant de le contester en justice.

Une grève de grande ampleur prévue à partir de jeudi en Corée du Sud chez Samsung a été suspendue in extremis tard mercredi, après la conclusion d'un accord salarial entre la direction et les organisations syndicales.

Selon les termes dévoilés jeudi par le groupe, les salaires augmenteront en moyenne de 6,2% au total, avec des avantages supplémentaires.

Surtout, une enveloppe spéciale de primes sera instaurée, équivalente à 10,5% du résultat de la division-phare des semi-conducteurs, et ce sans plafond de versement, mais conditionnées à d'ambitieux objectifs annuels de bénéfice d'exploitation.

Cet accord de principe doit encore être ratifié par les membres syndiqués, avec un vote débutant samedi et se prolongeant jusqu'au 28 mai.

Cependant, un influent groupe d'actionnaires appelé "Korea Shareholder Action Headquarters" a affirmé jeudi que certaines dispositions de l'accord préliminaire étaient illégales, lors d'un rassemblement près de la résidence du président de Samsung Electronics, Lee Jae-yong.

Ce groupe soutient que ces négociations concernant des "primes liées au bénéfice d'exploitation" n'ont "pas fait l'objet d'une résolution en assemblée générale des actionnaires" et sont dépourvues de "validité juridique" au regard du droit sud-coréen.

Si Samsung Electronics et son syndicat venaient à entériner l'accord en "contournant" les procédures requises, le groupe prévient qu'il "usera de tous les moyens légaux disponibles" pour "bloquer tout décaissement de fonds".

Ce conflit social est survenu sur fond de boom de l'intelligence artificielle qui profite aux fabricants de puces mémoires: au premier trimestre 2026, Samsung Electronics a ainsi multiplié par six son bénéfice net sur un an, pour une valeur équivalente à 24,7 milliards de francs environ.

Une partie des primes prévues désormais sera versée sous forme d'actions, une pratique courante dans la Silicon Valley.

Les syndicats dénonçaient un manque de transparence sur les primes, et déploraient le contraste avec SK Hynix, autre champion sud-coréen des puces mémoires.

Le principal syndicat (SELU) affirmait que les employés de SK Hynix ont perçu l'an dernier des primes plus de trois fois supérieures à celles versées chez Samsung, entraînant une fuite des talents vers le groupe concurrent.

L'impact économique d'une grève aurait pu être important: à lui seul, Samsung Electronics génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud et les puces mémoires représentent 35% des exportations du pays.

Une grève aurait aussi pu affecter l'industrie tech, car Samsung est le plus grand fournisseur mondial de ces puces essentielles aux serveurs de centres de données, smartphones et véhicules électriques.

Signe du soulagement général de voir la grève évitée, l'action Samsung bondissait jeudi de 7,7% au cours d'échanges à la Bourse de Séoul.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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