International
Ouverture à Paris du procès du ministre de la justice
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2023/11/le-ministre-de-la-justice-francais-eric-dupond-moretti-est-juge-depuis-lundi-et-jusquau-16-novembre-pour-prise-illegale-dinterets-archives-1000x600.jpg&description=Ouverture à Paris du procès du ministre de la justice', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Le procès d'Éric Dupond-Moretti devant la Cour de Justice de la République (CJR) s'est ouvert lundi à Paris un peu après 14h00. Il s'agit d'une première pour un ministre de la justice en exercice.
L'ex-avocat star, jugé pour conflits d'intérêts dans le cadre de ses fonctions, est entré dans la grande salle d'audience du palais de Justice de Paris l'air grave et un épais dossier sous le bras. A l'ouverture de l'audience et à la demande du président, il s'est avancé à la barre pour y décliner son identité.
"Je m'appelle Eric Dupond-Moretti", a-t-il dit, hésitant, devant le micro après s'être éclairci la voix. Le président a ensuite fait l'appel de la vingtaine de témoins qui seront appelés à la barre pendant le procès, prévu jusqu'au 16 novembre. Parmi eux, l'ancienne ministre de la Justice Nicole Belloubet, présente dans la salle, et l'ancien Premier ministre Jean Castex.
Le président a ensuite commencé la lecture du rapport sur les faits qui valent au garde des Sceaux ce procès inédit. S'il est reconnu coupable de "prise illégale d'intérêts", le ministre encourt cinq ans d'emprisonnement, 500'000 euros d'amende, ainsi qu'une peine complémentaire d'inéligibilité et d'interdiction d'exercer une fonction publique.
L'ancien ténor du barreau se dit "innocent" et répète n'avoir fait que suivre "les recommandations" de son ministère en lançant des enquêtes administratives contre quatre magistrats avec qui il avait eu des différends quand il était avocat.
"Serein"
Une table recouverte d'une nappe bleue a été installée pour Eric Dupond-Moretti dans le prétoire, face à la cour. Dès le début de la lecture du rapport il a commencé à prendre des notes appliquées.
Une petite bouteille d'eau était posée sur la table, comme devant les places des avocats généraux et des membres de la CJR, juridiction mi-juridique mi-politique, composée de trois magistrats de la Cour de cassation et de douze parlementaires de tous bords.
Les avocats d'Eric-Moretti, Mes Rémi Lorrain et Jacqueline Laffont se sont assis sur les bancs du premier rang, derrière lui. Sur les bancs de l'autre côté de la salle avaient pris place les quatre magistrats à l'encontre desquels il avait ouvert les enquêtes administratives. Ils sont témoins à ce procès, et ont donc dû quitter la salle. Leur audition est prévue mercredi.
Eric Dupond-Moretti, "serein" et qui a "hâte" de s'expliquer selon son entourage, devrait avoir la parole pour une déclaration liminaire dès la fin d'après-midi. Son interrogatoire est prévu mardi matin.
L'ex-avocat, l'une des rares personnalités connues de la macronie, avait continué à être soutenu par le président de la République malgré sa mise en examen.
"En tant que garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti a toute ma confiance", a déclaré lundi la cheffe du gouvernement Elisabeth Borne sur France Inter, vantant son "excellent travail" et son "droit à la présomption d'innocence". La Première ministre a précisé qu'elle avait elle-même souhaité qu'il reste à son poste et "puisse à la fois assurer sa défense et qu'on s'organise pour que le ministère de la Justice puisse tourner".
"Règle claire"
Le temps de l'audience, il restera ministre comme si de rien n'était, ou presque: des mesures seront prises "afin d'assurer le bon fonctionnement des pouvoirs publics et la continuité de l'État", comme des délégations de signature, une absence excusée au Conseil des ministres ou encore son remplacement au banc du gouvernement au Parlement, a précisé une source gouvernementale.
Eric Dupond-Moretti, nommé garde des Sceaux à la surprise générale en juillet 2020, joue sans doute son avenir en politique. Interrogée début octobre sur la question d'une démission en cas de condamnation, Elisabeth Borne avait répondu qu'il existait une "règle claire", déjà "appliquée" à d'autres ministres, en référence à Alain Griset, qui avait dû quitter le gouvernement.
Ce dossier inédit débute fin juin 2020, en marge de l'affaire de corruption dite "Paul Bismuth" visant l'ancien président Nicolas Sarkozy, quand Le Point révèle que le Parquet national financier (PNF) a fait éplucher les factures téléphoniques de plusieurs avocats, dont Eric Dupond-Moretti, pour débusquer une éventuelle taupe qui aurait informé M. Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute.
Eric Dupond-Moretti, ami très proche de Me Herzog, dénonce une "enquête barbouzarde". "On a basculé dans la République des juges", s'insurge celui qui est alors l'un des avocats les plus médiatiques du pays, avant de porter plainte.
La garde des Sceaux d'alors, Nicole Belloubet, avait demandé une "inspection de fonctionnement". Devenu ministre, Eric Dupond-Moretti avait ensuite ordonné une enquête administrative contre deux magistrats et la cheffe du PNF pour déterminer d'éventuelles fautes individuelles.
Il avait aussi ouvert, dans une autre affaire, une enquête administrative contre un ex-juge détaché à Monaco dont il avait dénoncé en tant qu'avocat les méthodes de "cow-boy" et contre lequel il avait porté plainte au nom d'un client pour violation du secret de l'instruction.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Kim affirme équiper sa marine nord-coréenne d'armes nucléaires
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé que Pyongyang était en train d'équiper sa marine d'armes nucléaires, alors qu'il supervisait cette semaine les essais d'un destroyer présenté comme ultramoderne, ont rapporté jeudi les médias d'Etat.
"L'armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante", a déclaré Kim Jong-un, cité par l'agence de presse officielle KCNA. Il s'est félicité d'"un changement radical dans la défense de notre souveraineté maritime, ce que nous n'avions pas réussi à accomplir depuis un demi-siècle".
Ces essais, qui comprennent le lancement d'un missile de croisière mer-sol, ont été réalisés peu après le congrès quinquennal du parti communiste. Au cours de l'événement, M. Kim a réitéré son engagement en faveur d'un renforcement du potentiel militaire de son pays, doté de l'arme nucléaire, et promis de répondre avec force à toute menace.
Attaque en Iran
Ils sont également survenus peu après le déclenchement par les Etats-Unis et Israël d'une guerre contre l'Iran destinée notamment à anéantir son programme nucléaire, ses missiles et sa marine.
M. Kim a inspecté mardi un navire de classe "Choe Hyon", l'un des deux mis à l'eau l'année dernière. Il a également supervisé mercredi le tir du missile, lequel a été effectué "avec succès", a affirmé l'agence de presse coréenne.
Le destroyer Choe Hyon est l'un des deux navires de guerre de 5000 tonnes que la Corée du Nord possède dans son arsenal, tous deux achevés en 2025. Un troisième bâtiment, que le dirigeant nord-coréen a également inspecté mercredi, est en construction, selon KCNA.
Pyongyang a précédemment déclaré que le Choe Hyon était équipé des "armes les plus puissantes". Le navire pourrait embarquer des missiles tactiques à courte portée capables de transporter des ogives nucléaires, estiment certains analystes, bien que la Corée du Nord n'ait pas prouvé qu'elle avait la capacité de miniaturiser son arsenal atomique.
"Démonstration de force"
La semaine dernière, Pyongyang a condamné l'attaque en cours des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, la qualifiant d'"acte d'agression illégal" et affirmant qu'elle révélait la nature de "voyou" de Washington.
Avec les essais du nouveau destroyer, Kim Jong-un semble vouloir faire une "démonstration de force dans le contexte de la situation actuelle en Iran et à l'approche des prochains exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis", observe auprès de l'AFP Yang Moo-jin, ancien président de l'université des études nord-coréennes.
Pyongyang et Washington sont des adversaires de longue date, mais les Etats-Unis ont multiplié les efforts ces derniers mois pour relancer les pourparlers de haut niveau avec le Nord.
Après avoir largement ignoré ces ouvertures, Kim Jong-un a déclaré en février que les deux nations pourraient "s'entendre" si Washington acceptait le statut nucléaire de son pays.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Six mois après le soulèvement, les Népalais appelés à voter
Les Népalais ont commencé à voter jeudi pour des élections législatives cruciales, six mois après un soulèvement qui a entraîné la chute du gouvernement. Le scrutin est marqué par l'affrontement entre la vieille garde et un puissant mouvement porté par la jeunesse.
Des files d'attente se sont formées dès l'aube à Katmandou et dans la circonscription habituellement tranquille de Jhapa (sud-est), où rivalisent deux candidats au poste de premier ministre, une élection emblématique de la lutte générationnelle à l'oeuvre dans ces législatives anticipées.
Près de 19 millions d'électeurs sont appelés jusqu'à la fermeture des bureaux de vote à 17h00 locales (12h15 en Suisse) à désigner le successeur du gouvernement intérimaire en place après le soulèvement de septembre 2025, au cours duquel au moins 77 personnes ont été tuées et où le Parlement ainsi que des dizaines de bâtiments officiels ont été incendiés.
Une interdiction d'accès aux réseaux sociaux avait mis le feu aux poudres. Très vite, les jeunes manifestants ont également laissé exploser leur colère contre le manque de perspectives d'emploi et la corruption des élites. Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dans les bureaux de vote.
Une vague de jeunes candidats a émergé grâce à l'occasion du scrutin. Ils se disent déterminés à relancer une économie népalaise moribonde et prêts à défier des dirigeants vieillissants qui assurent que seule leur expérience peut garantir stabilité et sécurité.
"Rien d'ordinaire"
"Ce scrutin n'a rien d'ordinaire: il pourrait être un moment charnière pour les Népalais et le Népal", a confié en amont des élections Sashi Gurung, 33 ans, qui votera à Katmandou.
Des hélicoptères ont acheminé du matériel électoral vers les régions montagneuses enneigées du pays, qui compte huit des dix plus hauts sommets de la planète, dont l'Everest.
Et pour ce scrutin, les regards se tournent vers les immenses plaines agricoles situées au sud-est de la capitale, où les trois prétendants au poste de premier ministre briguent des sièges.
Les 163'000 votants de la circonscription de Jhapa 5 devront en particulier départager KP Sharma Oli, 74 ans, le premier ministre renversé il y a six mois et qui entend revenir, de l'ancien maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, un rappeur qui s'est lancé en politique, considéré comme un symbole du changement politique impulsé par la jeunesse.
Autre prétendant au pouvoir: Gagan Thapa, 49 ans, le nouveau chef du plus ancien parti du pays, le Congrès népalais. Il entend mettre fin au "club des vieillards" qui a dirigé le pays pendant des décennies.
Plus de 3400 candidats sont en lice pour ce scrutin à l'issue duquel seront élus les 275 membres de la chambre basse du Parlement, 165 au scrutin uninominal à un tour et les 110 autres à la représentation proportionnelle.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
La Chine prévoit un ralentissement de sa croissance en 2026
La Chine se fixe un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026, le plus bas depuis des décennies, indique un rapport gouvernemental publié jeudi. L'an dernier, elle s'était fixé un objectif d'environ 5%, qu'elle avait dit avoir atteint en fin d'année.
La deuxième économie mondiale représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale. Le chiffre de 4,5 à 5% a été annoncé lors du grand événement politique annuel nommé "Deux Sessions".
Le gouvernement chinois n'a pas fixé de chiffre plus bas depuis 2005, quand il a commencé à énoncer systématiquement chaque année son objectif de croissance lors des Deux Sessions.
Le pays peine à recouvrer le dynamisme de l'avant-Covid-19. Son économie continue à subir les effets prolongés d'une grave crise de l'immobilier.
La Chine est confrontée à l'endettement des gouvernements locaux, une consommation domestique atone, des surcapacités de production, des pressions déflationnistes et un fort chômage des jeunes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
La guerre au Moyen-Orient entre dans son sixième jour
La guerre au Moyen-Orient est entrée jeudi dans son sixième jour avec des bombardements israéliens sur Beyrouth. La veille, Washington et Israël ont affiché leur confiance face à un Iran nettement affaibli et dont la riposte s'essouffle, selon eux.
Le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue "chaque jour", a déclaré mercredi soir un porte-parole de l'armée israélienne. "Nous sommes en position de force maintenant", a assuré de son côté le président américain Donald Trump.
Téhéran ne laisse toutefois transparaître aucune intention de capituler. La télévision d'Etat iranienne a annoncé jeudi matin une "nouvelle vague de missiles" vers Israël, dont l'armée a déclenché ses défenses aériennes pour les intercepter. Les autorités israéliennes n'ont pas fait état de victimes.
L'Iran a également affirmé avoir tiré trois missiles visant les quartiers généraux de forces kurdes au Kurdistan en Irak, a rapporté l'agence de presse IRNA sur le réseau social Telegram.
Depuis le début samedi de l'offensive américano-israélienne contre Téhéran, la région autonome du Kurdistan, qui accueille des troupes américaines, a été la cible d'attaques de drones, dont la plupart ont été interceptées par la défense aérienne.
Combats au Liban
Au Liban, Israël a lancé jeudi de nouvelles attaques, menant des frappes aériennes pour le quatrième jour après que son armée a progressé dans plusieurs localités frontalières du sud du pays, entraîné dans la guerre régionale.
Des images de l'AFP ont montré tôt jeudi un panache de fumée s'élever au-dessus de Beyrouth après une frappe sur le sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran. L'armée israélienne a déclaré sur Telegram avoir "commencé à frapper l'infrastructure du Hezbollah à Beyrouth".
Les autorités libanaises ont annoncé trois nouveaux morts dans des frappes israéliennes ayant visé deux voitures sur l'autoroute menant à l'aéroport de Beyrouth.
L'armée israélienne avait auparavant demandé aux habitants de quitter le quartier, les avertissant qu'elle s'apprêtait à attaquer des cibles qu'elle affirmait être liées au Hezbollah.
L'agence de presse officielle libanaise ANI a pour sa part rapporté qu'une frappe israélienne avait tué un chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans un camp de réfugiés du nord du Liban. Elle le décrit comme un haut responsable du Hamas. Il s'agit du premier dirigeant du groupe islamiste palestinien tué depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran.
Le Liban a été entraîné lundi dans la guerre après une première attaque contre Israël du mouvement chiite, qui affirmait vouloir "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei.
Le Hezbollah a revendiqué mercredi au moins 23 attaques contre Israël, dont une à l'aide de drones contre les industries aérospatiales israéliennes dans le centre du pays, ciblant pour la première fois une région aussi éloignée de la frontière.
Evacuations au Qatar
Au Qatar, "les autorités compétentes évacuent les résidents vivant à proximité de l'ambassade américaine à titre de mesure de précaution temporaire", a déclaré le ministère de l'intérieur sur le réseau social X, qui a appelé la population de l'émirat à rester chez elle.
Les bombardements israélo-américains sur l'Iran depuis samedi ont entraîné des frappes en représailles contre les pays du golfe Persique, Téhéran disant viser des intérêts américains.
Mardi, le Qatar a annoncé que deux missiles iraniens avaient visé son territoire, dont l'un a frappé la base militaire américaine d'Al-Udeid. Il a assuré avoir déjoué plusieurs attaques sur l'aéroport de Doha le même jour.
Mercredi, Doha a dit avoir intercepté plusieurs missiles et drones lancés par l'Iran.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
SuisseIl y a 2 jours
La police doit communiquer la nationalité des délinquants
-
InternationalIl y a 3 jours
Accord bilatéral signé par Guy Parmelin et Ursula von der Leyen
-
SuisseIl y a 2 jours
L'Iran salue la position suisse "plus forte" que les Européens
-
FootballIl y a 2 jours
Murat Yakin donne un entraînement aux jeunes du FC Lutry
-
LausanneIl y a 3 jours
Le tramway de Lausanne sera prêt dès l'automne
-
InternationalIl y a 2 jours
Première à l'ONU, Melania Trump préside un Conseil de sécurité
-
LausanneIl y a 2 jours
Elections vaudoises: la droite dénonce la déprédation d'affiches
-
ÉconomieIl y a 20 heures
La BNS confie à Emphase les nouveaux billets de banque


