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Économie

Plusieurs entreprises étrangères se désengagent de Cuba

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Une banque qui suspend ses transactions avec Cuba, entraînant l'arrêt des paiements par cartes Visa et Mastercard (photo prétexte). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La pression de Washington accélère le désengagement d'entreprises étrangères à Cuba. Après une compagnie minière et des groupes hôteliers, c'est une banque qui suspend ses transactions avec l'île, entraînant l'arrêt des paiements par cartes Visa et Mastercard.

La Havane a annoncé mercredi qu'aucun paiement par ces cartes internationales ne serait possible sur l'île à partir de ce weekend, après la rupture des relations entre une banque étrangère et Fincimex, branche financière du conglomérat économico-militaire cubain Gaesa, sanctionné par Washington.

"En date du 2 juin, une communication a été reçue de la part de la banque étrangère qui traite les opérations effectuées à Cuba au moyen de cartes Visa et Mastercard, informant de l'interruption de sa relation avec Fincimex S.A", a indiqué la Banque centrale de Cuba dans un communiqué.

"Stratégie d'asphyxie"

"Cette interruption est directement en lien avec l'ordre exécutif" signé le 1er mai par Donald Trump et "fait partie de la stratégie d'asphyxie contre le peuple cubain", dénonce le texte.

Depuis janvier, l'administration Trump mène une politique de pression maximale contre Cuba, affirmant que l'île communiste, située à 150 km des côtes de Floride, représente "une menace extraordinaire" pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

Outre son embargo pétrolier visant l'île de 9,6 millions d'habitants, Washington cible le "Groupe d'administration d'entreprises"(GAE.SA ou Gaesa) lié à l'armée et actif dans de nombreux secteurs-clés de l'économie de l'île.

Gaesa a été une des premières entités sanctionnées dans le cadre du décret présidentiel du 1er mai signé par Donald Trump. Le conglomérat était déjà sous sanctions, mais le nouveau décret a introduit des mesures coercitives secondaires à l'encontre d'entreprises qui collaborent avec lui.

Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), qui dépend du Département américain du Trésor, ces entreprises ont jusqu'à vendredi pour ajuster leurs activités sous peine de sanctions.

Ces mesures peuvent impliquer des difficultés pour accéder au système financier international ou effectuer des transactions, une interdiction pour des banques de travailler avec ces entreprises, ou le gel d'avoirs, notamment aux Etats-Unis.

Le groupe hôtelier espagnol Melia avait annoncé un peu plus tôt mercredi une réduction de son activité à Cuba. Il a indiqué mettre un terme aux activités de 15 hôtels sur l'île, sur les 34 qu'il gérait, "avec effet immédiat", en raison de "la situation actuelle".

Mardi, l'AFP avait appris de plusieurs sources proches du dossier qu'un autre groupe hôtelier espagnol, Iberostar, abandonnait la gestion de 12 hôtels sur les 18 qu'il administrait en partenariat avec Gaesa.

Ces deux groupes poursuivront néanmoins la co-gestion des hôtels détenus par le Ministère cubain du tourisme.

"Dévastateur"

Un autre groupe hôtelier international, Archipiélago International (Indonésie), est en train d'étudier un retrait total de Cuba où il gère six hôtels, selon une autre source proche du dossier.

En début de semaine, la chaîne hôtelière canadienne Blue Diamond avait annoncé cesser la totalité de ses activités touristiques à Cuba.

Mi-mai, les compagnies maritimes française CMA CGM et allemande Hapag-Lloyd ont également suspendu "temporairement" les réservations de fret à destination de Cuba en raison du décret américain.

Un porte-parole de Hapag-Lloyd a indiqué mercredi à l'AFP que la compagnie continuait à "examiner les conséquences des sanctions américaines récemment imposées".

Active dans le secteur minier, lui aussi dans le viseur de Washington, la compagnie canadienne Sherritt s'est retirée début mai de Cuba, où elle exploitait du nickel et du cobalt depuis les années 1990.

Impact "dévastateur"

"L'impact pour l'économie cubaine du départ de toutes ces entreprises internationales à court et moyen terme est dévastateur", a réagi auprès de l'AFP l'économiste cubain Daniel Torralbas. Cela "fait de 2026 la pire année de l'histoire économique de Cuba de ces 70 dernières années".

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, farouche opposant au gouvernement de La Havane, a récemment accusé les dirigeants cubains de vol et de corruption via Gaesa.

Le département d'Etat affirme que le conglomérat possède des actifs à hauteur de 18 milliards de dollars et détient jusqu'à 70% de l'économie cubaine.

Selon La Havane, le conglomérat, créé en 1995, a pour but de faire face à l'embargo américain en vigueur depuis 1962 et de générer des devises pour faire fonctionner l'économie cubaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Macron salue une nouvelle ère pour l'Europe auprès de Peter Magyar

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"Avec vous, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Hongrie mais aussi pour la Hongrie en Europe", a lancé Emmanuel Macron à Peter Magyar. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Emmanuel Macron a salué mercredi une "nouvelle ère pour la Hongrie et notre Europe" en recevant le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar. Le président français a invité le Hongrois à la fête nationale française du 14-Juillet.

"Avec vous, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Hongrie mais aussi pour la Hongrie en Europe. Votre élection a témoigné de l'attachement fort du peuple hongrois aux valeurs de l'Union européenne", s'est félicité Emmanuel Macron en accueillant son invité à l'Elysée.

Peter Magyar a remporté les législatives hongroises d'avril face au nationaliste prorusse Viktor Orban, qui avait bloqué une série de dossiers dans l'Union européenne, dont celui sur le soutien militaire et financier à l'Ukraine.

"Les Hongrois sentent le vent de printemps et je suis très content que l'Europe le ressente également", a renchéri le nouveau dirigeant hongrois, qui s'est déjà rendu en Pologne, en Autriche, à Bruxelles et à Berlin depuis son entrée en fonction.

Invitation accueillie "avec satisfaction"

Sur Facebook, il a ensuite écrit avoir "accueilli avec satisfaction l'invitation" à revenir à Paris "pour la fête nationale française du 14-Juillet".

Pour sa dernière fête nationale avant la fin de son mandat dans moins d'un an, Emmanuel Macron veut donner une "coloration européenne" à l'événement, en invitant plusieurs dirigeants du Vieux Continent, selon un conseiller de l'exécutif.

Une des options sur la table serait d'inviter les dirigeants des pays membres de la "coalition des volontaires" prêts à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas d'accord de paix avec la Russie. Dans ce cas, la présence de Peter Magyar serait notable, tant son prédécesseur s'est opposé sur ce dossier.

Le Premier ministre hongrois a de son côté invité Emmanuel Macron à Budapest le 23 octobre pour le 70e anniversaire de l'insurrection de 1956 contre le régime communiste hongrois et ses politiques alors imposées par l'Union soviétique.

"Nouveau partenariat stratégique"

Les deux pays veulent "conclure un nouveau partenariat stratégique avant la fin de l'année", dans le prolongement du Traité d'entente et d'amitié de 1991, afin de "renforcer notre coopération en matière de défense, d'énergie nucléaire, d'industrie, d'espace, d'agriculture, de lutte contre la désinformation et de protection de nos démocraties", a ajouté M. Macron.

Peter Magyar a aussi insisté sur sa volonté de coopération renforcée entre la France, l'Allemagne et le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque).

"Nous voulons insuffler une nouvelle vie dans cette coopération", a-t-il souligné en proposant "d'ajouter la France et l'Allemagne" à des réunions dans ce format.

"Nous serons des partenaires constructifs" en Europe, a-t-il assuré, promettant de renforcer l'Etat de droit et de "tout faire contre la corruption" afin d'attirer les investisseurs français et européens.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé vendredi le déblocage de plus de 16 milliards d'euros destinés à la Hongrie et gelés sous Viktor Orban, sous condition de réformes du nouveau dirigeant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

France: l'activité du secteur privé a reculé en mai

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En France, l'activité dans les services, notamment, a souffert, enregistrant sa plus forte contraction depuis novembre 2020. (archive) (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

L'activité du secteur privé en France a enregistré en mai sa plus forte contraction depuis janvier 2025. Elle notamment été fragilisée par le regain d'inflation, selon l'indice PMI composite publié mercredi par l'agence de notation S&P Global.

L'indice mesurant l'activité est tombé en mai à 44,9, son plus bas niveau depuis janvier 2024, contre 47,6 en avril. Un indice inférieur à 50 signale une baisse de l'activité en comparaison avec le mois précédent. La nouvelle estimation est bien meilleure que l'indice "flash" qui s'était établi à 43,5.

Ainsi, "le volume global des nouvelles affaires a fortement diminué", tandis que "le taux de contraction de l'emploi a atteint son plus haut niveau depuis 15 mois", détaille S&P Global dans son communiqué. L'activité dans les services, notamment, a souffert, enregistrant sa plus forte contraction depuis novembre 2020. L'indice est ainsi tombé en mai à 44,3, contre 46,5 en avril, reflétant "les fortes tensions sur les coûts et un affaiblissement de la demande clients".

"Certaines entreprises interrogées ont également évoqué un allongement des processus de décision ainsi que la réticence des clients à démarrer de nouveaux projets", est-il précisé. Les nouvelles affaires à l'export ont même enregistré en mai l'un de leurs plus forts replis depuis 2014 (depuis que les données sont disponibles). Les prestataires de services français ont "réduit leurs effectifs afin notamment de limiter les coûts dans un contexte de fortes tensions inflationnistes", relève encore S&P Global.

"Le secteur des services français, déjà fragilisé avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, a enregistré une forte dégradation de ses performances en mai", a commenté Joe Hayes, économiste à S&P Global Market Intelligence, précisant que les indices mesurant l'activité et les nouvelles affaires "ont affiché des niveaux conformes à une récession du secteur dans les mois à venir".

"Le climat géopolitique très incertain entrave les prises de décision, tandis que les pressions croissantes sur les prix érodent le pouvoir d'achat. Dans un tel contexte, il est difficile d'envisager une relance de l'économie française, la probabilité d'une contraction du PIB au deuxième trimestre ne faisant au contraire qu'augmenter", a-t-il alerté. L'activité manufacturière s'est également contractée en mai, pour la première fois depuis novembre, tombant à 49,7 contre 52,8 en avril, avait indiqué lundi S&P Global.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Economiesuisse prévoit une croissance modérée du PIB

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Le PIB réel de la Suisse devrait croître de 1,0% en 2026 et de 1,2% en 2027, estime mercredi dans un communiqué la Fédération suisse des entreprises (archive) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les incertitudes géopolitiques freinent la croissance en Suisse. Pour cette raison, l'organisation faîtière economiesuisse attend une progression modérée du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et en 2027.

Le PIB réel de la Suisse devrait croître de 1,0% en 2026 et de 1,2% en 2027, estime mercredi dans un communiqué la Fédération suisse des entreprises. Affectée par les conflits internationaux en Ukraine et au Moyen-Orient, qui font grimper les coûts des transports et de l'énergie, l'économie suisse continue de croître en deçà de son potentiel, commente la faîtière.

Comparée au reste du monde, la Suisse devrait connaître une inflation nettement plus faible. Economiesuisse table sur un renchérissement de 0,8% cette année.

Le chômage quant à lui n'augmentera que légèrement. Economiesuisse prévoit un taux de chômage de 3,1% en 2026 et de 3,2% en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'OCDE continue de tabler sur une croissance modérée en Suisse

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En Suisse, le poids de l'énergie dans le panier de l'indice des prix à la consommation est parmi les plus faibles au sein de l'OCDE. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Portée par la demande intérieure, l'économie helvétique ne devrait pas trop souffrir cette année du poids de la hausse des prix de l'énergie et de l'environnement extérieur incertain, anticipe l'OCDE.

L'organisme révise en légère baisse son attente de croissance du PIB de la Suisse en 2026. Une embellie est attendue dès 2027, à la faveur d'un rebond des exportations, les principaux partenaires commerciaux se remettant du choc d'approvisionnement énergétique.

Le produit intérieur brut (PIB) réel, non corrigé des événements sportifs, devrait ainsi progresser de 1,1% en 2026, puis de 1,5% l'année suivante, indique l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son rapport publié mardi. L'institution ne révise qu'à la marge son anticipation de décembre dernier pour 2026, la hausse des prix de l'énergie consécutive à la guerre contre l'Iran déclenchée fin février par le président américain Donald Trump étant compensée par la vigueur du franc. Si le renchérissement du pétrole et du gaz pèse sur la demande extérieure, affectant les exportations, l'économie suisse reste soutenue par son marché intérieur.

La dépendance de la Suisse à l'égard des importations en provenance du Moyen-Orient et le poids de l'énergie dans le panier de l'indice des prix à la consommation sont parmi les plus faibles au sein de l'OCDE, en raison de la faible intensité énergétique de l'économie helvétique, qui limite son exposition directe aux perturbations des échanges, observe l'organisation. La plupart des exportations vers les États-Unis sont désormais assujetties à un taux de droits de douane de 10%, similaire à celui appliqué aux concurrents de la Suisse, et des négociations bilatérales sur un accord commercial plus pérenne sont toujours en cours.

Les perspectives s'amélioreront en 2027, à mesure que les principaux partenaires commerciaux se remettront du choc d'approvisionnement énergétique et que les exportations rebondiront. L'inflation globale devrait augmenter à court terme sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie, tout en restant dans la fourchette de 0 à 2%, jugée par la Banque nationale suisse (BNS) comme compatible avec la stabilité des prix. Les risques sont orientés de manière prédominante à la baisse, car le choc énergétique et les perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales pourraient durer plus longtemps que prévu. De nouveaux droits de douane ne peuvent être exclus, y compris sur les produits pharmaceutiques, moteur des exportations helvétiques, avertit l'OCDE.

Une reprise plus rapide en Europe ainsi que chez d'autres partenaires commerciaux pourrait renforcer encore la croissance l'an prochain.

Face à l'appréciation rapide du franc suisse, reflet notamment de son statut de valeur refuge, et pour empêcher les prix à la consommation de baisser en dessous de la fourchette de stabilité des prix comprise entre 0 et 2%, la BNS maintient depuis juin 2025 son taux directeur inchangé à 0%. Selon l'OCDE, qui anticipe une inflation de 0,7% tant en 2026 qu'en 2027, l'institut d'émission ne devrait plus apporter de changement à sa politique monétaire cette année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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