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International

Talibans et société civile afghane prennent langue à Oslo

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Le ministre des affaires étrangères afghan Amir Khan Muttaqi est à la tête de la première délégation de talibans à venir en Occident depuis leur retour au pouvoir l'an dernier. (© KEYSTONE/AP/MUHAMMAD FAROOQ)

Avant des entretiens avec des diplomates occidentaux, la première délégation de talibans à se rendre en Europe depuis leur retour au pouvoir a commencé dimanche à Oslo de discuter avec des membres de la société civile afghane. Les droits humains en étaient au centre.

Emmenée par le ministre des Affaires étrangères Amir Khan Muttaqi, la délégation, au premier jour de sa visite, devait rencontrer à huis clos des militantes féministes et des journalistes notamment, à l'hôtel Soria Moria, sur une colline enneigée près d'Oslo.

Une des militantes féministes, Jamila Afghani, a évoqué "une réunion positive pour rompre la glace".

"Les talibans ont fait preuve de bonne volonté", a-t-elle indiqué dans un message à l'AFP. "Voyons si leurs actes suivront leurs paroles".

Les participants ont souligné "que tous les Afghans doivent travailler ensemble pour une amélioration politique, économique et sécuritaire dans le pays", a aussi tweeté le porte-parole du gouvernement islamiste, Zabihullah Mujahid, dans ce qu'il a présenté comme une "déclaration conjointe".

L'urgence humanitaire en Afghanistan et les droits humains sont au coeur de cette visite de trois jours alors que des millions de personnes sont menacées par la faim dans le pays privé d'aides internationales et touché par plusieurs sécheresses.

Parler sans légitimer

Aucun Etat n'a pour l'instant reconnu le gouvernement des talibans, des fondamentalistes islamistes chassés du pouvoir en 2001 mais redevenus maîtres du pays en août dernier après une offensive éclair.

Ces discussions "ne constituent pas une légitimation ni une reconnaissance", a affirmé vendredi la ministre norvégienne des Affaires étrangères Anniken Huitfeldt. "Mais nous devons parler aux autorités qui dirigent de facto le pays", a-t-elle estimé.

Plusieurs dizaines de manifestants ont protesté devant son ministère dimanche aux cris de "Non aux talibans", "talibans terroristes" et "Afghan lives matter", a constaté un journaliste de l'AFP.

Lundi, la délégation rencontrera des représentants des Etats-Unis, de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Italie et de l'Union européenne, avant des contacts bilatéraux avec les autorités norvégiennes mardi.

Dans un entretien avec l'AFP samedi, le porte-parole du gouvernement islamiste, Zabihullah Mujahid, a dit espérer que les discussions contribueraient à "changer l'atmosphère guerrière (...) en situation pacifique".

Clan terroriste

Parmi les quinze membres de la délégation - exclusivement masculine - arrivée samedi soir à bord d'un avion affrété par la Norvège, figure Anas Haqqani, un des chefs du réseau Haqqani.

Responsable de plusieurs attentats meurtriers en Afghanistan, ce clan est considéré par les Etats-Unis comme un groupe terroriste et est devenu une composante majeure du nouveau régime taliban.

Le haut responsable, qui n'a pas de fonction officielle au sein du gouvernement, a été emprisonné plusieurs années dans une prison américaine proche de Kaboul, avant d'être relâché en 2019 lors d'un échange de prisonniers.

"Punition collective"

Depuis août, l'aide internationale qui finançait environ 80% du budget afghan s'est arrêtée et les Etats-Unis ont gelé 9,5 milliards de dollars d'avoirs de la Banque centrale afghane.

Le chômage a explosé et les salaires des fonctionnaires ne sont plus payés depuis des mois.

La faim menace aujourd'hui 23 millions d'Afghans, soit 55% de la population, selon l'ONU qui a réclamé 4,4 milliards de dollars auprès des pays donateurs cette année.

"Ce serait une erreur d'infliger une punition collective aux Afghans juste parce que les autorités de fait ne se comportent pas bien", a répété vendredi le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Paroles, paroles, paroles

La communauté internationale attend cependant de voir comment les fondamentalistes islamistes gouvernent, après avoir piétiné les droits humains lors de leur premier passage au pouvoir entre 1996 et 2001.

Malgré les promesses, les femmes sont largement exclues des emplois dans le secteur public et les écoles secondaires pour filles restent pour la plupart fermées.

Ex-ministre afghane des Mines et du Pétrole aujourd'hui réfugiée en Norvège, Nargis Nehan dit avoir décliné une invitation aux discussions, redoutant qu'"elles normalisent les talibans, qu'elles les renforcent sans qu'ils changent d'un iota".

"Si vous regardez ce qui s'est passé dans les discussions des trois dernières années, les talibans obtiennent toujours ce qu'ils réclament de la communauté internationale et du peuple afghan mais ils n'ont pas fait un seul pas de leur côté", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Tessinoise Susan Bandecchi qualifiée pour Roland-Garros

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Susan Bandecchi, ici lors du Ladies Open de Lausanne en 2023, va vivre une grande première à Paris (archives). (© KEYSTONE/GABRIEL MONNET)

La Tessinoise Susan Bandecchi va intégrer le tableau principal d'un tournoi du Grand Chelem pour la première fois de sa carrière. Elle s'est extraite des qualifications de Roland-Garros vendredi.

La Suissesse, classée 215e à la WTA, a obtenu son billet en balayant la Slovaque Viktoria Hruncakova (WTA 134) 6-1 6-2 en seulement 59 minutes de jeu. Elle n'avait atteint jusqu'ici qu'une seule fois le 3e tour des qualifications d'un Grand Chelem, également à Paris en 2021.

La joueuse de 27 ans revient de loin: elle avait dû sauver deux balles de match au 2e tour face à la Tchèque Dominika Salkova (115). Elle connaîtra en fin de journée son adversaire du 1er tour du tableau principal.

Avec Bandecchi, ce sont cinq Suissesses qui évolueront la semaine prochaine sur la terre battue de la Porte d'Auteuil. La Tessinoise rejoint Belinda Bencic (11), Viktorija Golubic (82), Simona Waltert (93) et Jil Teichmann (207, classement protégé).

Chez les hommes Leandro Riedi (ATP 121) doit disputer vers 13h00 son 3e tour des qualifications face au Français Pierre-Hugues Herbert (223). Pour l'instant, Stan Wawrinka est le seul Helvète présent dans le tableau principal de RG.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Alvaro Arbeloa ne sera plus l'entraîneur du Real Madrid

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Alvaro Arbeloa a confirmé vendredi son départ prochain du Real. (© KEYSTONE/EPA/Javier Lizon)

L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa, arrivé en janvier pour remplacer Xabi Alonso, a confirmé vendredi qu'il allait quitter son poste. Le Portugais José Mourinho devrait lui succéder.

"J'espère que ce ne sera qu'un au revoir. Le Real est ma maison depuis vingt ans, à différentes fonctions. Ce sera mon dernier match cette saison sur le banc, je ne sais pas si ce sera le dernier de ma vie, car on ne sait jamais. Mais je vais essayer d'en profiter, en espérant le gagner", a déclaré Arbeloa en conférence de presse.

Passé de l'équipe réserve à l'équipe première après le licenciement de Xabi Alonso début janvier, Arbeloa avait regretté la semaine passée de ne pas être parvenu à aider le Real, condamné à une saison blanche, à "gagner des titres".

Son court mandat d'intérimaire a été marqué par une élimination précoce en huitièmes de finale de la Coupe du Roi contre Albacete (D2) et plusieurs défaites douloureuses en Liga (Getafe, Osasuna, Majorque) qui ont mis fin aux espoirs de titres du Real, distancé par le FC Barcelone qui a été sacré champion d'Espagne pour la deuxième année de suite.

Son bilan est plus honorable en Ligue des champions dans laquelle son équipe a été éliminée avec les honneurs par le Bayern Munich en quarts de finale, après avoir écarté Manchester City et Benfica aux tours précédents.

Avec Mourinho?

Interrogé sur la possibilité d'épauler son ancien coach José Mourinho, qui devrait lui succéder sur le banc madrilène treize ans après son premier passage à Madrid, l'ex-latéral droit de 43 ans a estimé que le technicien portugais n'avait pas besoin de lui.

"Il a un très bon staff technique, il est très bien entouré. S'il revient à Madrid, il le fera avec ses gens de confiance. Je ne pense pas qu'il y ait de place pour moi", a-t-il expliqué.

Le champion du monde espagnol s'est dit "reconnaissant" d'avoir pu entraîner son club de coeur "pendant quatre mois", affirmant qu'il se sentait "meilleur entraîneur" que lors de son arrivée début janvier pour remplacer Xabi Alonso.

"Durant ces quatre mois, j'ai plus pensé au Real Madrid qu'à moi et je l'ai fait pour le bien du club. Il n'y a pas de retour en arrière, ni de place pour les regrets. J'ai fait de mon mieux, pas forcément à ma manière, mais de la meilleure façon possible. Le club ne m'a jamais posé des conditions, j'ai fait ce que je pensais bien, personne ne m'a demandé quoi que ce soit", a-t-il affirmé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cosmétiques: Puig et Estée Lauder se quittent sans accord de fusion

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Estée Lauder a repris de la vigueur après avoir traversé une période difficile pendant plusieurs trimestres consécutifs (archives). (© KEYSTONE/AP/PAT WELLENBACH)

Le groupe espagnol de luxe et cosmétiques Puig a indiqué que les discussions en vue d'une possible fusion avec le géant américain des cosmétiques Estée Lauder avaient "pris fin", sans avoir "abouti à un accord".

"Puig annonce aujourd'hui que ces discussions ont pris fin et que les deux sociétés n'ont pas abouti à un accord en vue d'une fusion potentielle de leurs activités respectives", a écrit tard jeudi Puig dans un communiqué, sans en donner les raisons.

"Cette décision ne modifie pas notre feuille de route stratégique. Nous continuons à nous appuyer sur nos atouts dans la beauté premium", a assuré Jose Manuel Albesa, le directeur général de Puig, qualifiant d'"enrichissants" les échanges tenus avec Estée Lauder.

Cité dans le communiqué, le dirigeant a salué "(la) solidité" du groupe, fondé en 1914 en Catalogne, "en tant qu'entreprise indépendante", assurant que Puig continuera d'avoir "une approche hautement sélective et orientée vers la création de valeur en matière de fusions-acquisitions, afin de continuer à compléter notre portefeuille".

Puig, propriétaire espagnol des marques Paco Rabanne et Jean-Paul Gaultier, a dégagé en 2025 un bénéfice net ajusté de près de 600 millions d'euros (548 millions de francs), avec un chiffre d'affaires de plus de cinq milliards d'euros.

Le groupe affirme vendre ses produits de beauté dans plus de 150 pays du monde.

De son côté, Estée Lauder - qui détient notamment les marques La Mer, Clinique, MAC et Bobbi Brown - a engrangé d'octobre à fin décembre dernier un chiffre d'affaires de 4,23 milliards de dollars. Son bénéfice net ressortait à 162 millions de dollars sur cette période.

Le groupe américain a repris de la vigueur après avoir traversé une période difficile pendant plusieurs trimestres consécutifs.

En février 2025, Estée Lauder avait annoncé un plan de restructuration dont le coût final devrait se situer entre 1,2 et 1,6 milliard de dollars avant impôts, avec la suppression de 5800 à 7000 postes d'ici fin 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Samsung: les salariés votent sur des primes record grâce à l'IA

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A lui seul, Samsung Electronics génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud et les puces mémoires représentent 35% des exportations du pays (archives). (© KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon)

Les salariés de Samsung Electronics vont commencer à voter vendredi sur un accord prévoyant une prime annuelle de 290'000 euros en moyenne, accordée par le géant sud-coréen des puces mémoire pour tenter d'éviter une grève sur fond de superprofits liés à l'IA.

Samsung Electronics et sa confédération syndicale sont parvenus à cet accord provisoire tard mercredi, à l'issue de négociations de dernière minute avec la médiation du gouvernement, évitant ainsi une grève de 18 jours censée commencer jeudi.

Le conflit est survenu sur fond de boom de l'intelligence artificielle, qui a dopé l'activité de Samsung dans les puces mémoires tout en soutenant la croissance économique et le marché boursier de la Corée du Sud.

Samsung a vu son bénéfice d'exploitation du premier trimestre bondir d'environ 750% sur un an, tandis que sa capitalisation boursière a dépassé pour la première fois les 1000 milliards de dollars ce mois-ci.

L'accord provisoire instaure un nouveau régime de primes pour les employés de la division des semi-conducteurs, équivalant à 10,5% du bénéfice d'exploitation de cette activité, et qui sera versé en actions, combiné à 1,5% supplémentaire en espèces.

Les quelque 78'000 employés de la division semi-conducteurs devraient donc recevoir cette année environ 509 millions de wons (290'000 euros) en moyenne dans le cadre du nouvel accord, a confirmé un responsable de l'entreprise à l'AFP jeudi.

Le régime de primes durerait 10 ans et est conditionné au fait que la division des puces affiche un bénéfice d'exploitation annuel de plus de 200'000 milliards de wons (près de 114 milliards d'euros) entre 2026 et 2028, puis de plus de 100'000 milliards de wons par an jusqu'en 2035.

Les salaires de base seront eux augmentés en moyenne de 6,2%.

Un collectif d'actionnaires s'oppose cependant à l'accord, dont il juge les dispositions illégales et s'est dit jeudi prêt à saisir la justice pour bloquer son application.

La perspective d'une grève avait suscité des inquiétudes quant à son impact potentiel sur l'économie: à lui seul, Samsung Electronics génère 12,5% du PIB de la Corée du Sud et les puces mémoires représentent 35% des exportations du pays.

Une grève aurait aussi pu affecter l'industrie tech, car Samsung est le plus grand fournisseur mondial des puces mémoires essentielles aux serveurs de centres de données, smartphones et véhicules électriques.

Le vote des salariés, initialement prévu pour commencer samedi, débutera finalement vendredi peu après 07H00 heure suisse ont indiqué l'entreprise et l'avocat de l'organisation syndicale.

Un document syndical distinct, consulté par l'AFP, précise que le vote se déroulera jusqu'au 27 mai et aura lieu en ligne.

Environ 70'000 employés syndiqués sont éligibles à participer au vote, et l'accord sera "automatiquement ratifié" si plus de la moitié des votants se présentent et si une majorité des votants l'approuvent, selon l'avocat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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