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Économie

Premier déplacement du nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu

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Le nouveau Premier ministre français Sébastien Lecornu s'est déplacé en région samedi, quatre jours après sa nomination. (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Lors de son premier déplacement en région comme Premier ministre, Sébastien Lecornu a annoncé samedi à Mâcon un réseau de maisons "France Santé" d’ici 2027. Ce projet, érigé en priorité nationale, vise un accès aux soins à 30 minutes de chacun.

Quatre jours à peine après sa nomination, le nouveau et jeune Premier ministre de 39 ans a mis sa visite sous le signe de la "vie quotidienne" des Français qui peinent souvent à trouver un médecin.

Il espère ainsi que 5000 maisons "France Santé" seront disponibles en 2027, conçues sur le modèle des maisons "France Services", qui proposent un guichet unique de proximité pour diverses démarches administratives.

Le nouveau chef de gouvernement, qui n'a pas chiffré le coût de cette mesure, veut piloter lui-même ce projet qu'il considère comme une "grande priorité nationale". Il l'a exposé après un long échange avec des soignants d'un centre de santé départemental de Saône-et-Loire.

Sébastien Lecornu a ainsi délaissé pendant quelques heures les concertations qu'il mène activement à Paris pour tenter de construire un budget pour 2026 qui puisse être adopté par l'Assemblée nationale. Mais il n'a pas voulu s'exprimer sur la dégradation vendredi soir par l'agence Fitch de la note de la dette française.

Lui-même élu local de l'Eure, où il a été maire, président de département et sénateur, ce fils d'une secrétaire médicale et d'un technicien de l'aéronautique avait assuré dès le soir de sa nomination "mesurer les attentes" de ses concitoyens et "les difficultés" qu'ils rencontraient.

Pression de la droite

Il s'agit aussi pour Sébastien Lecornu de convaincre l'opinion, autant que les forces politiques, du bien-fondé de sa méthode: trouver des terrains d'entente, en particulier sur le budget, permettant de gouverner sans majorité parlementaire.

Le patron des Républicains (LR) et ministre de l'Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau a mis la pression samedi sur le nouveau chef de gouvernement - le troisième en un an -, qui cherche surtout à amadouer les socialistes pour faire passer le budget.

La dégradation de la note par Fitch sanctionne "des décennies d'errance budgétaire", a-t-il écrit sur le réseau social X. Et ce que proposent les socialistes pour réduire le déficit "ne fera que tout aggraver", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre devrait préciser ses priorités dans un entretien accordé à la presse régionale, qui sera publié samedi dans la soirée, alors qu'il est confronté depuis sa nomination à plusieurs mouvements sociaux: le jour de sa prise de fonctions avec une mobilisation lancée sur les réseaux sociaux pour "bloquer" le pays, avant une autre journée de manifestations à l'appel des syndicats prévue jeudi.

"Il y a une grande colère" chez les salariés, a affirmé Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, premier syndicat du pays, à l'issue d'une entrevue vendredi avec le nouveau Premier ministre, qui lui a dit travailler sur une "contribution des plus hauts revenus" dans le budget 2026.

Hauts patrimoines

Le centre et la droite de la coalition gouvernementale se disent désormais prêts à taxer plus fortement les ultra-riches, sans pour autant aller jusqu'à l'instauration de la taxe Zucman sur les plus hauts patrimoines, mesure phare brandie par les socialistes et dont LR ne veut pas.

Une telle mesure marquerait en tout cas une des "ruptures" de fond prônées par Sébastien Lecornu à son arrivée, puisqu'elle briserait le tabou des hausses d'impôts de la macronie.

Sébastien Lecornu veut aussi des changements de méthode.

Il a d'abord réuni jeudi - pour la première fois depuis longtemps - les dirigeants des partis de la droite et du centre du "socle commun", afin qu'ils s'entendent sur quelques priorités communes.

Avant les oppositions, il a consulté les partenaires sociaux, recevant vendredi la CFDT et le Medef, avant la CGT lundi. Il compte aussi rencontrer la semaine prochaine les professions de la santé, "au ministère de la Santé parce que c'est leur maison".

En quête d'un compromis budgétaire, le chef de gouvernement pourrait repartir du plan de son prédécesseur François Bayrou, mais délesté de ses mesures les plus controversées. A l'instar de la suppression de deux jours fériés.

L'hypothèse d'une remise sur les rails du conclave sur les retraites semble aussi abandonnée. Les partenaires sociaux refusent de toute façon de le rouvrir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Trump annonce un "accord commercial" avec l'Inde

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Donald Trump a fait cette annonce après un échange téléphonique avec le Premier ministre indien Narendra Modi (archives). (© KEYSTONE/AP/BEN CURTIS)

Donald Trump a annoncé lundi un "accord commercial" avec l'Inde, se traduisant par une baisse des droits de douane à 18% contre 25% aujourd'hui sur les produits indiens, après un échange téléphonique avec Narendra Modi.

Le Premier ministre indien a "accepté d'arrêter d'acheter du pétrole russe" et s'est engagé à acheter "plus de pétrole auprès des Etats-Unis et, potentiellement, du Venezuela", a assuré le président américain sur son réseau Truth Social.

Il a assuré que de son côté, l'Inde allait réduire à "zéro" ses barrières douanières autant que réglementaires, et allait par ailleurs acheter pour "plus de 500 milliards de dollars" de produits américains.

Washington avait annoncé prendre le contrôle de la production et de la vente de pétrole du Venezuela après l'opération militaire ayant débouché début janvier sur la capture de l'ex-président Nicolas Maduro.

Donald Trump avait déjà assuré il y a plusieurs mois que l'Inde n'achèterait plus d'or noir auprès de la Russie, ce qui priverait Moscou d'une ressource cruciale, utilisée en particulier pour le financement de la guerre en Ukraine.

Le président américain avait d'abord imposé l'an dernier 25% de droits de douane dits "réciproques" sur toutes les marchandises indiennes dans le cadre d'une offensive protectionniste contre les partenaires commerciaux des Etats-Unis, annoncée en avril.

Il avait ensuite décidé d'ajouter en août une surtaxe de 25% sur de nombreux produits indiens à cause des achats de pétrole russe par l'Inde. L'"accord" annoncé lundi met également fin à cette surtaxe, a précisé un haut responsable américain à l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Les PME industrielles retrouvent le sourire en janvier

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La conclusion mi-novembre d'un accord commercial avec les Etats-Unis a enlevé un frein aux exportations de PME helvétiques. (archive) (© KEYSTONE/MARA TRUOG)

Les petites et moyennes entreprises (PME) industrielles helvétiques ont affiché une amélioration de leur activité en janvier sur un mois.

L'indice des responsables d'achats (PMI) PME compilé par Raiffeisen a avancé de 0,8 point à 50,2 points, repassant ainsi au dessus du seuil de croissance de 50 points.ette évolution repose sur la reprise de l'activité économique par rapport à décembre, avec quatre des cinq composantes de l'indice en augmentation, rapporte un communiqué paru lundi.

L'indicateur des stocks d'achat (de 46,8 à 50,9 points), le volume de production (de 49,9 à 52,3), le carnet de commandes (de 49,6 à 50,8) et les délais de livraison (de 49,7 à 50,1) ont franchi la cinquantaine sur un mois. Seul l'indicateur sur l'emploi a reculé, passant de 49,5 à 46,5 points.

La coopérative bancaire saint-galloise souligne notamment l'apport des petites et moyennes entreprises (PME) tournées vers l'exportation. "Les entreprises axées sur le marché intérieur n'ont guère contribué à cette progression."

Alors que la situation des commandes s'est quelque peu améliorée, notamment grâce à la réduction des droits de douane américains, l'économie industrielle européenne reste atone.

Pour 2026, l'étude parle de défis importants, comme l'expansion sur de nouveaux marchés et l'optimisation des coûts, tandis qu'une stabilisation sur l'emploi se profile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Embellie sur l'emploi début 2026

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La construction se profile en moteur d'une reprise de l'embauche, encore loin d'être généralisée. (archive) (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le Centre d'études conjoncturelles KOF constate une nouvelle embellie de la situation et des perspectives pour l'emploi en Suisse au premier trimestre 2026.

Les économistes sont tentés de corréler le phénomène à la déclaration d'intention sur un accord douanier entre Berne et Washington, convenue à la mi-novembre.

Le sous-indice de la situation de l'emploi a progressé de trois dixièmes de point à 1,6 point, quand celui des perspectives d'emploi a bondi de deux points à 3,3 points. L'indicateur de l'emploi du KOF, calculé sur la base d'un sondage auprès de 4500 entreprises, a ainsi gagné 1,1 point à 2,4 points, indique la faculté de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich dans un point de situation périodique lundi.

A noter que la base de comparaison au dernier trimestre 2025 a été revue 1,3 point, contre 0,7 point initialement.

L'amélioration repose largement sur le secteur de la construction, qui passe en glissement séquentiel de 9,5 à 10,6 points. Nombre de branches dans les services par contre font toujours grise mine, à l'image du commerce de gros (-11,1 point) ou de détail (-3,1 point).

Sinistrée, l'industrie manufacturière a vu ses difficultés s'atténuer quelque peu, l'indicateur correspondant remontant de -11,5 à -7,0 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Intesa Sanpaolo: bénéfice net supérieur aux attentes en 2025

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L'établissement transalpin promet de faire profiter ses actionnaires de sa performance insoupçonnée en 2025. (archive) (© KEYSTONE/EPA/MATTIA SEDDA)

La première banque italienne Intesa Sanpaolo a publié lundi un bénéfice net en hausse de 7,6% à 9,32 milliards d'euros (7,2 milliards de francs) en 2025 et compte atteindre les 11,5 milliards en 2029 dans le cadre de son nouveau plan stratégique.

La banque a dépassé ses objectifs 2025 ainsi que le consensus de Factset, qui tablait sur 9,23 milliards d'euros. Intesa a notamment enregistré une croissance des commissions de 6,3%, alors que les intérêts baissaient de 5,9%, a précisé la banque dans un communiqué.

La direction d'Intesa a proposé de racheter des actions pour 2,3 milliards d'euros, et de verser un dividende de 3,3 milliards d'euros aux actionnaires en mai 2026, après un premier acompte de 3,2 milliards versé en novembre 2025.

Dans son nouveau plan stratégique 2025-2029 approuvé lundi matin, le groupe compte notamment progresser dans ses activités de banque privée pour les grands patrimoines.

Intesa vante "un modèle économique axé sur les revenus de commissions, efficace et résilient, capable de générer une forte création et distribution de valeur sans risque d'exécution, et leader en matière d'impact social".

Le groupe compte également réduire ses coûts grâce à la numérisation de ses activités et le non-remplacement de près de la moitié des 12.400 salariés qui le quitteront pendant ces années.

Intesa ambitionne d'attirer 2,5 millions de nouveaux clients (par rapport aux 21,4 millions actuels), surtout dans la banque en ligne et hors d'Italie.

Le groupe envisage ce scénario dans un contexte de croissance limitée de l'économie italienne, avec un produit intérieur brut (PIB) à +0,7% en moyenne entre 2026 et 2029.

La direction d'Intesa compte redistribuer 50 milliards d'euros aux actionnaires entre 2025 et 2029, dont 75% en dividendes et 20% en rachats d'actions.

Fin janvier, Bank of America avait maintenu son avis "neutre" sur la banque, estimant qu'elle pourrait distribuer davantage de dividendes tout en se concentrant sur sa croissance hors d'Italie.

Après avoir enchaîné les rachats, le groupe s'est récemment abstenu de participer à la recomposition du paysage bancaire italien qui a notamment vu la prise de contrôle de Mediobanca par la plus petite MPS.

Sa position de numéro un national réduit ses possibilités d'acquérir d'autres banques si elle veut rester dans les clous des règles de concurrence.

Sa dernière grosse opération du genre remonte à 2020 lorsqu'Intesa Sanpaolo avait racheté sa concurrente Ubi Banca.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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