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International

Le jeune Nahel inhumé après une nouvelle nuit de violences

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Des renforts de CRS ont été dépêchés à Lyon et Marseille. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Plusieurs centaines de personnes se sont pressées samedi au funérarium de Nanterre, dans une mosquée de la ville puis au cimetière du Mont-Valérien pour l'enterrement de Nahel. Cet adolescent de 17 ans a été tué par un policier lors d'un contrôle routier.

"Paix à son âme, que justice soit faite", a lancé sous couvert d'anonymat à l'AFP une Nanterrienne en sortant du funérarium. "Je suis venue soutenir la maman, elle n'avait que lui, la pauvre".

La cérémonie s'est déroulée dans un climat de vives tensions entre des groupes de jeunes et la presse, dont la présence avait été proscrite par la famille et l'entourage de la victime.

Incendies et pillages

De nombreuses villes de France ont encore été la nuit dernière le théâtre de heurts entre les forces de l'ordre et des jeunes issus des quartiers populaires criant leur haine de la police, de destructions de bâtiments publics et de mobilier urbain ou de pillages de commerces.

Même si l'intensité des violences a semblé reculé dans la nuit de vendredi à samedi, les 45'000 policiers et gendarmes mobilisés ont procédé à plus de 1300 interpellations, selon le bilan du ministère de l'Intérieur.

Quelque 1350 véhicules ont été incendiés, 266 bâtiments ont été incendiés ou dégradés, dont 26 mairies et 24 écoles, et 2560 feux comptabilisés sur la voie publique, selon le ministère de l'Intérieur, des chiffres en net recul par rapport à ceux de la nuit précédente.

Le ministère a par ailleurs recensé dans la nuit 31 attaques de commissariats, 16 attaques de postes de police municipale et 11 de casernes de gendarmerie, et fait état de 79 policiers et gendarmes blessés.

Lyon et Marseille

Lyon et Marseille ont été les deux agglomérations les plus touchées. A Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, un émeutier a tiré au fusil à grenailles en direction de trois policiers qui ont été blessés, a rapporté une source policière. Une trentaine de magasins du centre-ville de Lyon ont été pillés.

Marseille a à nouveau été le théâtre de heurts et de scènes de pillages, du centre-ville puis plus au nord, dans ces quartiers populaires longtemps laissés pour compte, que le président Emmanuel Macron a visités en début de semaine.

"Ils sont venus spécialement pour casser, voler et repartir", a déploré un commerçant du centre commercial du Merlan, Youcef Bettahar. "De très très jeunes filles et garçons repartaient avec des sacs remplis, on est vraiment dégoûté de ce qu'il se passe". Des armes de chasse ont été dérobées dans une armurerie de la ville mais sans munitions, selon la préfecture de police.

Couvre-feu

La région parisienne n'a pas été épargnée par les flammes, notamment Colombes. A Saint-Denis, un centre administratif a été incendié, et dans le Val-d'Oise, la mairie de Persan-Beaumont et le poste de police municipale ont été en partie détruits par les flammes. "Un acte inqualifiable", a dénoncé sur place le ministre délégué au Logement, Olivier Klein.

La nuit a été plus calme à Bordeaux, Dunkerque (Nord) ou Calais (Pas-de-Calais) mais de nombreuses villes ont été touchées par les incidents comme Lens ou Metz, dont une médiathèque a été entièrement brûlée. "Un cataclysme incroyable", s'est désespéré Patrick Thil, l'adjoint au maire en charge de la Culture.

Pour tenter d'enrayer la spirale des émeutes, de nombreuses communes ont instauré un couvre-feu et les bus et tramways d'Ile-de-France cesseront samedi, comme la veille, de circuler à compter de 21h00.

A Marseille, tous les transports en commun devaient s'arrêter samedi dès 18h00 et des renforts de CRS et des blindés étaient attendus. Des éléments de la CRS 8, spécialisée dans les émeutes urbaines, ont également été dépêchés à Lyon.

La cellule interministérielle de crise s'est réunie une nouvelle fois samedi matin, autour du directeur de cabinet de la Première ministre, Elisabeth Borne pour faire le point de la situation. Les ministres ont pour leur part été priés de rester à Paris ce week-end.

Macron annule une visite

Emmanuel Macron a quant à lui téléphoné à son homologue allemand pour l'informer "de la situation dans son pays" et de sa décision de renoncer à sa visite d'Etat en Allemagne prévue lundi, a annoncé la présidence allemande.

La question de l'état d'urgence reste posée et surveillée à l'étranger, d'autant plus que la France accueille à l'automne la Coupe du monde de rugby, puis les Jeux olympiques à Paris à l'été 2024. Les joueurs de l'équipe de France de football ont envoyé vendredi soir un "appel à l'apaisement".

Cette spirale de violences et la colère de nombreux jeunes habitants des quartiers populaires ont rappelé les émeutes qui avaient secoué la France en 2005, après la mort de deux adolescents poursuivis par la police.

Le policier de 38 ans auteur du coup de feu qui a tué Nahel a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire jeudi après-midi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Football

Infantino serein malgré les violences au Mexique

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Gianni Infantino se dit serein malgré les violences au Mexique (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Gianni Infantino s'est dit mardi serein au sujet de l'accueil par le Mexique de certains matches de la Coupe du monde 2026.

Le président de la FIFA s'est exprimé après une vague de violence dans le pays liée à la mort d'un puissant baron de la drogue.

Le Valaisan s'est dit "très tranquille" et a assuré que "tout va très bien, tout sera fantastique", interrogé par l'AFP dans la ville colombienne de Barranquilla à l'occasion d'un événement de la Fédération colombienne.

Il s'agit de ses premières déclarations après les violences qui ont éclaté dimanche dans une grande partie du Mexique, dont Guadalajara qui doit accueillir quatre rencontres du Mondial 2026. Le Mexique est, avec les Etats-Unis et le Canada, l'un des trois pays hôtes de la Coupe du monde qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet.

Le territoire mexicain, et en particulier la ville de Guadalajara dans l'Etat de Jalisco, a été marqué par une flambée de violence après la mort dimanche du puissant chef du cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), Nemesio Oseguera, dans une opération militaire.

Des membres présumés du cartel ont bloqué des routes, incendié des véhicules, attaqué des stations-service, des commerces et des banques, et affronté les autorités dans 20 des 32 Etats mexicains. Quelque 10'000 soldats ont été déployés pour rétablir l'ordre.

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a écarté mardi tout risque pour les supporters se rendant à Guadalajara. En plus des quatre rencontres du Mondial, dont un match Uruguay-Espagne en phase de poule, Guadalajara accueillera en mars, conjointement avec Monterrey, les barrages qui désigneront les deux dernières des 48 sélections qualifiées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Les hockeyeurs américains accueillis en héros

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Les champions olympiques de hockey ont été accueillis au Congrès et à la Maison Blanche mardi (© KEYSTONE/AP/Kenny Holston)

Les champions olympiques américains de hockey sur glace ont été accueillis mardi en héros au Congrès lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union prononcé par Donald Trump.

L'équipe féminine, également sacrée aux JO 2026, avait décliné l'invitation.

Les hockeyeurs ont fait leur apparition dans le Capitole de Washington au début du discours du président américain sous les applaudissements nourris des élus. "C'est bien la première fois que je les vois se lever", a plaisanté Donald Trump au sujet des membres de l'opposition démocrate.

Le républicain a déclaré qu'il allait remettre à Connor Hellebuyck, le gardien de l'équipe, qui s'est brillamment illustré lors de la finale des JO, la plus haute distinction civile américaine, la médaille présidentielle de la Liberté. Il a également affirmé qu'il accueillerait prochainement à la Maison Blanche l'équipe féminine, qui avait choisi de ne pas assister à son discours mardi.

"Nous sommes sincèrement reconnaissants pour l'invitation adressée à notre équipe féminine (...) et apprécions profondément cette reconnaissance de leur performance exceptionnelle", a déclaré dans un communiqué un porte-parole de la Fédération américaine de hockey.

Mais, a-t-il ajouté, "en raison du calendrier et des engagements scolaires et professionnels déjà prévus après les Jeux, les athlètes ne pourront pas y participer".

En grande pompe

Avant de se rendre au Capitole, siège du Congrès, l'équipe masculine a d'abord été reçue en grande pompe par Donald Trump à la Maison Blanche. Au moins cinq membres de l'équipe n'étaient toutefois pas présents lors de cette réception et ont rejoint directement leurs équipes de NHL.

Dimanche peu après la finale olympique, lors d'un appel téléphonique avec les joueurs retransmis sur les réseaux sociaux, Donald Trump avait déclaré: "Je dois vous dire qu'il va falloir faire venir l'équipe féminine, vous le savez bien". Il a ajouté qu'il serait "probablement destitué" s'il ne le faisait pas.

Ces remarques avaient provoqué des rires parmi ses auditeurs. Comme les hommes, les hockeyeuses américaines sont devenues championnes olympiques en battant le Canada en finale.

Le président américain a célébré la victoire de l'équipe masculine en publiant lundi sur son réseau Truth Social une vidéo générée par l'IA où on le voit, en costume bleu marine et cravate rouge sur la patinoire, ridiculiser l'équipe canadienne de hockey et marquer au passage le but gagnant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le directeur de l'Open d'Australie rejoint la fédération US

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Patron de l'Open d'Australie, Craig Tiley va rejoindre la fédération américaine (© KEYSTONE/EPA AAP/JAMES ROSS)

Le directeur de l'Open d'Australie, Craig Tiley, va quitter son poste. Il va prendre la tête de la Fédération américaine (USTA), a annoncé mercredi son équivalent australien.

Egalement directeur général de la fédération de tennis du pays océanien, Craig Tiley restera encore pour plusieurs mois aux commandes pour faciliter la transition, indique un communiqué de Tennis Australia. "Diriger cette équipe a été le privilège de ma vie", a réagi Tiley dans cette même communication.

L'ancien coach du Vaudois George Bastl ou du St-Gallois Ivo Heuberger était devenu en 2006 le directeur de l'Open d'Australie, l'un des quatre tournois du Grand Chelem, avant d'être nommé directeur général de la fédération australienne en 2013.

Le président de Tennis Australia, Chris Harrop, a salué le mandat de Craig Tiley, durant lequel "la pratique et l'intérêt pour notre sport n'ont cessé de croître".

Côté américain, le président de la fédération, Brian Vahaly, a dit souhaiter faire grimper le nombre de pratiquants à 35 millions d'ici 2035. De ce point de vue, "Craig apporte une combinaison rare entre une crédibilité mondiale au plus haut niveau du sport et un engagement établi pour développer cette discipline à la base", a-t-il écrit dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Devant le Congrès, le long exercice d'autosatisfaction de Trump

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Face au Congrès, Donald Trump a livré son bilan après un an de présidence. (© KEYSTONE/AP/Kenny Holston)

Dans un discours fleuve au Capitole, Donald Trump a célébré mardi son bilan sans faire d'annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap face au mécontentement manifesté par les Américains dans les sondages.

"Ceci est l'âge d'or de l'Amérique", a clamé le président républicain, reprenant l'un de ses slogans préférés.

Dans son allocution d'une durée d'une heure quarante-sept minutes, un record pour un "discours sur l'état de l'Union", le dirigeant républicain de 79 ans a présenté son bilan comme la meilleure plateforme de campagne possible pour son parti avant des législatives cruciales en novembre.

"L'inflation chute, les revenus augmentent vite, l'économie est florissante comme elle ne l'a jamais été", a assuré Donald Trump sous les applaudissements des élus du parti républicain scandant "USA, USA, USA".

"Déconnecté"

Le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer l'a accusé de présenter une vision "déconnectée de la réalité".

Dans un sondage YouGov/Marketwatch publié mardi, près de 47% des personnes interrogées jugent que leur pouvoir d'achat s'est dégradé depuis qu'il est revenu au pouvoir en janvier 2025.

Les conservateurs observent avec inquiétude l'impopularité croissante de leur chef à l'approche des "midterms", ces élections de mi-mandat qui pourraient leur coûter cet automne la majorité au Congrès.

"Notre pays a retrouvé le chemin de la victoire", a répété Donald Trump, avant de faire entrer dans l'hémicycle les joueurs de l'équipe de hockey sur glace, tout juste sacrés champions olympiques.

Avec leur médaille d'or autour du cou, ils ont été longuement acclamés par les parlementaires des deux camps dans une rare manifestation d'unité politique, l'un des moments marquants d'une soirée qui n'en a pas offert beaucoup.

Fraude

Le président américain a attaqué à plusieurs reprises les élus de l'opposition démocrate, sans toutefois les accabler d'injures ou de quolibets comme il peut le faire sur son réseau Truth Social ou en meeting.

"Vous devriez avoir honte", a-t-il lancé à l'intention des démocrates, qui sont restés assis lorsqu'il a fait applaudir sa politique de lutte contre l'immigration illégale. A cette occasion, il a à nouveau appelé le Congrès à voter une loi exigeant que les électeurs présentent des pièces d'identité dans les bureaux de vote.

Donald Trump a évoqué, sans apporter de preuves, des fraudes d'ampleur autant dans les élections que dans les aides sociales, imputées aux immigrés.

Il a d'ailleurs chargé le vice-président JD Vance d'une mission de lutte contre les détournements d'aides sociales, en visant plus particulièrement certains Etats démocrates.

"Malades", a-t-il aussi jeté, quand certains parlementaires démocrates ont contesté à voix haute le chiffre de huit conflits auxquels il prétend avoir mis fin dans le monde.

Cour suprême et Iran

Mais le président a fait preuve de retenue face aux quatre juges de la Cour suprême présents, dont trois ont soutenu la récente décision de l'institution invalidant une bonne partie des droits de douane décidés par Donald Trump.

Après leur avoir serré la main à son arrivée, il a parlé d'une "décision très regrettable", sans embrayer sur de violentes attaques personnelles, comme il l'avait fait vendredi en réagissant à chaud à cette décision qui ébranle son programme économique et sa stratégie diplomatique.

L'ancien promoteur immobilier se dit de toute façon persuadé de pouvoir poursuivre son offensive protectionniste par d'autres voies légales.

Attendu sur l'Iran, le président américain n'a pas donné d'indice très clair sur ses intentions.

Il a dit sa préférence pour la "diplomatie", tout en multipliant les accusations contre Téhéran.

Lame de fond

L'Iran "travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis", a déclaré Donald Trump, qui a massé une armada dans la région.

Les Iraniens "poursuivent à l'heure actuelle leurs sinistres ambitions" nucléaires, a-t-il ajouté.

Plusieurs dizaines de parlementaires de l'opposition avaient choisi de laisser leurs sièges vides.

Le Parti démocrate a confié à la nouvelle gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, le soin de prononcer la traditionnelle réponse de l'opposition au président.

Elue après une campagne centriste et pragmatique, elle incarne, pour son camp, les espoirs d'une lame de fond anti-Trump lors des législatives de novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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