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Poutine supervise des manoeuvres avec la Chine

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Moscou mène depuis jeudi dernier des exercices militaires de grande ampleur dans l'Extrême-Orient russe, auxquels participent plusieurs pays alliés, dont des militaires chinois. (© KEYSTONE/AP/Mikhail Klimentyev)

Le président russe Vladimir Poutine a supervisé mardi des exercices militaires auxquels participe la Chine. Cela avant un forum économique tourné vers l'Asie, à l'heure où Moscou regarde vers l'Est en plein conflit avec les Occidentaux.

Depuis le début de son offensive en Ukraine le 24 février, qui lui a valu des sanctions occidentales sans précédent, la Russie a mis le cap résolument sur l'Asie. Notamment pour y trouver des débouchés, des fournisseurs et des marchés pour remplacer ceux perdus du fait des mesures américaines et européennes.

Pour sa part, la Chine traverse une crise diplomatique avec Washington, notamment depuis la visite à Taïwan en août de la présidente de la Chambre américaine des représentants, Nancy Pelosi.

Exercices de grande ampleur

C'est dans ce contexte que Moscou mène depuis jeudi dernier des exercices militaires de grande ampleur dans l'Extrême-Orient russe, auxquels participent plusieurs pays alliés, dont des militaires chinois.

L'habitant du Kremlin s'est rendu mardi matin au terrain d'entraînement militaire de Sergueïevski, l'un des sites accueillant ces manoeuvres, baptisées Vostok-2022 (Orient-2022). Il avait auparavant eu une "réunion à huis clos" avec le ministre de la Défense Sergueï Choïgou et le chef de l'état-major Valéri Guérassimov.

Bélarus, Syrie, Inde

Selon Moscou, plus de 50'000 militaires ainsi que plus de 5000 pièces d'armement et d'équipements militaires, dont 140 aéronefs et 60 navires, sont mobilisés pour Vostok-2022.

Des unités de plusieurs pays frontaliers ou alliés de la Russie, comme le Bélarus, la Syrie, l'Inde, mais surtout la Chine, y participent.

Forum économique oriental

Mercredi, le militaire doit céder la place à l'économique, avec la participation du dirigeant russe au Forum économique oriental qui se déroule depuis lundi à Vladivostok (sud-est de la Russie).

La délégation chinoise y sera la plus nombreuse avec 114 personnes, selon le Kremlin.

Le chef du Comité permanent de l'Assemblée nationale populaire, Li Zhanshu, troisième plus haut responsable chinois, participera à la session plénière du forum au côté de Poutine. Une rencontre bilatérale est également prévue.

Plus de gaz à la Chine

Autre signe du rapprochement entre Moscou et Pékin, le géant gazier russe Gazprom a annoncé mardi que la Chine réglerait désormais ses contrats en roubles et en yuans, au lieu du dollar. Le patron de Gazprom, Alexeï Miller, a dit espérer dans un communiqué que cette mesure donnerait un "élan supplémentaire au développement de nos économies".

De nouveaux accords d'achat et de vente de gaz à long terme via le gazoduc oriental "Force de Sibérie" ont par ailleurs été signés mardi.

"Les relations russo-chinoises de partenariat global et de coopération stratégique se développent de manière progressive", s'est félicité le Kremlin dans un communiqué, faisant l'éloge de l'"approche équilibrée de la Chine envers la crise ukrainienne" et de la "compréhension" par Pékin des raisons de l'offensive russe.

Sberbank octroie des prêts en yuans

Par ailleurs, la première banque russe, Sberbank, a annoncé mardi avoir commencé à octroyer des prêts en yuans, assurant qu'il y avait une "forte demande" dans le pays.

A part la Chine, l'Inde et la Birmanie seront aussi à l'honneur au Forum à Vladivostok, le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing y étant attendu.

A Moscou, le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Don Pramudwinai, devait être reçu mardi par son homologue russe Sergueï Lavrov, qui s'était rendu, lui, en Birmanie et au Cambodge en août.

Rencontre avec Xi?

Enfin, le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), prévu les 15 et 16 septembre à Samarcande, en Ouzbékistan, sera une autre occasion pour Poutine de se concentrer sur l'approfondissement des relations en Asie.

Une rencontre pourrait même avoir lieu, selon des sources diplomatiques, entre le Russe et le dirigeant chinois Xi Jinping, qui n'a pas quitté la Chine depuis 2020 en raison de la pandémie de Covid-19.

Les deux hommes s'étaient vus début février en Chine, à quelques semaines de l'agression russe contre l'Ukraine. Moscou et Pékin avaient alors signé une déclaration commune appelant à une "nouvelle ère" dans les relations internationales ainsi qu'à la fin de l'hégémonie américaine et dénonçant le rôle des alliances militaires occidentales, l'Otan et l'Aukus (Australie, Royaume-Uni et Etats-Unis).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Bucarest et Kiev produiront des drones ensemble en Roumanie

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A l'issue de leurs entretiens, le chef de l'Etat roumain Nicusor Dan et M. Zelensky ont annoncé avoir signé une série de documents, dont une déclaration d'intention portant sur une coopération pour la "production en commun de drones en Roumanie". (© KEYSTONE/EPA/ROBERT GHEMENT)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu jeudi à Bucarest. Il y a promu la coopération militaire avec son pays, notamment en matière de drones, à la veille de son voyage à Paris où il doit être reçu par son homologue français Emmanuel Macron.

Ces visites interviennent au moment où la guerre au Moyen-Orient détourne l'attention de la communauté internationale du conflit en Ukraine mais valorise l'expérience militaire de Kiev.

A l'issue de leurs entretiens, le chef de l'Etat roumain Nicusor Dan et M. Zelensky ont annoncé avoir signé une série de documents, dont une déclaration d'intention portant sur une coopération pour la "production en commun de drones en Roumanie".

La production dans ce pays de tels engins "dans les plus brefs délais" constitue la première phase d'une coopération "au bénéfice de la sécurité de l'Ukraine, de la Roumanie, de la région de la mer Noire et du continent européen", selon cette déclaration vue par l'AFP.

Le document précise qu'elle sera financée notamment par le programme d'aide à l'industrie de défense en Europe Safe à hauteur de 200 millions d'euros.

Expérience "unique" sur les drones

Tandis que des spécialistes militaires ukrainiens se sont rendus dans plusieurs Etats du Golfe pour partager leur expérience dans le domaine de l'interception des drones de conception iranienne, M. Zelensky a proposé de "développer tout cela en collaboration avec les pays européens".

"Notre expérience dans la lutte contre les (drones) Shahed est unique. Personne d'autre ne possède ce type d'expérience", a-t-il plaidé.

Nouvelles lignes électriques

Les présidents roumain et ukrainien ont également évoqué la construction de deux nouvelles lignes d'approvisionnement en électricité reliant la Roumanie à l'Ukraine, dans le contexte de la campagne de frappes russes qui a dévasté cet hiver le réseau énergétique ukrainien et conduit à d'importantes coupures de courant.

M. Zelensky doit notamment visiter en Roumanie une base de formation de pilotes pour avions de combat F-16, des appareils qui ont été livrés à Kiev par plusieurs pays occidentaux.

"Flotte fantôme"

Il sera ensuite reçu vendredi à Paris par Emmanuel Macron, a annoncé l'Elysée plus tôt dans la journée. Les deux présidents évoqueront notamment le dossier de la "flotte fantôme" qui sert à la Russie à exporter des hydrocarbures en contournant les sanctions occidentales, a précisé la présidence française.

Ils "échangeront également sur les conditions d'une paix juste et durable" en Ukraine, à un moment où Washington a proposé de nouvelles négociations entre Kiev et Moscou la semaine prochaine.

Plusieurs cycles de pourparlers ont déjà eu lieu, sans donner lieu à des progrès tangibles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël - Sévices de soldats sur un Palestinien: inculpation annulée

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Des organisations de défense des droits des prisonniers palestiniens accusent régulièrement l'administration israélienne de faire subir des mauvais traitements aux détenus. Ici, un prisonnier palestinien libéré en février 2025, blessé, à son arrivée à l'hôpital de Khan Younès, dans la bande de Gaza (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir annulé l'inculpation de cinq soldats accusés de mauvais traitements contre un détenu palestinien dans la prison de haute sécurité de Sdé Teiman. Cette affaire qui avait suscité un tollé international.

"A la lumière des développements significatifs survenus depuis le dépôt de l'inculpation dans l'affaire 'Sdé Teiman', le Procureur militaire général a décidé aujourd'hui (jeudi) d'ordonner l'annulation de l'inculpation des cinq accusés dans ce dossier", affirme un communiqué militaire.

En février 2025, l'armée avait annoncé l'inculpation de cinq soldats réservistes pour mauvais traitements d'un détenu palestinien en juillet 2024 dans le centre de détention de Sdé Teiman, proche de la bande de Gaza.

Détenu poignardé

L'armée avait précisé que les soldats étaient accusés d'avoir "agi contre le détenu avec une grande violence, y compris en poignardant le derrière du détenu avec un objet pointu, qui avait pénétré près du rectum".

Pour expliquer sa décision d'annuler les inculpations, l'armée a affirmé que "des difficultés procédurales concernant le transfert d'informations" par la police israélienne "portaient atteinte au droit des accusés à un procès équitable".

Autre raison invoquée, le fait que le détenu en question a été renvoyé dans la bande de Gaza dans le cadre d'un échange contre des otages israéliens en novembre 2025 et ne peut donc pas témoigner.

Vidéo des sévices diffusée

L'armée précise que le chef d'état-major a demandé "de tirer les leçons" de cette affaire qualifiée par le communiqué de "grave défaillance".

Ce dossier a impliqué la procureure générale militaire, qui a démissionné après la fuite d'une vidéo de l'incident à Sdé Teimann. Dans sa lettre de démission publiée en novembre 2025 par la presse, l'ex-magistrate militaire, qui porte le grade de générale, a reconnu que ses services avaient diffusé la vidéo aux médias.

Le centre de Sdé Teiman a été aménagé dans une base militaire pour y incarcérer des Palestiniens arrêtés notamment dans la bande de Gaza après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien, dernier épisode du très long conflit israélo-palestinien.

Problème chronique

Des organisations de défense des droits des prisonniers palestiniens accusent régulièrement l'administration pénitentiaire israélienne de faire subir des mauvais traitements aux détenus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Podium pour Fiva à Montafon

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Alex Fiva a obtenu en Autriche son 2e podium de Coupe du monde de la saison. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Alex Fiva, médaillé de bronze aux JO de Milan/Cortina, a décroché son deuxième podium de Coupe du monde de la saison en se classant 3e à Montafon, en Autriche.

Le quadragénaire grison s'est montré sous son meilleur jour sur la piste qui accueillera l'an prochain les Championnats du monde. Il n'a été devancé que par le Canadien Reece Howden, le dominateur de la saison, et le champion olympique Simone Deromedis (ITA). Fiva était dans l'attente d'un podium en Coupe du monde depuis sa 2e place en décembre à San Candido (ITA).

Après sa médaille olympique le mois dernier à Livigno, le Grison a déclaré qu'il n'était pas encore certain de poursuivre sa carrière l'an prochain.

Deuxième Suisse à Montafon, Gil Martin est arrivé 5e, égalant son meilleur résultat en Coupe du monde. Ryan Regez a pris la 8e place.

Chez les femmes, la Suédoise Sandra Näslund a fêté son huitième succès de la saison. Elle a devancé la championne olympique, l'Allemande Daniela Maier, et l'Italienne Jole Galli. Talina Gantenbein, meilleure Suissesse, est arrivée 8e, en l'absence de Fanny Smith, qui a fait l'impasse après sa chute à Kopaonik il y a quinze jours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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"Impossible de quantifier le nombre" d'enfants déportés en Russie

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Les membres de la Commission d'enquête internationale sur l'Ukraine ont notamment identifié la responsabilité "directe" du président russe Vladimir Poutine dans la déportation d'enfants ukrainiens en Russie. (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

La Commission d'enquête internationale sur l'Ukraine estime pour elle "impossible à quantifier le nombre total" d'enfants ukrainiens déportés en Russie. Jeudi à Genève, elle a déploré que la Russie n'ait pas répondu à ses demandes sur cette question.

"Ce n'est pas notre tache", "ce n'est pas possible" de donner un chiffre sur les déportations, a affirmé à la presse le président de la Commission, Erik Møse. Dans leur rapport dévoilé mardi, les trois enquêteurs, qui ne s'expriment pas au nom de l'ONU, avaient affirmé pour la première fois que la déportation, le transfert forcé et les disparitions forcées d'enfants constituaient des actes équivalant à des crimes contre l'humanité.

Ils ont pu vérifier 1205 cas mais ils sont convaincus que plusieurs milliers ont été acheminés en Russie depuis le début de la guerre. Les autorités ukrainiennes parlent elles d'environ 20'000 enfants.

Dans son rapport, la Commission met en cause "les plus hautes autorités russes", y compris le président Vlaidimir Poutine, et des entités qui répondent directement de lui ont piloté le fonctionnement des déportations. Le chef de l'Etat fait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis 2023 de la Cour pénale internationale (CPI) sur cette question.

Dans un rapport plus large également relayé mardi, les enquêteurs ciblent aussi la commissaire présidentielle russe pour les droits des enfants. Celle-ci est recherchée par la CPI. Plusieurs ministères, le Comité d'investigation russe, la vice-présidente de la Chambre basse du Parlement, les autorités régionales et celles dans les territoires occupés par l'armée russe dans l'est de l'Ukraine sont également en cause, selon la Commission.

Les trois enquêteurs ont aussi dénoncé des violations dans les troupes russes après avoir entendu 85 militaires qui ont déserté, notamment des exécutions. La Commission a dit "qu'elle ferait de son mieux pour compiler une liste des responsables" de crimes dans le cadre de la guerre en Ukraine, a affirmé un de ses membres, Pablo de Greiff. "C'est une question supplémentaire sur laquelle nous allons continuer de le faire", a-t-il ajouté au sujet des commandants en lien avec ces violations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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