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International

Syrie: l'ONU appelle aux dons pour une "aide vitale" avant l'hiver

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Chaque année durant l'hiver, les fortes pluies transforment les camps de déplacés de la région en marécages boueux (archives). (© KEYSTONE/AP/GHAITH ALSAYED)

L'ONU a réclamé jeudi des fonds supplémentaires pour fournir une aide hivernale "vitale" à six millions de personnes en Syrie, pays ravagé par plus de 11 ans de guerre. Elle évoque des conditions de vie "périlleuses", notamment concernant les déplacés dans les camps.

"Si aucun financement supplémentaire n'est reçu, des millions de personnes se retrouveront sans protection face à un hiver rigoureux", s'alarme le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) dans un communiqué, déplorant que seulement 42% des fonds demandés en 2022 ont été reçus.

"Le rationnement de l'électricité dans tout le pays et les pénuries chroniques de carburant ont laissé les familles pauvres sans aucune alternative cet hiver", poursuit l'Ocha. Il se dit "particulièrement préoccupé par les familles qui n'ont pas les moyens d'acheter des vêtements chauds" ou de se chauffer.

La guerre civile, qui a fait près d'un demi-million de morts, a morcelé la Syrie et provoqué l'effondrement de son économie. 90% de la population se trouve sous le seuil de pauvreté et 12,4 millions de personnes sont dans une situation d'insécurité alimentaire, selon l'ONU.

Fortes pluies

L'Ocha indique que le nord-ouest du pays, dernier grand bastion rebelle et djihadiste où vivent plus de trois millions de personnes, abrite à lui seul 2,5 des six millions de personnes ayant besoin d'assistance hivernale, déplacés pour la plupart.

Chaque année durant l'hiver, les fortes pluies transforment les camps de déplacés de la région en marécages boueux inondant plusieurs tentes, et les décès d'enfants sont fréquents.

La plupart des déplacés font des feux de bois pour se chauffer ou utilisent des poêles dans leurs tentes, ce qui provoque régulièrement des incendies. "C'est la douzième année de crise et le douzième hiver de difficultés pour la population syrienne", déplore le coordinateur par intérim de l'Ocha, ElMostafa Benlamlih.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Weinstein attend son verdict après un âpre procès à Los Angeles

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Près de 90 femmes, dont Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette, ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires (archives). (© KEYSTONE/AP/Etienne Laurent)

Le sort du magnat déchu d'Hollywood Harvey Weinstein est désormais dans les mains des jurés, partis délibérer vendredi après presque deux mois d'un procès incendiaire à Los Angeles. Combative, sa défense a tenté de décrédibiliser ses accusatrices.

Accusé de viols et d'agressions sexuelles, l'ancien "roi" américain du cinéma de 70 ans a déjà été condamné à New York en 2020 à 23 ans de prison pour des faits similaires. Au cours de ce nouveau procès, quatre femmes témoignant de manière anonyme ont accusé le producteur de les avoir contraintes à des relations sexuelles dans des hôtels de Beverly Hills et de Los Angeles entre 2004 et 2013.

Une cinquième a finalement refusé de témoigner. Après des semaines d'audiences éprouvantes, souvent interrompues par les sanglots des victimes, l'accusation a dépeint M. Weinstein comme un ogre tout-puissant, dont la mainmise sur Hollywood a longtemps empêché ses victimes de parler, par peur de répercussions sur leur carrière.

"Règne de terreur"

"Il n'y a aucun doute qu'Harvey Weinstein était un prédateur", a lancé la procureure dans son réquisitoire. "Et comme tous les prédateurs, il avait une méthode", a-t-elle insisté, en appelant les jurés à "mettre un terme à son règne de terreur".

"Les hôtels étaient son piège. Confinées entre ces murs, les victimes ne pouvaient pas échapper à sa masse imposante", a résumé la procureure, en s'appuyant sur les similarités entre les témoignages.

L'ex-producteur, qui a toujours assuré que toutes ses accusatrices étaient consentantes, a refusé de témoigner pendant l'audience. Pour lui, les enjeux sont de taille. S'il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à plus de 100 années supplémentaires derrière les barreaux.

Le verdict de ce nouveau procès à Los Angeles est aussi particulièrement important, car, après un refus initial de la justice, la cour suprême de New York l'a finalement autorisé en août à faire appel de sa condamnation de 2020, qui avait constitué une victoire majeure du mouvement #MeToo.

Au total, près de 90 femmes, dont les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow et Rosanna Arquette, ont accusé Harvey Weinstein de harcèlement, d'agressions sexuelles ou de viols. Mais le délai de prescription a été dépassé dans nombre de ces affaires, certaines remontant à 1977.

L'ex-producteur est également inculpé au Royaume-Uni pour des agressions sexuelles qui remonteraient à 1996.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Biden et le prince britannique William discutent du climat à Boston

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Le prince William, 40 ans, et le président américain Joe Biden, 80 ans, ont échangé quelques banalités et plaisanteries sur le froid polaire qui enveloppe Boston. (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Le président des Etats-Unis Joe Biden a rencontré brièvement vendredi le prince britannique William à Boston, où le prince de Galles doit présider un gala sur le changement climatique. La rencontre a duré moins d'une heure.

Après s'être serré la main, les deux hommes ont échangé quelques banalités et plaisanteries sur le froid polaire qui enveloppe la cité historique de la Nouvelle-Angleterre, lors d'une rencontre devant la bibliothèque et le musée John F. Kennedy.

Le voyage de trois jours de William et de son épouse Kate devait culminer vendredi soir avec la deuxième édition du prix "Earthshot" créé par le prince en 2020 pour soutenir des solutions innovantes visant à régénérer la planète et lutter contre le changement climatique. Cinq prix de plus d'un million d'euros seront décernés dans cinq catégories.

Une myriade de stars sont attendues au MGM Music Hall de Boston, parmi lesquelles la chanteuse Billie Eilish et l'acteur Rami Malek.

Visite de trois jours

Joe Biden, qui vient de recevoir en visite d'Etat son homologue français Emmanuel Macron, était à Boston pour une levée de fonds de son parti démocrate et pour cette rencontre avec William, qui a duré moins d'une heure.

Les deux hommes devaient discuter de "leurs objectifs communs sur le climat" ainsi que des questions de santé mentale et de lutte contre le cancer, avait dit la porte-parole de la présidence américaine, Karine Jean-Pierre.

Le prince et la princesse de Galles sont en visite de trois jours à Boston, leur première aux Etats-Unis depuis 2014 et leur première à l'étranger depuis la mort de la reine Elizabeth II, le 8 septembre.

Censé redorer l'image de la couronne britannique dans l'ancienne colonie américaine, le voyage se déroule dans une relative indifférence à Boston. Il a été assombri par une polémique après des remarques racistes survenues lors d'une soirée mardi au palais de Buckingham, à Londres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

111 millions d'argent public frais pour les JO de Paris 2024

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L'Etat et les collectivités français mettront environ 111 millions d'euros supplémentaires pour les JO de Paris 2024, dont le budget a gonflé de 10% en partie en raison de l'inflation (archives). (© KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

Cela n'était pas prévu mais l'Etat et les collectivités vont mettre un peu la main à la poche, environ 111 millions d'euros, pour aider le comité d'organisation des JO de Paris 2024 dont le budget a gonflé de 10% en partie en raison de l'inflation.

Il y a une dizaine de jours, le comité d'organisation, plongé depuis des mois dans ses comptes, avait annoncé la couleur: + 400 millions d'euros liés pour moitié à l'inflation galopante.

Mais aussi en cause, d'autres postes budgétaires: celui de la cérémonie d'ouverture (+30 millions), de la sécurité, de la masse salariale, d'un cahier des charges plus complexe que prévu, etc. Pour arriver à un budget total de 4,380 milliards d'euros fin 2022.

Aide aux Jeux paralympiques -

Le Cojo a essayé de comprimer tout ce qu'il pouvait comprimer, "main dans la main avec le CIO", comme retarder l'ouverture du village olympique ou celle des sites d'entraînements, réduire les places des officiels et des médias pour engranger plus de billets payants.

Les recettes de billetterie vont d'ailleurs s'inscrire en hausse (+127 millions) et celles des partenariats aussi (+143 millions d'euros), a expliqué le président du Cojo, Tony Estanguet lors d'un point presse vendredi.

Il puise aussi dans sa réserve pour aléas, pour environ 115 millions d'euros, et garde encore un matelas de 200 millions d'euros en cas de coup dur.

Mais tous les efforts n'ont pas suffi. L'Etat, qui répète régulièrement que "les Jeux financent les Jeux", a expliqué vendredi qu'il allait remettre au pot avec des collectivités locales, en particulier la Métropole du Grand Paris et la mairie de Paris.

Soixante-et-onze millions d'euros viendront ainsi s'ajouter aux 100 millions d'euros d'argent public budgétés pour les Jeux paralympiques, ainsi que 12 millions pour du matériel sportif qui pourra ensuite être reversé à des associations. Huit millions seront consacrés à équiper le nouveau laboratoire antidopage et cinq millions pour les voies olympiques. La métropole ajoute aussi 15 millions d'euros pour des "aménagements", sans plus de précisions.

Village olympique aussi touché

Au total, environ 111 millions d'euros d'argent public frais, qui font passer la part de contributions publiques au sein du budget du Cojo de 3 à 4%, a expliqué Tony Estanguet. Le reste, désormais 96%, est privé: recettes de partenariats et de billetterie et une contribution du comité international olympique (CIO).

Le directeur de cabinet d'Amélie Oudéa-Castéra, la ministre des Sports et des JO, a présenté ces nouvelles dotations comme pouvant servir au-delà des Jeux olympiques et paralympiques.

L'autre grand opérateur des JO, qui lui est partiellement financé par de l'argent public (Etat et collectivités), est la Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques, chargée par exemple de construire le village. Son budget de 4,3 milliards d'euros, dont 1,870 milliard d'argent public, a lui aussi été touché par la vague d'inflation née en partie de l'invasion russe de l'Ukraine.

"Serrer les boulons"

Tony Estanguet s'est satisfait vendredi de l'engagement de l'Etat et des collectivités et a rappelé que le conseil d'administration du 12 décembre devra "statuer sur cette étape stratégique". Il a aussi glissé au passage que l'Etat "se mobilise pour aller chercher de nouveaux partenaires en 2023".

Mais pour plusieurs observateurs avisés, cette révision budgétaire confirme aussi que l'inflation n'est pas seule en cause et que "le budget a été sous-évalué depuis le départ". C'est le cas par exemple de la lutte antidopage, notoirement sous-évaluée dans le budget selon plusieurs sources, et précisément un secteur pour lequel l'Etat donne un coup de pouce.

Depuis l'arrivée d'Amélie Oudéa-Castéra, ministre des JO, l'Etat, garant en cas de déficit du Cojo, "serre les boulons", ont rapporté plusieurs sources à l'AFP. "Le pilotage automatique a été retiré et la ministre a pris les choses en main", a fait ainsi savoir une source proche du monde olympique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

A Hawaï, le Mauna Loa menace l'une des principales routes de l'île

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La lave du Mauna Loa, en éruption depuis le 27 novembre, menace désormais l'une des routes principales de Hawaï. (© KEYSTONE/AP/Gregory Bull)

La lave du Mauna Loa, plus gros volcan actif du monde entré en éruption le 27 novembre après 38 ans de calme, s'approche désormais d'une des routes principales de l'île d'Hawaï, selon l'Institut américain de géophysique (USGS).

Le "front de lave" issu d'une des coulées du volcan est désormais "à environ 3,2 miles (5,2 km) de l'autoroute Daniel Inouye", surnommée "Saddle Road", explique l'USGS dans son dernier bulletin publié jeudi soir.

Il s'agit de l'axe principal pour traverser l'île d'Hawaï, la plus grande de cet archipel du Pacifique, d'est en ouest. Sa fermeture obligerait les habitants à de longs détours.

La lave du Mauna Loa - "Longue Montagne" en hawaïen - a ralenti ces derniers jours en rencontrant des pentes moins prononcées et la plus grosse coulée avançait de "40 mètres par heure" jeudi midi, selon l'Institut.

Dans une semaine

A ce rythme, elle pourrait atteindre la route "au plus tôt (...) dans une semaine", selon l'USGS, qui rappelle toutefois que de "nombreuses variables" peuvent influer sur cette prévision et le caractère volatil de l'éruption.

Elle reste contenue au côté nord-est du volcan et les autorités, qui n'ont pas émis d'ordre d'évacuation, assurent toujours que les habitations demeurent hors de danger.

Sur CNN mercredi, le gouverneur d'Hawaï David Ige a mis les habitants et touristes en garde contre les "fumées toxiques" qui s'échappent du volcan. Il a encouragé les personnes présentant des problèmes respiratoires à "porter un masque".

Les vents peuvent aussi charrier des cheveux de Pélé, des fibres de verre volcaniques tirant leur nom de la déesse hawaïenne du feu, qui se forment lorsque des gouttelettes de lave s'étirent en fins filaments sous l'effet des bourrasques. Affutées comme des lames de rasoir, elles sont dangereuses pour la peau et les yeux.

Plus d'éruption depuis 1984

Le Mauna Loa, si large qu'il couvre la moitié de l'île d'Hawaï, n'était plus entré en éruption depuis 1984. Il avait alors vomi de la lave pendant 22 jours, produisant des coulées de lave qui ont échoué à seulement sept kilomètres de la ville d'Hilo, située au nord-est du volcan.

Avec un sommet culminant à 4169 mètres, il est l'un des six volcans actifs de l'archipel d'Hawaï et a connu 33 éruptions depuis 1843. L'île principale de l'archipel abrite également un volcan légèrement plus haut, le Mauna Kea - 4207 mètres d'altitude.

Juste au sud-est du Mauna Loa, le volcan Kilauea connaît lui une activité très soutenue, avec des éruptions quasiment ininterrompues entre 1983 et 2019. Sa dernière en date, mineure, est en cours depuis plusieurs mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Grippe aviaire: la France fait le vide dans de nombreux élevages

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A l'approche des Fêtes en Europe, de nombreux pays ont détecté le virus de la grippe aviaire sur leur sol: la production de viande de volaille et d'oeufs en pâtit, et les prix s'envolent (image symbolique). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

A quelques semaines des fêtes de fin d'année, l'Etat français a enclenché vendredi une baisse de la production de volailles dans l'ouest du pays, notamment via des départs anticipés à l'abattoir, pour éviter que la grippe aviaire ne devienne incontrôlable.

A compter de lundi, des dindes et canards, "les espèces les plus sensibles" au virus, seront envoyés de manière anticipée à l'abattoir, selon le ministère de l'Agriculture.

Quant aux éleveurs de poulets et poules pondeuses, ils pourront aller au bout de leur cycle de production, mais devront patienter trois semaines avant de réintroduire des animaux dans leurs bâtiments. Ces mesures, décidées devant l'"accélération" des contaminations, seront réévaluées d'ici à trois semaines.

Le ministère n'était pas en mesure vendredi de chiffrer le nombre d'exploitations et d'animaux concernés. Il parle de "dédensification". Objectif: baisser à marche forcée le nombre de volailles présentes dans les exploitations, plutôt que risquer de les voir contaminées, euthanasiées, et donc perdues pour la consommation humaine.

En parallèle, des animaux sains sont euthanasiés dans un périmètre restreint autour des élevages infectés.

"L'Etat sera au rendez-vous" pour indemniser les manques à gagner pour les éleveurs, assure le ministère.

20 millions euthanasiés

Les autorités veulent éviter la saturation des capacités d'abattage sanitaire, dépassées au plus fort de la dernière crise (fin novembre 2021 - mi-mai 2022). D'ampleur inédite, elle avait entraîné l'euthanasie de plus de 20 millions de volailles et une facture de plus d'un milliard d'euros d'indemnisations à la charge de l'Etat.

Selon un dernier bilan, 91 élevages, dont 37 en Vendée et Deux-Sèvres, ont été contaminés depuis la résurgence précoce de l'épizootie cet été. Et près de 1,3 million de volailles ont été euthanasiées.

Selon Sylvie Coloas, du syndicat Confédération paysanne, opposé à l'agriculture intensive, il était temps que l'Etat décide de réduire la densité de volailles : "C'est une décision difficile à prendre", "personne ne veut remettre en cause le modèle ultra-industriel".

Près de 1,3 million de volailles ont été abattues en France depuis le 1er août pour endiguer la résurgence de la grippe aviaire dans les élevages français, en particulier dans l'ouest du pays.

En Europe, de nombreux pays ont détecté le virus sur leur sol. La production de viande de volaille et d'oeufs en pâtit, et les prix s'envolent.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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