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Moscou lance un mandat d'arrêt contre le frère d'Alexeï Navalny

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Le lancement du mandat d'arrêt intervient au lendemain de l'ajout d'Alexeï Navalny, ennemi juré du Kremlin emprisonné dans une affaire de fraude qu'il juge politique, à la liste des "terroristes et extrémistes", sur fond de répression implacable des voix critiques en Russie. (© KEYSTONE/AP/Alexander Zemlianichenko)

La Russie a lancé mercredi un mandat d'arrêt visant Oleg Navalny, le frère de l'opposant Alexeï Navalny. Il est accusé d'avoir enfreint les conditions d'une peine avec sursis par l'administration pénitentiaire, qui réclame son incarcération.

Le lancement de ce mandat d'arrêt intervient au lendemain de l'ajout d'Alexeï Navalny, ennemi juré du Kremlin emprisonné dans une affaire de fraude qu'il juge politique, à la liste des "terroristes et extrémistes", sur fond de répression implacable des voix critiques en Russie ces deux dernières années.

Le nom d'Oleg Navalny, 38 ans, apparaît désormais sur la liste des personnes recherchées du ministère russe de l'Intérieur, pour des infractions pénales, a constaté l'AFP.

Violation des normes sanitaires

Oleg Navalny avait été condamné en août dernier à un an de prison avec sursis dans une affaire de violation des normes sanitaires liées à la pandémie pour avoir appelé les Russes à participer à des manifestations en faveur de la libération de son frère en janvier.

Son avocat Nikos Paraskevov a indiqué à l'agence Interfax que ce mandat d'arrêt avait été émis car la police n'avait pas trouvé Oleg Navalny à son domicile. Il a dit ne pas savoir si ce dernier a quitté le pays, comme la plupart des soutiens et alliés de son frère et opposant.

Prison ferme?

Lundi, un tribunal de Moscou a enregistré une demande de l'administration pénitentiaire pour convertir la peine avec sursis d'Oleg Navalny en prison ferme. Elle doit être examinée le 18 février, selon le site du tribunal.

Oleg et Alexeï Navalny avaient tous deux été condamnés en 2014 dans une affaire de fraude que leurs soutiens dénoncent comme politiquement motivée. Oleg avait passé trois ans et demi en prison avant d'être libéré en 2018, tandis qu'Alexeï avait écopé d'une peine avec sursis.

Revenu en Russie en janvier 2021 après une convalescence due à un empoisonnement dont il tient le Kremlin pour responsable, Alexeï Navalny avait été immédiatement arrêté et emprisonné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Manifestations contre Lula au Brésil

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Les partisans de l'ex-président Jair Bolsonaro ont manifesté dans plusieurs villes brésiliennes (ici São Paulo), dimanche. (© KEYSTONE/EPA/Isaac Fontana)

Le sénateur Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président brésilien emprisonné Jair Bolsonaro, a tenté dimanche de rassembler les conservateurs de son pays en vue des élections générales d'octobre.

Des milliers de partisans de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) se sont mobilisés dans plusieurs villes du Brésil pour réclamer sa libération et protester contre le gouvernement du dirigeant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva.

A São Paulo, des manifestants tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Libérez Bolsonaro" ou "Dehors Lula". Certains portaient des casquettes avec l'inscription "Flavio Bolsonaro 2026".

Présent à ce rassemblement, Flavio Bolsonaro a tenté de présenter un front uni, apparaissant aux côtés de rivaux potentiels et du député Nikolas Ferreira, devenu le visage le plus visible de la droite.

"Ensemble, nous ne sommes pas en compétition pour des votes. Nous sommes ici pour penser à ce qui est le mieux" pour le pays, a-t-il déclaré à la foule, estimée à environ 20.000 personnes selon des chercheurs de l'Université de São Paulo.

Il a en outre promis de travailler pour contrer le veto du président Lula à la loi adoptée par le Congrès qui réduirait drastiquement la peine de Jair Bolsonaro, affirmant avoir promis à son père qu'ils marcheraient ensemble vers le palais présidentiel en 2027.

Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison après avoir été reconnu coupable de tentative de coup d'Etat, à la suite de sa défaite à la présidentielle de 2022.

En décembre, il a désigné son fils ainé Flavio, actuel sénateur de Rio de Janeiro, comme héritier politique. Cette décision a suscité des réactions mitigées au sein de la famille Bolsonaro et du mouvement conservateur du pays, deux gouverneurs de droite ayant annoncé leurs propres ambitions présidentielles.

Dimanche, Jair Bolsonaro a envoyé une lettre depuis sa prison, dans laquelle il déplore "les critiques venant de la droite, adressées à certains collègues et à mon épouse", Michelle Bolsonaro.

Bien qu'au départ Flavio Bolsonaro, 44 ans, semblait peu sûr de sa candidature, allant jusqu'à déclarer qu'il pourrait renoncer à ses ambitions moyennant "un prix", il a progressivement assumé le rôle et gagne du terrain dans les sondages.

Le président Lula, 80 ans, vise un quatrième mandat présidentiel lors des élections générales du 4 octobre.

Dans un duel au second tour, Lula et Flavio Bolsonaro seraient au coude-à-coude avec respectivement 46,2% et 46,3% des intentions de vote, selon un sondage d'AtlasIntel publié la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Milei annonce 90 réformes pour "redessiner" l'Argentine

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Javier Milei entend redessiner l'Argentine pour les 50 prochaines années. (© KEYSTONE/AP/Gustavo Garello)

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a déclaré dimanche au Parlement vouloir faire de "l'alliance stratégique durable" avec les Etats-Unis une "politique d'Etat", notamment pour agir sur le "terrain de rivalité stratégique" de l'Atlantique sud.

"L'Argentine a déjà laissé passer deux fois le train de l'histoire", a déclaré M. Milei dans son discours sur l'Etat de la nation lançant sa seconde moitié de mandat, en référence à la neutralité argentine pendant la Seconde Guerre mondiale qui "nous a coûté des décennies de marginalisation".

L'alliance avec les Etats-Unis "n'est pas seulement un accord entre le président Trump et le président Milei. Cela a à voir avec l'affinité culturelle, et les objectifs stratégiques entre les deux pays et dans toute la région", a-t-il plaidé.

"L'Atlantique sud est le terrain de la rivalité stratégique des prochaines décennies. Des routes commerciales, des ressources naturelles, la souveraineté maritime et la présence croissante d'acteurs qui ne partagent pas nos valeurs", a-t-il ajouté sans nommer un pays en particulier.

"Celui qui les contrôlera contrôlera une partie clé du travail mondial", et l'Argentine "doit être actrice" de cette évolution, a-t-il mis en garde.

"Nous devons créer 'le siècle des Amériques': Make Americas Great Again, de l'Alaska à la Terre de Feu. Rendons à l'Argentine et à l'Amérique leur grandeur", a encore lancé le président argentin, à propos de l'alliance avec les Etats-Unis.

Consacrant la plus large partie de son discours aux succès macroéconomiques de son gouvernement depuis deux ans, contre l'inflation en particulier - ramenée en deux ans de 150% à 32% en interannuel - Javier Milei s'est dit résolu à pousser plus avant ses réformes, annonçant un train ambitieux de 90 réformes dans l'année, pour "redessiner" l'Argentine "pour les 50 prochaines années".

Ce seront "neuf mois ininterrompus de réformes structurelles qui vont redessiner l'architecture institutionnelle de la Nouvelle Argentine", a-t-il déclaré. Il a évoqué entre autres, sans entrer dans le détail, des réformes fiscales, du système judiciaire, du code pénal, et du système électoral.

Président depuis 2023, Javier Milei ouvre cette année parlementaire en position de force politique, consolidé par un succès électoral aux législatives de mi-mandat en octobre, et conforté dans son élan dérégulateur par plusieurs réformes adoptées récemment par le Parlement, telle la récente et clivante réforme de la législation du travail, dans le sens d'une flexibilisation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des dizaines de civils tués dans des violences au Soudan du Sud

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La mission des Nations unies au Soudan du Sud (Unmiss) s'est dite "alarmée par la recrudescence des violences" (photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MATTHEW ABBOTT)

Des dizaines de civils ont été tués dans des violences dans la partie septentrionale du Soudan du Sud, pays en proie à une instabilité chronique, a affirmé dimanche l'ONU, qui s'est dite "alarmée par la recrudescence des violences".

Tôt dimanche, "des jeunes armés non identifiés ont attaqué le siège du comté d'Abiemnom, faisant une vingtaine de blessés", a déploré la mission des Nations unies au Soudan du Sud (Unmiss) dans un communiqué.

La mission onusienne a également pris "note avec préoccupation des informations faisant état de dizaines de morts parmi les civils et des responsables locaux" lors de ces affrontements, sans donner plus de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Chute de la fréquentation pour le Salon de l'agriculture

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L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture à Paris a enregistré une chute de 27,9% de sa fréquentation cette année. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL)

L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture à Paris a enregistré une chute de 27,9% de sa fréquentation cette année, et restera un "salon pas comme les autres", marqué par l'absence des bovins, a reconnu dimanche son président.

Cette année, l'évènement a rassemblé 437'402 visiteurs, contre 607'000 lors de l'édition précédente, loin du record de 2014 (703'000), a annoncé l'organisation dimanche soir à l'issue de l'évènement.

"Quand il manque quelqu'un dans la famille, ce n'est pas comme d'habitude (...). Et ça s'est vraiment ressenti dans une baisse de la fréquentation", avait expliqué un peu plus tôt à l'AFP le patron du salon, Jérôme Despey. Sur les quatre premiers jours du Salon, le nombre de visiteurs affichait déjà un recul de l'ordre de 25% .

"Le contexte était un peu particulier", avec l'absence des bovins, une première depuis 62 ans, qui "a beaucoup marqué" et aussi "beaucoup d'inquiétudes du monde agricole", a souligné le président de l'évènement. Le Salon avait "respecté" le choix des éleveurs de ne pas amener leurs vaches en raison de la dermatose.

M. Despey note toutefois quelques aspects positifs, avec un "aspect plus qualitatif" pour certains exposants qui ont eu l'impression de "pouvoir mieux dialoguer" entre eux mais aussi avec les visiteurs et les responsables politiques. Mais "bien sûr que l'année prochaine sera différente", a assuré le président. "Le Salon va revenir plus fort".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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