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"Plus jamais ça": Scholz promet de protéger les juifs en Allemagne

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Le chancelier allemand Olaf Scholz salue le chef du comité central des Juifs d'Allemagne Josef Schuster avant la cérémonie. (© KEYSTONE/AFP POOL/John Macdougall)

Le chancelier Scholz a promis jeudi aux juifs de les protéger en Allemagne en commémorant le 85e anniversaire du pogrom nazi de la Nuit de Cristal, dans un contexte de résurgence d'actes antisémites depuis la guerre entre Israël et le Hamas.

La promesse de "ne plus jamais" tolérer l'antisémitisme, "c'est une promesse que nous devons tenir maintenant", a lancé le chancelier dans la synagogue Beth Zion de Berlin, qui avait été dévastée et vandalisée par les nazis dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 comme de très nombreux autres lieux de culte, commerces et foyers juifs.

C'est une promesse "sur laquelle repose l'Allemagne démocratique", a ajouté le dirigeant.

Assistaient à cette cérémonie le gouvernement allemand presque au grand complet, le chef du comité central des Juifs d'Allemagne Josef Schuster, la survivante de la Shoah Margot Friedländer, âgée de 102 ans, et des parents d'otages israéliens détenus par le Hamas depuis l'attaque sanglante du 7 octobre.

Le poison de l'antisémitisme

"Toute forme d'antisémitisme empoisonne notre société. Comme maintenant lors de manifestations islamistes", a martelé Olaf Scholz. Et de promettre de "poursuivre en justice tous ceux qui soutiennent le terrorisme et sont antisémites".

Le chancelier a également rappelé qu'avec l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi sur la citoyenneté, aucune personne soupçonnée d'antisémitisme ne pourrait être naturalisée allemande.

Fin octobre, le renseignement allemand avait déclaré avoir recensé environ 1800 délits antisémites dans le pays depuis l'attaque surprise du mouvement islamiste Hamas le 7 octobre en Israël.

A Berlin, dans le quartier de Neukölln à forte population d'origine arabe et turque, le réseau Samidoun, qui affirme soutenir les prisonniers palestiniens, a distribué des pâtisseries pour célébrer "la victoire de la résistance" après le 7 octobre. Samidoun a depuis été interdit en Allemagne.

"Responsabilité historique"

La synagogue Beth Zion, où avait lieu la cérémonie, a été visée le 18 octobre par des jets de cocktails Molotov, qui n'ont provoqué ni dommages ni blessés.

"Tous ceux qui vivent dans notre pays et tous ceux qui veulent y vivre doivent comprendre la responsabilité issue de notre histoire" vis-à-vis des juifs, a insisté Olaf Scholz, dans une allusion à peine voilée aux migrants venus récemment en Allemagne. Plus d'un million d'entre eux sont arrivés du Proche-Orient lors de la crise des réfugiés de 2015-16.

"Notre responsabilité historique doit être transmise dans les écoles, dans les universités, dans les formations professionnelles, dans les cours d'intégration et dans la vie quotidienne", a-t-il poursuivi. "Pour que nous puissions nous faire comprendre en Allemagne, terre d'immigration, de tout ceux qui viennent de pays où l'on ne parle pas de la Shoah ou d'une façon totalement différente", a-t-il dit. "C'est une nécessité absolue".

Pique contre l'extrême droite

Il a néanmoins ajouté: "Nous ne devons pas tomber dans le piège de ceux qui sentent l'occasion de dénier en bloc à plus de cinq millions de citoyens musulmans leur place dans notre société". Une remarque à l'intention de l'extrême droite qui a le vent en poupe en Allemagne.

L'Autriche, annexée par Hitler quelques mois avant le pogrom, l'a aussi commémoré par une cérémonie au Parlement, par une marche du souvenir et par un dépôt de gerbes en présence de membres du gouvernement et du président Alexander Van der Bellen.

Devant des représentants de la presse étrangère reçus au palais de la Hofburg, le chef de l'Etat a insisté ensuite sur la "responsabilité historique particulière" des deux pays. "Les Autrichiens ont également été des auteurs de crimes à l'époque nazie" et "l'antisémitisme n'a pas sa place en Autriche", a-t-il dit.

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, les violences sans précédent pendant la Nuit de Cristal - appelées ainsi à cause des débris de verre jonchant les rues après les actes de vandalisme - avaient été présentées par le régime nazi comme des représailles à l'assassinat du diplomate allemand Ernst vom Rath à Paris par un juif polonais.

Ces pogroms, provoquant l'indignation internationale, ont marqué l'intensification des persécutions par l'Allemagne nazie contre les juifs. Six millions d'entre eux périrent pendant la Shoah.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Zone euro: l'inflation ralentit en décembre, à 2% sur un an

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La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l'objectif que s'est fixé la Banque centrale européenne (BCE) (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

L'inflation a légèrement ralenti en décembre au sein de la zone euro. Elle s'est établie à 2,0% sur un an contre 2,1% le mois précédent, selon une estimation préliminaire publiée mercredi par Eurostat.

La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l'objectif que s'est fixé la BCE. L'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et l'alimentation, et fait référence pour les experts, a également légèrement décéléré. Elle est retombée à 2,3% sur un an contre 2,4% en novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Frappes de Ryad au Yémen, le chef séparatiste accusé de trahison

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Le chef des séparatistes du Conseil de transition du Sud, Aidarous al-Zoubaidi, a été accusé par ses rivaux de "haute trahison" (archives). (© KEYSTONE/AP/Ted Shaffrey)

La coalition menée par l'Arabie saoudite a bombardé mercredi la province du chef des séparatistes du sud du Yémen, soutenu par les Emirats arabes unis. Ce dernier est accusé de haute trahison par ses rivaux au sein du gouvernement.

Plus de quinze frappes ont visé la province de Dhale, selon un responsable local. Cette opération a eu lieu après que le chef des séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC), Aidarous al-Zoubaidi, a refusé de se rendre mercredi à Ryad pour des pourparlers visant à mettre fin à des affrontements entre son mouvement et les factions appuyées par le royaume.

Ces frappes ont tué quatre civils, selon deux sources hospitalières. La coalition menée par Ryad a annoncé avoir mené des "frappes préventives limitées" contre les séparatistes pour les empêcher d'"étendre le conflit". Elle a ajouté que M. al-Zoubaidi avait "fui vers un lieu inconnu".

Etat du Sud

Aidarous al-Zoubaidi dirige le STC, une faction membre de la coalition gouvernementale yéménite qui a annoncé la semaine dernière son intention de recréer d'ici deux ans un Etat dans le sud du Yémen, où une République indépendante était en place entre 1967 et 1990.

Début décembre, ses forces s'étaient emparées de vastes territoires. Mais les autres factions gouvernementales, proches de Ryad, appuyées par des frappes saoudiennes, ont riposté, reprenant début janvier le terrain perdu.

L'Arabie saoudite avait appelé dans la foulée les deux camps à un "dialogue" dans la capitale saoudienne et invité le chef du STC mercredi à Ryad.

Mais vers minuit, la coalition a "reçu des informations selon lesquelles Aidarous al-Zoubaidi avait déplacé une importante force, comprenant des blindés, des véhicules de combat, des armes lourdes et légères et des munitions" vers la province de Dhale, son fief dans le sud-ouest du Yémen.

"Haute trahison"

La délégation séparatiste a décollé vers Ryad, mais sans M. al-Zoubaidi "qui a fui vers un lieu inconnu", a ajouté la coalition.

Le STC a affirmé plus tard que son président "continuait d'exercer ses fonctions" depuis Aden, le grand port du sud du Yémen, en exhortant l'Arabie saoudite à cesser ses frappes dans le pays.

Ancienne capitale du Yémen du Sud, qui était un Etat indépendant de 1967 jusqu'à la réunification avec le Nord en 1990, Aden est un bastion du STC. Le gouvernement yéménite s'y est installé après avoir été chassé de la capitale Sanaa en 2014 par les rebelles houthis, soutenus par l'Iran.

Le mouvement a dit également avoir perdu le contact avec sa délégation à Ryad et appelé les autorités saoudiennes à "garantir sa sécurité".

Le chef du Conseil présidentiel, l'organisme qui exerce le pouvoir exécutif reconnu par la communauté internationale, avait annoncé plus tôt la révocation de M. al-Zoubaidi pour "haute trahison". Il a également ordonné son défèrement devant la justice pour avoir "constitué une bande armée", commis des meurtres de militaires et de civils et violé la Constitution.

Factions rivales

Le Yémen est ravagé par la guerre depuis que les Houthis se sont emparés de Sanaa puis de larges pans du nord du pays.

Une coalition militaire incluant l'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis est intervenue en 2015 pour soutenir le gouvernement yéménite face aux Houthis, mais des divergences sont ensuite apparues entre les deux pays du Golfe, qui soutiennent des factions rivales au sein du gouvernement.

Un responsable de la sécurité à Aden a affirmé mercredi que la tâche de sécuriser la ville avait été confiée aux forces de sécurité et à la police d'Aden, toutes deux contrôlées par le vice-président du STC, Abdulrahman Al-Mahrami, également membre du Conseil présidentiel.

Selon un autre responsable, le STC a évacué son quartier général à Aden il y a deux jours, par crainte des bombardements saoudiens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cisjordanie: l'ONU dénonce l'"apartheid" israélien

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L'ONU dénonce la politique israélienne en Cisjordanie qui consiste à déposséder les Palestiniens de leurs terres et de leurs maisons (archives). (© KEYSTONE/EPA/ALAA BADARNEH)

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a affirmé mercredi que la discrimination et la ségrégation exercées par Israël à l'encontre des Palestiniens en Cisjordanie par Israël s'intensifiaient. Il a pour la première fois prononcé le terme "d'apartheid".

Dans un nouveau rapport, le Haut-Commissariat affirme que la "discrimination systématique" à l'égard des Palestiniens dans l'ensemble des territoires palestiniens occupés s'est "radicalement aggravée" ces dernières années. "On assiste à une asphyxie systématique des droits des Palestiniens en Cisjordanie", selon Volker Türk, à la tête du Haut-Commissariat.

M. Türk a estimé que cette situation avait conduit à une "forme particulièrement grave de discrimination et de ségrégation raciales, ressemblant au type de système d'apartheid que nous avons déjà connu".

Qu'il s'agisse d'avoir accès à l'eau, aux écoles ou encore aux hôpitaux ou qu'il s'agisse de pouvoir aller voir des proches ou d'aller récolter des olives, "chaque aspect de la vie des Palestiniens en Cisjordanie est contrôlé et restreint par des lois, des politiques et des pratiques discriminatoires d'Israël", a-t-il déploré.

Des experts indépendants de l'ONU avaient déjà qualifié la situation dans les territoires palestiniens occupés d'"apartheid", mais c'est la première fois qu'un Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU emploie ce terme.

Violences des colons

Le rapport souligne que les autorités israéliennes "soumettent les colons israéliens et les Palestiniens vivant en Cisjordanie à deux régimes distincts de lois et de politiques, entraînant un traitement inégal sur plusieurs questions cruciales".

"Les Palestiniens continuent d'être soumis à des confiscations massives de terres et à une privation d'accès aux ressources", relève-t-il. Cette situation conduit notamment à "les déposséder de leurs terres et de leurs maisons".

M. Türk demande à Israël qu'il "abroge toutes les lois, politiques et pratiques qui perpétuent la discrimination systémique à l'égard des Palestiniens fondée sur la race, la religion ou l'origine ethnique".

Cette discrimination est aggravée par la violence intensifiée des colons, avec dans de nombreux cas "l'assentiment, le soutien et la participation des forces de sécurité israéliennes", selon le Haut-Commissariat.

Occupée depuis 1967

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500'000 Israéliens y vivent aujourd'hui, dans des colonies considérées comme illégales par l'ONU au regard du droit international, parmi quelque trois millions de Palestiniens.

Depuis l'attaque sans précédent du mouvement palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, la violence de certains colons, en particulier ceux installés dans des "avant-postes" illégaux en vertu de la loi israélienne, s'est accrue et leurs attaques contre les communautés locales se multiplient.

Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, les forces israéliennes et les colons ont tué plus de 1000 Palestiniens en Cisjordanie, parmi lesquels de nombreux militants mais aussi des dizaines de civils, selon un décompte de l'AFP reposant sur les chiffres du ministère palestinien de la Santé. Dans le même temps, d'après des données officielles israéliennes, 44 Israéliens, soldats et civils, ont été tués dans ce territoire.

"Impunité presque totale"

Depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, les autorités israéliennes ont également "intensifié le recours à la force illégale, aux détentions arbitraires et à la torture", déplore le rapport.

Il dénonce une "détérioration sans précédent de la situation des droits humains" en Cisjordanie, faisant état du renforcement de la "répression de la société civile" et des "restrictions excessives à la liberté des médias".

Le rapport souligne aussi la rapide expansion des colonies, considérées comme illégales par le droit international, tandis que les Palestiniens sont tués "avec une impunité presque totale".

Sur les plus de 1500 Palestiniens tués entre début 2017 et le 30 septembre dernier en Cisjordanie, les autorités israéliennes n'ont ouvert que 112 enquêtes, qui n'ont abouti qu'à une seule condamnation, note aussi le rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Vatican: Léon XIV convoque les cardinaux du monde entier

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Ce "consistoire extraordinaire" répond à une demande formulée par les cardinaux avant l'élection de Léon XIV en mai (archives). (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Le pape Léon XIV convoque mercredi et jeudi les cardinaux du monde entier au Vatican pour la première fois de son pontificat. Ce consistoire doit discuter d'une gouvernance plus collégiale de l'Eglise catholique.

L'ensemble des 245 cardinaux, électeurs et non électeurs, basés à Rome ou répartis sur les cinq continents, sont invités à participer à cette rencontre de deux jours à huis clos.

Ce "consistoire extraordinaire" répond à une demande formulée par les cardinaux avant l'élection de Léon XIV en mai pour introduire davantage d'horizontalité dans la gouvernance de l'Eglise, ont indiqué à l'AFP des sources vaticanes.

Au cours de ses 12 ans de pontificat, le pape François avait été critiqué pour sa gouvernance jugée parfois trop personnelle voire autoritaire. Le pontife argentin n'avait convoqué qu'un seul consistoire extraordinaire, préférant s'entourer d'un "Conseil des cardinaux" d'une dizaine de cardinaux.

Début des grandes décisions

Après une année de transition, marquée par la reprise des grands chantiers laissés par son prédécesseur - notamment le Jubilé, "Année sainte" de l'Église catholique achevée mardi, cette assemblée s'annonce comme l'entrée de plain-pied dans la magistère de Léon XIV.

Elle "sera marquée par des moments de communion et de fraternité, ainsi que par des temps consacrés à la réflexion, au partage et à la prière", avait indiqué en décembre le Vatican sans dévoiler les thèmes de discussion au programme.

"Ces moments auront pour but de favoriser un discernement commun et d'offrir soutien et conseil au Saint-Père dans l'exercice de sa haute et lourde responsabilité à la tête de l'Église universelle."

Le chef de l'Eglise catholique a le pouvoir de convoquer des consistoires ordinaires publics, principalement pour créer de nouveaux cardinaux, et des consistoires extraordinaires, une assemblée réunissant l'ensemble du collège cardinalice pour discuter de sujets importants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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