International
Retraites: rejet d'une deuxième demande de référendum
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Le Conseil constitutionnel français a rejeté mercredi une deuxième demande de référendum sur les retraites déposée par la gauche. Il a sans surprise jugé que la proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) ne remplissait pas les critères requis.
Les Sages ont notamment estimé que la demande de référendum "ne porte pas (...) sur une réforme relative à la politique sociale", ce qui est le principal point qu'il devait vérifier.
Les partis de gauche réunis au sein de l'alliance Nupes ont déploré dans un communiqué commun une décision qui empêche de "donner directement la parole aux Françaises et aux Français". "Après un 1er-Mai historique, nous continuons la bataille, unis et déterminés".
Rendez-vous en juin
Pour eux, l'un des derniers espoirs passe par l'Assemblée nationale qui, le 8 juin, examinera une proposition de loi du petit groupe Liot (Libertés, Indépendants, Outre-mer et territoires) visant à abroger cette réforme qui recule l'âge légal de départ en retraite de 62 à 64 ans.
Le texte inquiète le camp présidentiel, car il a le soutien de la plupart des groupes d'opposition. Le député Aurélien Pradié, en pointe dans la contestation de la réforme chez Les Républicains (LR), a indiqué mercredi qu'il le voterait, "par cohérence". Son groupe politique, très divisé, détiendra une fois de plus la clé du scrutin.
Une adoption par l'Assemblée nationale ne serait que le début d'un parcours parlementaire, mais la gauche prévoit de demander en pareil cas la suspension de la réforme.
Le groupe RN emmené par Marine Le Pen a aussi déposé mercredi sa propre proposition de loi pour "empêcher la retraite à 64 ans", un texte qui servira aux députés d'extrême droite de point d'appui pour le 8 juin. Les syndicats ont donné rendez-vous le 6 juin pour une nouvelle journée d'action, afin de "se faire entendre" des députés en amont.
Rassemblements de protestation
Des actions de protestation ont été organisées mercredi après la nouvelle décision du Conseil constitutionnel. Quelques dizaines de personnes étaient rassemblées à proximité de la rue de Montpensier, où siègent les Sages.
"On est là pour protester contre le déni démocratique qui a marqué l'ensemble du circuit de cette 'contre-réforme' des retraites", a déclaré à l'AFP Nicolas Bouchouicha, cheminot CGT.
Le préfet de police de Paris a publié un arrêté pour interdire à partir de 17h00 et jusqu'à 2h00 dans la nuit tout rassemblement non déclaré ainsi que le port et le transport de feux d'artifices dans un large périmètre autour du Conseil constitutionnel.
Des rassemblements ont également eu lieu à Rennes et à Nantes, deux villes à la pointe de la contestation. "On n'attend rien du Conseil constitutionnel, ils ont déjà montré ce qu'ils représentaient, c'est-à-dire les intérêts du patronat et les intérêts du pouvoir", s'insurgeait Fabrice Lerestif, secrétaire départemental FO en Ille-et-Vilaine.
"Le gouvernement prend acte de la décision", s'est contenté de réagir Matignon. Le "chemin démocratique" de cette réforme est terminé, avait encore affirmé mardi la Première ministre Élisabeth Borne, qui a fixé avec le président Emmanuel Macron une nouvelle feuille de route et veut continuer d'"agir".
Le deuxième RIP avait été initié le 13 avril à la veille de la décision très attendue du Conseil constitutionnel qui, sous la houlette de Laurent Fabius, avait validé l'essentiel de la réforme des retraites. Il avait parallèlement rejeté une première demande de RIP.
Procédure complexe
La loi avait été promulguée dans la foulée par M. Macron, mais la bataille s'est poursuivie. Toujours unie après 12 journées de mobilisations, l'intersyndicale a organisé un 1er-Mai "combatif" qui a rassemblé 800'000 personnes selon la police et 2,3 millions selon la CGT, mais a été marqué par des violences.
Dans le détail du RIP version 2, les parlementaires voulaient par une consultation populaire "interdire un âge légal de départ à la retraite supérieur à 62 ans", soit ce qu'ils avaient proposé dans la première demande retoquée par les gardiens de la Constitution.
Pour accroître leurs chances de succès, ils avaient complété leur proposition en prévoyant de demander également par référendum une "contribution significative des revenus du capital" au financement des retraites.
Si d'aventure le RIP avait été validé, la course d'obstacles n'aurait fait que commencer, avec le recueil nécessaire de 4,8 millions de soutiens citoyens en neuf mois. D'autres étapes d'une procédure extrêmement complexe auraient suivi, avant un éventuel référendum.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Douloureuse défaite pour le Real Madrid
Le Real Madrid a peut-être concédé la défaite de trop à Majorque samedi en Liga (2-1).
Les Merengues accusent sept longueurs de retard sur le leader Barcelone, qui est pour sa part allé s'imposer 2-1 sur la pelouse de l'Atlético Madrid en soirée, à huit journées de la fin de la saison.
Face à une formation qui lutte contre la relégation, le Real a cru arracher le nul en égalisant à la 88e par Eder Militao, mais Vedat Muriqi a offert une victoire inattendue à son équipe (90e+1). Ce revers complique un peu plus la tâche des Madrilènes, dont les probabilités de terminer vice-champions une deuxième année consécutive derrière le Barça se font grandissantes.
Mais dans l'immédiat, cette défaite inquiétante intervient surtout à trois jours du quart de finale aller contre le Bayern Munich en Ligue des champions mardi 21h00 au stade Bernabeu. Un Bayern qui a pour sa part gagné samedi en Bundesliga (3-2 à Fribourg).
Le Barça a pleinement profité de ce faux pas de son éternel rival. En supériorité numérique depuis l'expulsion de Nicolas Gonzalez dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, la troupe du coach Hansi Flick a forcé la décision face à l'Atlético à la 87e sur une réussite de son joker de luxe Robert Lewandowski, lequel était entré en jeu huit minutes plus tôt.
Les Catalans, qui avaient concédé l'ouverture du score à la 39e et avaient égalisé à la 42e grâce à Marcus Rashford, peuvent doublement se réjouir de cette victoire. Ils retrouveront en effet les Colchoneros mercredi, à Barcelone cette fois-ci, en quart de finale aller de la Ligue des champions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Israël: plus d'un millier de manifestants contre la guerre
"Fin à la guerre sans fin": plus d'un millier de personnes ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv contre la guerre menée par Israël contre l'Iran et le Hezbollah au Liban. Elles ont appelé les autorités à y mettre un terme, avant d'être dispersées par la police.
"Ne bombardez pas! Discutez!", "Fin des conneries de Bibi", ont scandé des manifestants réunis sur la place Habima, au coeur de la métropole, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.
Une femme tenait une pancarte sur laquelle était inscrit: "Netanyahu est la plus grande menace pour l'existence d'Israël", en référence au Premier ministre Benjamin Netanyahu, surnommé "Bibi".
Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par une attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, à laquelle Téhéran riposte par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.
Le mouvement islamiste Hezbollah est entré le 2 mars dans le conflit pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué à Téhéran. Israël a riposté par des frappes aériennes de grande ampleur à travers le Liban et une offensive terrestre dans le sud du pays.
Peu après le début du rassemblement à 18h00 (heure suisse), la police, qui n'avait autorisé qu'une mobilisation limitée à 150 personnes au nom de mesures de sécurité liées à la guerre, a repoussé les manifestants, dont certains sont revenus sur place ou se sont assis à même le sol.
Une dizaine de personnes ont été interpellées et embarquées dans un bus, selon la journaliste de l'AFP.
"Promesse"
"La police tente de faire taire notre voix" mais "c'est notre devoir d'être présents", a déclaré à l'AFP Alon-Lee Green, codirecteur de Standing Together, un groupe israélo-palestinien qui a organisé la manifestation.
"Nous sommes ici pour demander la fin de la guerre en Iran, de la guerre au Liban, de la guerre à Gaza qui se poursuit encore, et pour mettre fin aux pogroms en Cisjordanie."
"Je suis contre la guerre parce que (...) je suis très sceptique quant aux raisons avancées" par le Premier ministre, a indiqué de son côté Cécile, 62 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.
Israël et les Etats-Unis, tout en visant à éradiquer la menace des missiles balistiques iraniens, accusent la République islamique de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément en affirmant que son programme est strictement civil.
Netanyahu veut continuer
Dans une déclaration vidéo diffusée samedi soir, M. Netanyahu a promis de poursuivre la campagne militaire contre l'Iran.
"Je vous avais promis que nous continuerions à frapper le régime terroriste à Téhéran, et c'est exactement ce que nous faisons (...) Aujourd'hui, nous avons attaqué leur pôle pétrochimique", a-t-il déclaré après avoir annoncé la veille des frappes contre des installations sidérurgiques iraniennes.
"Ces deux secteurs sont leur machine à financer la guerre terroriste contre nous et contre le monde entier. Nous continuerons à les frapper", a-t-il ajouté.
Alors que la foule commençait à se disperser, une sirène d'alerte aérienne a retenti à Tel-Aviv, poussant les manifestants à se réfugier dans un abri, où ils ont continué à scander des slogans, criant "Démocratie! Démocratie!"
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Bundesliga: Johan Manzambi s'illustre face au Bayern
Johan Manzambi a inscrit un but de prestige face au Bayern Munich. L'international suisse a ouvert la marque pour le SC Fribourg lors de la défaite 3-2 contre le leader de Bundesliga samedi à domicile.
Le milieu de terrain a pris de court le portier du "Rekordmeister" Manuel Neuer d'une superbe frappe lointaine à la 46e. Son coéquipier Lucas Holer a doublé la marque à la 71e, avant que Tom Bischof (81e, 90e+2) et Lennart Karl (90e+9) ne sauvent le Bayern en fin de partie.
Il s'agit de la 5e réussite du Genevois de 20 ans cette saison avec le club du Bade-Wurtemberg. En sélection, il avait marqué à deux reprises lors des éliminatoires pour la Coupe du monde à l'automne dernier, à chaque fois contre la Suède.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Liban: l'armée israélienne a détruit 17 caméras des Casques bleus
Les troupes israéliennes ont détruit en 24 heures 17 caméras de surveillance du quartier général des casques bleus de l'ONU, dans le sud du Liban, a indiqué samedi une source sécuritaire de l'ONU à l'AFP.
Depuis le début de la guerre le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, la Force intérimaire des Nations unies de l'ONU au Liban (Finul) est prise en étau entre les attaques du mouvement pro-iranien sur des positions israéliennes, et l'invasion terrestre du sud du Liban par Israël.
"Dix-sept caméras de notre quartier général ont été détruites par l'armée israélienne", à Naqoura, ville côtière dans le sud du Liban, a affirmé la source de sécurité, s'exprimant sous couvert de l'anonymat. Des casques bleus ont vu "des soldats israéliens procéder à la destruction de larges parties" de Naqoura depuis le début de la semaine, avait averti jeudi la porte-parole de la Finul.
"Non seulement des habitations et des commerces ont été démolis, mais la puissance des explosions a endommagé le quartier général de la Finul", avait-elle ajouté. La Finul a fait état de trois casques bleus indonésiens tués dans deux incidents distincts dimanche et lundi, avant une explosion vendredi sur une de ses bases - dont elle n'a pas déterminé l'origine - qui a blessé trois soldats de la paix.
L'Indonésie a dénoncé un incident "inacceptable", mettant en avant "la nécessité urgente de renforcer la protection des forces de maintien de la paix de l'ONU dans un contexte de conflit de plus en plus dangereux". La Finul a aussi "rappelé à tous les acteurs leurs obligations de garantir la sûreté et la sécurité des casques bleus.
Selon l'ONU, 97 membres de la Finul ont été tués dans des violences depuis sa création en 1978 pour surveiller le retrait des forces israéliennes après leur invasion du Liban.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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