International
Première audition dans l'enquête en destitution de Joe Biden
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Les républicains ont entamé jeudi leur enquête en destitution contre le président américain Joe Biden, motivée par les affaires controversées de son fils à l'étranger. Cette procédure est jugée complètement infondée par les démocrates.
Les conservateurs, majoritaires à la Chambre des représentants, accusent le dirigeant démocrate d'avoir menti au peuple américain sur les entreprises de son fils cadet Hunter Biden. Cette investigation n'a quasiment aucune chance d'aboutir, mais pourrait se transformer en casse-tête pour la Maison Blanche avant la présidentielle de 2024, à laquelle Joe Biden est candidat.
Lors de la première audition parlementaire consacrée à cette procédure, le chef de la commission d'enquête de la Chambre, James Comer, a assuré avoir "trouvé une quantité écrasante de preuves démontrant que le président Biden a abusé de ses fonctions publiques pour que cela profite financièrement à sa famille".
"Durant des années, le président Biden a menti au peuple américain au sujet de sa connaissance et de sa participation aux affaires corrompues de sa famille", a-t-il ajouté.
"Pressions" de Trump
L'enquête est balayée d'un revers de main par les démocrates. "Si les républicains avaient quelconque preuve irréfutable, ils seraient en train de les présenter aujourd'hui", a moqué Jamie Raskin.
L'élu démocrate a accusé ses collègues républicains de mener cette investigation uniquement en raison des "pressions" de Donald Trump, lui-même mis en accusation deux fois par le Congrès, et qui avait réclamé cette enquête contre son successeur.
Bête noire des républicains
Hunter Biden, ancien homme d'affaires de 53 ans, est devenu une cible privilégiée de la droite américaine. Les élus lui reprochent notamment d'avoir fait des affaires douteuses en Ukraine et en Chine alors que Joe Biden était vice-président de Barack Obama (2009-2017), en capitalisant sur le nom et les réseaux de son père.
La Constitution américaine prévoit que le Congrès peut destituer le président en cas de "trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs".
La procédure se déroule en deux étapes. Après avoir mené son enquête, la Chambre des représentants vote, à une majorité simple, des articles de mise en accusation détaillant les faits reprochés au président ("impeachment").
A ce stade, "je ne pense pas que les preuves actuelles permettent de justifier des articles de mise en accusation", a estimé un des témoins de l'audition de jeudi, le professeur Jonathan Turley, de l'université George Washington.
Si la mise en accusation venait toutefois à être votée, le Sénat ferait alors le procès du président. Il serait toutefois très probablement acquitté, le parti de Joe Biden étant majoritaire à la chambre haute.
Johnson, Clinton et Trump
Le président de 80 ans a toujours soutenu publiquement son fils, au passé semé d'addictions, également aux prises avec la justice, accusé de détention illégale d'arme à feu.
"Je me lève tous les jours (...) sans me focaliser sur la destitution. J'ai un travail à faire. Je dois m'occuper des problèmes qui affectent le peuple américain tous les jours", avait-il déclaré en septembre.
L'ouverture d'une procédure de destitution est réclamée depuis des mois par l'aile trumpiste du parti républicain, avec laquelle le président de la Chambre Kevin McCarthy a dû faire de nombreux compromis pour accéder au perchoir en janvier.
Jamais un président n'a été destitué dans l'histoire américaine. Trois ont été mis en accusation: Andrew Johnson en 1868, Bill Clinton en 1998 et Donald Trump en 2019 et en 2021. Mais tous ont été finalement acquittés.
Richard Nixon a préféré démissionner en 1974 pour éviter une destitution certaine par le Congrès en raison du scandale du Watergate.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Japon: une start-up annule le lancement de sa fusée Kairos
Une start-up japonaise ambitionnant de devenir la première entreprise privée du pays à placer un satellite en orbite a annulé le lancement prévu mercredi de sa fusée spatiale. Elle n'a pas précisé la raison de cette décision.
La fusée baptisée "Kairos" de Space One, une société basée à Tokyo, devait décoller mercredi à 11h00 (03h00 en Suisse) d'un site situé dans la région côtière de Wakayama, dans l'ouest de l'archipel.
La première tentative de lancement s'était soldée par un échec spectaculaire en mars 2024, lorsque la fusée à propergol solide avait explosé quelques secondes après le décollage. Une deuxième tentative, quelques mois plus tard, avait également échoué.
Cette société a été fondée en 2018 par un consortium d'entreprises japonaises dont Canon Electronics, IHI Aerospace et le groupe de construction Shimizu ou encore la Development Bank of Japan, une institution financière de l'Etat.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Epstein: le ministre américain du commerce accepte de témoigner
Le ministre américain du commerce Howard Lutnick a accepté de témoigner devant la commission parlementaire sur ses liens passés avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, a annoncé mardi le président de la commission. Plusieurs élus appellent à sa démission.
"Le secrétaire Lutnick a accepté de manière proactive de comparaître volontairement devant la commission de la chambre des représentants", a déclaré le républicain James Comer, ajoutant attendre "avec impatience son témoignage".
Le nom d'Howard Lutnick apparaît dans les documents du dossier Epstein publié par le département fédéral américain de la justice (DoJ). Il a reconnu à la mi-février avoir déjeuné en 2012 avec Jeffrey Epstein sur son île privée dans les Caraïbes, après avoir soutenu qu'il avait coupé les liens bien avant.
"J'ai déjeuné avec lui sur l'île, alors que je passais des vacances en famille sur un bateau. Ma femme était avec moi, ainsi que mes quatre enfants et leurs nourrices", avait-il déclaré à la mi-février, ajoutant que la visite avait duré une heure.
"A peine vu"
Il s'était cependant défendu d'avoir "à peine vu cette personne [Epstein] en l'espace de 14 ans", en référence à une période débutant en 2005. A l'époque, selon Howard Lutnick, les deux financiers avaient emménagé dans le même quartier de New York.
Plusieurs personnalités se sont retrouvées sous le feu des projecteurs pour s'être rendues sur "Epstein Island", dans les îles Vierges américaines, où des procureurs accusent Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019, d'avoir fait venir des mineures à des fins de trafic sexuel.
La simple mention du nom d'une personne dans les documents du dossier Epstein ne suppose pas a priori qu'elle ait commis des actes répréhensibles.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Israël dit avoir lancé une "large vague" de frappes sur l'Iran
L'armée israélienne a indiqué mercredi avoir lancé une nouvelle "large vague de frappes" sur l'Iran, après que la république islamique a lancé trois importants barrages de missiles sur le territoire israélien au cours des dernières heures.
L'armée a précisé cibler pour ces dernières frappes notamment "des sites de lancement, des systèmes de défense aérienne et d'autres infrastructures" en Iran.
Des alertes aériennes ont retenti dans de multiples zones du territoire israélien pendant la nuit de mardi à mercredi alors que l'armée s'efforce d'intercepter les frappes iraniennes.
Forte explosion à Beyrouth
Aucun impact important de ces frappes n'a été rapporté dans l'immédiat, même si des munitions sont tombées, selon la police, dans la région de Tel Aviv, où une femme a été légèrement blessée par des éclats d'armement.
Au Liban, une forte explosion a été entendue dans la nuit de mardi à mercredi à Beyrouth, alors qu'Israël et le Hezbollah se livrent mutuellement à des frappes depuis deux jours.
Le mouvement libanais, soutenu par Téhéran, a repris lundi ses attaques de roquettes et de drones contre Israël, en représailles à la mort du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, dans l'attaque américano-israélienne sur l'Iran. Israël a réagi en bombardant le Liban.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Gisèle Pelicot décorée par le premier ministre espagnol
La Française Gisèle Pelicot, devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences de genre, a été décorée mardi par le premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez, qui a salué sa "détermination" et lui a fait part de son "profond respect".
"Elle a fait en sorte que la honte change de camp et transformé le silence en prise de conscience collective", a déclaré sur le réseau social X le chef de gouvernement espagnol, qui a décoré Gisèle Pelicot dans l'Ordre du Mérite civil.
Selon un communiqué de ses services, Pedro Sanchez "a souligné sa détermination à se placer à la tête d'un mouvement qui dépasse les frontières, en soutenant et en impulsant un changement culturel essentiel pour l'ensemble de la société par la défense des droits et des libertés des femmes".
"Lors de leur rencontre, Pedro Sanchez lui a exprimé le profond respect et le soutien que lui inspire son courage à élever la voix face à l'insupportable violence machiste", a-t-on ajouté de même source.
Gisèle Pelicot a visité ces dernières semaines plusieurs pays européens pour présenter son livre, "Et la joie de vivre", dans lequel la septuagénaire raconte les viols organisés par son ex-mari, qui la droguait, avec des dizaines d'hommes, ainsi que le procès historique qui en a fait un symbole mondial de la lutte contre les violences sexuelles.
Elle a notamment été reçue à Londres par la reine Camilla.
"Et la joie de vivre" est sorti le 17 février dans le monde entier et a été publié dans 22 langues. Fin février, l'ouvrage, écrit avec la journaliste Judith Perrignon, était en tête des ventes en France.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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