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Le Nagorny Karabakh déserté de presque tous les Arméniens

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L'histoire se répète: des réfugiés arméniens du village d'Ekhtsakog au Nagorni-Karabakh. C'était il y a 32 ans et ils étaient alors pris en charge par des soldats soviétiques. (© KEYSTONE/AP NY)

La république séparatiste du Nagorny Karabakh est samedi presque entièrement désertée par ses habitants après la victoire éclair de Bakou. Plus de 100'000 réfugiés ont fui en Arménie par crainte de représailles de l'Azerbaïdjan.

Alors que leur accueil s'organise difficilement et que l'ONU est attendue dans l'enclave ce week-end, les opposants au Premier ministre Nikol Pachinian, accusé de passivité et lâché par Moscou, prévoient de donner à nouveau de la voix dans la rue.

"100'417 personnes" sont maintenant "entrées en Arménie" depuis la capitulation du 20 septembre, selon Nazeli Baghdassarian, la porte-parole du Premier ministre, soit plus de 80% des 120'000 Arméniens qui vivaient officiellement dans l'enclave avant l'offensive azerbaïdjanaise.

"Il reste quelques centaines de fonctionnaires, d'urgentistes et de personnes ayant des besoins spéciaux qui se préparent également à partir", a écrit sur X (ex-twitter) l'ancien médiateur des droits du Nagorny Karabakh, Artak Beglarian, précisant que ces informations ne sont "pas officielles".

Au point de passage de Kornidzor, un journaliste de l'AFP n'a vu arriver que quelques ambulances, les gardes-frontières indiquant prévoir encore les derniers bus transportant des civils.

Dans la ville la plus proche de Goris, des centaines de réfugiés attendent qu'on leur propose un hébergement sur la place centrale, au milieu de leurs bagages.

Mission de l'ONU

L'ONU a annoncé avoir reçu le feu vert pour l'envoi ce week-end d'une mission dans le territoire afin d'évaluer principalement les besoins humanitaires, alors que l'organisation n'a pas eu accès à cette région "depuis environ 30 ans".

La France a déploré son autorisation "limitée" et tardive consentie par l'Azerbaïdjan, arrivée après la fuite de la population "sous le regard complice de la Russie".

Au total, près de 600 morts sont à déplorer dans le sillage de l'offensive militaire victorieuse de Bakou. Les combats eux-mêmes ont tué environ 200 soldats dans chaque camp.

L'enclave a décrété jeudi la dissolution spectaculaire "de toutes les institutions gouvernementales (...) au 1er janvier 2024", une annonce historique signant la fin de l'existence de "la République du Nagorny Karabakh".

Ses habitants paniqués ont quitté leur foyer par peur de représailles en brûlant leurs effets personnels avant de s'engager dans la colonne des réfugiés de tous âges.

Peur des arrestations

Cette région à majorité chrétienne avait fait sécession de l'Azerbaïdjan à majorité musulmane à la désintégration de l'URSS. Elle s'est opposée pendant plus de trois décennies à Bakou, notamment lors de deux guerres entre 1988 et 1994 et à l'automne 2020.

Elle a été massivement militarisée et tous les hommes y ont eu l'expérience des combats.

Leur peur est nourrie, selon Erevan, par une série d'"arrestations illégales", bien que les autorités azerbaïdjanaises se soient engagées à permettre de partir aux rebelles qui rendraient leurs armes.

Plusieurs responsables de l'enclave ont été placés en détention, accusés de "terrorisme" et d'autres crimes, à l'image de l'ancien responsable des affaires étrangères David Babaïan, arrêté vendredi.

Environ 2000 personnes ont défilé dans le centre d'Erevan samedi en solidarité avec Rouben Vardanian, qui a dirigé le gouvernement séparatiste de l'enclave de novembre 2022 à février 2023 et a été arrêté mercredi alors qu'il tentait de rejoindre l'Arménie.

"J'espère que la communauté internationale ne fermera pas les yeux sur son sort", a déclaré à l'AFP l'une des manifestantes, Alina Dadaïan, 48 ans, institutrice.

Entre Kornidzor et Goris, près d'une station-service où il chargeait vendredi sa voiture en bouteilles de gaz, l'ancien soldat Garri Harioumian, 38 ans, raconte avoir supprimé de son téléphone les photos de ses "copains morts" sur le front.

Dans leur fuite sur l'unique route montagneuse reliant le territoire à l'Arménie, au moins 170 personnes ont par ailleurs péri dans l'explosion lundi d'un dépôt de carburant. L'accident a aussi fait 349 blessés, la plupart souffrant de graves brûlures.

Manifestation en Arménie

Samvel Hambardsioumian, pris en charge à Goris, est l'un d'entre eux: son visage est partiellement brûlé et ses deux mains sont entourées d'épais bandages.

"Il y avait neuf personnes devant moi dans la queue. Si elles n'avaient pas été là, j'aurais été carbonisé", confie à l'AFP l'homme de 61 ans.

Le flux chaotique a ravivé les accusations d'un "nettoyage ethnique", Erevan ayant lancé un nouvel appel à la Cour internationale de justice (CIJ), réclamant des mesures urgentes pour protéger les habitants de l'enclave.

Et les opposants au Premier ministre Nikol Pachinian, jugé responsable de la débâcle, ont prévu d'organiser un rassemblement samedi après avoir mis en sourdine ces derniers jours leurs critiques pour accueillir les réfugiés.

Erevan rejette la faute sur la Russie, une alliée traditionnelle censé garantir depuis 2020 le plein respect du cessez-le-feu et qui n'est pas intervenue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Iran: une nappe de pétrole détectée dans le Golfe (presse)

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Cette image satellite de l'Agence spatiale européenne montre la nappe de pétrole, mercredi 6 mai. (© KEYSTONE/AP)

Une nappe de pétrole a été détectée dans le Golfe au large de l'île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, rapporte vendredi le New York Times (NYT).

Selon le quotidien américain, la nappe s'étendait jeudi sur plus de 50 km2, au vu d'images satellite analysées par le cabinet spécialisé Orbital EOS, qui précise que "plus de 3000 barils de pétrole" pourraient se trouver en mer.

L'origine de la marée noire, détectée deux mois après le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, n'est pas connue.

L'île de Kharg, située dans le nord du Golfe, est le principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90% du brut de la République islamique.

Fin mars, le président américain, Donald Trump, avait menacé "d'anéantir" l'île de Kharg si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz à la navigation.

Des centaines de navires, dont des pétroliers, sont coincés dans le Golfe à la suite de ce blocage, doublé par un blocus américain des ports iraniens.

Selon le NYT, la nappe de pétrole dérivait jeudi vers le sud, en direction des eaux saoudiennes. Les médias iraniens n'en ont pas fait état, d'après la même source.

L'île de Kharg est une petite bande de terre broussailleuse située à environ 30 km des côtes iraniennes et à plus de 500 km du détroit d'Ormuz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Dortmund valide sa deuxième place

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Kobel et le BVB sont assurés de terminer au 2e rang de la Bundesliga (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

Le Borussia Dortmund de Gregor Kobel, déjà assuré de disputer la prochaine Ligue des champions, a validé vendredi sa deuxième place derrière l'intouchable Bayern Munich.

Le BVB a battu l'Eintracht Francfort d'Aurèle Amenda (3-2) en ouverture de la 33e journée.

Cueillis à froid par les visiteurs sur un but de Can Uzun (2e), les joueurs de Niko Kovac ont tout renversé en fin de première période grâce à Serhou Guirassy (42e) et Nico Schlotterbeck (46e). Après un troisième but signé Samuele Inacio d'une superbe reprise de volée à bout portant (72e), le club de la Ruhr s'est fait peur en laissant revenir son adversaire par l'entrant Jonathan Burkardt (87e).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Waltert échoue, Masarova passe au 3e tour

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Simona Waltert a manqué de peu l'exploit au 2e tour à Rome (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Simona Waltert (WTA 91) n'est pas passée loin de l'exploit vendredi au 2e tour du WTA 1000 de Rome. La Grisonne s'est inclinée 6-7 (9/11) 6-4 6-4 devant l'Américaine Hailey Baptiste (WTA 25).

Issue des qualifications sur la terre battue du Foro Italico, Simona Waltert a fait jeu égal avec une joueuse qui avait sorti successivement la St-Galloise Belinda Bencic (WTA 12) puis le no 1 mondial Aryna Sabalenka à Madrid deux semaines plus tôt. Elle a manqué le coche dans la manche décisive face à l'Américaine.

Simona Waltert, qui avait écarté quatre balles de premier set avant de conclure la manche initiale sur sa quatrième opportunité, a pourtant mené 4-1 dans le dernier set. Mais Hailey Baptiste a su élever le curseur pour renverser la table en s'adjugeant les cinq derniers jeux d'un match qui a duré près de trois heures.

Rebeka Masarova (WTA 160), qui était elle aussi parvenue à sortir des qualifications dans la Ville éternelle, est en revanche parvenue à enchaîner un quatrième succès consécutif. Elle s'est imposée 4-6 6-4 6-4 devant la gauchère canadienne Leylah Fernandez (WTA 23), qui restait sur un quart de finale à Madrid.

La Bâloise est revenue de loin dans cette partie, elle qui s'est retrouvée menée 6-4 4-2. Cette victoire probante, sa deuxième de l'année face à une top 30, lui permettra de gagner une trentaine de places dans la hiérarchie et de défier la 5e joueuse mondiale Jessica Pegula dimanche au 3e tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Djokovic éliminé dès son entrée en lice

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Djokovic a été battu dès son entrée en lice à Rome (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Novak Djokovic a été éliminé dès son entrée en lice dans le Masters 1000 de Rome. Le no 4 mondial s'est incliné 2-6 6-2 6-4 devant le Croate Dino Prizmic (ATP 79) vendredi au 2e tour.

Le Serbe de 38 ans disputait son premier match depuis début mars, lui qui a dû faire une pause de deux mois pour soigner son épaule droite. C'est la première fois en dix-neuf participations au tournoi romain, qu'il a remporté à six reprises, qu'il y perd son premier match.

Novak Djokovic, qui n'avait plus joué depuis son élimination en 8e de finale à Indian Wells le 11 mars, a pourtant entamé idéalement son duel avec Dino Prizmic. Mais l'ex-no 1 mondial, finaliste malheureux de l'Open d'Australie en janvier, n'a pas tenu la distance face au jeune Croate (20 ans).

Cette élimination précoce ne fera néanmoins pas les affaires des organisateurs du Geneva Open (17-23 mai), dont il est le tenant du titre. Novak Djokovic, qui avait cueilli son 100e trophée ATP l'an dernier à Genève, a en effet affirmé vendredi soir qu'il ne disputera pas d'autre tournoi avant de rallier Paris.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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