Rejoignez-nous

International

Poutine et Xi affichent leur solidarité face aux Occidentaux

Publié

,

le

Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine ont affiché leur volonté de se soutenir et de renforcer leurs liens en pleine crise avec les Occidentaux. (© KEYSTONE/AP/Alexandr Demyanchuk)

Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine ont affiché leur volonté de se soutenir et de renforcer leurs liens en pleine crise avec les Occidentaux. Ils se sont rencontrés pour la première fois depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Les deux dirigeants se sont réunis en marge d'un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarcande, en Ouzbékistan, au moment où les relations entre leurs pays et les Etats-Unis sont fortement tendues.

Dans ce contexte, le rapprochement entre Pékin et Moscou, dont les relations ne sont pas exemptes de frictions, fait figure de front face à des Etats-Unis qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts.

"Injecter de la stabilité"

"La Chine est disposée à travailler avec la Russie pour assumer leur responsabilité de grandes puissances, jouer un rôle de premier plan et injecter de la stabilité et de l'énergie positive dans un monde parcouru par le chaos", a déclaré Xi Jinping au début de l'entretien retransmis en direct.

Selon la télévision d'Etat chinoise, M. Xi a également dit à M. Poutine que la Chine était prête à "travailler avec la Russie à un soutien ferme et mutuel sur les questions liées aux intérêts fondamentaux de chacun et approfondir la coopération".

M. Poutine, de son côté, a dénoncé les tentatives occidentales de "créer un monde unipolaire", qui ont "récemment pris une forme absolument laide et sont totalement inacceptables".

"Inquiétudes" sur l'Ukraine ?

Leur précédente rencontre remontait à février dernier, lorsque le président russe s'était rendu aux Jeux olympiques d'hiver de Pékin. Ils avaient alors proclamé leur amitié "sans limite".

Quelques jours plus tard, M. Poutine lançait ses troupes contre l'Ukraine. S'il a salué jeudi la "position équilibrée" de M. Xi sur l'Ukraine, le chef de l'Etat russe a aussi dit "comprendre (ses) questions et (ses) inquiétudes" à ce sujet. "Nous expliquerons en détail notre position", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Pékin n'a ni appuyé, ni critiqué publiquement l'invasion russe, tout en exprimant plusieurs fois son soutien à Moscou face aux sanctions occidentales.

La rencontre entre MM. Xi et Poutine était l'événement le plus attendu du sommet de l'OCS qui doit durer jusqu'à vendredi et réunit plusieurs dirigeants, dont ceux de l'Inde, du Pakistan, de l'Iran, de la Turquie et de pays d'Asie centrale.

Montrer une Russie pas isolée

Pour M. Poutine, qui s'efforce de chercher des soutiens face aux sanctions occidentales contre son pays à la suite de son offensive contre l'Ukraine, où son armée est en difficulté, ce sommet permet de montrer que la Russie n'est pas isolée.

Avant M. Xi, il s'est entretenu avec les présidents de l'Iran Ebrahim Raïssi, du Kirghizstan, Sadyr Japarov, et du Turkménistan, Serdar Berdymoukhamedov.

A Samarcande, M. Xi, qui effectue en Asie centrale son premier déplacement à l'étranger depuis le début de la pandémie de Covid-19, espère encore renforcer sa stature de dirigeant de premier plan avant un congrès du Parti communiste chinois en octobre au cours duquel il brigue un nouveau mandat.

Taïwan : Poutine soutient Xi

Comme pour signaler leur rapprochement face aux tensions avec les Occidentaux, des navires russes et chinois ont effectué jeudi une patrouille commune dans l'océan Pacifique afin de "renforcer leur coopération maritime", selon Moscou.

Pendant l'entretien jeudi, M. Poutine a réitéré le soutien de Moscou à Pékin au sujet de Taïwan, où des visites de responsables américains ces dernières semaines ont suscité l'ire de la Chine, condamnant une "provocation".

Le président chinois s'est également entretenu à Samarcande avec le dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko, le principal allié de Moscou, qui a salué le "soutien sérieux" de Pékin en "cette période difficile".

L'OCS, dont les membres sont la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan et quatre ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, a été créée en 2001 en tant qu'outil de coopération politique, économique et sécuritaire concurrent des organisations occidentales.

"L'Organisation de coopération de Shanghai offre une alternative réelle aux structures orientées vers l'Occident", avait assuré mardi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.

Le conflit en Ukraine, la situation en Afghanistan ou encore les troubles qui ont secoué plusieurs pays d'Asie centrale ces derniers mois devraient figurer parmi les principaux sujets abordés.

M. Poutine doit avoir des discussions avec plusieurs autres dirigeants, notamment vendredi avec le Premier ministre indien Narendra Modi et le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Japon: moins de femmes au Parlement à l'issue des législatives

Publié

le

Le nombre de femmes à la Chambre basse du Parlement japonais a reculé. Elles sont largement sous-représentées en politique et dans les affaires. (archives) (© KEYSTONE/AP/Yuya Shino)

Le nombre de femmes à la puissante Chambre basse du Parlement japonais a reculé après les élections législatives selon les résultats publiés mardi, un revers pour des élues déjà nettement sous-représentées dans une politique nippone dominée par les hommes.

La Première ministre Sanae Takaichi a renforcé son emprise sur le pouvoir au scrutin de dimanche, quatre mois après être devenue la première femme à diriger le gouvernement japonais, mais elle a montré peu d'appétence pour inscrire son leadership dans une perspective de genre.

Les femmes représentent désormais 15% des élus de l'assemblée, occupant 68 sièges sur 465 à la chambre basse - contre 73 en 2024 - après les élections, qui ont offert aux conservateurs de Mme Takaichi une victoire historique.

Quelque 24% des candidats étaient des femmes dimanche, un record, même si ce chiffre n'est supérieur que d'un point à celui de 2024.

Hikaru Fujita s'est présentée pour le Parti libéral-démocrate (PLD) au moment où elle était enceinte et a battu un député vétéran, raflant près de la moitié des voix dans sa circonscription.

Durant sa campagne dans le département de Nagano (centre), elle a promis de soutenir les jeunes et les femmes, et avait reçu l'appui personnel de Mme Takaichi lorsqu'elle avait annoncé sa grossesse.

Rôles solidement ancrés

Au Japon, les rôles genrés restent solidement ancrés : les femmes sont censées s'occuper de la maison et de la famille, même lorsqu'elles travaillent. Elles sont largement sous-représentées en politique et dans les affaires.

Mme Takaichi, une conservatrice assumée qui admire Margaret Thatcher, a nommé un gouvernement majoritairement masculin en octobre, malgré sa promesse d'accroître la représentation féminine.

Son arrivée aux affaires "ne semble pas avoir déclenché un mouvement fort au sein du PLD pour augmenter significativement le nombre de candidates", avait observé à l'AFP Yuki Tsuji, professeur à l'université de Tokai, au lancement de la campagne électorale.

Parmi les 68 femmes élues au Parlement, 39 viennent du PLD, soit un peu plus de 12% des 315 élus du parti.

Les positions sur l'égalité hommes/femmes de Mme Takaichi la placent à droite d'un PLD déjà conservateur : elle s'oppose ainsi à la révision d'une loi obligeant les couples mariés à porter le même nom de famille et soutient une succession impériale réservée aux hommes.

Yu Uchiyama, professeur de sciences politiques à l'université de Tokyo, estime que "Mme Takaichi est tellement connue pour sa position conservatrice qu'il est peu probable qu'elle consacre son énergie à des politiques" pour promouvoir la diversité, de l'égalité et de l'inclusion.

Le pays se classe 118e sur 148 dans le rapport 2025 sur l'écart entre les genres du Forum économique mondial.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Un casque avec des photos d'athlètes morts fait polémique

Publié

le

Le casque de Vladyslav Heraskevych fait polémique (© KEYSTONE/AP/Aijaz Rahi)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a justifié le port aux JO 2026 par le porte-drapeau de son pays, Vladislav Heraskevych, d'un casque arborant des photos d'athlètes tués par la Russie.

Vladislav Heraskevych a pris part lundi à Cortina à un entraînement de skeleton avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui de se voir interdire de le porter.

"Cette décision me brise le coeur. J'ai le sentiment que le Comité international olympique (CIO) trahit des athlètes qui ont fait partie du mouvement olympique en ne leur permettant pas d'être honorés là où ils ne pourront plus jamais se produire", a-t-il écrit sur Instagram.

"Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie", a pour sa part écrit sur Telegram Volodymyr Zelensky, qui salue l'initiative. "Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv; et d'autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie."

Le CIO ne s'est pas exprimé sur cet incident à ce stade mais la charte olympique bannit en principe les manifestations jugées "politiques".

Appel

Pour Volodymyr Zelensky, Vladislav Heraskevych a "rappelé au monde le prix de notre lutte. Cette vérité ne peut être gênante, inappropriée ou qualifiée de +manifestation politique lors d'un événement sportif+".

Evoquant des précédents "où le CIO a autorisé de tels hommages", Heraskevych a annoncé faire appel. "Nous préparons un recours officiel auprès du CIO et lutterons pour pouvoir participer à la compétition avec ce casque", a-t-il souligné.

La délégation ukrainienne aux Jeux de Milan-Cortina comporte 46 athlètes. Treize athlètes russes participent pour leur part sous bannière neutre, une sanction imposée par le CIO après l'invasion de l'Ukraine par Moscou quelques semaines après les derniers Jeux olympiques d'hiver à Pékin en 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

USA: l'ICE peut continuer à agir masquée en Californie

Publié

le

Les agents de l'ICE pourront continuer d'agir masqués en Californie. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

Les agents de la police de l'immigration américaine peuvent continuer à porter un masque en Californie pendant leurs opérations. Une juge fédérale en a décidé ainsi lundi, ajoutant toutefois que les membres de l'ICE devaient être identifiables.

La magistrate Christina Snyder a jugé qu'un texte californien nommé "No Secret Police Act", qui devait entrer en vigueur prochainement, "(discriminait) illégalement les agents fédéraux" puisqu'il s'appliquait à eux seuls, exemptant ceux de la police locale, selon le texte de sa décision.

La ministre de la Justice, Pam Bondi, a revendiqué une victoire, au terme de cette une procédure engagée par son ministère.

"Nous continuerons à combattre et à gagner devant la justice pour (défendre) le programme du président Trump en matière d'ordre public, et nous soutiendrons toujours nos formidables agents fédéraux chargés de faire appliquer la loi", a-t-elle écrit sur X.

La juge fédérale a toutefois avancé dans sa décision qu'une interdiction du port du masque pourrait être constitutionnelle si elle était élargie aux forces de l'ordre locales.

Le coauteur du texte, Scott Wiener, membre du Sénat de Californie, a en conséquence annoncé lundi amender "immédiatement" celui-ci pour qu'il s'applique aussi les agents locaux.

La juge Snyder a par ailleurs maintenu une mesure imposant aux membres de l'ICE de s'identifier et d'afficher leur matricule.

"La Californie continuera de défendre les droits civiques et notre démocratie", a réagi sur X le gouverneur démocrate de l'Etat, Gavin Newsom, un des opposants les plus médiatiques à Donald Trump.

L'usage de masques par des membres non identifiés et lourdement armés de l'ICE suscite la controverse dans les villes démocrates des Etats-Unis où cette police multiplie les rafles au nom de la lutte contre l'immigration illégale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Nadine Fähndrich et Andri Ragettli en vedettes mardi

Publié

le

Nadine Fähndrich semble tenir la forme de sa vie (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

Le ski de fond helvétique abattra son atout majeur mardi aux JO de Milan-Cortina.

Nadine Fähndrich a les moyens de conquérir une première médaille olympique en sprint. En ski freestyle, Andri Ragettli espère quant à lui enfin briller aux Jeux.

Ses derniers résultats attestent de l'excellence de sa forme. Nadine Fähndrich reste sur deux podiums dans un sprint en style classique, la technique en vigueur pour l'épreuve individuelle mardi à Tesero, avec notamment une 2e place le 3 janvier sur ce même parcours olympique dans le cadre du Tour de Ski.

La Lucernoise de 30 ans a bouclé sa préparation dans la Vallée de Conches, où elle a terminé 3e du sprint classique avant de cueillir un probant 9e rang sur 20 km fin janvier. Cinquième du sprint des JO 2022 - mais en skating -, elle est mûre pour un exploit olympique, un an après avoir conquis deux médailles de bronze dans la discipline aux Mondiaux (en individuel et par équipe).

Les principales adversaires de Nadine Fähndrich devraient être Suédoises. Victorieuse dans la Vallée de Conches, Linn Svahn fait figure de favorite, au même titre que ses compatriotes Maja Dahlqvist et surtout Jonna Sundling. Chez les hommes, Johannes Hösflot Klaebo semble intouchable, alors que les meilleurs Suisses sont plus à l'aise en skating qu'en classique.

A 27 ans, Andri Ragettli dispute comme Nadine Fähndrich ses troisièmes JO. Le Grison, champion du monde de slopestyle en 2021, n'est jusqu'ici pas parvenu à donner sa pleine mesure aux Jeux. Il reste sur une frustrante 4e place à Pékin 2022. A Livigno, il laisse volontiers la pression aux Norvégiens, emmenés par le double champion du monde en titre Birk Ruud, et aux Américains.

Britschgi entre en scène

Côté suisse, la journée sera aussi marquée par l'entrée en lice du patineur artistique Lukas Britschgi à l'occasion du programme court. Le Schaffhousois vise un Top 8 sur la glace de Milan. En ski alpin, difficile d'envisager un podium suisse dans le combiné par équipe dames tant les descendeuses ont manqué leur affaire dimanche. Les biathlètes masculins espèrent en revanche bien briller dans l'individuel, où le tir a une importance capitale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Lion

Une impulsion créative particulièrement puissante vous pousse à initier des projets audacieux sans perdre votre maîtrise parfaite.

Les Sujets à la Une