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International

Poutine n'impressionne pas le chef du Conseil des droits de l'homme

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Le président russe Vladimir Poutine s'en est pris largement au Conseil des droits de l'homme de l'ONU établi à Genève (archives). (© KEYSTONE/AP/Mikhail Metzel)

Le président du Conseil des droits de l'homme de l'ONU Federico Villegas n'est pas impressionné par les critiques de Vladimir Poutine contre l'instance à Genève. "Il n'y a rien de tel qu'une mauvaise publicité", a-t-il affirmé jeudi.

Mercredi, dans un discours, le président russe s'en était pris à des organes internationaux, dont le Conseil. Les membres de l'instance onusienne avaient lancé en octobre un mandat de rapporteur spécial sur les droits humains en Russie.

Ces organes "ont commencé sans honte à montrer leur parti pris cynique", a fustigé M. Poutine, quelques mois après la suspension de son pays en raison de la guerre en Ukraine. Cette opinion montre que ce que fait le Conseil des droits de l'homme est important, a dit à la presse à Genève M. Villegas. Alors même que cette instance n'est que l'un des 153 organes subsidiaires de l'Assemblée générale de l'ONU et que son budget est limité.

Moscou s'est isolée de la scène internationale ces derniers mois. Une attitude contreproductive, selon l'ambassadeur argentin qui termine dans quelques semaines son mandat d'un an comme président du Conseil.

Il souhaite davantage de collaboration de la Russie. "J'espère que le président Poutine réalise la grande chance qu'il a de donner son côté de l'histoire sur ce qui se passe sur le terrain et sur les violations présumées des droits humains", insiste-t-il.

Plus informel

En revanche, le Conseil peut encore relayer les accusations de citoyens russes sur les droits humains. Il est le dernier organe international à pouvoir le faire, ajoute M. Villegas.

Plus largement, il affirme avoir été cette année "un capitaine d'un bateau confronté à un tsunami". Avec la présence comme membres des cinq puissances permanentes du Conseil de sécurité de l'ONU, jamais l'organe n'avait été aussi polarisé. Son président souhaitait pourtant capitaliser sur ces grands pays pour rapprocher les questions de sécurité et celle des droits humains, une thématique chère à la Suisse.

Mais les discussions sur l'Ukraine, les violations chinoises au Xinjiang contre les Ouïghours ou sur la répression en Iran en ont voulu différemment. De quoi inquiéter le président. "Nous ne pouvons pas laisser" le Conseil "se paralyser" dans les prochaines années, met-il en garde.

Pour tenter de désamorcer ces tensions, il a organisé récemment une discussion informelle entre tous les membres. "Pas de déclaration publique, pas de téléphone", précise-t-il, ajoutant que ce format devra être multiplié à l'avenir pour permettre des dialogues plus apaisés.

Avertissement pour Twitter

Et de déplorer que certains pays rejettent parfois des résolutions sur certains droits humains, seulement parce que celles-ci sont présentées par la Chine. Pourtant, ces mêmes Etats appliquent déjà l'objet de celles-ci dans leur législation.

De son côté, Pékin a tenté en vain récemment d'empêcher par un amendement le vote d'une mission d'établissement des faits sur l'Iran. Une manoeuvre inhabituelle qui a confronté ce pays à la "réalité" du Conseil. "Ici, vous devez convaincre les autres membres. Nous n'avons pas de droit de veto", dit-il, contrairement au Conseil de sécurité.

Selon le président, son instance avance sur des thématiques encore inédites pour les droits humains. Plusieurs résolutions ont été approuvées cette année sur des questions comme le changement climatique, les nouvelles technologies ou le cyberharcèlement. "Nous n'avons pas le choix" que de discuter de ces situations, estime-t-il aussi.

Il faudra discuter selon lui des réseaux sociaux, dont le lien avec les droits humains ne peut être laissé au seul patron de Twitter, le milliardaire Elon Musk."Je suis convaincu que c'est le lieu pour trouver une bonne ligne", insiste encore le diplomate.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Au moins sept morts dans une fusillade à Jérusalem-Est

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Une fusillade a fait au moins sept morts à Jérusalem-Est, alors que les tensions entre Palestiniens et Israéliens n'ont plus été aussi vives depuis plusieurs années., (© KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN)

Au moins sept personnes ont été tuées dans une fusillade survenue près d'une synagogue située à Jérusalem-Est, ont fait savoir vendredi les médias israéliens. Au moins dix personnes ont été blessées et le tireur a été abattu, ont indiqué les services d'urgence.

La police a évoqué un attentat terroriste. La fusillade s'est déroulée dans le quartier de Neve Yaakov.

Les Etats-Unis ont vigoureusement condamné l'attaque "épouvantable" vendredi à Jérusalem-Est, où une fusillade près d'une synagogue a fait au moins 7 morts selon un dernier bilan de la police.

"C'est absolument épouvantable", a déclaré à la presse le porte-parole adjoint du département d'Etat, Vedant Patel. "Nous condamnons cette apparente attaque terroriste dans les termes les plus forts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes solidaires du peuple israélien", a encore affirmé le responsable, selon qui Washington est en "contact étroit" avec les autorités israéliennes.

Le porte-parole a précisé qu'il n'y avait aucun changement dans le programme du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, qui doit se rendre à partir de dimanche en Egypte puis lundi et mardi à Jérusalem et Ramallah.

Il y discutera "de mesures à prendre pour une désescalade des tensions", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / anp / afp

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Haine: le chef de l'ONU fustige "la complicité" des réseaux sociaux

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"Par le recours à des algorithmes qui attisent la haine pour garder les utilisateurs rivés à leurs écrans, les plateformes de réseaux sociaux se rendent complices. Idem pour les annonceurs qui subventionnent ce modèle économique", a dénoncé le secrétaire général de l'ONU. (© KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

Le secrétaire général de l'ONU a fustigé vendredi, à l'occasion de la journée de commémoration de l'Holocauste, les "décharges toxiques" de haine en ligne, accusant les réseaux sociaux de "complicité".

"Aujourd'hui, ce n'est pas seulement l'extrémisme violent que nous affrontons; c'est aussi, de plus en plus, le terrorisme. La menace est mondiale et elle s'accroît. L'un des principaux accélérateurs de cette croissance: le monde numérique", a déclaré Antonio Guterres lors d'une cérémonie à l'Assemblée générale de l'ONU.

"De nombreux pans d'internet deviennent des décharges toxiques où se déversent la haine et les mensonges pernicieux. Ce sont des catalyseurs qui, ayant le profit pour moteur, banalisent l'extrémisme", a-t-il poursuivi.

"Par le recours à des algorithmes qui attisent la haine pour garder les utilisateurs rivés à leurs écrans, les plateformes de réseaux sociaux se rendent complices. Idem pour les annonceurs qui subventionnent ce modèle économique", a dénoncé le secrétaire général.

Alors "aujourd'hui, je lance un appel urgent à toutes celles et ceux qui exercent une influence sur l'écosystème de l'information -- les autorités de contrôle, les décideurs, les entreprises technologiques, les médias, la société civile et les pouvoirs publics. Faites cesser la haine. Installez des garde-fous. Et faites-les respecter", a-t-il déclaré.

"Nous ne pouvons pas ouvrir de nouveaux exutoires aux vieilles haines et laisser l'impunité régner sur les plateformes numériques. Ensemble, nous devons opposer les faits aux mensonges, l'éducation à l'ignorance, la mobilisation à l'indifférence."

Décrivant la montée du national-socialisme dans les années 1930, il s'est alarmé qu'"aujourd'hui, des échos de ce chant des sirènes de la haine reviennent résonner à nos oreilles", dans un contexte de crise économique exacerbant les "mécontentements", de "désinformation galopante" et de "propagation de théories du complot paranoïaques".

Il a notamment dénoncé les "tentatives de réécrire l'Histoire, de nier l'Holocauste et de réhabiliter ceux qui y ont collaboré".

"D'une enquête à l'autre, le même constat s'impose: l'antisémitisme atteint des sommets. Et ce qui est vrai pour l'antisémitisme l'est aussi pour les autres formes de haine. Le racisme. Le sectarisme antimusulman. La xénophobie. L'homophobie. La misogynie."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Tempête tropicale à Madagascar: 22 morts, selon un nouveau bilan

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22 personnes sont décédées lors du passage de la tempête tropicale la semaine dernière, selon un dernier bilan (Archives). (© KEYSTONE/AP/VIVIENE RAKOTOARIVONY)

Vingt-deux personnes ont été tuées à Madagascar après le passage la semaine dernière d'une tempête tropicale dans le nord-est du pays, a annoncé vendredi à l'AFP le Bureau de gestion des risques et des catastrophes.

Le précédent bilan faisait état un peu plus tôt dans la journée de 18 morts.

Vingt personnes sont par ailleurs portées disparues dans les zones ayant été touchées par la tempête baptisée Cheneso, qui a provoqué des inondations et une coupure des routes menant à la capitale, Antananarivo.

L'institution gouvernementale précise que plus de 59'100 personnes ont été touchées par la catastrophe, dont plus de la moitié ont dû quitter leur logement.

La tempête Cheneso est survenue le 19 janvier, accompagnée de vents violents atteignant 110 km/h et d'importantes averses de pluie.

Dans le sud de l'Afrique, la saison cyclonique s'étend de novembre à avril et Madagascar, île de l'océan Indien, en subit régulièrement des conséquences dévastatrices.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'Unicef exige la libération de 13 enfants enlevés en RDC

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L'organisation rappelle que les enfants sont protégés par le droit international. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe rebelle ADF a enlevé au moins 13 enfants lors de l'attaque d'un village de l'est de la RDC qui avait aussi fait 24 morts en début de semaine. L'Unicef a exigé vendredi leur libération.

Les enfants - 11 garçons et 2 filles - sont âgés de 12 à 14 ans, écrit le Fond des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué. L'attaque a eu lieu au village de Makugwe dans la province du Nord-Kivu, dans la nuit du dimanche à lundi.

Selon l'agence onusienne, parmi les 24 personnes tuées figurent une jeune fille de 13 ans et cinq femmes". Par ailleurs, "au moins sept enfants - âgés de 9 à 12 ans - ont été séparés de leurs parents".

Le groupe jihadiste Etat islamique, qui présente les ADF (Forces démocratiques alliées) comme sa branche en Afrique centrale, a revendiqué l'attaque sur le réseau social Telegram.

Le principe selon lequel "les enfants n'ont pas leur place dans les conflits armés et doivent être à l'abri de la violence et des enlèvements est inscrit dans le droit international", rappelle l'Unicef dans son communiqué.

Les ADF, rebelles musulmans d'origine ougandaise, sont actifs dans le nord du Nord-Kivu et le sud de la province voisine de l'Ituri. Ils sont considérés comme l'un des groupes armés les plus meurtriers dans la région orientale de la RDC, où une centaine de groupes armés est répertoriée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Damas responsable d'une attaque au chlore à Douma en Syrie en 2018

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"Il existe des motifs raisonnables de croire que les forces aériennes arabes syriennes sont les auteurs de l'attaque aux armes chimiques du 7 avril 2018 à Douma", a déclaré dans un communiqué l'OIAC, basée à La Haye. (© KEYSTONE/EPA/EMAD ALDIN)

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a accusé vendredi Damas d'avoir mené une attaque au chlore qui a fait 43 morts en Syrie en 2018. Un incident qui avait déclenché des tensions entre Damas et l'Occident.

Selon un rapport très attendu des enquêteurs de l'OIAC, "il existe des motifs raisonnables de croire" qu'au moins un hélicoptère de l'armée de l'air syrienne a largué deux barils de gaz toxique sur la ville de Douma, près de Damas, durant la guerre civile.

Damas et son allié Moscou ont affirmé que l'attaque avait été mise en scène par des secouristes à la demande des États-Unis, qui ont lancé des frappes aériennes sur la Syrie quelques jours plus tard avec le Royaume-Uni et la France.

L'affaire avait également suscité la controverse après une fuite d'informations selon lesquelles deux anciens employés de l'OIAC, basée à La Haye, avaient mis en doute les conclusions d'une enquête antérieure.

"Agir"

Mais l'OIAC a déclaré que ses enquêteurs avaient "examiné une série de scénarios possibles" et conclu que "les forces aériennes arabes syriennes sont les auteurs de cette attaque".

"L'utilisation d'armes chimiques à Douma - et ailleurs - est inacceptable et constitue une violation du droit international", a déclaré dans un communiqué le directeur général de l'OIAC, Fernando Arias. "Le monde connaît désormais les faits - il appartient à la communauté internationale d'agir, à l'OIAC et au-delà", a ajouté M. Arias.

La Suisse condamne fermement l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et exige de toutes les parties au conflit qu'elles respectent le droit international et en particulier le droit international humanitaire, indique le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) vendredi soir dans un communiqué.

Et d'ajouter qu'il est essentiel d'enquêter sur les faits afin de prévenir de futures exactions et de ne pas laisser des crimes aussi graves impunis.

Deux cylindres jaunes

"Au moins un hélicoptère Mi-8/17 de l'armée de l'air arabe syrienne, au départ de la base aérienne de Dumayr et opérant sous le contrôle des Forces du Tigre, a largué deux cylindres jaunes, qui ont touché deux immeubles résidentiels dans une zone centrale de la ville", est-il écrit dans le rapport.

Un cylindre a heurté un toit, "s'est rompu et a rapidement libéré un gaz toxique, du chlore, à des concentrations très élevées, qui s'est rapidement dispersé dans le bâtiment, tuant 43 personnes identifiées et affectant des dizaines d'autres", indique le rapport.

Le deuxième cylindre a percuté un appartement, s'est partiellement ouvert et "a commencé à libérer lentement du chlore, affectant légèrement ceux qui sont arrivés les premiers sur les lieux", ajoute-t-il.

Les enquêteurs ont analysé des échantillons prélevés sur les lieux, interrogé des survivants et des témoins et effectué des tests balistiques, notamment des "essais de chute de cylindre". Ils ont aussi examiné des preuves vidéo et photographiques, des images satellite, des schémas informatiques et sollicité des experts.

Moscou et Damas nient

Douma était contrôlée par des rebelles au moment de l'incident, survenu lors d'une offensive majeure des forces gouvernementales syriennes pour reprendre la ville, située près de la capitale, Damas.

Les secouristes ont déclaré à l'époque qu'ils avaient soigné des personnes souffrant de problèmes respiratoires, d'écume à la bouche et d'autres symptômes.

Damas et son allié, Moscou, ont nié à plusieurs reprises qu'il y avait eu une attaque à Douma et ont avancé un certain nombre de théories alternatives.

Ils ont accusé les rebelles et les secouristes d'avoir mis en scène l'attaque et d'avoir apporté des cadavres sur les lieux. Ils ont également soutenu qu'une usine d'armes chimiques islamiste avait été touchée.

Refus d'accès au site

Mais les enquêteurs de l'OIAC ont déclaré qu'il n'y avait aucune preuve à l'appui de ces allégations. L'équipe "a méticuleusement examiné les pistes d'enquête et les scénarios suggérés par les autorités syriennes et d'autres États parties (à l'OIAC), mais n'a pas pu obtenir d'informations concrètes à l'appui", a indiqué l'organisme.

L'OIAC dit par ailleurs "regretter" que la Syrie ait refusé de lui permettre d'accéder au site pour enquêter, malgré diverses demandes et les obligations de Damas en vertu de la Convention sur les armes chimiques.

Le rapport rejette également les allégations d'anciens enquêteurs selon lesquelles l'OIAC a modifié les conclusions initiales d'une enquête en 2018, dans le but de rendre la preuve d'une attaque chimique plus concluante.

La Syrie nie l'utilisation d'armes chimiques et assure avoir remis ses stocks dans le cadre d'un accord de 2013, provoqué par une attaque présumée au gaz sarin qui a tué 1400 personnes dans la banlieue de Damas, à Ghouta.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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