Rejoignez-nous

Économie

Salaires augmentés dans l'électrométallurgie allemande

Publié

,

le

L'accord-pilote conclu dans le Bade-Wurtemberg entre le patronat et le puissant syndicat IG Metall devrait valoir dans les autres régions allemandes (archives). (© KEYSTONE/dpa/Thomas Banneyer)

Patronat et syndicat allemands se sont accordés sur des hausses de salaires de 8,5% pour plus de 3,9 millions d'employés des industries de l'automobile, de l'électronique et des machines. L'accord écarte le risque de grèves dans un contexte d'inflation record.

L'accord-pilote, conclu dans le Bade-Wurtemberg et qui devrait valoir dans les autres régions allemandes, prévoit que cette hausse interviendra en deux étapes en 2023 puis en 2024, a indiqué le puissant syndicat IG Metall dans un communiqué, après plusieurs semaines de négociations houleuses et de nombreux débrayages dans tout le pays. "Les salariés auront bientôt nettement plus d'argent en poche - et ce de manière durable", a salué Jörg Hofmann, président d'IG Metall cité dans le communiqué. Une "prime inflation" de 3000 euros a également été obtenue.

Le syndicat réclamait initialement une augmentation de 8% de salaire sur douze mois, sa plus forte revendication depuis 2008, pour ce secteur stratégique de la première économie européenne. Il comprend les milliers d'entreprises de l'automobile, de l'électronique ou encore des machine-outils et les négociations dans l'électrométallurgie sont pour cette raison particulièrement scrutées.

Les salariés avaient fait monter la pression en Allemagne: d'abord par des manifestations depuis plusieurs semaines, puis depuis le 29 octobre par des "grèves d'avertissement", des débrayages coordonnés à durée limitée qui accompagnent souvent les négociations salariales dans ce pays. Si patronat et syndicat n'étaient pas parvenus à s'entendre, des grèves plus dures de 24 heures menaçaient le pays.

"Nous n'hésiterons pas à faire grève, les carnets de commandes sont bien remplis, il n'y a pas de raison de ne pas obtenir gain de cause", avait prévenu des représentants syndicaux à l'ouverture des négociations en septembre.

Signal

Les représentants du patronat, qui jugeaient initialement irréaliste le niveau de hausse de salaire, ont estimé que le risque était trop grand : "Un conflit social aurait causé des dommages encore plus importants", a estimé l'organisation patronale Gesamtmetall dans un communiqué. "C'est au final un accord coûteux mais nous pouvons maintenant nous concentrer sur notre travail et faire notre part pour surmonter la récession annoncée le plus rapidement possible", ajoute l'organisation.

Son président Stefan Wolf avait mis en garde sur la charge que représentaient les revendications syndicales au moment où de nombreuses industries ploient déjà sous le coût de l'énergie. "Certaines luttent pour leur survie", avait-il prévenu. L'accord prévoit une hausse de salaire de 5,2% en juin 2023, suivie par une hausse de 3,3% au 1er mai 2024.

Cet accord pourrait envoyer un signal aux autres branches qui négocient ou vont entamer des négociation sur les salaires, comme le secteur de la fonction publique. Pour les quelque 2,5 millions d'employés de ce secteur, le syndicat Verdi demande 10,5% de hausse. En Allemagne, l'évolution des salaires est négociée branche par branche entre syndicats et employeurs.

Ce bras de fer s'est déroulé alors que l'inflation a dépassé les 10% en octobre dans la première économie européenne --du jamais vu depuis le début des années 1950--, en raison de la cherté de l'énergie provoquée par la guerre russe en Ukraine. Après une hausse surprise de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,3% au troisième trimestre, l'Allemagne s'attend à de prochains mois difficiles: Berlin table sur une baisse du PIB de 0,4% et une inflation de 7% en 2023, selon les dernières prévisions du gouvernement.

Comme dans d'autres pays d'Europe, la baisse du pouvoir d'achat engendre en Allemagne mécontentement et tensions sociales qui se traduisent par des manifestations contre la vie chère. Le gouvernement d'Olaf Scholz a débloqué une enveloppe colossale de plus de 200 milliards d'euros pour soulager ménages et entreprises, comprenant plusieurs volets notamment des versements d'aides ciblant les plus vulnérables et la mise en place au début de l'année prochaine de subventions plafonnant les prix de l'énergie jusqu'au printemps 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

Le canton appliquera la loi à Carl-Vogt, assure Nicolas Walder

Publié

le

Devant le Grand Conseil genevois, le conseiller d'Etat Nicolas Walder a assuré que le Département du territoire appliquera la loi pour protéger les locataires de cinq immeubles de la Jonction qui ont reçu des résiliations de baux (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, le magistrat Nicolas Walder assure que le Département du territoire appliquera la loi dans le cadre de la résiliation de baux collective des locataires de cinq immeubles au boulevard Carl-Vogt. Il répondait à des députés qui dénonçaient la méthode du propriétaire.

"Aucune autorisation ne sera délivrée s'il n'y a aucune solution de relogement", a déclaré le conseiller d'Etat vendredi après-midi au Grand Conseil, appelant la centaine de locataires concernés à contester leur résiliation de bail afin que le canton puisse agir. Selon lui, le propriétaire des immeubles, la caisse de pension de Bâle-Ville, n'a, pour l'heure, pas déposé de demande d'autorisation.

Le conseiller d'Etat a précisé qu'il rencontrera la régie immobilière Naef, qui représente le propriétaire à Genève, la semaine prochaine. Il a souligné qu'il "compte sur la discussion pour faire en sorte que l'ensemble des locataires puissent garder leur logement" alors que d'importantes rénovations, notamment énergétiques, sont prévues dans les immeubles.

Cette question a été abordée dans le cadre d'un débat sur une motion de Libertés et justice sociale visant à protéger les locataires âgés de 65 ans et plus en cas de congé pour rénovation. Votée en urgence, la discussion sur ce texte a abouti à son renvoi en commission pour étude.

"Affaiblir la LDTR"

Dans un entretien à la Tribune de Genève vendredi, le conseiller national Christian Dandrès (PS/GE), juriste à l'ASLOCA, détaille "une tentative de contournement" de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR): "On expulse les locataires avant de demander les autorisations de construire pour éviter que le mécanisme de protection de la LDTR ne se mette en route."

La demande d'autorisation est ensuite déposée et de nouveaux locataires sont placés après la rénovation, "avec un loyer en escalier qui fait un bond après la période durant laquelle l'État plafonne le loyer. Et parfois même, des contrats à durée déterminée sont imposés au locataire. Avec cette méthode, cela permet de faire exploser le loyer", relève-t-il.

Selon lui, le but est d'affaiblir la LDTR au moment où un nouveau magistrat prend la tête du Département du territoire. "Tout porte à croire que certains milieux immobiliers cherchent à forcer le passage et créer un précédent", affirme-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Tempête aux Etats-Unis: Swiss annule plusieurs vols par précaution

Publié

le

La compagnie aérienne Swiss a annulé plusieurs vols par mesure de précaution en raison de la tempête hivernale attendue aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Swiss a annulé plusieurs vols par précaution en raison de la tempête hivernale attendue aux Etats-Unis. La compagnie aérienne surveille la situation et procédera à d'autres ajustements du programme de vols si nécessaire.

Au cours du week-end, plusieurs aéroports de la côte est des Etats-Unis et du Canada connaîtront des retards ou des annulations de vols, a expliqué Swiss vendredi en fin de journée à Keystone-ATS. Deux vols prévus samedi ont donc été annulés, à savoir un vol Zurich-Chicago et un vol Chicago-Zurich.

La filiale de Lufthansa a également annulé trois vols dimanche à destination de New York et un vol retour vers Zurich. S'ajoutent à cela des vols de Zurich vers Boston, Newark et Washington D.C. Swiss a également annulé cinq vols prévus lundi: deux vols au départ de New York à destination de Zurich et Genève, trois vols à destination de Zurich, au départ de Newark, Boston et Washington.

Swiss regrette vivement les désagréments causés aux passagers concernés, a déclaré une porte-parole de la compagnie. Les passagers seront informés directement et, si nécessaire, une aide leur sera fournie pour trouver d'autres options de voyage.

Selon les médias, les Etats-Unis pourraient connaître la tempête hivernale la plus violente de ces dernières années. Selon les prévisions, celle-ci pourrait toucher le sud, le Midwest et la côte est, notamment la métropole new-yorkaise et la capitale américaine Washington. Les médias américains parlent d'une "tempête monstrueuse". De nombreux Etats américains ont pris des mesures d'urgence et ont demandé à leurs citoyens de rester chez eux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Christine Lagarde remercie "ceux qui dénigrent" l'Europe

Publié

le

Christine Lagarde au Forum économique mondial (WEF) de Davos. (archive) (© KEYSTONE/AP/Markus Schreiber)

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a salué vendredi les critiques adressées à l'Europe durant la Forum économique de Davos. Elles représentent une chance de remise en question, a dit Mme Lagarde.

"L'Europe a pas mal été dénigrée ces derniers jours mais au fond, c'est plutôt une bonne chose et nous devrions remercier ceux qui la dénigrent", a lancé Mme Lagarde lors d'une discussion en clôture du forum dans les Alpes suisses. "Parce que cela nous a fait pleinement prendre conscience que (...) nous devons nous concentrer davantage sur l'innovation, l'amélioration de la productivité et tout le reste", a-t-elle détaillé.

Dans un discours très scruté à Davos, le président américain Donald Trump avait notamment pointé du doigt les faiblesses de l'Europe, critiquant violemment ses alliés. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté de son côté à Davos que l'Europe se montre "fragmentée" plutôt que de s'afficher comme "une vraie puissance mondiale".

"Nous avons entendu beaucoup de bruit cette semaine" mais "nous devons distinguer les signaux du bruit", a poursuivi Christine Lagarde, insistant sur l'importance de dire "la vérité". "La confiance et la vérité vont ensemble. Bâtir la confiance prend du temps, mais la saper beaucoup moins", a-t-elle développé, et "la confiance a été sapée un peu, peut-être beaucoup".

La banquière centrale a dit avoir "une immense confiance et affection pour le peuple américain. Et je sais qu'en fin de compte, les valeurs les plus profondes l'emporteront". Christine Lagarde a également appelé à "être attentif à la manière dont les richesses sont réparties et au creusement des inégalités".

"Si nous ne prenons pas cela au sérieux, nous allons droit vers de vraies difficultés. (...) Il faut aussi garder à l'esprit que, dans certains pays, les conditions sont mauvaises et empirent", a-t-elle ajouté. De son côté, la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a rappelé que même si la prévision de croissance mondiale venait d'être relevée à 3,3% en 2026 malgré les tensions persistantes, c'est "insuffisant".

"Ne cédons pas à la complaisance. La croissance n'est pas assez solide. Et parce qu'elle ne l'est pas, la dette qui pèse sur nous, qui atteint 100% du PIB, va devenir un fardeau particulièrement lourd", a-t-elle mis en garde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Le Groenland veut "continuer un dialogue pacifique"

Publié

le

Le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen fait le choix du Danemark. (© KEYSTONE/EPA/Mads Claus Rasmussen)

Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a dit jeudi ignorer ce qu'ont conclu Donald Trump et le chef de l'Otan dans le cadre du projet d'accord portant sur l'avenir du Groenland, âprement convoité par le président américain.

"Personne d'autre que le Groenland et le Danemark n'est habilité à conclure des accords sur l'île et le Royaume du Danemark", a insisté M. Nielsen au cours d'une conférence de presse à Nuuk, la capitale groenlandaise.

La souveraineté et l'intégrité territoriale du Groenland "sont notre ligne rouge", a-t-il souligné.

Des discussions mercredi à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un "cadre d'accord" au sujet de ce territoire autonome danois.

Peu de détails sur le compromis sont pour l'instant connus mais Donald Trump a assuré à des journalistes que les États-Unis avaient obtenu "tout ce (qu'ils) voulaient" et "pour toujours".

"Je ne sais pas ce que contient exactement l'accord concernant mon pays", a déploré M. Nielsen.

Selon une source proche des discussions entre MM. Trump et Rutte, les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland.

L'idée de placer sous la souveraineté des États-Unis les bases américaines dans cette île n'a pas été abordée, a dit cette source à l'AFP.

Dialogue pacifique

Le Groenland veut poursuivre "un dialogue pacifique" sur son avenir mais dans le respect de son "droit à l'autodétermination", a affirmé M. Nielsen.

A l'occasion d'une visite la semaine dernière à la Maison Blanche, les ministres danois et groenlandais des Affaires étrangères ont convenu avec les responsables américains de mettre en place un groupe de travail.

Mercredi à Davos, Donald Trump a exclu pour la première fois d'utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland mais a exigé des "négociations immédiates" sur son acquisition.

"Je suis heureux qu'il ait dit ce qu'il a dit hier", a commenté le Premier ministre groenlandais. "Jusqu'à hier, nous ne pouvions rien exclure".

Alors que l'immense majorité des 57'000 Groenlandais aspire à l'indépendance, M. Nielsen a répété faire le choix du Danemark, de l'Union européenne et de l'Otan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Poissons

Depuis ce matin, vous cherchez à vous retirer du tumulte ambiant, pour mieux entendre votre voix intérieure. Quelle belle idée !

Les Sujets à la Une