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Réchauffement mondial simultané

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Contrairement à d'autres épisodes de ces 2000 dernières années, le réchauffement climatique actuel est mondial et d'une rapidité inédite, selon ces recherches de l'Université de Berne (archives). (©KEYSTONE/EPA/XAVIER BERTRAL)

À la différence des changements climatiques préindustriels, le réchauffement actuel d'origine humaine a lieu simultanément dans le monde entier. Et sa vitesse est plus élevée que jamais depuis au moins 2000 ans, selon deux études de l’Université de Berne.

Le "Petit âge glaciaire" (env. 1300 à 1850) a été documenté par les toiles qui montrent des patineurs sur des canaux hollandais ou des glaciers qui avancent loin dans les vallées alpines. Le fait qu’il a fait extraordinairement froid en Europe pendant plusieurs siècles est également prouvé par une multitude de reconstructions des températures par exemple à l’aide d’anneaux d'arbre.

Comme il existe aussi de telles reconstructions pour l’Amérique du Nord, on a supposé jusqu’ici que le "Petit âge glaciaire" ou le tout aussi célèbre "Optimum climatique médiéval" - aussi appelé "réchauffement climatique de l'an mil" (env. 700 - 1400) - étaient des phénomènes mondiaux.

Une thèse désormais relativisée par un groupe international de chercheurs autour de Raphael Neukom, du Centre Oeschger pour la recherche climatique de l’Université de Berne. Dans deux études publiées dans Nature et Nature Geoscience, l’équipe montre que des phases chaudes et froides généralisées au niveau mondial ne peuvent pas être prouvées pour les 2000 dernières années.

Variations climatiques locales

"Certes, pendant le Petit âge glaciaire, il a fait plus froid dans le monde entier en général mais pas partout en même temps", explique Raphael Neukom, cité mercredi dans un communiqué de l'alma mater bernoise. "Les pics des périodes glaciaires et interglaciaires pré-industrielles sont survenus à des moments différents dans des lieux différents".

Le climat régional de l’ère pré-industrielle était surtout influencé par des fluctuations aléatoires dans le système climatique. Selon les auteurs, des facteurs externes comme les éruptions volcaniques ou l’activité solaire ne sont pas assez puissants pour causer des températures extrêmement chaudes ou froides pendant des décennies, voire des siècles, en même temps dans le monde entier.

Pour leur enquête sur cinq périodes climatiques pré-industrielles, les chercheurs ont eu recours à une base de données du groupe de recherche international PAGES (Past Global Changes) qui donne un aperçu complet des 2000 dernières années. En font partie, en plus des anneaux d’arbre, des carottes de glace, des sédiments lacustres et des coraux.

L’équipe a analysé ces ensembles de données selon six méthodes statistiques différentes, comme cela n’a encore jamais été fait. Ainsi, non seulement des valeurs absolues ont été calculées pour la température, mais aussi la probabilité de décennies et de siècles extrêmement chauds ou froids.

Résultat: aucune vision cohérente n’en est ressortie et ce, pendant aucune des phases analysées. "Les températures minimales et maximales étaient réparties très différemment dans l’espace", affirme Raphael Neukom. Il est donc impossible selon les chercheurs d'en tirer des extrapolations sur d'éventuels extrêmes thermiques mondiaux.

Dans le monde entier

Ces deux études montrent que la phase la plus chaude des 2000 dernières années, avec la plus grande probabilité, était celle du 20ème siècle, et ce, sur plus de 98% de la surface terrestre. Cela indique que le changement climatique actuel ne peut être expliqué par des variations aléatoires, mais par des émissions de CO2 et d’autres gaz à effet de serre provoquées par l’homme.

Enfin, selon ces travaux, ce réchauffement se produit pour la première fois de manière simultanée dans le monde entier. Et sa vitesse n’a jamais été aussi élevée.

(KEYSTONE-ATS)

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Giulia Steingruber avance à pas feutrés

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Giulia Steingruber n'ose pas viser une médaille à Tokyo (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Blessée à une cuisse à la mi-avril, Giulia Steingruber a dû composer plus longtemps que prévu avec des douleurs. Mais elle est prête à en découdre aux JO de Tokyo

La St-Galloise de 27 ans avance à pas feutrés avant ses troisièmes Jeux olympiques, où elle vise la finale du concours général et celle du saut. "Je ne veux pas jouer avec ma santé", a-t-elle lâché vendredi au cours d'une conférence de presse virtuelle. Mais "mon entraînement podium (réd: effectué jeudi) s'est bien passé."

Cinq années difficiles

Rien n'aura donc été épargné à Giulia Steingruber depuis qu'elle s'est parée de bronze au saut de cheval lors des JO de Rio 2016. Blessée à un pied lors de la finale au sol au Brésil, elle a dû mener une longue rééducation au cours de laquelle elle a perdu sa soeur, lourdement handicapée, en février 2017.

La St-Galloise a trouvé les ressources pour revenir une première fois au plus haut niveau, créant la sensation en décrochant à nouveau le bronze du saut aux Mondiaux 2017. Elle a également su se relever après avoir été victime d'une déchirure des ligaments croisés d'un genou à l'été 2018.

Giulia Steingruber ne voulait pas mettre fin à sa carrière de la sorte. Elle s'est battue comme jamais pour revenir au plus haut niveau, décrochant son ticket pour Tokyo à l'occasion des Mondiaux 2019. La pandémie de Covid-19 et cette récente blessure à une cuisse n'ont d'ailleurs pas non plus eu raison de sa volonté.

"La concurrence est très élevée"

Mais cette farouche volonté ne suffira évidemment pas à Tokyo. "Si je suis à 100% (réd: dimanche lors des qualifications), je peux espérer me qualifier pour la finale du concours complet et pour celle du saut. Mais je devrai pour cela réussir deux sauts parfaits", a-t-elle souligné.

Giulia Steingruber, qui estime qu'une place en finale au sol est également à sa portée, n'ose pas viser le podium. "La concurrence est très élevée au saut, et encore plus au sol. Certaines concurrentes présentent des exercices au coefficient de difficulté bien plus élevé que moi", a-t-elle expliqué.

"Au saut, je devrai compter sur des contre-performances ou des chutes de mes adversaires pour espérer une médaille. Mes sauts peuvent me rapporter 0,2 à 0,4 point de moins que ceux de mes rivales", a précisé la St-Galloise, pour qui "l'or et l'argent sont promis aux Américaines en saut".

Biles, "une athlète incroyable"

Le titre ne devrait ainsi pas échapper à Simone Biles, "une athlète incroyable, la plus grande gymnaste de tous les temps", souligne Giulia Steingruber. "C'est fou qu'elle puisse réaliser de tels sauts", comme ce fameux Yurchenko en double salto arrière corps carpé qui fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Mais "tout est possible dans une finale", a rappelé la St-Galloise. "De nombreuses gymnastes ont connu des difficultés à l'entraînement au saut, mais pas moi. J'ai livré un très bon entraînement jeudi. J'espère reproduire cela dimanche, où l'objectif sera de réussir un concours sans faute."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Maud Jayet pourrait malgré elle sortir de l'ombre

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Maud Jayet aborde en confiance ses premiers JO (© KEYSTONE/EPA/CJ GUNTHER)

Seule "rookie" de Swiss Sailing aux JO de Tokyo, Maud Jayet se retrouve malgré elle sous les feux des projecteurs. "Le côté médiatique, ça n'a jamais été trop mon truc", glisse-t-elle.

"J'apprécie le fait que la voile reste à l'ombre", poursuit la Vaudoise de 25 ans, qui entrera en lice dès dimanche sur le plan d'eau de Kamakura en Laser Radial. Le contexte particulier de ces "Jeux de la pandémie" n'est finalement pas pour lui déplaire. "C'est sûrement un avantage pour moi", assure-t-elle.

"Pas submergée par la grandeur de l'événement"

"Il n'y a personne ici. Ces Jeux sont donc presque une compétition normale. Je ne me sens vraiment pas submergée par la grandeur de l'événement", souligne la navigatrice de la Société nautique de Genève, qui loge qui plus est dans un hôtel, loin du tumulte du Village olympique.

Maud Jayet n'aborde néanmoins pas sans pression ses premiers Jeux olympiques. "Nous sommes nombreuses à viser une médaille, peut-être 10 et 15 à pouvoir espérer décrocher le bronze", lâche la 5e des Européens 2020, qui fait partie de la flotte la plus importante (44 participantes) et "la plus dense" de ces JO.

"Cela se jouera peut-être sur les conditions météorologiques", estime la Vaudoise, qui préfère affronter des vents modérés, "entre 8 et 14 noeuds" précise-t-elle. Elle se prépare néanmoins à composer avec des vents plus forts, et a d'ailleurs adapté son entraînement physique au cours des derniers jours.

Polyvalence

"Je suis surtout l'une des plus polyvalentes de ma flotte. Ce serait un avantage pour moi si on avait des conditions mixtes", explique la protégée de la coach fribourgeoise Nathalie Brugger, laquelle avait participé aux JO de 2008 et de 2012. "Je me sais capable d'avancer dans toutes les conditions", assure-t-elle.

Maud Jayet aborde ces joutes en confiance, malgré de premières sorties difficiles sur le plan d'eau japonais. "Mes premiers entraînements ici n'ont pas été terribles. Mais j'en ai l'habitude. Il me faut toujours un peu de temps pour m'adapter au matériel qu'on reçoit en Laser", souligne-t-elle.

"J'ai travaillé dur, je mérite d'être là", lâche-t-elle encore, le visage déterminé. "Je me sens prête. Je suis un peu nerveuse, mais c'est parce que j'ai envie de bien faire. Je ressens un stress positif. Je me réjouis vraiment que ça commence. Les entraînements m'ont rendue impatiente", conclut la Vaudoise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Janis Moser drafté par Arizona, Knak et Zanetti repêchés

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Janis Moser a été choisi en 60e position de la draft NHL par les Arizona Coyotes (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Trois Suisses ont connu la joie du repêchage NHL cette année. Le défenseur de Bienne Janis Moser a été choisi par les Arizona Coyotes au 2e tour (60e position).

Trois Suisses ont connu la joie du repêchage NHL cette année. Le défenseur de Bienne Janis Moser a été choisi par les Arizona Coyotes au 2e tour (60e position).

Agé de 21 ans, le natif de Safnern reste sur une fantastique saison avec Bienne. Il a inscrit 30 points (9 goals) en 48 matches. Il a également représenté la Suisse au Championnat du monde (2 assists en 7 matches).

Janis Moser avait disputé le Mondial 2019 à Bratislava avec la Suisse, mais il s'était blessé après trois matches. A noter qu'il est très rare de voir son nom appelé aussi haut à un âge aussi "avancé".

Deux autres Suisses

Un deuxième Helvète a entendu son nom appelé par Bill Daly. Avec le 110e choix (4e tour), les Philadelphia Flyers ont porté leur choix sur le défenseur luganais Brian Zanetti. Repêché par les Petes de Peterborough en OHL lors de l'Import Draft 2020 de la CHL, Zanetti n'a pas fait le voyage du Canada en raison des contraintes liées au covid. Il est resté en juniors élite à Lugano et a inscrit 29 points (9 buts) en 41 parties.

Habitué à prendre des joueurs au passeport à croix blanche, Nashville a jeté son dévolu sur Simon Knak au 6e tour (179e position). Le puissant attaquant des Portland Winterhawks avait impressionné durant son passage à Davos la saison passée. En 25 matches dans les Grisons, le Zurichois avait inscrit 8 points dont 3 buts. Il a ensuite terminé la saison aux Etats-Unis avec 29 points (16 buts) en 24 rencontres.

Trois joueurs à licence suisse

Trois autres joueurs à licence suisse ont été draftés cette année. Mason McTavish a été pris en 3e position par les Anaheim Ducks. Brennan Othmann en 16e position par les New York Rangers et Manix Landry, fils d'Eric, coach des Ticino Rockets et ancien joueur de Lausanne, Bâle, Berne et Ambri, en 139e position par les Arizona Coyotes.

Othmann, qui a comme McTavish joué à Olten la saison dernière, est le seul des trois à posséder le passeport suisse.

Après le flop de l'an dernier et aucun joueur suisse sélectionné, cette édition 2021 redonne quelques couleurs à la formation helvétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Formule E: désillusion pour Sébastian Buemi à Londres

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Sébastien Buemi: toujours pas de podium en 2021 (© KEYSTONE/EPA EFE/HILDA RIOS)

La saison 7 de formule E ne sourit décidément pas à Sébastien Buemi (Nissan e.dams). Le Vaudois, arrivé 4e dans la première course du week-end, a été disqualifié.

Sa voiture, comme celle de son coéquipier anglais Oliver Rowland, a utilisé trop d'énergie durant la course. Les deux Nissan ont donc été sanctionnées a posteriori.

Parti en troisième position, Buemi avait cédé un rang vers la mi-course. Le pilote suisse, vainqueur de 13 e-Prix, n'est toujours pas monté sur le podium lors de cette saison 7. Il aura une nouvelle occasion dimanche sur l'atypique tracé londonien, qui présente une portion indoor et une autre en extérieur, ce qui est une première mondiale.

Dennis vainqueur

Le Britannique Jake Dennis (BMW i Andretti) s'est imposé pour la deuxième fois de l'exercice après Valence. Il a devancé le Néerlandais Nyck de Vries (Mercedes), auteur d'une spectaculaire remontée puisqu'il était 9e sur la grille, et le Britannique Alex Lynn (Mahindra), qui était parti en pole position. Le Genevois d'origine italienne Edoardo Mortara (Venturi) a inscrit deux points en finissant 9e.

Au championnat, l'Anglais Sam Bird (Jaguar) reste leader malgré son abandon, avec 81 points. IL mène avec une longueur d'avance sur le tenant du titre, le Portugais Antonio Felix da Costa (DS Techeetah), deux sur Dennis et quatre sur de Vries. Mortara est 6e à sept longueurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Suisses en finale par équipes

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Eddy Yusof a contribué à la qualification pour la finale par équipes et s'est hissé parmi les 24 gymnastes admis à la finale du concours général. (© KEYSTONE/AP/Morry Gash)

Les Suisses se sont qualifiés pour la finale du concours olympique par équipes de lundi. Christian Baumann, Pablo Brägger, Benjamin Gischard et Eddy Yusof sont sortis 7es qualifications à Tokyo.

En outre, Gischard et Yusof se sont qualifiés, de justesse, pour la finale du concours général (top 24) de mercredi.

Avec la qualification pour la finale par équipes, réservée au top 8, les gymnastes helvétiques réalisent un objectif manqué de peu en 2016 à Rio (9es). L'épreuve par équipes définit par excellence le niveau de la gymnastique dans un pays.

Cette finale constitue l'apogée d'une génération de gymnastes arrivés à maturité et qui ont progressé ensemble tout au long des six ou huit dernières années.

Auparavant, avant Rio, il avait fallu attendre 24 ans pour qu'une équipe de Suisse soit représentée aux JO.

Chutes

Crédités de 249 points dans ces qualifications, les Suisses auraient pu prétendre à mieux sans les deux chutes au dernier appareil, la barre fixe, de Christian Baumann et Pablo Brägger. Celui-ci, champion d'Europe 2017 à cet agrès, n'a pas pu se raccrocher à la barre en redescendant d'une de ses acrobaties.

Il ne participera donc pas à la finale individuelle, qui réunit les huit meilleurs à chaque appareil. Pas plus que ses coéquipiers. Christian Baumann a raté de peu le coche aux barres parallèles.

Mais l'objectif par équipes est bien atteint. Le quatuor s'est dit "très content" de ses prestations, avant même de connaître le verdict. La formation, très homogène, a su notamment surmonter ses difficultés au cheval d'arçons, sa discipline faible, matérialisées par une chute d'entrée de jeu d'Eddy Yusof.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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