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Sri Lanka: démission en bloc du gouvernement

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Des milliers de personnes ont défié le couvre-feu décrété pour le weekend afin de protester et demander le départ de la famille Rajapaksa, revenue au pouvoir en novembre 2019. (© KEYSTONE/EPA/CHAMILA KARUNARATHNE)

Le gouvernement du Sri Lanka, à l'exception du président et du Premier ministre, a démissionné dimanche soir. Le blocage des réseaux sociaux avait échoué à empêcher les rassemblements contre le pouvoir et la crise économique sans précédent qui frappe le pays.

Les manifestations dans ce pays d'Asie du Sud-Est de 22 millions d'habitants sont provoquées par de graves pénuries de biens essentiels, une forte inflation et de longues coupures de courant.

Lors d'une réunion dans la soirée, tous les 26 ministres ont présenté leur démission au président Gotabaya Rajapaksa et à son frère, le Premier ministre Mahinda Rajapaksa, a indiqué à des journalistes le ministre de l'Education Dinesh Gunawardena.

"Tous les ministres ont présenté leur lettre de démission afin que le président puisse constituer un nouveau gouvernement", a déclaré M. Gunawardena, ajoutant que la décision avait été prise après des discussions sur la crise économique.

Trois autres membres de la puissante famille Rajapaksa figurent parmi les démissionnaires: le plus jeune frère Rajapaksa, Basil, ministre des Finances, l'aîné, Chamal, ministre de l'Agriculture, et l'héritier de la famille, Namal, ministre des Sports.

Couvre-feu défié

Ce coup de théâtre intervient alors que des milliers de personnes ont défié dimanche le couvre-feu, décrété jusqu'à lundi matin par le gouvernement, afin de protester et demander le départ de la famille Rajapaksa, revenue au pouvoir en novembre 2019.

Le président Gotabaya Rajapaksa avait imposé l'état d'urgence vendredi, au lendemain de la tentative de la foule de prendre d'assaut sa résidence dans la capitale Colombo. Twitter, Facebook, Whatsapp, YouTube et Instagram avaient été rendus inaccessibles dans tout le pays, un blocage dénoncé par la principale alliance de l'opposition, le Samagi Jana Balawegaya (SJB).

Avant que ce blocage ne prenne effet, des militants anonymes avaient lancé sur internet des appels à de nouvelles manifestations massives dimanche. Malgré la censure, plusieurs centaines de personnes, avec à leur tête des députés d'opposition, se sont rassemblées dimanche devant la résidence du chef de l'opposition, Sajith Premadasa, et se sont dirigées vers la place de l'Indépendance à Colombo, défiant le couvre-feu.

Ils ont été rapidement empêchés d'avancer par des militaires et policiers armés de fusils d'assaut. Un face-à-face tendu les a opposés pendant environ deux heures, avant que la foule se disperse pacifiquement.

Manifestations lundi

Le blocage de Twitter, Facebook, Whatsapp, YouTube et Instagram a été levé plus tard dans la journée, la Commission des droits de l'homme ayant jugé que le ministère de la Défense n'avait pas le pouvoir d'imposer la censure.

Le blocage des réseaux sociaux n'a pas empêché de petites manifestations de se dérouler dans d'autres villes du pays, en général dans le calme. La police a utilisé le gaz lacrymogène pour disperser des étudiants dans la ville de Peradeniya (centre).

Les rues de Colombo sont restées largement désertes dimanche, à l'exception de la manifestation de l'opposition et des files de véhicules devant les stations-services.

Un homme est mort par électrocution après avoir escaladé un pylône à haute tension près du domicile du président Rajapaksa, selon la police. D'après des voisins, il protestait contre les continuelles coupures de courant.

Les manifestations de masse prévues dimanche ont été reportées à lundi, après la levée du couvre-feu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Explosions à Téhéran: hauts dirigeants en pleine rue par défi

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Les secours s'affairent après de nouvelles frappes vendredi sur Téhéran. (© KEYSTONE/AP/Sajjad Safari)

Des puissantes explosions ont à nouveau secoué vendredi Téhéran, où plusieurs hauts dirigeants iraniens ont marché en pleine rue aux côtés d'autres manifestants, comme pour défier les Etats-Unis et Israël.

Sur les images de la télévision d'Etat, on voit notamment le chef de la sécurité Ali Larijani et le président iranien Massoud Pezeshkian au milieu de la foule, eux qui ne sont que peu pas apparus en public depuis le début du conflit le 28 février.

En ce 14e jour d'une guerre qui ébranle l'économie mondiale, des Iraniens pro-gouvernement étaient rassemblés pour un défilé annuel en soutien aux Palestiniens, malgré les bombardements qui ont commencé à secouer la ville dès le matin.

Des explosions ont notamment été entendues dans le centre de la capitale, à courte distance de ce rassemblement. Une femme a été tuée dans la frappe, selon l'agence iranienne Irna.

"Le problème de (Donald) Trump, c'est qu'il ne comprend pas que le peuple iranien est une nation courageuse, une nation forte, une nation déterminée. Plus il accentuera sa pression, plus la détermination de la nation se renforcera. Ces attaques (près du rassemblement) sont liées à la peur, au désespoir", a déclaré Ali Larijani à la télévision d'Etat.

Dans la foule, nombreuse, des manifestants ont été vus par l'AFP en train d'agiter des drapeaux iraniens, brandir des portraits du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei et des pancartes promettant l'enfer à Donald Trump et Benjamin Netanyahu.

Le conflit a provoqué des exodes massifs au sein du pays: plus de 3 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de l'Iran, selon le HCR.

"Presque chaque famille ici héberge au moins une famille venue de Téhéran", confie à l'AFP une femme de 30 ans résidant à Kermanshah, dans l'est du pays.

Sur place, la "population est extrêmement tendue et révoltée", notamment à cause des rationnements de pain ou de ruban adhésif, censé protéger les vitres des déflagrations.

Mort d'un soldat français

L'armée israélienne, qui avait dit viser des "infrastructures du régime" iranien dans la matinée, continue aussi à pilonner le Liban, où huit personnes ont été tuées dans une frappe dans le sud du pays.

La guerre, déclenchée il y a deux semaines, a fait sa première victime française dans la nuit de jeudi à vendredi: un militaire tué par un "drone Shahed" au Kurdistan irakien, d'après son chef de corps.

L'armée américaine a quant à elle annoncé la mort de quatre membres d'équipage dans le crash d'un avion américain de ravitaillement en carburant dans l'ouest de l'Irak, tout en assurant qu'il n'était pas dû à "des tirs hostiles".

Les attaques se poursuivent aussi dans le Golfe.

Des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP aux Emirats arabes unis, à Dubaï, dont le centre était recouvert vendredi matin d'un nuage de fumée.

Deux personnes ont été tuées par un drone dans le nord d'Oman, selon un média d'Etat.

Et l'Arabie saoudite a annoncé avoir abattu un "drone hostile" se dirigeant vers le quartier diplomatique de sa capitale, Ryad.

Dans son tout premier message jeudi, le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei avait insisté sur la capacité de l'Iran à semer le chaos dans la région.

Et notamment en réduisant l'offre de pétrole en continuant à bloquer le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial.

Pétrole russe

Ce choc énergétique majeur a des conséquences très concrètes à travers le monde: plusieurs compagnies aériennes, comme Air France ou SAS, ont déjà augmenté certains de leurs tarifs. Au Népal, on ne vend désormais plus que des bonbonnes de gaz à demi remplies.

Déterminé à poursuivre cette guerre afin d'empêcher l'Iran, "empire du mal", de se doter d'"armes nucléaires", le président américain Donald Trump tente en parallèle de contenir ce choc pétrolier.

Afin de réduire les tensions sur l'offre, son administration a annoncé jeudi autoriser temporairement la vente du pétrole russe stocké sur des navires, assouplissant ainsi des sanctions économiques visant Moscou.

Après avoir bondi de 10% la veille, le baril de Brent, référence du marché mondial, s'échangeait toujours au-dessus des 100 dollars vendredi matin, seuil franchi jeudi pour la première fois depuis août 2022.

"Les Etats-Unis reconnaissent en fait l'évidence: sans le pétrole russe, le marché mondial de l'énergie ne peut pas rester stable", s'est félicité l'émissaire du Kremlin Kirill Dmitriev.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coupe du monde: 3e à Courchevel, Odermatt s'assure le général

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Marco Odermatt s'est assuré le classement général et celui de la descente après sa 3e place à Courchevel. (© KEYSTONE/AP/Giovanni Auletta)

Marco Odermatt a fait coup double à Courchevel! 3e de la descente vendredi, le Nidwaldien s'est assuré une 5e victoire d'affilée au classement général ainsi qu'un 3e globe de la spécialité de rang.

Avec ce 14e podium de la saison, Odermatt compte désormais 632 points d'avance sur son poursuivant brésilien Lucas Pinheiro Braathen alors qu'il ne reste que six épreuves au programme. Il ne peut également plus être rejoint au classement de la spécialité par son dauphin bernois Franjo von Allmen, qui a connu l'élimination après avoir manqué une porte.

Malgré un bon dernier secteur, le skieur d'Herigiswil a perdu trop de temps dans la partie intermédiaire pour venir inquiéter ses rivaux du jour. Déjà vainqueur en 2022 sur cette piste, l'Autrichien Vincent Kriechmayr s'est offert sa première victoire en descente depuis mars 2023 en 1'47''26, soufflant la victoire pour neuf centièmes à l'Italien Giovanni Franzoni, qui disputait sa première course de Coupe du monde à Courchevel.

Rogentin et Murisier dans le top 10

Le Grison Stefan Rogentin, 3e de la dernière descente à Garmisch, a terminé au pied du podium à 15 centièmes d'Odermatt. Parti avec le dossard 1, le Valaisan Justin Murisier, a égalé sa meilleure performance de la saison en terminant à la 10e place. Dernier Suisse à s'élancer dans les 30 premiers, Lars Rösti a terminé au 24e rang.

Le Fribourgeois Alexis Monney a chuté sans gravité, alors qu'il était au contact de Franzoni sur le début du parcours, tandis que Niels Hintermann ne s'est pas présenté au départ.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Syrie: crimes de guerre à Soueïda en juillet dernier (enquêteurs)

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L'armée syrienne et des groupes armés ont perpétré des actes équivalant à des crimes de guerre en juillet dernier à Soueïda (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED AL RIFAI)

Les violences en juillet dernier à Soueïda, dans le sud de la Syrie, ont abouti à des actes équivalant à des crimes de guerre, selon des enquêteurs onusiens. Ils mettent en cause l'armée, des groupes druzes et des combattants.

Dans un rapport présenté vendredi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, ils ajoutent que des investigations supplémentaires pourront établir si des crimes contre l'humanité ont été perpétrés. Plus de 1500 personnes avaient été tuées dans la région de Soueïda.

Des violences à caractère ethnique ont eu lieu et les hommes ont parfois été exécutés collectivement. Des femmes ont également été tuées dans des raids dans des maisons.

Des pillages et des déplacements forcés ont été observés. Des groupes armés druzes ont empêché certaines personnes de revenir dans la région. Les violations des droits humains ont été très larges, ajoute la Commission, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, mais est mandatée par le Conseil des droits de l'homme.

Ces dernières années, elle a dénoncé à de nombreuses reprises des actes équivalant à des crimes contre l'humanité. Mais elle n'est pas encore arrivée à cette conclusion pour des faits depuis l'arrivée, il y a plus d'un an, des autorités actuelles dans le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Irak: 4 membres d'équipage tués dans le crash d'un avion américain

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En plus de la perte d'un appareil ravitailleur tel que celui sur la photo, un KC-135, l'US Air Force a perdu quatre membres d'équipage (Archives) (© KEYSTONE/AP/Hiro Komae)

Quatre membres d'équipage ont péri dans le crash de l'avion de ravitaillement en carburant dans l'ouest de l'Irak, a annoncé vendredi le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient. La perte de ce KC-135 n'était pas due à "des tirs hostiles", a-t-il précisé.

"Quatre des six membres d'équipage à bord de l'avion ont péri, alors que les opérations de sauvetage se poursuivent", a précisé le Centcom dans un communiqué publié sur X. "Les circonstances de l'incident font l'objet d'une enquête. Mais la perte de l'avion n'est pas due à des tirs ennemis ou amis."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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