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Économie

Allemagne: Scholz sommé de lâcher rapidement le pouvoir

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Le chancelier allemand défié plus que jamais par l'opposition conservatrice. (© KEYSTONE/AP/Markus Schreiber)

Le chancelier allemand Olaf Scholz subit une pression croissante de l'opposition et des milieux économiques pour quitter le pouvoir sans délai après l'éclatement de sa fragile coalition gouvernementale. La première économie européenne est plongée dans une grave crise.

"Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d'avoir un gouvernement sans majorité pendant plusieurs mois", a déclaré le chef du principal bloc d'opposition, celui des conservateurs CDU-CSU, Friedrich Merz.

L'implosion redoutée de longue date du gouvernement tombe au plus mauvais moment pour l'Allemagne, aux prises avec une grave crise industrielle, et pour l'Europe qui s'inquiète des répercussions pour son commerce et sa sécurité de l'élection du républicain Donald Trump à la présidentielle américaine.

Lors d'une rencontre d'environ 25 minutes à la chancellerie, Friedrich Merz a promis à Olaf Scholz de coopérer sur certaines lois en suspens si la question de confiance était posée "dans les prochains jours".

Mais le chef de l'exécutif a décliné et s'en tient à la date fixée, le 15 janvier, afin d'ouvrir la voie à des élections en mars.

Les milieux d'affaires et industriels allemands réclament aussi des élections rapidement, de même que l'AfD, formation d'extrême droite, le BSW (gauche radicale), ainsi que Christian Lindner, le ministre des Finances tout juste limogé, dont le départ a provoqué la chute de l'hétéroclite coalition composée des sociaux-démocrates, des Verts et de son parti libéral (FDP).

"Notre pays n'a pas de temps à perdre", a-t-il martelé.

Appel à "la raison"

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé les responsables politiques à "la responsabilité", soulignant que le pays avait "besoin de majorités stables et d'un gouvernement efficace".

Le président, un social-démocrate comme le chancelier, aura la responsabilité de dissoudre le Bundestag si Olaf Scholz perd, comme attendu, la question de confiance.

Malgré le séisme provoqué par l'effondrement de sa coalition au pouvoir depuis fin 2021, Olaf Scholz veut se rendre dans la soirée à Budapest pour rencontrer ses homologues européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

En revanche, il a annulé son déplacement prévu à la COP29 de Bakou qui débute lundi.

L'agonie du gouvernement a duré de longs mois en raison de profondes divergences sur la politique budgétaire et économique.

Les sociaux-démocrates et les écologistes sont partisans d'une relance de l'économie nationale en panne par les dépenses, alors que les libéraux prônent des coupes sociales et une stricte discipline budgétaire.

M. Lindner est remplacé aux Finances par un des proches conseillers d'Olaf Scholz, Jörg Kukies, un ancien banquier d'affaires de 56 ans.

Deux autres libéraux sortent du gouvernement, tandis que le ministre des Transports Volker Wissing a décidé de rester et a quitté son parti dans la foulée. Il sera en charge de la Justice, en plus des Transports.

"Nous prendrons des décisions"

Le gouvernement est désormais minoritaire, mais "nous sommes en fonction, nous pouvons prendre des décisions et nous prendrons des décisions", a assuré le vice-chancelier Robert Habeck (Verts). L'opposition refuse tout soutien au gouvernement.

Quant au budget 2025, dont la préparation est à l'origine de la crise actuelle, c'est l'incertitude. Une version minimum et réduite pourrait être appliquée à partir de janvier.

Les ruptures de coalition sont très rares en Allemagne mais la paralysie de l'équipe Scholz ne pouvait plus durer, estiment de nombreux commentateurs. "Heureusement que c'est fini", titre le magazine Der Spiegel, résumant le sentiment général dans le pays.

Olaf Scholz espérait que l'élection de Donald Trump, adepte du protectionnisme et des confrontations diplomatiques, forcerait sa coalition à serrer les rangs. Mais c'est le contraire qui s'est produit.

Les conservateurs en tête

Si des élections devaient se tenir demain, l'opposition conservatrice arriverait en tête avec 32% des voix selon un nouveau sondage jeudi de l'institut Ipsos, réalisé début novembre, avant l'éclatement de la coalition.

Et Friedrich Merz ferait figure de favori pour devenir chancelier. Mais il aurait du mal, lui aussi, à former une coalition majoritaire, avec une extrême droite AfD en embuscade en deuxième position (18%) avec laquelle il rejette toute alliance gouvernementale. Le SPD est lui crédité de 15%, les Verts de 11%, et le FDP de tout juste 5%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Julius Bär: la directrice financière démissionne

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La banque Julius Bär a annoncé le départ de la directrice financière Evangelia Kostakis, qui part vers d'autres horizons professionnels. (archives) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Le gestionnaire de fortune Julius Bär a annoncé vendredi le départ de la directrice financière Evangelia Kostakis, qui quittera ses fonctions à priori au second semestre pour "occuper une nouvelle fonction de direction à l'international", sans plus de précision.

Un processus de succession est en cours et Mme Kostakis restera au sein du groupe jusqu'à la fin de l'année afin d'assurer la transition, a précisé la banque dans un communiqué.

Evangelia Kostakis, une double nationale grecque et américaine, aura passé 13 ans auprès de Julius Bär où elle a occupé la fonction de directrice financière depuis 2022.

"Elle a largement contribué à optimiser notre présence sur le plan stratégique, à améliorer notre efficacité opérationnelle et à renforcer notre base d'investisseurs", l'a félicité le directeur général Stefan Bollinger, cité dans le document.

En pleine restructuration de ses activités depuis la déconfiture subie dans l'affaire Signa, le groupe bancaire zurichois a réorganisé sa direction. M. Bollinger a ainsi pris ses fonctions début janvier 2025 et Noel Quinn, ancien directeur général de la banque britannique HSBC, a accédé en avril 2025 à la présidence.

En janvier dernier, Jean Nabaa a pris le poste de directeur des opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Etats-Unis: bond de l'inflation en mars à 3,3% sur un an

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L'inflation s'est fortement accélérée en mars aux Etats-Unis à 3,3% sur un an, reflétant l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient. (archives) (© KEYSTONE/EPA/ADAM DAVIS)

L'inflation s'est fortement accélérée en mars aux Etats-Unis à 3,3% sur un an, reflétant l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient, selon des données officielles publiées vendredi.

En comparaison, l'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 2,4% sur un an en février.

Entre février et mars, les prix de l'essence ont bondi de 21,2%. Un tel pourcentage d'augmentation n'avait pas été observé depuis 1967, souligne le service statistique américain BLS.

Néanmoins, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation s'est accélérée (+2,6% contre +2,5% un mois plus tôt).

Les marchés s'attendaient à voir de tels chiffres, selon le consensus publié par MarketWatch.

La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. Téhéran a riposté notamment en bloquant le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz utilisés dans le monde.

Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, les États-Unis n'ont pas été étanches à l'envolée des cours et les prix à la pompe ont vite augmenté.

L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, assure que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Crédits au Mozambique: la procédure contre UBS est classée

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La procédure intentée contre UBS dans le cadre des crédits octroyés au Mozambique (une affaire concernant Credit Suisse) a été classée. Les juges ont estimé que la responsabilité pénale ne pouvait pas être transférée à UBS. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

La procédure intentée contre UBS dans l'affaire des crédits accordés au Mozambique, qui concernait en premier lieu Credit Suisse, a été classée par le Tribunal pénal fédéral (TPF). Les juges ont estimé que la responsabilité pénale ne pouvait pas être transférée à UBS.

Le TPF estime que la radiation de Credit Suisse du registre du commerce a entraîné la fin de sa personnalité juridique. Dès lors il n'y a plus de sujet de droit, et ce également au niveau pénal.

La personne morale a cessé d'exister non seulement au regard du droit des sociétés, mais aussi du point de vue du droit pénal. Par conséquent, la responsabilité pénale n'a pas été transférée à UBS après la fusion.

L'affaire remonte à une période entre 2013 et 2014, quand Credit Suisse avait octroyé des crédits à des entreprises publiques du Mozambique. Le Ministère public de la Confédération avait estimé que les fonds issus du remboursement étaient d'origine délictuelle. Les chefs d'accusation relevaient de la responsabilité pénale des entreprises en lien avec l'infraction de blanchiment d'argent.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Devenir propriétaire de son logement coûte de plus en plus cher

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La hausse des prix a été particulièrement forte dans les communes touristiques (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'accès à la propriété coûte de plus en plus cher. Au premier trimestre, les prix des maisons individuelles ont augmenté de 1,4% en Suisse, tandis que les prix des logements en propriété par étage (PPE) ont enflé de 1,8%, en comparaison avec le trimestre précédent.

Sur un an, les prix des maisons individuelles et des PPE ont augmenté de 4,9%, selon l'indice des prix des transactions Raiffeisen publié vendredi.

Les faibles taux d'intérêt rendent l'achat immobilier intéressant par rapport à la location: "Le fort attrait financier de la propriété immobilière maintient une forte dynamique des prix", explique Fredy Hasenmaile, chef économiste de Raiffeisen Suisse, cité dans le communiqué.

En comparaison avec l'année précédente, les maisons individuelles ont enregistré les plus fortes hausses de prix dans la région de Berne (+6,7%) et en Suisse occidentale (+7,4%). Dans le Nord-Ouest de la Suisse (+3,0%), les prix des maisons en revanche nettement moins augmenté.

En ce qui concerne la propriété par étage, les prix ont augmenté le plus fortement en Suisse centrale (+7,3%) et en Suisse méridionale (+5,5%) en comparaison annuelle. Dans la région lémanique (-0,8%), les prix des PPE ont, en revanche, légèrement baissé par rapport à l'année précédente. Il s'agit de la seule baisse constatée parmi les régions.

La répartition de l'évolution des prix selon le type de commune montre que les prix des maisons ont le plus augmenté en un an dans les communes touristiques (+5,8%). Dans le segment des PPE, les communes touristiques ont également enregistré les plus fortes hausses de prix (+5,8%), précise encore l'établissement bancaire dans son relevé périodique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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