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International

Prolifération: Washington prêt à discuter "sans conditions" avec Moscou et Pékin

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Toute discussion sur des engagements de non-prolifération après l'expiration du traité New Start devra prendre en compte le développement de l'arsenal chinois, a souligné Jake Sullivan. (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

"Nous entrons dans une nouvelle ère qui demande de nouvelles stratégies": un haut conseiller de Joe Biden a détaillé vendredi la stratégie américaine en matière d'armes nucléaires, en insistant sur la volonté de dialogue avec la Russie et la Chine.

Les Etats-Unis sont prêts à respecter les limitations du nombre d'ogives nucléaires fixées par l'accord de non-prolifération New Start les liant avec Moscou "tant que la Russie fera de même", a dit Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.

La Russie a suspendu sa participation à ce traité, le dernier accord bilatéral du genre liant les deux anciens rivaux de la Guerre froide. Cet accord expire en 2026, mais les Etats-Unis sont "prêts" à discuter avec la Russie de ce qui se passera après cette date.

Prendre en compte l'arsenal chinois

Toute discussion sur des engagements de non-prolifération après l'expiration du traité New Start devra toutefois prendre en compte le développement de l'arsenal chinois, a souligné Jake Sullivan.

Il a assuré qu'en dépit des vives tensions entre les deux superpuissances, l'exécutif américain était prêt à discuter "sans conditions préalables" de non-prolifération nucléaire avec la Chine, tout en notant que Pékin "n'avait pas montré de volonté" de le faire jusqu'ici.

La "rivalité" ne doit pas dégénérer en "conflit", a-t-il répété, le mantra de l'administration Biden en matière de relations avec la Chine. La Chine a décliné récemment l'invitation des Etats-Unis à une rencontre entre les ministres de la Défense des deux pays.

Motus à Pékin

Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), la Chine compte un arsenal de 350 têtes nucléaires - loin derrière la Russie (4477) et les Etats-Unis (3708). Mais Pékin pourrait en avoir 1500 d'ici 2035, selon Washington.

La Chine, jusqu'ici, n'a pas voulu communiquer avec les Etats-Unis sur "la taille" de son arsenal ni sur sa politique en la matière, a souligné Jake Sullivan.

Pas de course aux armements

Pour autant, Washington n'entend pas se lancer dans une course à l'armement, à en croire le conseiller de Joe Biden. Les Etats-Unis sont en train de "moderniser" leur arsenal nucléaire, mais n'ont "pas besoin de l'augmenter" a-t-il dit.

L'objectif américain n'est pas de surpasser en nombre les ogives détenues par leurs rivaux, selon lui. En matière de dissuasion nucléaire, la stratégie de Washington n'est pas "plus, mais mieux", a assuré le conseiller.

Pour un système d'avertissement

Jake Sullivan a aussi appelé à approfondir le dialogue multilatéral entre les cinq puissances nucléaires et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies: les Etats-Unis, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie, un groupe aussi connu sous le nom de "P5".

Il a par exemple jugé qu'un système généralisé d'avertissement réciproque au sein de ce groupe sur les lancements de missiles serait du "bon sens".

"C'est un petit pas qui permettrait de réduire le risque d'erreur d'interprétation en temps de crise", a dit Jake Sullivan, qui a aussi évoqué les menaces posées par la Corée du nord, et le programme nucléaire iranien.

En janvier 2022, dans une rare unanimité, les pays du "P5" avaient signé un communiqué conjoint déclarant qu'"une guerre nucléaire ne pouvait être gagnée", reprenant un constat de Moscou et Washington pendant la guerre froide.

Peu après, la Russie avait envahi l'Ukraine, et évoqué par la suite la possibilité d'utiliser l'arme nucléaire dans ce conflit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Zone euro: l'inflation accélère en mai, à 3,2% sur un an

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Au sein de la zone euro, la hausse des prix a atteint 3,2% sur un an, contre 3% le mois précédent. (archive) (© KEYSTONE/EPA/BORIS ROESSLER)

L'inflation a accéléré en mai au sein de la zone euro, la hausse des prix atteignant 3,2% sur un an, contre 3% le mois précédent, selon des données publiées mardi par Eurostat.

Selon cette première estimation de l'institut européen de statistiques, les prix à la consommation ont été tirés par l'envolée des prix de l'énergie, en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, mais aussi des services et des biens industriels.

Cette augmentation est conforme aux attentes des économistes interrogés par Bloomberg.

En revanche, l'inflation sous-jacente, qui exclut les biens les plus volatils (dont l'énergie et l'alimentation) a augmenté un peu plus fortement qu'attendu, à 2,5% sur un an, là où les économistes tablaient sur 2,4%.

D'après Eurostat, c'est la Bulgarie qui a enregistré le niveau le plus élevé d'inflation en mai, à 6,3% sur un an (+0,3 point), alors qu'elle n'atteint que 2,1% à Malte.

L'augmentation des prix en Europe risque d'obliger la Banque centrale européenne à relever son principal taux directeur, resté bloqué depuis l'été dernier à 2%, avec une hausse qui pourrait intervenir la semaine prochaine, selon certains économistes.

L'institution monétaire s'y est refusée jusqu'ici, compte tenu notamment du ralentissement de la croissance en zone euro, tombée à seulement 0,1% au premier trimestre, et de l'énorme incertitude quant à la durée et l'ampleur du "choc énergétique" lié au conflit au Moyen-Orient.

Malgré ce contexte délicat, Carsten Brzeski d'ING Research table sur une hausse des taux lors de la réunion de politique monétaire prévue la semaine prochaine, qui constituerait selon lui un "geste symbolique" de la BCE pour prouver aux marchés "sa détermination à agir".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Mirjam Puchner met un terme à sa carrière

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Mirjam Puchner compte une médaille d'argent olympique à son palmarès. (© KEYSTONE/AP/LUCIANO BISI)

Mirjam Puchner met un terme à sa carrière à l'âge de 34 ans. Spécialiste de vitesse, l'Autrichienne a annoncé qu'elle prenait sa retraite après 14 ans de participation à la Coupe du monde.

Médaillée d'argent aux Jeux olympiques d'hiver de 2022 (en super-G) et aux Championnats du monde de 2025 (en descente), Puchner est l'une des skieuses autrichiennes les plus titrées en vitesse ces dernières années.

"Pour concourir au plus haut niveau de la Coupe du monde, il faut être prêt à prendre le maximum de risques. L'hiver dernier, cependant, j'ai senti que quelque chose avait changé en moi. L'engagement total et la volonté inconditionnelle de prendre des risques n'étaient plus aussi présents qu'auparavant", a expliqué Puchner pour justifier sa retraite.

La skieuse de 34 ans avait effectué ses débuts en Coupe du monde à St. Anton en janvier 2013 et, trois ans plus tard, elle remportait sa première victoire. Au total, Puchner a disputé 178 courses de Coupe du monde, montant neuf fois sur le podium et remportant deux succès.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

Climat: l'ONU juge "probable à 80%" un épisode El Niño cet été

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El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans. (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/NYEIN CHAN NAING)

Le développement d'un épisode El Niño est probable à 80% entre juin et août. Cela augmente le risque d'événements météorologiques extrêmes dans les prochains mois, a alerté mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Selon la dernière mise à jour de cette agence de l'ONU, les températures "exceptionnellement chaudes" des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d'un épisode El Niño qui "devrait influencer les régimes de température et de précipitations à l'échelle mondiale".

L'OMM table ainsi sur une probabilité de 80% qu'un épisode El Niño se produise "entre juin et août 2026". "Les probabilités que cet épisode se maintienne au moins jusqu'en novembre avoisinent ou dépassent les 90%", ajoute l'organisation, tablant sur un "épisode au moins modéré, voire fort".

Selon Météo-France, El Niño, et sa phase opposée La Niña, sont les noms donnés à une variation naturelle du climat, qui induit une variation marquée de la température des eaux de l'océan Pacifique équatorial, une modification de la circulation atmosphérique mondiale et peut occasionner certains événements extrêmes sur un grand nombre de régions.

Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans la partie centre-est du Pacifique équatorial s'est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, une hausse alimentée par des températures "exceptionnellement élevées" sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l'OMM.

Parallèlement, les valeurs de l'indice d'oscillation australe, qui est la composante atmosphérique d'El Niño, "concordent" avec la mise en place de conditions d'apparition du phénomène, ajoute l'organisation.

Sécheresse et fortes pluies

"Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans", a prévenu la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.

Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.

"Urgence climatique"

Pour la période juin-juillet-août, l'OMM prévoit déjà un ensemble de conditions favorisant "une prédominance de températures supérieures à la normale dans presque toutes les régions du globe", avec un risque accru de stress thermique, de sécheresse dans certaines régions et d'événements extrêmes tels que les inondations ou les sécheresses sévères.

Elle rappelle ainsi que les centres de prévision régionaux prévoient des précipitations "inférieures à la normale" durant la saison des pluies de juin à septembre dans la Corne de l'Afrique, une mousson moins abondante que la moyenne en Asie du Sud et des conditions plus chaudes et plus sèches en Amérique centrale au cours de l'été.

Pendant l'été de l'hémisphère Nord, les eaux chaudes liées à El Niño peuvent aussi favoriser la formation d'ouragans dans le Pacifique central et oriental, tout en limitant leur développement dans l'Atlantique, ajoute l'organisation.

"Nous devons tous accorder à cette situation le degré d'urgence climatique qu'elle représente", a alerté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans une déclaration vidéo.

"Les conditions El Niño jetteront de l'huile sur le feu d'une planète qui se réchauffe. Les impacts seront encore plus forts et ressentis encore plus loin. Ils traverseront les frontières à une vitesse dévastatrice", a-t-il poursuivi, appelant encore une fois à "mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles".

Selon l'OMM, "il n'est pas prouvé que le changement climatique augmente la fréquence ou l'intensité des épisodes El Niño".

Par le passé, l'OMM avait également indiqué que "les phénomènes climatiques à grande échelle d'origine naturelle, tels qu'El Niño et La Niña, s'inscrivent dans un contexte plus large de changement climatique d'origine anthropique".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Décès de Rick Adelman, ex-entraîneur de Portland

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Le légendaire Rick Adelman s'est éteint lundi à l'âge de 79 ans. (© KEYSTONE/AP/Jim Mone)

L'association des coaches nord-américaine a annoncé lundi le décès de Rick Adelman, à l'âge de 79 ans. Il avait mené deux fois Portland en finale NBA, sans jamais la gagner.

"Les membres de l'Association nationale des entraîneurs de basketball se joignent à la famille NBA pour rendre hommage au légendaire et +Hall of Famer+ Rick Adelman, qui nous a quittés", a écrit la NABC dans un communiqué.

Intronisé en 2021 au panthéon du basket en tant que coach, Adelman a compilé 1042 victoires en 23 saisons sur les bancs de la NBA, établissant ainsi le dixième meilleur total de l'histoire.

Il avait notamment mené les Blazers de Clyde Drexler à la finale NBA en 1990 et 1992, mais Portland y avait été battu par Detroit et ses "Bad Boys", puis par les Bulls de Michael Jordan alors sur la route de leur triplé.

Sous sa direction, les Blazers avaient également rejoint la finale de conférence Ouest en 1991, perdue contre les Lakers. Cependant, des échecs au premier tour des play-off en 1993 puis 1994 ont conduit à sa chute, la franchise de l'Oregon entamant ensuite une longue reconstruction.

Adelman a pris sa retraite en 2014, après trois dernières saisons avec les Minnesota Timberwolves. Il fut aussi joueur, pendant sept saisons, entre 1968 et 1975, évoluant sous les couleurs des Trail Blazers de 1970 à 1973.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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