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Rachat de Twitter: Musk a trompé des actionnaires, juge un jury

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Les dommages à payer pour Elon Musk pourraient se chiffrer en plusieurs milliards de dollars, selon les avocats des plaignants. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Elon Musk a trompé des actionnaires de Twitter lors du rachat du réseau social pour 44 milliards de dollars en 2022, a jugé vendredi un jury californien. L'accusation de manoeuvre frauduleuse délibérée pour faire baisser le cours de l'action a toutefois été rejetée.

Après trois semaines d'un procès civil marqué par le témoignage en personne de l'homme le plus riche au monde, le jury d'un tribunal de San Francisco a estimé que deux tweets publiés par le patron de Tesla en mai 2022 contenaient des déclarations mensongères responsables de la baisse du cours de Twitter.

Les dommages, qui doivent encore être déterminés, pourraient se chiffrer en plusieurs milliards de dollars, selon les avocats des plaignants cités par la chaîne télévisée CNBC.

Le verdict constitue une rare défaite judiciaire pour Elon Musk, souvent surnommé "Teflon Elon" pour sa capacité à sortir indemne de procès que beaucoup le voyaient perdre. Quelques minutes après l'annonce du jugement, les avocats de l'entrepreneur ont fait savoir que leur client entendait faire appel de la décision, qu'ils ont qualifiée de "contretemps".

En 2023, un jury du même tribunal fédéral de San Francisco l'avait exonéré en quelques heures d'accusations similaires portées par des actionnaires de Tesla, après qu'il avait tweeté en 2018 avoir les fonds pour racheter le constructeur automobile.

Nombre de faux comptes

Le patron de Twitter, devenu X, qui publie chaque jour de nombreux messages sur la plateforme n'a pas réagi immédiatement à ce verdict, dont il peut faire appel.

Le procès a largement tourné autour des affirmations de Musk sur le nombre de faux comptes sur Twitter. Il avait soutenu que la plateforme comptait bien plus de comptes spam et automatisés que les 5% déclarés dans ses documents réglementaires, utilisant ce qu'il présentait comme une tromperie de Twitter pour justifier sa tentative de se retirer de l'accord.

Après le premier message posté sur la plateforme à ce sujet par Elon Musk, en mai 2022, le cours du titre avait chuté de 17% en deux séances, poussant certains actionnaires à vendre.

Les plaignants, eux, soutenaient que ces déclarations faisaient partie d'un plan visant à faire pression sur le conseil d'administration pour obtenir un prix inférieur à son offre initiale, alors que le cours de l'action Tesla chutait et rendait le financement de l'opération plus coûteux.

Après que Musk avait tenté de se désengager, Twitter l'avait poursuivi en justice dans le Delaware pour le contraindre à honorer l'accord. Peu avant l'ouverture de ce procès, Musk avait fait volte-face et accepté de payer le prix d'origine, avant de renommer la plateforme X. Certains actionnaires ont ainsi cédé leurs titres avec une décote de plus de 30% par rapport au prix finalement payé par Elon Musk.

Premier homme à dépasser, l'an dernier, la barre des 500 milliards de dollars de fortune personnelle estimée, Elon Musk possède un patrimoine évalué, début mars, à 839 milliards de dollars, selon le magazine Forbes, essentiellement un cumul de la valeur actuelle de ses actions dans Tesla et SpaceX.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Airbus acquiert Ultra Cyber pour renforcer sa cybersécurité

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Cet investissement constitue une pierre angulaire de la stratégie d'Airbus visant à devenir un pilier d'un bouclier numérique européen. L'opération fait suite à l'acquisition en 2024 de l'allemand Infondas, spécialisé dans la cybersécurité et la protection des systèmes informatiques sensibles. (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

L'avionneur européen Airbus a annoncé lundi avoir conclu un accord définitif sur l'acquisition du groupe Ultra Cyber, basé au Royaume-Uni et spécialisé dans la cybersécurité pour la défense, détenu par le fonds américain Advent.

Ultra Cyber, qui emploie plus de 200 personnes principalement à Maidenhead, viendra compléter les activités cyber d'Airbus déjà implantées à Newport, au pays de Galles.

Cette acquisition viendra s'intègrera dans les activités cyber en pleine croissance au sein de l'unité Connected Intelligence d'Airbus Defence and Space et contribuera à créer "un champion de la cybersécurité" à l'échelle du Royaume-Uni, a souligné Airbus dans un communiqué.

Cet investissement constitue une pierre angulaire de la stratégie d'Airbus visant à devenir un pilier d'un bouclier numérique européen. L'opération fait suite à l'acquisition réussie en 2024 d'Infondas, entreprise allemande spécialisée dans la cybersécurité et la protection des systèmes informatiques sensibles.

Les spécialistes en cybersécurité d'Airbus sont aujourd'hui présents au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne et en Finlande.

"Nous construisons une infrastructure souveraine résiliente pour maintenir le Royaume-Uni et ses alliés en avance dans le cyber", a déclaré Mike Schoellhorn, patron d'Airbus Defence and Space cité dans le communiqué.

"Dans un contexte marqué par de fortes tensions géopolitiques et une grande incertitude, nous sommes fiers que les investissements réalisés dans Ultra Cyber aient contribué aux efforts visant à protéger le pays et ses alliés contre la guerre électronique", a pour sa part déclaré Shonnel Malani, associé gérant chez Advent cité dans le communiqué.

La cybersécurité est devenue un enjeu central de la défense, car les systèmes militaires reposent désormais largement sur des données, des réseaux et des logiciels interconnectés.

Protéger ces infrastructures contre les cyberattaques est essentiel pour garantir la continuité des opérations, la supériorité stratégique et la souveraineté des États.

La finalisation de la transaction est attendue au second semestre 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Accord d'un milliard entre l'administration Trump et TotalEnergies

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L'annonce a été faite conjointement par le ministre américain Doug Burgum et le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, au premier jour de la grande conférence sur l'énergie CERAWeek, à Houston, au Texas. (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

L'administration Trump et TotalEnergies ont annoncé lundi que le français récupérerait près d'un milliard de dollars en compensation de l'abandon de ses concessions de projets d'éoliennes en mer aux Etats-Unis, et les investirait dans le gaz et le pétrole américains.

L'annonce a été faite conjointement par le ministre américain Doug Burgum et le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, au premier jour de la grande conférence sur l'énergie CERAWeek, à Houston, au Texas.

Les deux hommes ont signé l'accord sur place lors d'une conférence de presse.

L'accord est "gagnant-gagnant", a expliqué Patrick Pouyanné.

TotalEnergies avait obtenu avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, pour 928 millions de dollars (731 millions en francs), deux concessions de projets éoliens en mer (au large de New York et de la Caroline du Nord), mais les avait mises en pause fin 2024 devant l'hostilité du nouveau pouvoir en place à Washington à l'égard de l'éolien.

Le patron français a expliqué avoir choisi d'innover et d'être "pragmatique" en négociant avec l'administration Trump, plutôt que de la poursuivre en justice comme l'ont fait d'autres entreprises engagées dans des projets beaucoup plus avancés.

TotalEnergies a conclu que "l'éolien en mer n'est pas la méthode la moins chère pour produire de l'électricité" aux Etats-Unis, selon M. Pouyanné.

Le groupe français récupèrera chaque dollar et investira en particulier pour accélérer des projets de gaz naturel liquéfié (GNL) aux Etats-Unis, notamment le projet Rio Grande, a-t-il dit.

"Avec cet accord, nous permettons à cette grande entreprise de rediriger ces dollars payés au Trésor vers une production fiable, sécurisée et à bon prix de gaz naturel et de pétrole", s'est félicité Doug Burgum, ministre de l'Intérieur américain.

"Cette administration croit aux réalités énergétiques, pas aux fantasmes climatiques", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Les perturbations sur le pétrole sont temporaires, selon Washington

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Le volume libéré jusqu'ici "doit représenter à peu près trois millions de barils" sur les plus de 415 millions dont disposent les Etats-Unis, a-t-il affirmé lundi, assurant que le pays aura plus que reconstitué ses réserves d'ici la fin 2027. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le ministre américain de l'Energie Chris Wright a assuré lundi que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient étaient "temporaires", à l'ouverture du plus grand rendez-vous mondial du secteur, CERAWeek, au Texas.

"Les prix n'ont pas encore atteint un niveau suffisamment élevé pour entraîner une baisse importante de la demande", a aussi estimé le ministre depuis Houston.

Chris Wright a affirmé que le gouvernement de Donald Trump prenait des "mesures pragmatiques" pour augmenter l'offre disponible, en référence à la levée par l'exécutif de certaines de ses sanctions.

Ce sont, selon ses mots, "des palliatifs dans une situation qui est temporaire".

Dans le cadre d'un effort coordonné par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les Etats-Unis ont commencé vendredi à mettre sur le marché une partie de leurs réserves stratégiques.

Le volume libéré jusqu'ici "doit représenter à peu près trois millions de barils" sur les plus de 415 millions dont disposent les Etats-Unis, a-t-il affirmé lundi, assurant que le pays aura plus que reconstitué ses réserves d'ici la fin 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Référendum: Meloni reconnaît son échec, mais reste en poste

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Giorgia Meloni jugeait cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. (© KEYSTONE/AP/Valentina Stefanelli)

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a essuyé lundi un revers majeur avec la victoire du "non" au référendum sur la réforme judiciaire qu'elle avait portée. Elle a confirmé ne pas avoir l'intention de démissionner.

"Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision. (...) Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à oeuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié", a-t-elle déclaré dans une vidéo sur X.

Après le dépouillement des bulletins dans plus de 90% des bureaux de vote, le "non" obtenait près de 54%, contre 46% pour le "oui".

"Coup dur"

Ce résultat est un coup dur pour Mme Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle.

"C'est un très mauvais résultat. Cela signifie qu'elle a perdu le soutien de l'électorat italien sur un point majeur de son programme et sur l'une des propositions phares de la droite (...) depuis 30 ans", a déclaré à l'AFP Daniele Albertazzi, professeur de sciences politiques à l'université de Surrey, au Royaume-Uni.

"Les prochaines élections législatives (prévues pour l'automne 2027, ndlr) approchent à grands pas" et le centre gauche a ses chances s'il parvient à agir uni, selon l'expert.

Selon M. Albertazzi, "l'image d'invincibilité (de Mme Meloni, ndlr) n'est plus d'actualité", même si "cela ne veut pas dire, bien sûr, qu'elle perdra les élections."

Le référendum, qui s'est déroulé dimanche et lundi, visait à séparer les fonctions de juges et de procureurs et à modifier leur organe de contrôle. Le gouvernement a présenté ces mesures comme nécessaires pour garantir l'impartialité de la justice.

Plus de 58% des électeurs ont voté, une affluence nettement supérieure aux prédictions.

"Avis d'expulsion"

"Nous avons dit dès le début que le référendum n'aurait aucune incidence sur le sort du gouvernement", a répété Galeazzo Bignami, le chef du groupe Fratelli d'Italia (FdI), le parti de Mme Meloni, à la Chambre des députés, sur la chaîne de télévision La7.

"Nous l'avons fait ! Vive la Constitution !", a pour sa part écrit sur X Giuseppe Conte, qui est à la tête du Mouvement 5 Etoiles (M5S, opposition).

"Un vote aux répercussions politiques considérables. C'est un avis d'expulsion lancé à ce gouvernement, après quatre ans", a ajouté plus tard M. Conte pendant une conférence de presse, estimant que le M5S "a le droit de jouer un rôle de premier plan dans cette nouvelle saison politique, ce nouveau printemps".

La réforme, qui passait par une modification de la Constitution, entendait séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats.

Le gouvernement de Mme Meloni la jugeait indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire.

L'opposition y voyait une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, regrettant qu'elle ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs et les prisons surpeuplées.

"Le gouvernement devra essayer de tenir le coup face à cette situation et Meloni en ressortira certainement affaiblie", a dit à l'AFP le professeur Lorenzo Castellani, de l'université romaine Luiss.

"Je pense qu'elle tentera de modifier la loi électorale, comme elle essayait déjà de le faire, puis d'organiser des élections dès que possible, ce qui, d'un point de vue réaliste, pourrait signifier pour elle des élections début 2027".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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