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Économie

Nouvelle baisse de taux attendue cette semaine en zone euro

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La Banque centrale européenne devrait procéder à un nouveau coup de rabot, alors que l'inflation ralentit nettement en Allemagne, en France et en Italie (archives). (© KEYSTONE/DPA/HENDRIK SCHMIDT)

La Banque centrale européenne s'oriente vers une nouvelle baisse de ses taux d'intérêt jeudi, les données récentes sur l'inflation étant rassurantes, tandis que l'inquiétude monte pour la croissance en zone euro.

Plusieurs membres du conseil des gouverneurs de l'institut monétaire de Francfort, dont les responsables des banques centrales allemande, Joachim Nagel, et française, François Villeroy de Galhau, ont envoyé ces derniers jours des signaux en ce sens.

"Une baisse est très probable" lors de la réunion de la BCE de jeudi, après une première baisse en juin, et une seconde en septembre, "et ça ne sera d'ailleurs pas la dernière", a dit le gouverneur de la Banque de France, en pointant vers une nouvelle baisse de 0,25 point de pourcentage.

Le taux de dépôt de la BCE, qui sert de référence pour les conditions de crédit dans l'économie, passerait ainsi à 3,25%.

"Je suis assez ouvert à l'idée de réfléchir à la possibilité de réaliser un nouveau pas sur les taux", a dit son homologue de la Bundesbank dans un podcast avec le média allemand Table Media.

"L'évolution de l'inflation fait partie des bonnes nouvelles, nous nous rapprochons clairement de notre objectif de 2% d'inflation" sur une base annuelle, a-t-il ajouté.

Revirement

Une baisse dès cette semaine, lors de la réunion de la BCE qui se tiendra à Ljubljana, en Slovénie, constituerait un revirement.

Il y a encore un mois les gardiens de l'euro restaient prudents sur le sujet, donnant le sentiment de vouloir attendre leur réunion de décembre, la dernière prévue cette année, pour agir.

Mais l'inflation a continué de ralentir en septembre, tombant à 1,8 %, sous le seuil des 2% pour la première fois en plus de trois ans.

Le ralentissement se voit surtout dans les grandes économies, en Allemagne (1,6 %), en France (1,2 %) et en Italie (0,7 %).

De plus, l'inflation sous-jacente, un indicateur très suivi qui exclut les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, a enregistré un recul à 2,7 % en glissement annuel, selon Eurostat.

Les évolutions actuelles des prix "renforcent notre confiance dans le fait que l'inflation reviendra à l'objectif en temps voulu" et cela sera "pris en compte lors de la prochaine réunion de politique monétaire" d'octobre, a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors d'une audition remarquée fin septembre au Parlement européen.

Activité en berne

Le compte-rendu de la réunion de septembre de la BCE a également montré des inquiétudes sur la croissance en zone euro, une évolution de nature à réduire davantage l'inflation et donc favorable à un desserrement plus rapide de l'étau monétaire.

Le gouvernement allemand vient lui de revoir en baisse ses prévisions de croissance, tablant à nouveau sur une récession cette année dans la première économie européenne (recul de 0,2% du Produit intérieur brut) après une contraction de 0,3% en 2023.

Une baisse des taux apporterait un bol d'air aux ménages et aux entreprises, de nature à soutenir les crédits à la consommation, le marché de l'immobilier - actuellement atone - ou les investissements.

La BCE a fortement relevé ses taux dans le sillage de la reprise post Covid-19 puis de la guerre russe en Ukraine, qui a fait s'envoler les prix énergétiques. Cela s'est fait au prix toutefois d'un fort ralentissement de la croissance économique.

Elle va continuer à surveiller l'impact des tensions au Moyen-Orient, qui tendent à faire grimper les prix du pétrole. L'impact potentiel du dernier plan de relance chinois pourrait aussi stimuler la demande énergétique et donc affecter les prix.

Malgré ce contexte incertain, Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet, prévoit deux baisses de taux en 2024 et quatre autres au premier semestre 2025, ce qui porterait le taux de référence de la BCE à 2,0%, un niveau considéré comme "neutre" pour l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Affaire Epstein: Edmond de Rothschild dit surveiller la situation

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Les documents publiés par le DOJ ne révèlent "aucun élément susceptible de mettre en cause l'intégrité des activités du groupe ou la probité de son actionnaire", a assuré un porte-parole à l'agence de presse AWP. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La banque privée genevoise Edmond de Rothschild (EdR) a communiqué jeudi sur la situation concernant les révélations sur sa directrice générale, Ariane de Rothschild, citée plus de 4500 fois dans les dossiers Epstein.

Le groupe a notamment confirmé la signature d'un contrat en 2015 de 25 millions de dollars avec le financier américain condamné dans un vaste scandale international.

"Jeffrey Epstein n'était qu'un prestataire de services pour le groupe. Il a accompagné Edmond de Rothschild pour différentes missions de conseil stratégique et d'accompagnement dans le développement des affaires de la banque, notamment dans le cadre de la procédure américaine menée par le département de la Justice américain (DOJ) à l'encontre des banques suisses dans les années 2010", a expliqué un porte-parole à l'agence AWP.

Le conseil d'administration, qui représente la haute gouvernance de la banque, présidé par Yves Perrier, s'est organisé pour suivre "de manière indépendante" la situation, en complément des travaux et analyses conduits par la direction. "Il a pris les mesures qui s'imposent pour garantir les intérêts de ses clients, de ses employés et de ses actionnaires". Les mesures citées visent à informer les clients, les employés et les actionnaires de la situation. "Rien de plus", précise le porte-parole.

Pas de conséquences sur les chiffres

Au sujet des conséquences juridiques de ces révélations, EdR affirme que "ni le groupe, ni Ariane de Rothschild ne sont parties aux procédures passées ou en cours concernant Jeffrey Epstein, qu'elles soient en France ou aux Etats-Unis".

Les documents publiés par le DOJ ne révèlent "aucun élément susceptible de mettre en cause l'intégrité des activités du groupe ou la probité de son actionnaire".

Cette affaire intervient peu de temps avant la publication des résultats annuels de la banque le 19 mars. L'établissement a d'ores et déjà dévoilé sa collecte 2025 et celle depuis janvier 2026. "Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes", estime le porte-parole qui ne note pas pour l'heure de départ de clientèle en réaction à l'affaire.

Les afflux nets d'argent ont atteint environ 10 milliards de francs, contre 8,2 milliards précédemment. Depuis début janvier 2026, les entrées nettes ont dépassé les 5 milliards, "elles sont restées particulièrement soutenues."

Interrogé sur un possible changement à la tête du groupe, le porte-parole a répondu: "ce n'est pas un sujet".

Fin janvier, les trois millions de pages publiées par le DOJ ont notamment mis en lumière la proximité entre l'homme d'affaires américain, décédé en 2019, et la patronne du groupe bancaire. D'abord sur le plan professionnel dès 2013, les échanges de courriels ont ensuite concerné sa vie privée notamment. La banque avait alors indiqué que Mme de Rothschild l'avait rencontré à plusieurs reprises entre 2013 et 2019 dans "le cadre normal de ses fonctions au sein du groupe" et "n'avait aucune connaissance de la conduite et du comportement personnel de M. Epstein".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La BCE réduit sa perte en 2025, vise l'équilibre cette année

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La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet. (© KEYSTONE/EPA/ARNE DEDERT)

La Banque centrale européenne (BCE) a fait état jeudi d'une perte nette de 1,25 milliard d'euros pour 2025, bien inférieure à celle de 2024 grâce à la baisse des charges d'intérêts. Elle vise un retour à l'équilibre au plus tôt cette année.

La perte de 2025, considérablement réduite par rapport aux 7,9 milliards (7,2 milliards de francs) un an plus tôt, "restera inscrite au bilan de la BCE pour être compensée par les profits futurs", explique l'institution dans un communiqué.

La politique monétaire menée pour ramener l'inflation à 2%, après le pic à plus de 10% en 2022 dans la lignée de la guerre d'invasion russe en Ukraine, a eu comme conséquence de creuser les comptes de la BCE, comme ceux de la Banque de France et d'autres banques centrales de la zone euro.

La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet.

Le taux d'intérêt de référence, payé par la BCE, a culminé à 4% en 2023, avant d'être ramené depuis l'an dernier à 2%.

Hausse des effectifs

Parallèlement, elle perçoit des revenus d'intérêts de plus en plus faibles sur les obligations souveraines acquises dans le cadre de programmes de sauvetage - pandémie de Covid 19, crise de la dette - qui, arrivées à échéance, ne sont plus renouvelées.

La situation s'est améliorée en 2025, principalement grâce à une baisse des charges d'intérêt, relève la BCE.

L'institution comptait en 2025 près de 4400 emplois (équivalents en temps plein), en hausse de 2%.

La présidente Christine Lagarde a perçu une rémunération de 492'204 euros, soit une hausse de 5,5% sur un an, détaille le rapport annuel de l'institution.

La Française a reçu en supplément 130'457 francs de la Banque des règlements internationaux (BRI), à Bâle, en tant que membre de son conseil d'administration.

Suite à des articles de presse pointant ce cumul de rémunérations, Mme Lagarde a expliqué jeudi au Parlement européen que le versement de la BRI avait été communiqué de "manière transparente", dans une lettre adressée le vendredi précédent à l'eurodéputé Fabio de Masi et publiée sur le site de l'institution.

Les 21 banques centrales nationales de la zone euro, actionnaires de la BCE, ne percevront quant à elles aucun dividende au titre de l'année 2025.

La BCE prévoit un retour à la rentabilité en 2026 ou 2027, en fonction de la trajectoire des taux directeurs, des variation de changes et de la composition de son bilan.

Le retour au versement de dividendes prendra plusieurs années, le temps de compenser plus de 10 milliards de pertes accumulées depuis 2022 et de reconstituer les provisions pour risques financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Edmond de Rothschild délivre ses premiers chiffres 2025

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Le ratio de solvabilité est d'environ 19%, soit au-dessus des exigences réglementaires de 12%. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire Edmond de Rothschild a dévoilé jeudi les premiers résultats de son exercice 2025. Les détails de sa performance financière seront publiés le 19 mars.

De janvier à fin décembre derniers, les afflux nets d'argent se sont élevés à environ 10 milliards de francs, à comparer aux entrées de 8,2 milliards de l'exercice précédent, indique un porte-parole de la banque à l'agence AWP. Sur trois ans, les afflux se montent à 25 milliards.

Le ratio de solvabilité est d'environ 19%, soit au-dessus des exigences réglementaires de 12%.

Depuis début janvier 2026, les entrées nettes ont dépassé les 5 milliards, "portant les actifs sous gestion à leur plus haut historique, plus de 200 milliards", selon les informations du porte-parole. "Depuis le 30 janvier, ces entrées sont restées particulièrement soutenues."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le directeur du WEF annonce sa démission

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Le WEF avait ouvert une évaluation contre Børge Brende début février (archives). (© KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

Le directeur du Forum économique mondial (WEF) Børge Brende annonce jeudi sa démission. Le WEF avait ouvert début février une "évaluation indépendante" pour clarifier les relations du Norvégien avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein.

"Après mûre réflexion, j'ai décidé de quitter mes fonctions de président-directeur général du Forum économique mondial (...), je suis convaincu que le Forum peut désormais poursuivre son important travail sans distraction", écrit dans un communiqué l'ancien diplomate norvégien, qui a échangé plus de 100 SMS et courriels et rencontré à trois reprises M. Epstein.

Dans un communiqué séparé, les dirigeants du WEF indiquent qu'Alois Zwinggi assurera l'intérim à la présidence et à la direction générale. L'évaluation indépendante menée par un conseiller externe est maintenant terminée, précisent-ils. Ses conclusions indiquent qu'il n'y a pas d'autres préoccupations que celles déjà divulguées par le Norvégien lui-même.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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