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Des documents top secret chez Trump ont justifié la perquisition

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Le 8 août, le FBI avait perquisitionné la résidence de Donald Trump en Floride, Mar-a-Lago. (© KEYSTONE/AP/Steve Helber)

La présence de documents extrêmement confidentiels dans des cartons récupérés chez Donald Trump a provoqué la perquisition du FBI chez l'ex-président américain, révèle un document judiciaire vendredi. Certains d'entre eux concernaient des opérations d'espionnage.

Cet acte de procédure, écrit avant la perquisition du 8 août à Mar-a-Lago en Floride afin d'en obtenir l'autorisation, expose les raisons pour lesquelles les enquêteurs fédéraux ont jugé nécessaire cette opération de police. Le ministère américain de la justice, contraint à cette divulgation par un juge, en a caviardé une très grande partie afin de protéger l'enquête.

En février, les équipes de Donald Trump avaient remis 15 boîtes de documents, qu'il avait emportées en quittant la Maison-Blanche à l'agence nationale des archives, chargée de consigner pour l'histoire les activités présidentielles.

C'est après avoir examiné ces cartons que le FBI, convaincu que l'ancien président conservait en Floride d'autres documents classifiés, dans des conditions potentiellement inappropriées, a décidé de perquisitionner. Une trentaine d'autres boîtes de documents ont alors été saisies lors de la descente de la police fédérale américaine.

Agents secrets

L'acte de procédure publié vendredi dresse, entre deux passages biffés de noir, un inventaire partiel de ces dossiers reçus en février, qui ont alarmé la police fédérale: 184 documents classifiés, dont 25 portant la mention "Top Secret", le plus haut degré de confidentialité.

Certains de ces documents comportaient le signe "HCS", qui dans le langage de la communauté du renseignement américain désigne les informations fournies par des "sources humaines", informateurs et autres agents sous couverture.

Plusieurs documents portaient "ce qui semblait être des notes manuscrites" de Donald Trump, selon la police fédérale, qui révèle que les fichiers retrouvés étaient dans certains cas "mélangés à d'autres dossiers".

Ces archives très sensibles n'avaient "pas été gérées de façon appropriée ni [n'étaient] stockée dans un endroit approprié", a conclu le ministère de la justice, dans une lettre aux avocats de Donald Trump rendue publique vendredi.

"Sans foi ni loi"

Les agents ont fouillé le 8 août la demeure de Mar-a-Lago - 58 chambres et 33 salles de bains -, provoquant la fureur de l'ancien président et de ses partisans. Face aux critiques, le ministre de la justice avait assuré avoir "personnellement approuvé" la perquisition.

Un juge fédéral a ensuite imposé aux autorités américaines de publier le document de 38 pages rendu public vendredi, tout en accédant à la demande d'expurger des passages entiers afin de protéger les investigations.

Réagissant vendredi, Donald Trump a de nouveau dénoncé sur son réseau Truth Social une "chasse aux sorcières", ainsi qu'un "subterfuge de communication". "Nous vivons dans un pays sans foi ni loi", s'était-il indigné peu auparavant.

Les enquêteurs soupçonnent le républicain d'avoir violé une loi américaine sur l'espionnage, qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels. Donald Trump a lui assuré que ces documents avaient été déclassifiés.

"Allons bon!"

"Allons bon!", a réagi un Joe Biden sarcastique vendredi, interrogé sur cet argument de son prédécesseur. "Laissons le ministère de la justice gérer cela", a dit l'actuel président américain, refusant de commenter davantage le document révélé vendredi.

Sur le départ pour sa résidence familiale du Delaware, Joe Biden a indiqué qu'il emportait des documents classifiés. Mais il a souligné qu'il avait chez lui "un espace complètement sécurisé" et a détaillé la procédure: le document "est verrouillé. J'ai quelqu'un avec moi, un militaire. Je le lis, je le verrouille à nouveau et je le donne au militaire."

Donald Trump est aussi visé par des enquêtes sur ses efforts pour renverser les résultats de l'élection présidentielle de 2020 et sur son rôle dans l'assaut de ses partisans contre le Capitole, le 6 janvier 2021. Le républicain, qui flirte avec l'idée d'une candidature à l'élection présidentielle de 2024, n'est pour l'instant poursuivi dans aucune affaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Le festival de Cannes lancé, entre tapis rouge et politique

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Le festival de Cannes est aussi le théâtre de débats sur les liens entre l'art et la politique. (© KEYSTONE/AP Invision/JOHN LOCHER)

Le festival de Cannes rallume sa légende mardi soir. Pas moins de 22 films sont en lice pour la Palme d'or, au milieu des crépitements de flashs et des questionnements sur son rôle politique.

Alors que la cérémonie d'ouverture approche, le tapis rouge a été déroulé sur les marches du Palais du festival et sera bientôt foulé par le gotha du cinéma mondial, dont le réalisateur néo-zélandais Peter Jackson (La trilogie du "Seigneur des anneaux") qui recevra une Palme d'honneur mardi soir.

Le jury du 79e festival de Cannes a, lui, pris ses quartiers sur la Croisette sous la présidence du cinéaste sud-coréen Park Chan-wook et devra départager 22 films pour désigner la Palme d'or, décernée en 2025 à "Un simple accident", du cinéaste iranien dissident Jafar Panahi.

Avant le début de la compétition mercredi, le festival a été traversé, comme la Berlinale avant lui, par des débats sur ce que le cinéma doit et peut dire face aux tensions et conflits dans le monde.

"Les fous guident les aveugles"

"Je ne crois pas qu'on devrait séparer l'art de la politique, c'est un concept étrange de vouloir opposer les deux", a déclaré lors d'une conférence de presse Park Chan-wook.

"Simplement parce qu'une oeuvre porte un message politique, elle ne devrait pas être considérée comme une ennemie de l'art", a ajouté le réalisateur, à la tête d'un jury très hétéroclite.

Tranchant avec la plus consensuelle Demi Moore, Paul Laverty, scénariste très engagé à gauche ayant notamment travaillé avec Ken Loach, a profité de la tribune cannoise pour dénoncer une époque où "les fous guident les aveugles".

"On voit tellement de violences systématiques, le génocide à Gaza et tous ces conflits horribles", a-t-il déclaré, se lançant ensuite dans une diatribe contre Hollywood, qu'il accuse d'avoir boycotté Susan Sarandon, Javier Bardem ou Mark Ruffalo en raison de leur dénonciation "du meurtre de femmes et d'enfants à Gaza". "Honte à Hollywood", a-t-il lancé.

Sur ce sujet abrasif, le délégué général du festival Thierry Frémaux avait tenté lundi d'esquisser une voie médiane, en assurant qu'on demande "souvent au festival de Cannes d'assumer un rôle, de réfléchir à des questions qui ne le concernent pas directement".

Autre thématique brûlante, le recours à l'intelligence artificielle (IA) traverse lui aussi le festival, qui se pose en rempart contre une technologie qui fait trembler l'industrie du cinéma.

Sur le combat contre l'IA, "j'ai toujours le sentiment que l'opposition ne fait que générer davantage d'opposition", a estimé l'Américaine Demi Moore. "L'IA est là. Et la combattre, c'est livrer une bataille que nous perdrons. Chercher des moyens de travailler avec elle me semble donc une voie plus précieuse à suivre".

Tribune anti-Bolloré

Profitant de l'exposition médiatique du festival, quelque 600 professionnels du cinéma ont par ailleurs signé une tribune, publiée dans Libération, pour dénoncer "l'emprise grandissante de l'extrême droite" sur le cinéma par l'intermédiaire du milliardaire Vincent Bolloré, actionnaire de référence du groupe Canal+.

Sous couvert de l'anonymat, des producteurs non-signataires de la tribune disent à l'AFP comprendre cet appel à "la vigilance" mais estiment que Canal+ continue, pour l'instant, d'assurer son rôle de premier financeur du cinéma français sans faire prévaloir d'idéologie.

Profitant d'un communiqué où il réaffirme son partenariat avec la Queer Palm, qui récompense à Cannes un film évoquant les thématiques LGBTQIA+, le groupe Canal+ a, lui, redit son "engagement en faveur d'un cinéma pluriel, audacieux et ouvert à toutes les écritures".

Mercredi, la course à la Palme d'or débutera avec les premières projections dont "Quelques jours à Nagi" du Japonais Koji Fukada. Suivra "La vie d'une femme" de Charline Bourgeois-Tacquet, avec Léa Drucker et Mélanie Thierry, sur une chirurgienne dont le quotidien se retrouve ébranlé par sa rencontre avec une romancière.

Le festival prendra fin le 23 mai.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Jhonatan Narvaez s'offre la 4e étape, Jan Christen meilleur jeune

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Jan Christen (en blanc) est en tête du classement du meilleur jeune, et à 4 secondes du maillot rose de Giulio Ciccone au soir de la 4e étape du Tour d'Italie. (© KEYSTONE/EPA/LUCA ZENNARO)

Jhonatan Narvaez (UAE) a remporté la 4e étape du Tour d'Italie mardi à Conseza. Il s'est imposé au sprint devant Giulio Ciccone (Lidl-Trek), qui s'empare du maillot rose devant le Suisse Jan Christen.

Le champion d'Equateur a réglé au sprint un peloton duquel avaient disparu tous les principaux sprinteurs, lâchés dans le long col de Cozzo Tunno, placé à la mi-étape.

Coéquipier de Narvaez, Jan Christen a failli surprendre ses adversaires en partant à moins de deux kilomètres de la ligne d'arrivée. Il a manqué 300 m à l'Argovien, 24e dans le même temps que le vainqueur, qui peut se consoler avec la prise du maillot blanc de meilleur jeune à Thomas Silva.

L'Uruguayen, précédent porteur du maillot rose, a lui aussi explosé dans cette montée de plus de 14 kilomètres. Il cède le maillot de leader à l'Italien Giulio Ciccone, troisième de cette quatrième étape, la première en Italie après trois journées en Bulgarie. Ciccone devance Christen de quatre secondes au classement général.

Mercredi, la 5e étape, accidentée, emmènera le peloton de Praia a Mare à Potenza (203 km).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'Allemagne veut que TikTok passe sous contrôle européen dans l'UE

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Tout comme aux Etats-Unis, des voix s'élèvent en Europe contre TikTok, qui pourrait collecter d'importantes données auprès des jeunes (photo prétexte). (© KEYSTONE/DPA/ROBERT MICHAEL)

L'Allemagne a plaidé mardi pour que les opérations de TikTok en Europe passent sous contrôle européen, à la manière de ce qui a été fait aux Etats-Unis. Cela permettrait d'éviter une interdiction de l'application.

"Je suis fermement convaincu que l'Europe devrait s'inspirer du modèle américain", a déclaré le ministre allemand de la Culture, Wolfram Weimer.

"Cela signifie que nous devrions confier les activités européennes de TikTok à une gestion européenne", a-t-il ajouté en marge d'une réunion à Bruxelles.

L'application, extrêmement populaire chez les jeunes, avait annoncé en début d'année la création d'une coentreprise à majorité américaine pour poursuivre ses activités aux Etats-Unis malgré ses liens avec sa maison mère chinoise.

Collecte de données

Au coeur du conflit originel: le puissant algorithme de TikTok, dont les élus américains craignaient qu'il ne soit utilisé comme une arme de collecte de données ou de propagande par le gouvernement chinois.

De la même manière, le ministre allemand de la culture a dit s'inquiéter que "TikTok collecte des données sur les jeunes Européens à une échelle inimaginable".

"Ces données sont transmises vers des serveurs dont nous ne connaissons pas précisément l'origine", a-t-il alerté.

TikTok cherche à rassurer Bruxelles en stockant les informations des utilisateurs européens en Europe, avec des restrictions sur les personnes pouvant y accéder.

La plateforme fait également l'objet d'enquêtes de l'Union européenne dans le cadre de ses puissantes règles sur le numérique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Décès du cardinal haut-valaisan Emil Paul Tscherrig

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Mgr Emil Paul Tscherrig (ici en 2023) s'est éteint, mardi à Rome (photo d'archives). (© KEYSTONE/EPA ANSA/GIUSEPPE LAMI)

La Suisse a perdu l'un de ses deux seuls cardinaux électeurs. Mgr Emil Paul Tscherrig est décédé, mardi matin à Rome, selon le site cath.ch et un communiqué de la Conférence des évêques suisses. Originaire d'Unterems, le Haut-Valaisan avait 79 ans.

Avec ce décès, le cardinal Kurt Koch, préfet du dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, devient le seul cardinal suisse électeur encore en vie.

Emil Paul Tscherrig a été ordonné prêtre en 1974. Dès 1978, il est appelé à rejoindre le service diplomatique du St-Siège. Il a notamment ½uvré à la préparation des voyages diplomatiques du pape Jean Paul II, de 1985 à 1996.

En 1996, il est ordonné archevêque puis devient nonce apostolique au Burundi (1996), aux Antilles (2000), en Corée et Mongolie (2004), en Suède, au Danemark, en Finlande, en Islande et en Norvège (2008), en Argentine (2012), et enfin en Italie et à Saint-Martin (2017), le premier non-Italien nommé à cette fonction, depuis 1929.

Le 30 septembre 2023, Mgr Tscherrig devient cardinal. Il avait renoncé le 11 mars 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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