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Près de 280 millions de personnes en besoin humanitaire en 2022

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Le chef des affaires humanitaires de l'ONU Martin Griffiths estime que la pandémie va continuer à avoir des effets sur les besoins humanitaires dans différents pays. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Près de 280 millions de personnes auront besoin d'une aide humanitaire l'année prochaine, en augmentation de plus de 16% sur un an. L'ONU et ses partenaires ont demandé jeudi à Genève 41 milliards de dollars, un record, pour assister 183 millions parmi elles.

"La crise climatique frappe d'abord et plus gravement les personnes les plus vulnérables au monde", affirme le chef des affaires humanitaires à l'ONU Martin Griffiths. Parmi les conflits, la situation s'est détériorée notamment en Ethiopie, en Birmanie et en Afghanistan. Et la pandémie affecte les pays pauvres qui n'ont pas accès aux vaccins.

"L'aide humanitaire peut faire la différence" et "sauver des personnes", a affirmé à la presse M. Griffiths. "Elle peut fonctionner, elle fonctionne". Le total des personnes dans le besoin d'assistance équivaut à la population du quatrième pays dans le monde.

La situation est "pire qu'il y a un an" et il faut s'attendre avec les effets secondaires de la pandémie à que ce nombre augmente encore. "Il faut continuer" à aider, dit le chef des affaires humanitaires de l'ONU. Le coronavirus a poussé 20 millions de personnes dans la pauvreté extrême.

Plus d'1% de la population mondiale est déplacée. Les femmes sont davantage exposées aux effets de tous ces problèmes et aux violences. Et 45 millions de personnes dans des dizaines de pays sont menacées de famine.

Ethiopie "alarmante"

M. Griffiths s'est rendu récemment au Tigré, dans le nord de l'Ethiopie, où un conflit oppose le gouvernement et les séparatistes. Il a pu voir les effets lorsque le Programme alimentaire mondial (PAM) est contraint de couper une partie de son assistance.

"L'Ethiopie est la situation la plus alarmante en termes de besoins urgents", ajoute M. Griffiths. Il faudrait 100 camions d'aide par jour, alors que les distributions n'ont pu reprendre que récemment après avoir été bloquées. Il est favorable au déploiement de travailleurs humanitaires dans différents centres locaux d'où ils pourront acheminer l'assistance.

De plus, après l'évacuation de nombreux acteurs internationaux, l'avance des troupes séparatistes vers Addis Abeba préoccupe le chef des affaires humanitaires, notamment pour la possibilité d'aider les populations. "Je suis très très inquiet" d'une extension à l'ensemble du pays et à la région, dit-il.

Dans une lettre publiée jeudi, quelque 120 ONG appellent les dirigeants à financer pleinement la réponse à toutes ces difficultés mondiales. Au total, le plan lancé jeudi par l'ONU et ses partenaires pour l'année prochaine porte sur 37 dispositifs dans 63 pays.

Parmi ceux-ci, la Syrie reste largement première en termes de besoins si la question des réfugiés dans les pays voisins est prise en considération. Au total, avec trois millions de personnes supplémentaires à aider, ce conflit demande environ 10 milliards de dollars de fonds.

Appel sur l'Afghanistan

L'Afghanistan en lui-même dépasserait la Syrie mais les effets régionaux sont moins élevés, laissant l'appel pour ce pays et ses voisins à un peu plus de 5 milliards de dollars. Le Yémen, "pire crise humanitaire" selon l'ONU, arrive troisième.

En Afghanistan, le dispositif sera trois fois plus important que cette année, en raison notamment des effets de l'arrivée des talibans au pouvoir et de la sécheresse. Selon M. Griffiths, il faut aussi investir dans les infrastructures étatiques et pouvoir s'appuyer sur un mécanisme pour aider la devise afghane qu'il souhaite avant la fin du mois.

La communauté internationale doit "clarifier" ses attentes auprès des talibans en termes de droits des femmes, de lutte contre l'extrémisme et des libertés de mouvement pour que ceux-ci la rassurent, estime M. Griffiths. Il faut aussi garantir que le fonctionnement des infrastructures publiques est séparé des islamistes radicaux, a-t-il affirmé.

Cette année, plus de 100 millions de personnes ont reçu de l'aide, soit 70 % de l'objectif établi il y a un an. Au Soudan du Sud, plus d'un demi-million de personnes ont pu échapper à la famine. Au Yémen, les partenaires de santé ont effectué plus de 10 millions de consultations médicales. Et des centaines de millions de dollars d'aide ont été distribués aux familles vulnérables.

La communauté internationale a donné près de 18 milliards de dollars. Mais l'enveloppe reste inférieure de moitié à ce qui avait été demandé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Macron: pas de nouveau gouvernement avant la fin des JO "mi-août"

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Emmanuel Macron a exhorté les forces politiques du front républicain anti-RN à être "à la hauteur de ce qu'elles ont fait dans l'entre-deux-tours" des élections législatives et à faire "des compromis". (© KEYSTONE/EPA/LUDOVIC MARIN / POOL)

Emmanuel Macron a affirmé mardi qu'il ne nommerait pas de nouveau gouvernement avant la fin des Jeux olympiques "mi-août". Cela au nom de la "trêve" qu'il a invoquée, car cela "créerait un désordre" pendant l'événement sportif planétaire organisé à Paris.

"Jusqu'à la mi-août, on doit être concentré sur les Jeux. Et puis à partir de là, en fonction de l'avancée de ces discussions, ce sera ma responsabilité de nommer un Premier ministre ou une Première ministre et lui confier la tâche de constituer un gouvernement et d'avoir le rassemblement le plus large qui lui permette d'agir et d'avoir la stabilité", a dit le chef de l'Etat sur France 2, France Inter et franceinfo.

Faire "des compromis"

Emmanuel Macron a exhorté les forces politiques du front républicain anti-RN à être "à la hauteur de ce qu'elles ont fait dans l'entre-deux-tours" des élections législatives et à faire "des compromis".

"Personne ne peut appliquer son programme", "ni le nouveau Front populaire, ni la majorité sortante, ni la droite républicaine", a relevé le chef de l'Etat français.

"La responsabilité de ces partis, c'est de faire quelque chose que toutes les démocraties européennes font, qui n'est pas dans notre tradition mais qui est, je le crois, ce que nos compatriotes attendent parce que c'est être à la hauteur du moment et des responsabilités que les Françaises et Français ont données à ces partis: c'est de sortir en quelque sorte de leur évidence, c'est de savoir faire des compromis", a-t-il encore ajouté.

Le NFP n'a pas la majorité

M. Macron a aussi martelé que le Nouveau Front populaire n'avait "pas de majorité" à l'Assemblée, rejetant de facto la proposition de la gauche de nommer sa candidate, Lucie Castets, à Matignon.

"Il est faux de dire que le Nouveau Front populaire aurait une majorité, quelle qu'elle soit", a dit le président. "La question n'est pas un nom. La question, c'est quelle majorité peut se dégager à l'Assemblée pour qu'un gouvernement de la France puisse passer des réformes, passer un budget et faire avancer le pays", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël rejette un accord interpalestinien et pilonne Gaza

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A Pékin, le Hamas a annoncé avoir signé un accord avec 14 factions palestiniennes, dont le Fatah, qui prévoit selon le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi (au centre ), un projet de création d'un "gouvernement intérimaire de réconciliation nationale". (© KEYSTONE/EPA/PEDRO PARDO / POOL)

Israël a rejeté mardi un accord entre les rivaux Hamas et Fatah sur une gouvernance commune des territoires palestiniens pour l'après-guerre. Un accord en revanche salué par le secrétaire général de l'ONU, alors qu'Israël bombarde sans relâche la bande de Gaza.

Pour Antonio Guterres, l'accord entre le Hamas et ses rivaux palestiniens représente "un pas important pour renforcer l'unité palestinienne", a déclaré son porte-parole.

"Tous les pas vers l'unité sont bienvenus et encouragés. L'unité palestinienne (...) est cruciale pour la paix et la sécurité et pour faire avancer les aspirations du peuple palestinien pour l'autodétermination, et pour un Etat palestinien complètement indépendant, démocratique, contigu, viable et souverain", a indiqué Stéphane Dujarric à la presse, ajoutant que le secrétaire général appelait les mouvements palestiniens à "surmonter leurs différences par le dialogue".

"Cela n'arrivera pas"

"Cela n'arrivera pas car le Hamas sera écrasé et Abbas (le chef du Fatah Mahmoud Abbas) observera Gaza de loin", a de son côté lancé le chef de la diplomatie israélienne, Israël Katz, dont le pays occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est depuis 1967 et mène une offensive dévastatrice à Gaza en riposte à une attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

"Au lieu de rejeter le terrorisme, Mahmoud Abbas étreint les meurtriers et les violeurs du Hamas", a ajouté M. Katz. M. Abbas est le président de l'Autorité palestinienne qui est basée à Ramallah en Cisjordanie.

Israël a juré de détruire le Hamas et refuse d'arrêter son offensive à Gaza avant de démanteler le mouvement islamiste qui a pris le pouvoir en 2007 à Gaza, deux ans après le retrait d'Israël de ce territoire qu'il a occupé pendant 38 ans.

"Gouvernement de réconciliation"

A Pékin, le Hamas a annoncé avoir signé un accord avec 14 factions palestiniennes, dont le Fatah, qui prévoit selon le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi, un projet de création d'un "gouvernement intérimaire de réconciliation nationale".

Le texte de l'accord évoque un "gouvernement d'union nationale temporaire, avec l'accord des factions palestiniennes", qui "exercerait son autorité et ses pouvoirs sur tous les territoires palestiniens" - la bande de Gaza ainsi que la Cisjordanie et Jérusalem-est.

Ces territoires formeraient l'Etat auquel aspirent les Palestiniens et qui est rejeté par le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le Parlement israélien a voté une résolution contre la création d'un tel Etat.

"Faire face à la politique" des USA

L'Autorité palestinienne dirigée par M. Abbas et basée en Cisjordanie, a salué cet accord,

Membre du bureau politique du Hamas, Hossam Badran a lui affirmé que l'implication de la Chine permettait de "faire face à la politique" des Etats-Unis, grand allié d'Israël et son principal soutien militaire.

M. Netanyahu se trouve à Washington où il doit prononcer mercredi un discours devant le Congrès puis rencontrer jeudi le président Joe Biden, la vice-présidente Kamala Harris et l'ex-président américain Donald Trump, ces deux derniers concourant pour la présidentielle de novembre.

Allié d'Israël et important soutien militaire, Washington s'est agacé des conséquences de l'offensive israélienne à Gaza, insistant sur la protection des civils et l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé par Israël depuis plus de neuf mois et menacé de famine selon l'ONU.

Plus de 39'000 morts

Le 7 octobre, des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a poussé Israël à lancer une campagne aérienne puis terrestre contre le petit territoire pauvre et surpeuplé, qui a fait jusque-là 39'090 morts, dont 84 ces dernières 24 heures, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

Avec le Qatar et l'Egypte, Washington tente de relancer les négociations pour un cessez-le-feu associé à une libération des otages. Une délégation israélienne est attendue jeudi à Doha.

L'armée israélienne poursuit pendant ce temps ses opérations dans la bande de Gaza, y compris dans des zones d'où elle s'était retirée ces derniers mois après y avoir selon elle démantelé le Hamas.

Mardi, les bombardements israéliens ont visé Khan Younès et Rafah (sud), Jabalia et la ville de Gaza (nord) où huit Palestiniens dont trois enfants ont été tués selon la Défense civile locale.

Nouveau déplacement forcé

L'armée a ordonné l'évacuation de l'est de Khan Younès, ville d'où elle s'était retirée début avril, disant préparer une nouvelle opération "contre les organisations terroristes" après des tirs de roquettes vers Israël. Des milliers ont fui le secteur dans la panique.

"Nous avons été déplacés tellement de fois que j'ai perdu le compte", déplore un Palestinien de Khan Younès. "On en est arrivé à un point où on préfèrerait mourir", lâche un peu plus loin une Palestinienne.

Des centaines de Palestiniens ont aussi quitté Bureij (centre) après un ordre similaire de l'armée. A pied, en voiture, sur des remorques ou des charrettes tirées par des ânes, ils ont fui, au milieu des décombres. "On nous a dit que nous n'avions qu'une heure pour évacuer", raconte l'un d'eux, Mohammad Awad.

La guerre a contraint la majorité des 2,4 millions de Gazaouis à se déplacer, alors que selon l'ONU aucun lieu n'est sûr à Gaza.

Mardi, l'Organisation mondiale de la santé s'est dite "très inquiète" face à de possibles épidémies, surtout après avoir isolé dans des échantillons d'eaux usées le virus de la polio. Selon elle, 14'000 personnes pourraient avoir besoin d'une évacuation médicale hors de Gaza.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Soudan: les Etats-Unis annoncent des négociations en août en Suisse

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"Les Etats-Unis ont invité les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (FSR) à participer à des pourparlers de cessez-le-feu, sous la médiation des Etats-Unis, qui débuteront le 14 août, en Suisse", a déclaré le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken dans un communiqué. (© KEYSTONE/AP/Cliff Owen)

Les Etats-Unis ont annoncé mardi avoir convié l'armée soudanaise et les forces paramilitaires des FSR à des pourparlers de paix en août en Suisse. Cela en vue de mettre fin au conflit au Soudan.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a indiqué, dans un communiqué, avoir convié l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) à ces pourparlers de cessez-le-feu, qui débuteront le 14 août, en Suisse.

Ces pourparlers, coparainnés par l'Arabie saoudite, incluront l'Union africaine, l'Egypte, les Emirats arabes unis et l'ONU en tant qu'observateurs, a-t-il précisé.

Ils ont "pour objectif de parvenir à une cessation de la violence à l'échelle du pays, de permettre l'accès de l'aide humanitaire à tous ceux qui en ont besoin et de mettre en place un mécanisme solide de contrôle et de vérification afin de garantir la mise en oeuvre de tout accord", a ajouté le chef de la diplomatie américaine.

Contacté par l'agence Keystone-ATS pour commenter cette information, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'avait pas réagi mardi soir.

Précédents cycles infructueux

Le Soudan est plongé depuis avril 2023 dans une guerre opposant l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, aux FSR du général Mohammed Hamdane Daglo. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué une crise humanitaire majeure.

De précédents cycles de négociations menés à Jeddah, en Arabie saoudite, n'avaient pas abouti. Interrogé sur les chances de succès à présent, le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller, s'est dit incapable "d'évaluer la probabilité d'un accord mais nous voulons simplement ramener les parties à la table des négociations".

"Nous espérons que l'armée soudanaise et les FSR viendront s'asseoir à la table des négociations (...) et que ce sera l'occasion de parvenir enfin à un cessez-le-feu", a-t-il ajouté, en précisant que les parties belligérantes n'avaient pas encore répondu à l'invitation.

Pas de"questions politiques plus larges"

Ces nouvelles négociations, si elles ont lieu, n'aborderont pas, en revanche, "des questions politiques plus larges", a tenu à préciser M. Blinken.

De premières discussions entre les deux parties en guerre au Soudan et un émissaire de l'Organisation des Nations unies (ONU), le diplomate algérien Ramtane Lamamra, ont eu lieu ces derniers jours à Genève, centrées sur l'aide humanitaire et la protection des civils.

Désastre humanitaire

Dans un rapport publié lundi, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait alerté sur le fait que quinze mois de guerre au Soudan ont eu un impact "désastreux" sur les civils.

"Le prix payé par les civils dans cette guerre est tel que ce qui apparaît comme étant un conflit entre belligérants est en réalité une guerre contre le peuple soudanais", selon ce rapport.

Alors que de nombreuses organisations ont cessé leurs activités dans le pays, MSF continue à opérer dans huit Etats à travers le Soudan.

La guerre a contraint plus de onze millions de personnes à fuir à l'intérieur du pays et au-delà des frontières, selon l'ONU, ravagé les infrastructures et a poussé le pays au bord de la famine.

"Insécurité alimentaire aiguë"

Quelque 25,6 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population du Soudan, sont actuellement confrontées à "une insécurité alimentaire aiguë", a indiqué fin juin un rapport appuyé par l'ONU.

Les deux camps ont été accusés de crimes de guerre pour avoir visé délibérément des civils.

Depuis le début de la guerre, l'armée et les FSR ont aussi été accusées de pillages et d'entrave à l'aide humanitaire, ainsi que d'avoir presque détruit un système de santé déjà fragile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Kamala Harris, la candidate, part en campagne

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L'ancienne sénatrice de Californie, qui s'est engagée à placer le droit à l'avortement au coeur de sa campagne, tenait mardi après-midi son premier meeting de campagne, à Milwaukee. (© KEYSTONE/AP/Erin Schaff)

Forte du soutien de la majorité de son camp, Kamala Harris testait mardi sa candidature à la présidentielle auprès d'électeurs avec son premier meeting de campagne, dans le Wisconsin. Un Etat décisif pour son duel probable contre Donald Trump.

Joe Biden, lui, rétabli du Covid, devait retourner en début d'après-midi à la Maison Blanche, après un confinement de près d'une semaine dans sa maison de vacances de Rehoboth, sur la côte Atlantique.

C'est de là qu'il a rédigé dimanche une lettre aux Américains annonçant son retrait de la course, un des plus grands bouleversements politiques de l'histoire moderne, sur lequel il s'expliquera mercredi soir lors d'une adresse à la nation.

Il avait dans la foulée transmis le flambeau à sa vice-présidente Kamala Harris, 59 ans, qui dispose maintenant de moins de quatre mois pour convaincre les Américains de la solidité de son profil.

Retour à Milwaukee

L'ancienne sénatrice de Californie, qui s'est engagée à placer le droit à l'avortement au coeur de sa campagne, tenait mardi après-midi son premier meeting de campagne, à Milwaukee.

Le choix de cette ville du Wisconsin n'est évidemment pas un hasard: c'est là que s'est déroulée la semaine dernière la convention des républicains, lors de laquelle Donald Trump a été investi comme le candidat de ce parti pour l'élection du 5 novembre.

Pendant quatre jours, cette grand-messe a démontré la mainmise absolue de l'ancien président sur les républicains. Le milliardaire, qui venait d'échapper à une tentative d'assassinat, a été reçu en héros et couronné en fanfare.

Mais le Wisconsin fait aussi, et surtout, partie de la poignée d'Etats qui doivent décider du sort de l'élection présidentielle du 5 novembre.

Harris a déjà la majorité des délégués

Donald Trump a jusqu'ici mené la course dans le Wisconsin face à Joe Biden mais il est encore trop tôt pour dire s'il conservera cette avance face à Kamala Harris.

La candidate n'est en campagne que depuis dimanche mais elle est déjà assurée du soutien la majorité des délégués démocrates - quelque 4000 personnes chargées de désigner officiellement le ou la candidate du parti.

"J'ai hâte de pouvoir bientôt accepter formellement cette nomination", d'ici à la convention démocrate mi-août à Chicago, avait déclaré lundi Kamala Harris.

Nombreux soutiens

Joe Biden a exhorté les démocrates à se rallier autour de sa vice-présidente, qui a déjà reçu le soutien d'une ribambelle de gouverneurs, dont certains étaient perçus comme de possibles rivaux, et d'autres poids lourds du parti, comme Nancy Pelosi et Hillary Clinton.

Mais l'ancien président Barack Obama et les chefs démocrates au Congrès, Hakeem Jeffries et Chuck Schumer, ne lui ont pas encore offert leur soutien explicite.

La vice-présidente a reçu mardi le soutien de la star d'Hollywood George Clooney, l'un des premiers grands donateurs démocrates à avoir appelé Joe Biden à se retirer, ainsi que de la milliardaire et philanthrope Melinda French Gates, ex-épouse du cofondateur de Microsoft Bill Gates.

Le puissant syndicat des métallurgistes, l'USW, lui a également apporté son appui, soulignant dans un communiqué que Mme Harris avait toujours défendu les intérêts des travailleurs durant ses quatre années aux côtés de Joe Biden.

Plus de 100 millions levés

La politique étrangère est le "point fort" de Kamala Harris, a estimé mardi le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken lors d'un point-presse, assurant "qu'elle était une voix très forte, très efficace et profondément respectée pour notre pays dans le monde entier".

Illustration de l'enthousiasme autour de la candidature de Kamala Harris: son équipe de campagne a annoncé mardi matin avoir levé plus de 100 millions de dollars depuis qu'elle s'est déclarée candidate, dont 62% de premières donations pour une campagne démocrate.

Trump, un "prédateur" et un "escroc"

La quinquagénaire a donné lundi soir un avant-goût de ce à quoi ressemblera Kamala Harris la candidate, lors d'un événement de campagne dans le Delaware.

"Je vois bien le genre de gars qu'est Donald Trump", a lancé l'ancienne procureure, qualifiant le candidat républicain, condamné au pénal, de "prédateur" et d'"escroc".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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