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Luxe, glamour et économie: 20 ans de règne d'Albert II à Monaco

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Affichant sa sérénité, le prince Albert II cherche à mettre sa voix et les compétences financières de Monaco au service d'une autre cause: l'environnement. (archives) (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Albert II de Monaco franchit dimanche le cap des 20 ans de règne, durant lesquels il a cherché à sortir des magazines people et redresser l'image de son micro-Etat à la réussite économique affolante mais qui peine à s'aligner sur les exigences de transparence.

Aucune manifestation particulière n'est prévue sur le Rocher: si Albert II est devenu souverain à la mort de Rainier III le 6 avril 2005, son avènement a été célébré le 12 juillet et son intronisation le 17 novembre. Et la tradition monarchique impose d'attendre 25 ans pour fêter un premier jubilé.

Il y aurait pourtant de quoi célébrer pour son territoire escarpé de deux kilomètres carrés, où le climat méditerranéen, le luxe, le casino, les restaurants étoilés, les vues spectaculaires sur la grande bleue, la sécurité et l'absence d'impôt sur les sociétés ou sur le revenu - sauf pour les Français - attirent toujours plus.

L'immobilier y est le plus cher du monde: le prix médian des 101 logements neufs vendus l'an dernier s'est établi à 22 millions d'euros. Le PIB s'est élevé à 9,4 milliards d'euros en 2023 (dernier chiffre disponible), en hausse de près de 50% depuis 2014, et les banques installées dans la principauté gèrent 171 milliards d'euros d'actifs, selon l'Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee).

Autant d'argent sur un tout petit territoire de moins de 40'000 habitants - dont seulement un quart sont Monégasques - a de quoi faire tourner les têtes. Pourtant, dans son discours d'avènement en juillet 2005, Albert II avait donné le ton: "Argent et vertu doivent se conjuguer en permanence".

Petits arrangements

"Le grand actif du prince Albert II, c'est cette impulsion", estime pour l'AFP Michel Hunault, ancien directeur (2019-2022) de la cellule de renseignement financier de Monaco, le Siccfin, devenu en 2023 l'Autorité monégasque de sécurité financière, aux pouvoirs et moyens renforcés.

L'adhésion de Monaco au Conseil de l'Europe en 2004 avait lancé le mouvement. Désormais, Monaco reçoit régulièrement la visite d'experts de Moneyval (lutte contre le blanchiment d'argent) ou du Greco (lutte contre la corruption). Et ses décisions de justice peuvent faire l'objet de recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Autant de regards extérieurs qui ont obligé le petit Etat à moderniser sa réglementation et sa législation, parfois au pas de course. Avec quelques réussites, comme la sortie de Monaco à la fin des années 2000 de toutes les listes de paradis fiscaux grâce à la signature de nombreux accords de coopération fiscale.

Et des revers: la principauté a été inscrite en juillet 2024 sur la "liste grise" du Groupe d'action financière (Gafi), organisme international chargé d'évaluer l'action des États en matière de lutte contre le blanchiment.

Même si elle devrait parvenir à en sortir rapidement, elle peine à se défaire de sa vieille réputation de complaisance avec les petits arrangements des grandes fortunes. D'autant qu'elle est secouée par une cascade de révélations et de rumeurs qui a tourné à la bataille médiatique et judiciaire autour d'anciens proches du prince écartés en 2023, dont son ex-comptable Claude Palmero.

Bétonnières

Lui qui a tenu les comptes des Grimaldi a distillé depuis quelques révélations sur les sociétés offshore de la famille - un héritage de Rainier III inutile, puisque le prince n'est pas imposable à Monaco, et désormais liquidé assure le Palais -, sur les dépenses des princesses ou sur leurs inimitiés.

Mais les frasques et les drames amoureux des princesses Caroline et Stéphanie sont désormais loin, Albert II a troqué son costume de célibataire sportif et multipliant les passades - avec deux enfants illégitimes - pour celui de père de famille comblé par ses jumeaux Jacques et Gabriella, malgré les rumeurs récurrentes de frictions avec la princesse Charlene.

Affichant sa sérénité, le prince cherche à mettre sa voix et les compétences financières de Monaco au service d'une autre cause: l'environnement. Même si le défilé des bétonnières et le vacarme des Formule 1 dans les rues monégasques peuvent parfois brouiller les messages.

En juin, à la veille de la 3e Conférence de l'ONU sur l'océan à Nice, il attend plusieurs dirigeants, dont Emmanuel Macron, et de grands financiers à un forum visant à générer des investissements privés massifs dans une économie de la mer durable et même régénérative.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le redécoupage électoral voulu par Trump freiné dans deux Etats

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La volonté de redécoupage électoral de Donald Trump s'est heurtée aux réticences de plusieurs Etats où les responsables républicains locaux ont refusé de s'engager dans des tactiques partisanes. (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

Les efforts du président américain Donald Trump pour modifier le découpage électoral en faveur des républicains avant les élections législatives de mi-mandat en novembre ont connu un accroc mardi dans deux Etats du sud du pays, la Caroline du Sud et l'Alabama.

En faisant pression en 2025 sur le Texas pour qu'il redessine sa carte électorale en faveur des républicains, Donald Trump a déclenché une vague de redécoupages électoraux à travers le pays, y compris dans des Etats dirigés par des démocrates décidés à répondre coup pour coup, comme la Virginie ou la Californie.

En Caroline du Sud, un groupe de sénateurs républicains s'est rallié aux démocrates pour faire échouer un redécoupage de dernière minute qui leur aurait permis de prendre le contrôle du dernier des sept sièges de l'Etat à la chambre des représentants qui leur échappe encore.

Ce projet visait la circonscription de James Clyburn, un élu noir très influent, seul parlementaire du parti démocrate de cet Etat. Mais le Sénat l'a rejeté après le début mardi du vote anticipé pour les primaires prévues en juin en Caroline du Sud.

"Ni ma conscience ni mon bon sens ne me permettent d'interrompre une élection qui a déjà commencé", a déclaré le sénateur républicain Richard Cash dans un communiqué publié par les médias américains.

Electeurs noirs discriminés

Quelques heures auparavant, la justice a empêché l'Alabama d'utiliser une nouvelle carte électorale dessinée par les républicains, arguant que ce redécoupage discriminait de façon intentionnelle les électeurs noirs. Une minorité, importante dans cet Etat du Sud (environ 26% de la population), qui vote traditionnellement davantage pour les démocrates que les républicains.

Selon la justice, cette carte répartissait ces électeurs dans différentes circonscriptions "afin de diluer leurs voix, au moins en partie parce qu'ils sont noirs". Les responsables républicains de l'Etat ont annoncé faire appel de cette décision.

En revanche, en Floride (sud-est), la justice a rejeté une demande de suspension de la nouvelle carte présentée par le gouverneur républicain Ron DeSantis, qui permettrait à son parti d'obtenir quatre sièges supplémentaires dans cet Etat.

Ce redécoupage fait l'objet d'une contestation en justice, qui pourrait en dernière instance être tranchée par la cour suprême de Floride.

Ces derniers mois, la volonté de redécoupage électoral de Donald Trump s'est heurtée aux réticences de plusieurs Etats où les responsables républicains locaux ont refusé de s'engager dans des tactiques partisanes.

Ces refus ont provoqué sa colère et des représailles. En Indiana, le président américain a ainsi réussi à faire perdre lors des primaires la plupart des élus locaux républicains qui avaient rejeté ses exigences.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Entrée en lice maîtrisée pour Sinner à Roland-Garros

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Jannik Sinner n'a pas connu de problème pour son entrée en lice à Paris. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Jannik Sinner a parfaitement lancé sa quête du seul titre en Grand Chelem qui manque à son palmarès. Il a dominé mardi 6-1 6-3 6-4 le Français Clément Tabur (ATP 171) au 1er tour de Roland-Garros.

Ultrafavori en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, l'Italien de 24 ans, no 1 mondial, enchaîne une 30e victoire consécutive après ses titres à Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Madrid et Rome cette année.

Mardi soir, il n'a pas laissé respiré Tabur, 26 ans et invité par les organisateurs, avec huit aces, 40 coups gagnants et cinq balles de break converties.

Le Français a été chaudement applaudi par le public du court Philippe-Chatrier à chaque fois qu'il a réussi à prendre un point à l'Italien. Sinner affrontera au deuxième tour l'Argentin Juan Manuel Cerundolo (56e).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Erin Brockovich lance un observatoire des centres de données

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Les centres de données connaissent un boom avec le développement de l'intelligence artificielle (IA) générative (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Jenny Kane)

L'activiste américaine Erin Brockovich, rendue célèbre par le film éponyme, a lancé un observatoire citoyen des centres de données. Le site informe sur les projets en cours et les initiatives pour les encadrer.

Cette assistante juridique (sans formation universitaire en droit) s'est faite connaître en contribuant à mettre à jour un scandale de contamination de l'eau à Hinkley (Californie) par l'énergéticien Pacific Gas and Electric Company (PG&E), au début des années 1990.

L'affaire a donné lieu à une action de groupe, soldée par un accord amiable qui prévoyait le versement par PG&E de 333 millions de dollars aux plaignants.

Le réalisateur Steven Soderbergh a adapté son histoire au cinéma dans le film "Erin Brockovich" (2000), qui a valu à l'actrice Julia Roberts, incarnant le personnage principal, l'Oscar du meilleur premier rôle féminin en 2001.

Par la suite, Erin Brockovich a travaillé sur d'autres actions en justice liées aux conséquences de rejets polluants par des entreprises.

Aujourd'hui âgée de 65 ans, elle souhaite se pencher sur les centres de données, ces bâtiments qui abritent puces et serveurs mobilisables à distance (cloud).

Déjà très demandés avec l'avènement d'internet et aussi de l'informatique à distance, ces centres connaissent une nouvelle phase d'accélération consécutive au développement de l'intelligence artificielle (IA) générative.

Carte actualisée en temps réel

Dans de nombreuses villes et régions des Etats-Unis, collectivités et élus se mobilisent pour encadrer, limiter ou bloquer l'implantation de centres de données. Ils s'inquiètent notamment des effets sur les prix de l'électricité, de l'utilisation d'énergies fossiles, de la consommation d'eau, du bruit, des déchets produits mais aussi de l'opportunité de pousser l'IA en avant sans savoir quel sera son impact sur l'emploi.

"Je vous observe, vous les collectivités qui se rassemblent et donnent de la voix" sur ce sujet, écrit Erin Brockovich sur son nouveau site dédié, brockovichdatacenter.com.

La plateforme propose une carte actualisée en temps réel qui comprend des sites proposés ou en construction pour des centres de données aux Etats-Unis. Elle s'appuie sur des signalements de particuliers mais aussi sur des articles de presse et invite les internautes à contribuer à cette base de données.

En l'état, la carte ne répertorie que quelques dizaines de projets alors que plusieurs estimations font état de centaines de centres en préparation ou en construction. Le site contient aussi des articles sur des actions citoyennes pour contrôler le développement de l'IA.

La plateforme ne se dit pas favorable à un moratoire ou une interdiction mais soucieuse de souligner "le besoin de pratiques durables, sûres et efficaces pour les centres de données IA".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Grisonne Simona Waltert éliminée au 1er tour de Roland-Garros

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Simona Waltert a manqué plusieurs balles de set qui auraient pu tout changer. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Il n'y aura pas cinq Suissesses au 2e tour de Roland-Garros. Simona Waltert (WTA 91) s'est inclinée mardi dès son entrée en lice devant la Tchèque Katerina Siniakova (36), 6-4 7-6 (7/4).

La Grisonne de 25 ans avait l'occasion de rejoindre ses compatriotes Belinda Bencic, Jil Teichmann, Viktorija Golubic et Susan Bandecchi au 2e tour du Grand Chelem parisien, mais elle est tombée sur trop forte. Face à elle se dressait en effet une joueuse classée no 1 mondiale en double.

Waltert peut toutefois regretter les six (!) balles de deuxième set qu'elle n'a pas su convertir sur le service de Siniakova. La Tchèque a remporté un jeu de plus de dix minutes pour égaliser à 5-5 avant de faire la différence dans le tie-break.

La Suissesse est aussi mal entrée dans le match, perdant son service dès le troisième jeu de la partie. Son égalisation à 3-3 n'aura pas suffi, puisqu'elle a égaré le premier set après un nouveau break, blanc cette fois, concédé au pire des moments, à 4-4.

Mardi, trois des quatre Suissesses encore en lice joueront leur 2e tour: Bencic (11) défiera l'Américaine Caty McNally (46), Golubic (82) affrontera aussi une Américaine, Alycia Parks (79), et Teichmann (170) se mesurera à la Polonaise Magdalena Frech (46).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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