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Odessa et le sud du pays sans électricité après des frappes russes

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Jeudi, le président russe Vladimir Poutine a promis de continuer à frapper le réseau énergétique ukrainien malgré de vives critiques occidentales. (© KEYSTONE/AP/LIBKOS)

Environ 1,5 million d'habitants d'Odessa et de sa région, dans le sud de l'Ukraine, étaient privés d'électricité samedi soir à la suite de frappes russes menées à l'aide de drones kamikazes iraniens. C'est ce qu'a indiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Les services de l'administration régionale ont indiqué que la réparation des réseaux énergétiques à la suite des frappes menées la nuit précédente prendraient "des semaines". Ils ont invité les habitants de cette grande ville portuaire qui le peuvent à quitter la région.

"La situation dans la région d'Odessa est très difficile. Après les frappes de la nuit par des drones iraniens, Odessa et d'autres villes et villages de la région sont plongés dans l'obscurité", a déclaré Volodymyr Zelensky dans sa vidéo quotidienne sur les réseaux sociaux.

"A cette heure, plus d'un million et demi de personnes de la région d'Odessa sont sans électricité. Seules les infrastructures essentielles sont connectées - quand il est possible d'avoir de l'électricité", a-t-il ajouté.

Dix drones sur 15 interceptés

Le ministère ukrainien de la Défense dans son briefing quotidien, avait auparavant accusé la Russie d'avoir mené des frappes avec les drones iraniens dont Téhéran a longtemps nié la livraison à Moscou.

"Cette nuit l'ennemi a frappé, apparemment avec des drones iraniens Shahed-136, sur des infrastructures énergétiques des régions de Mykolaïv et Odessa. Dix des 15 drones ont été interceptés", a affirmé le ministère.

Les autorités ukrainiennes n'ont pas détaillé les infrastructures touchées, mais le département de l'Energie de l'administration régionale d'Odessa a indiqué dans un communiqué que les dégâts, qui n'affectent toutefois pas le chauffage urbain et l'eau potable, seraient longs à réparer.

"Des semaines" pour réparer

"Selon une première analyse, cela prendra plus de temps pour réparer les infrastructures énergétiques qu'après les frappes précédentes. Nous ne parlons pas seulement de jours, mais de semaines", a déclaré ce service dans un communiqué samedi soir, évoquant même la possibilité d'un délai de "deux ou trois mois".

"C'est pourquoi nous vous demandons (...) si vous avez la possibilité de quitter temporairement Odessa et sa région, de le faire", a ajouté l'administration.

Un conseiller de la présidence ukrainienne, Kyrylo Timochenko, avait précisé précédemment que les infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux et les maternités, avaient pu être maintenues connectées au réseau.

Vendredi, Kiev avait souligné que les régions du sud du pays déchiré par la guerre, y compris Odessa, souffraient des pires coupures d'électricité, quelques jours après la dernière série d'attaques russes contre le réseau énergétique ukrainien.

Poutine promet de continuer

La Russie avait tiré lundi des dizaines de missiles de croisière sur des infrastructures clés, faisant pression sur le réseau déjà en difficulté du pays après des attaques répétées.

Jeudi, le président russe Vladimir Poutine a promis de continuer à frapper le réseau énergétique ukrainien malgré de vives critiques occidentales contre les attaques systématiques qui ont plongé depuis des semaines des millions de personnes dans le froid et l'obscurité.

Partenariat Moscou-Téhéran

Les Etats-Unis ont de leur côté alerté vendredi sur la mise en place d'un "partenariat militaire à grande échelle" entre Moscou et Téhéran, dont les drones sont déjà utilisés contre l'Ukraine dans la guerre lancée le 24 février par Vladimir Poutine.

Selon le renseignement américain, Moscou et Téhéran envisagent en particulier de lancer une production commune de drones "tueurs" en Russie, a indiqué John Kirby, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l'exécutif américain.

Le porte-parole a aussi rappelé que l'Iran envisageait de vendre à la Russie des "centaines" de missiles balistiques, qui permettraient de continuer à frapper les infrastructures civiles de l'Ukraine malgré l'amoindrissement des réserves de l'armée russe.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Portugais ont commencé à voter pour élire leur président

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André Ventura pourrait arriver en tête de ce scrutin, mais il aurait très peu de chances de l'emporter au second tour (archives). (© KEYSTONE/EPA/TIAGO PETINGA)

Les Portugais ont commencé à voter dimanche matin pour le premier tour de l'élection présidentielle. L'extrême droite, première force d'opposition du pays ibérique, peut franchir un nouveau palier en plaçant son candidat au second tour.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 pour 11 millions d'électeurs au Portugal et à l'étranger. Des projections sorties des urnes seront connues à 20h00.

Selon les sondages, André Ventura, président du parti d'extrême droite Chega ("Assez"), pourrait arriver en tête de ce scrutin, mais le député de 43 ans aurait très peu de chances de l'emporter au second tour, prévu le 8 février.

Après des semaines de campagne à l'issue très incertaine, le candidat socialiste Antonio José Seguro semblait avoir une petite longueur d'avance sur l'eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo dans la course à la deuxième position.

Sur un total de onze candidats, un nombre record, deux autres postulants conservent aussi des chances de se qualifier pour le second tour: celui du camp du gouvernement de droite, Luis Marques Mendes, et un amiral à la retraite qui s'est présenté comme indépendant, Henrique Gouveia e Melo.

Le vainqueur de l'élection succédera au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, élu à deux reprises dès le premier tour. Depuis l'avènement de la démocratie au Portugal, une seule élection présidentielle s'est décidée au second tour, en 1986.

"Candidat du peuple"

Seul candidat déjà présent lors de la précédente élection présidentielle de 2021, André Ventura y avait alors recueilli 11,9% des suffrages, soit près de 500'000 voix, pour terminer en troisième position, tout juste derrière une candidate socialiste dissidente.

Depuis, son parti n'a cessé de progresser dans les urnes, obtenant 22,8% des voix et 60 députés lors des législatives de mai dernier, dépassant le Parti socialiste en tant que premier parti d'opposition au gouvernement de Luis Montenegro.

"Un nouveau score solide pour l'extrême droite confirmerait sa domination sur le paysage politique" et marquerait un nouveau chapitre dans "la bataille en cours au sein de la droite, entre le centre droit traditionnel et l'extrême droite émergente", résume dans une note le cabinet d'analyses Teneo.

M. Ventura a d'ailleurs terminé sa campagne en demandant aux autres partis de droite de ne pas lui "faire obstacle" lors d'un éventuel second tour l'opposant au candidat socialiste.

Mais, dans son tout dernier meeting vendredi soir, cet auto-proclamé "candidat du peuple" a de nouveau durci le ton, en refusant d'essayer de "plaire à tout le monde" et en promettant de "mettre de l'ordre" dans le pays.

"Appel aux démocrates"

"J'espère qu'il passera. Et pas seulement au premier tour. Au deuxième aussi", a témoigné une de ses partisanes, Isabel Peixoto. "Les autres candidats appartiennent à des partis qui ont déjà été au pouvoir, et le résultat est là. C'est toujours pareil!", a ajouté cette chômeuse de 62 ans.

Le candidat socialiste Antonio José Seguro, 63 ans, ancré au centre, a en revanche joué la carte du candidat rassembleur et modéré, qui se pose en défenseur de la démocratie et des services publics. "J'appelle tous les démocrates, tous les progressistes et tous les humanistes à concentrer leurs voix sur notre candidature", a-t-il déclaré au dernier jour de campagne.

"Nous avons besoin d'un président qui améliore ce pays, parce que la santé, l'éducation, tout... tout est à reconstruire", a confié samedi Sofia Taleigo, une vendeuse de fruits et légumes de 55 ans travaillant dans un marché de la banlieue sud de Lisbonne.

Elu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, le président portugais n'a pas de pouvoirs exécutifs, mais peut être appelé à jouer un rôle d'arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des élections législatives.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Kyshawn George marque 29 points en vain

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Kyshawn George (au centre) a été le meilleur marqueur des Wizards dans le Colorado. (© KEYSTONE/AP/David Zalubowski)

Les 29 points de Kyshawn George n'ont pas permis à Washington d'éviter une 31e défaite en NBA cette saison. Les Wizards se sont inclinés 121-115 à Denver.

Le Chablaisan, qui vit sa deuxième année dans la prestigieuse ligue nord-américaine, a rentré 10 de ses 20 tirs, avec un excellent 5/8 à trois points. Il a ponctué sa très bonne performance de 5 rebonds, 7 assists et 3 contres.

Sous son impulsion, la franchise de DC a pris les commandes lors du troisième quart-temps, comptant jusqu'a 8 points d'avance sur Denver. Mais les Nuggets, qui évoluaient sans leur triple MVP Nikola Jokic, blessé au genou gauche, ont renversé la table en fin de match.

Les Wizards ont ainsi concédé une sixième défaite consécutive, la 31e de l'exercice (contre 10 victoires). Ils pointent à l'avant-dernière place de la Conférence Est (13es sur 14), alors que George continue de progresser - il marque 15,4 points en moyenne par match, presque deux fois plus que lors de sa saison rookie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Akira Schmid et Vegas signent une 7e victoire de rang

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Akira Schmid a été solide devant le filet de Las Vegas samedi. (© KEYSTONE/AP/Ian Maule)

Avec le gardien suisse Akira Schmid titulaire, les Vegas Golden Knights ont décroché une 7e victoire de rang samedi en NHL. La franchise du Nevada a battu les Predators de Roman Josi 7-2 à domicile.

Schmid a été désigné troisième étoile de cette partie grâce à ses 27 arrêts et son assist sur le 6-1 des Golden Knights. Il a concédé l'ouverture du score et un dernier but en infériorité numérique, deux réussites sur lesquelles Josi a été passeur décisif, mais s'est sinon montré diablement solide alors que ses coéquipiers empilaient les buts.

Les autres Suisses engagés samedi dans la ligue nord-américaine n'ont pas été à la fête, même si certains se sont illustrés. Nino Niederreiter a par exemple mis fin à sa disette en marquant son premier but depuis le 29 novembre, mais cela n'a pas suffi aux Jets de Winnipeg, qui ont craqué en prolongation face aux Toronto Maple Leafs (4-3).

Les New Jersey Devils ont quant à eux rechuté après deux victoires de rang. Malgré une réussite de Timo Meier, sa 13e de l'exercice, les hockeyeurs de Newark ont été largement dominés sur leur glace par les Carolina Hurricanes, vainqueurs 4-1 grâce à un triplé d'Andrei Svechnikov.

Enfin, Los Angeles et Kevin Fiala ont été battus une deuxième fois en deux jours par leurs voisins d'Anaheim. Les Ducks se sont imposés 2-1 en prolongation. Le Saint-Gallois a été crédité d'une mention d'assistance sur le seul but des Kings tombé en power-play.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Nasa: sortie de la fusée lunaire en amont du lancement d'Artémis 2

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La fusée SLS est transportée depuis le bâtiment d'assemblage des véhicules de la NASA vers la rampe de lancement 39B au Centre spatial Kennedy. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

La Nasa a acheminé samedi vers un pas de tir sa fusée géante SLS. Elle transportera des astronautes autour de la Lune pour la première fois en plus de 50 ans, afin de mener des tests préalables au lancement de la mission lunaire Artémis 2.

Cette manoeuvre a duré environ 12 heures et constitue l'une des dernières étapes avant le décollage de cette mission très attendue prévu entre début février et fin avril.

L'immense engin orange et blanc a quitté à l'aube le bâtiment d'assemblage et lentement progressé vers le légendaire complexe de tir 39B du Centre spatial Kennedy en Floride, qu'il a atteint en début de soirée et où il doit à présent subir une batterie de tests.

S'ils sont concluants, la fusée pourrait décoller dès le 6 février, première fenêtre de lancement envisagée par la Nasa, pour cette mission au cours de laquelle quatre astronautes - trois Américains et un Canadien - survoleront le satellite naturel de la Terre pour la première fois depuis la dernière mission Apollo en 1972.

"Nous sommes en train d'écrire l'Histoire", s'est ému John Honeycutt, chargé du programme de la fusée, lors d'une conférence de presse vendredi.

"Rendre l'impossible possible"

Les astronautes concernés, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Hammock Koch et Jeremy Hansen assistaient samedi au déplacement de la fusée SLS.

Avec la capsule Orion dans laquelle ils prendront place, elle fait 98 mètres de haut, soit plus que la statue de la Liberté, mais un peu moins que les 110 mètres de la fusée Saturn V qui avait envoyé l'Homme sur la Lune lors des missions Apollo.

"Je suis vraiment très enthousiaste de voir cela", a confié le Canadien Jeremy Hansen à la presse. "Dans quelques semaines seulement, vous allez voir quatre humains voler autour de la Lune, et si nous en sommes capables aujourd'hui, imaginez ce que nous pourrons faire demain".

"Nous tentons le tout pour le tout afin de rendre l'impossible possible", a abondé son collègue Victor Glover.

L'équipage fera le tour de la Lune durant cette mission, qui doit durer une dizaine de jours. Elle vise à préparer la mission suivante, qui marquera le grand retour des humains sur le sol lunaire, avec pour objectif d'y établir cette fois une présence durable.

Mais elle constituera à elle seule une première à plusieurs égards: il s'agira du premier vol lunaire auquel participeront une femme, une personne non-blanche et un non-Américain.

"Deuxième course à l'espace"

Avant le grand départ, les ingénieurs de la Nasa vont s'assurer de la sécurité et de la fiabilité de la fusée. Une série de tests seront réalisés sur le complexe de tir avant une répétition générale de pré-lancement.

Le décollage d'Artémis 1, sans astronautes à bord, s'était tenu en novembre 2022 après plusieurs reports et deux tentatives infructueuses de lancement.

Annoncé sous le premier mandat du président Donald Trump, le programme Artémis vise in fine à établir une présence humaine durable sur la Lune et préparer de futures missions vers Mars, mais a subi ces dernières années de nombreux retards.

La Nasa a néanmoins créé la surprise fin 2025 en annonçant que le lancement d'Artémis 2 pourrait se tenir dès "début février" au lieu d'avril.

Un départ anticipé qui s'explique par les pressions exercées par l'administration Trump pour gagner une "deuxième course à l'espace" entre Washington et Pékin, après celle qui avait opposé les États-Unis et l'Union soviétique durant la Guerre froide.

Les deux puissances rivales ambitionnent d'envoyer des hommes sur la Lune d'ici 2030 et d'y installer une base.

Aujourd'hui prévue pour la mi-2027, la mission Artémis 3 prévoyant l'alunissage devrait être reportée à nouveau. L'alunisseur développé par l'entreprise SpaceX d'Elon Musk n'est pas prêt selon des experts du secteur spatial, ce qui fait craindre que la Chine ne dame le pion aux Américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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