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Sommet amazonien autour de Lula face à l'"urgence" climatique

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Luiz Inacio Lula da Silva a souligné que la lutte contre la déforestation était fondamentale pour faire face à "l'aggravation sévère des changements climatiques" (© KEYSTONE/EPA/ANTONIO LACERDA)

Le président brésilien Lula a appelé mardi les pays amazoniens à mettre en place des mesures communes "urgentes" pour freiner la destruction de la plus grande forêt tropicale de la planète. Il s'exprimait lors d'un sommet à Belem.

Dans son discours d'ouverture, aux côtés d'autres chefs d'Etat sud-américains, Luiz Inacio Lula da Silva a souligné que la lutte contre la déforestation était fondamentale pour faire face à "l'aggravation sévère des changements climatiques".

Le sommet s'est ouvert le jour où le service européen Copernicus confirmait que le mois de juillet a été le plus chaud jamais enregistré sur terre.

Urgence

"Il n'a jamais été aussi urgent de reprendre et d'étendre notre coopération (...) Nous devons promouvoir une nouvelle vision de développement durable et inclusif dans la région, en alliant préservation environnementale et création d'emplois", a-t-il déclaré, après avoir décrit le sommet comme un "tournant" plus tôt dans la journée.

La rencontre, qui se poursuit mercredi, rassemble des représentants des huit pays membres de l'Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA), créée en 1995 dans le but de préserver cette vaste région qui abrite environ 10% de la biodiversité mondiale.

Le président Lula, dont le pays abrite 60% de la forêt amazonienne, est entouré à Belem de ses homologues de la Bolivie, de la Colombie et du Pérou, tandis que l'Equateur, le Guyana et le Suriname étaient représentés par des ministres.

Expliquant sur X (ex-Twitter) souffrir d'une otite, le président vénézuélien Nicolas Maduro a été remplacé au pied levé par sa vice-présidente Delcy Rodríguez.

Le sommet à Belém fait office de répétition générale pour cette cité portuaire de 1,3 million d'habitants du nord du Brésil qui accueillera en 2025 la conférence de l'ONU sur le Climat COP30.

Mesures "audacieuses"

La secrétaire-générale de l'OTCA, Alexandra Moreira, a annoncé mardi que le sommet accoucherait d'une déclaration commune avec "des mesures audacieuses et énergiques" pour protéger la forêt tropicale.

L'un des principaux défis est de trouver un plan d'action commun pour éradiquer la déforestation illégale. Les terres déboisées sont souvent transformées en pâturage pour le bétail, mais la destruction est également causée par des orpailleurs et des trafiquants de bois.

De retour au pouvoir en janvier, Lula s'est engagé à mettre un terme d'ici 2030 à la déforestation, qui a fortement augmenté sous le mandat de son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Mais le président colombien Gustavo Petro a affirmé que la "déforestation zéro" serait "insuffisante".

"La science nous a montré que même si on recouvre le monde entier d'arbres, ça ne suffira pas à absorber les émissions de CO2 (...). Il faut abandonner les énergies fossiles", a-t-il insisté.

Selon lui, cette responsabilité est avant tout "des pays du nord", tandis que "nous (les pays amazoniens) devons protéger l'éponge", comme il décrit la forêt tropicale.

Mais cette transition énergétique est un sujet plus sensible pour d'importants producteurs d'hydrocarbures de la région amazonienne, comme le Venezuela ou le Brésil.

"Problèmes bien plus graves"

Cette question a également été abordée le weekend dernier, lors d'une rencontre de représentants de la société civile à Belem intitulée "Dialogues Amazoniens", avec des manifestations réclamant une "Amazonie libre de pétrole".

De nombreux leaders indigènes ont également pris part à cette rencontre, espérant faire entendre leurs revendications, notamment sur le droit à la terre.

"Si l'on ne met pas fin à la déforestation, nous devront faire face à des problèmes bien plus graves", a confié lundi à l'AFP le chef indigène emblématique Raoni Metuktire.

Mercredi, le sommet se poursuivra avec la participation de pays non membres de l'OTCA invités à Belém, comme la France, qui possède un territoire amazonien avec la Guyane et sera représentée par son ambassadrice à Brasília, Brigitte Collet.

L'Indonésie, la République du Congo et le Congo-Brazzaville, qui abritent de vastes forêts tropicales, ont également été invités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Suisse seulement quatrième à l'épée par équipes

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Une journée difficile pour Lucas Malcotti et la Suisse à Antony. (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Immense désillusion pour les épéistes suisses ! Ils ont dû se contenter de la 4e place aux Championnats d’Europe d’Antony alors que leur ambition première était de cueillir l’or.

Victorieuse de trois des cinq dernières épreuves Coupe du monde, la Suisse, avec Lucas Malcotti, Alexis Bayard et Ian Mauri, s’est inclinée 45-33 devant l’Italie en demi-finale avant d’être battue 41-33 par l’Ukraine dans le match pour la médaille de bronze. Face à l’Italie, seul Lucas Malcotti pouvait avancer un bilan positif (+ 1). Le Valaisan était moins heureux devant l’Ukraine avec trois assauts perdus.

Avant de perdre ses deux derniers matches, la Suisse avait entamé sa journée de belle manière dans les Hauts-de-Seine. Elle avait battu la Finlande 45-23 et la Russie 41-38 avec une réelle maitrise. La suite fut toutefois moins glorieuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BCE et Bruxelles veulent une intégration bancaire européenne

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Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. Ici Christine Lagarde, présidente de la BCE. (archive) (© KEYSTONE/DPA/FLORIAN WIEGAND)

Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. A leurs yeux, la fragmentation persistante de l'Union européenne (UE) freine la compétitivité du continent.

Un haut dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) a jugé souhaitable vendredi l'émergence de groupes bancaires transfrontaliers capables de mieux répartir les risques, de gagner en efficacité et de financer davantage l'économie européenne. "Avoir un système bancaire trop localisé et, par ricochet, trop imbriqué avec son marché national n'est pas une bonne recette", a déclaré Philip Lane, membre du directoire de la BCE, lors d'une conférence organisée par Natixis CIB à Paris.

"Je pense, d'un point de vue macroéconomique, qu'il est très important d'avoir le partage des risques que procure la banque transfrontalière. Cela peut passer par la détention de capitaux propres, par le financement, par une technologie commune", a-t-il ajouté. Le banquier central, qui officie comme chef économiste de la BCE, s'exprimait alors que la deuxième banque italienne, UniCredit, compte racheter l'allemande Commerzbank: son offre de reprise lancée en mai est jugée hostile par Berlin, actionnaire à 12% de Commerzbank, et par la direction et les salariés de la banque francfortoise qui défendent son indépendance.

A plus long terme, l'idée d'UniCredit est de fusionner Commerzbank et l'allemande HypoVereinsbank, déjà détenue par la banque milanaise.

Juridiction unique

Dans un autre plaidoyer en faveur d'une intégration accrue, Frank Elderson, membre du directoire de la BCE et vice-président du superviseur bancaire en son sein, a estimé vendredi à Madrid que "le renforcement de la compétitivité passe de manière cruciale par davantage d'intégration". "L'Europe manque encore de marchés bancaires véritablement intégrés", a-t-il souligné, rappelant que près de 80% des crédits bancaires sont encore accordés dans le pays d'origine des établissements, que moins de 2% des dépôts sont détenus au-delà des frontières nationales et que les opérations de fusion transfrontalière ont fortement reculé depuis la crise financière.

Le responsable de la BCE estime que la zone euro doit fonctionner davantage "comme une juridiction unique" pour la réglementation financière: ce qui signifie des capitaux et des liquidités pouvant circuler plus librement au sein des groupes bancaires présents dans plusieurs pays, gage d'un meilleur soutien de l'économie européenne. Cette analyse rejoint celle défendue mercredi à Bruxelles par la vice-présidente de la Commission chargée de la Concurrence, Teresa Ribera, pour qui la fragmentation du marché unique constitue l'un des principaux handicaps de l'économie européenne.

"Trop souvent, une entreprise naît et innove en Europe mais change d'échelle ailleurs. Il s'agit avant tout d'un problème de marché unique inachevé et de fragmentation. Achever le marché unique est une priorité urgente", a-t-elle déclaré. Les fusions transfrontalières entre grandes banques européennes "pourraient y contribuer et les États membres devraient saluer ce type d'opérations dans l'intérêt général", a-t-elle estimé.

Quelques banques gigantesques

La BCE plaide depuis plusieurs années pour l'achèvement de l'union bancaire européenne, notamment à travers un système commun de garantie des dépôts, ainsi que pour une intégration plus poussée des marchés financiers afin de mieux orienter l'épargne européenne vers l'investissement. Selon Philip Lane, l'évolution du secteur pourrait conduire à terme à "un nombre relativement faible de banques gigantesques en Europe", sans que l'arrivée d'acteurs bancaires purement numériques sur le marché "change les fondamentaux".

Pour la BCE, les fusions entre banques ne constituent toutefois pas l'unique réponse. A défaut de parvenir à mener des opérations de concentration, les banques peuvent trouver d'autres moyens de réduire leurs coûts et de mutualiser certains risques, a expliqué Philip Lane.

Dans le secteur bancaire, "les coûts fixes ont augmenté", en particulier pour "mettre en place un système de cybersécurité sûr", a-t-il relevé. Mais certaines dépenses pouvaient être amorties grâce à des infrastructures communes ou à des prestataires spécialisés travaillant pour plusieurs établissements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Italie: colère après des critiques attribuées à Trump contre Meloni

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Donald Trump a laissé entendre que Giorgia Meloni l'aurait supplié pour une photo (image d'archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

L'Italie a vivement réagi vendredi aux critiques du président américain Donald Trump contre la Première ministre Giorgia Meloni rapportées dans les médias. Son chef de la diplomatie a annulé sa visite aux Etats-Unis.

Dans une interview téléphonique accordée à la chaîne télévisée italienne La7, Donald Trump a affirmé que Mme Meloni l'avait "supplié" de prendre une photo avec lui en marge du sommet du G7 en France, selon une transcription écrite de l'entretien téléphonique fournie à l'AFP par la chaîne, qui n'a pas diffusé l'enregistrement audio original.

"Elle avait tellement envie de prendre une photo avec moi. Je ne l'aurais pas fait, mais j'ai eu pitié d'elle!" a déclaré Donald Trump selon cette retranscription de l'échange.

En réponse, Giorgia Meloni a diffusé vendredi sur X une vidéo où elle s'est dite "consternée" par les déclarations "totalement inventées" de Donald Trump.

"Je ne comprends pas pourquoi le président des États-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés - ce n'est d'ailleurs pas la première fois", a-t-elle déclaré.

"Je ne peux que déplorer qu'il ne fasse pas preuve de la même détermination envers les ennemis de l'Occident, envers les ennemis des États-Unis, envers des dirigeants avec lesquels il se montre au contraire bien plus conciliant", a ajouté la Première ministre italienne.

Visite aux Etats-Unis annulée

De son côté, le ministre des affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé sur X annuler sa visite aux États-Unis, prévue les 21 et 22 juin, condamnant des "propos graves et offensants".

À l'issue du sommet du G7 à Évian, mercredi, Meloni avait évoqué un "climat très positif" et "aucune friction" entre Trump et les autres dirigeants mondiaux présents.

Elle avait toutefois ajouté qu'elle et Trump avaient tous deux "un caractère bien trempé". Elle a été vue à plusieurs reprises aux côtés du président américain lors du sommet, notamment lors d'une rencontre sur un canapé à l'issue de laquelle il a semblé lui tapoter l'épaule.

En avril, Donald Trump avait déjà critiqué Giorgia Meloni pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant "sous le choc" et déçu de son manque de "courage".

Mme Meloni, élue en octobre 2022 à la tête d'un gouvernement de coalition ultraconservateur, était jusqu'alors l'une des plus proches alliées de Donald Trump sur le Vieux Continent, s'efforçant souvent de jouer un rôle de médiatrice entre les positions divergentes des États-Unis et de l'Europe.

Le ministre italien de la défense Guido Crosetto a également apporté son soutien à la cheffe du gouvernement. "Je n'imagine pas Giorgia Meloni demander une photo à qui que ce soit, même sous la contrainte. En revanche, j'imagine combien cela lui a demandé de passer outre les propos de Trump tenus il y a quelques semaines afin de servir les intérêts de l'Italie, de l'Europe et de l'Occident", a-t-il écrit sur X.

Même tonalité chez le ministre de la justice Carlo Nordio, pour qui ces commentaires portent un "coup dur" aux relations italo-américaines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un bronze au goût amer pour les épéistes suisses

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Une demi-finale "compliquée" pour Ian Hauri. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les épéistes suisses ont cueilli le bronze aux Championnats d’Europe d’Antony. Cette troisième place ne collait toutefois pas aux objectifs élevés de l’équipe.

Dans les Hauts-de-Seine, Lucas Malcotti, Alexis Bayard et Ian Hauri ont été battus 45-33 en demi-finale par l’Italie. Face à des Azzurri que les Suisses avaient dominés cette année lors des deux tournois Coupe du monde de Fujairah et de Berne, seuls Lucas Malcotti a été crédité d’un bilan positif alors que Ian Hauri a perdu ses trois assauts.

Victorieuse de trois des cinq dernières épreuves de Coupe du monde, la Suisse visait l’or à Antony. Cette défaite contre l’Italie sonne comme un échec. Avant de s’incliner devant les Transalpins, les Suisses avaient battu la Finlande 45-23 et la Russe 41-38.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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