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Climat

Tempête "exceptionnelle" à Dubaï, cause artificielle évoquée

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Dubaï sous les eaux, les pluies torrentielles ont peut-être été provoquées par des ensemencements de nuages. (© KEYSTONE/AP/Jon Gambrell)

Les autoroutes géantes de Dubaï étaient encore inondées mercredi, les écoles fermées et le trafic aérien perturbé au lendemain de pluies records aux Emirats arabes unis. L'hypothèse de pluies déclenchées artificiellement est évoquée.

D'énormes files se sont formées sur des autoroutes à six voies dont certains tronçons ont été submergés mardi, les Emirats ayant enregistré 254 millimètres de pluie en une journée, l'équivalent de près de deux ans de précipitations dans ce pays désertique.

Au moins une personne a péri, un homme de 70 ans dont la voiture a glissé dans l'émirat de Ras el-Khaïmah, a annoncé la police.

Les voyageurs ont été invités à ne pas se rendre à l'aéroport de Dubaï, le plus fréquenté au monde en termes de trafic international, "sauf en cas d'absolue nécessité".

Chaos

"Les vols continuent d'être retardés et détournés (...). Nous travaillons d'arrache-pied pour rétablir les opérations le plus rapidement possible dans des conditions très difficiles", a déclaré un porte-parole de Dubai Airports.

La compagnie aérienne Emirates, fleuron de Dubaï, a suspendu les enregistrements mercredi, en raison des difficultés d'accès à l'aéroport pour le personnel et les passagers, les routes étant bloquées et certains services de métro suspendus.

De longues files d'attente se sont formées devant les stations de taxis de l'aéroport, tandis que de nombreux passagers attendaient à l'intérieur des nouvelles de leur vol. Mardi, des dizaines de vols avaient été retardés, annulés ou détournés.

Les écoles sont également restées fermées pour le deuxième jour consécutif.

Plus fortes que jamais

La tempête a touché les Emirats arabes unis et Bahreïn, dans la nuit de lundi à mardi, après avoir frappé Oman, un autre pays du Golfe, où 18 personnes, dont plusieurs enfants, ont été tuées.

Les précipitations aux Emirats arabes unis sont les plus importantes jamais enregistrées dans le pays, depuis le début des relevés en 1949, selon les autorités.

Pour Friederike Otto, maître de conférences en sciences du climat au Grantham Institute de l'Imperial College de Londres, "les pluies meurtrières et destructrices à Oman et Dubaï" ont probablement été accentuées par le "changement climatique provoqué par l'homme".

Ensemencement de nuages

Selon d'autres hypothèses relayées par les agences Bloomberg et au Benelux, Les conditions météorologiques extrêmes aux Emirats pourraient être le résultat de pluies générées artificiellement. Le Centre national de météorologie (NCM) a confirmé que des avions avaient décollé lundi et mardi pour influencer la météo.

Au moins sept avions ont décollé de l'aéroport international d'Al-Aïn entre lundi soir et mardi après-midi pour ensemencer les nuages, c'est-à-dire libérer des produits chimiques dans l'atmosphère afin de favoriser les précipitations. Les avions ont profité des cumulus qui passaient à ce moment-là.

En 2002, les Émirats arabes unis ont commencé à ensemencer les nuages ​ ​pour lutter contre la chaleur et la sécheresse, mais le manque de drainage dans de nombreuses régions peut provoquer des inondations. Selon le météorologue du NCM, Ahmed Habib, qui s'est entretenu avec l'agence de presse Bloomberg, la pluie est en partie due à la technologie.

Malgré les maisons et routes inondées et les vols annulés, l'agence de presse locale a parlé mardi de "pluies de bonté". Le gouvernement de Dubaï a conseillé mercredi aux habitants de travailler à domicile en raison des conditions météorologiques. Les écoles sont également fermées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Inde: fermeture des écoles en raison d'une vague de chaleur

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Lundi, il faisait 47,8°C à Najafgarh en banlieue de Delhi, soit la température la plus élevée de tout le pays. (© KEYSTONE/AP/Channi Anand)

Les autorités de Delhi ont ordonné la fermeture anticipée des écoles de la capitale indienne pour les vacances d'été, avec "effet immédiat", selon la presse locale mardi, en raison de températures torrides. Un pic de 47,8°Celsius a été atteint lundi.

Le service météorologique indien a prévu une "vague de chaleur sévère" cette semaine. Lundi, il faisait 47,8°C à Najafgarh en banlieue de Delhi, soit la température la plus élevée de tout le pays.

Les autorités de plusieurs États, dont l'Haryana, le Madhya Pradesh, le Punjab et le Rajasthan, dans le nord et centre du pays, ont également ordonné la fermeture des écoles, selon Indian Today. En mai 2022, certains quartiers de Delhi ont connu des températures montant jusqu'à 49,2°C.

Pluies au sud

En revanche, les États du sud de l'Inde, notamment le Tamil Nadu et le Kerala, ont subi de fortes pluies ces derniers jours. De violentes tempêtes ont également frappé certaines parties du pays la semaine dernière, notamment la capitale financière Bombay, où la puissance du vent a entraîné la chute d'un panneau d'affichage sur une station-service. Seize personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d'autres blessées.

Le mois dernier, une vague de chaleur exceptionnelle a affecté l'Asie du Sud et du Sud-Est, notamment les Philippines et le Bangladesh où des milliers d'écoles ont suspendu leurs cours. Selon les recherches scientifiques, les vagues de chaleur sont plus longues, plus fréquentes et plus intenses en raison du réchauffement climatique.

Elections

En ce moment, 968 millions d'Indiens, soit plus que la population totale des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Russie réunis, sont appelés à élire les 543 membres de la chambre basse. La sixième phase de ces élections générales, qui en comptent sept et se déroulent jusqu'au 1er juin, aura lieu samedi, notamment à Delhi.

La commission électorale indienne a déclaré le mois dernier avoir formé un groupe de travail chargé d'examiner l'impact des vagues de chaleur et de l'humidité avant chaque phase du scrutin.

La participation aux élections générales est inférieure à celle de 2019, des analystes imputant ce recul aux fortes chaleurs et d'autres à "un certain désintérêt" des électeurs pour un scrutin sans surprise.

Le Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi, qui brigue un troisième mandat, a été donné vainqueur par les analystes politiques bien avant le début des élections le 19 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Avalanche mortelle au Piz Palü, dans les Grisons

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Le randonneur à ski a été emporté par l'avalanche dimanche midi au Piz Palü. (© Police cantonale grisonne)

Un randonneur à ski de 38 ans est décédé dimanche après avoir été emporté par une avalanche au Piz Palü, dans les Grisons. La coulée l'a entraîné dans une chute de plusieurs centaines de mètres et l'a enseveli. Son partenaire de randonnée est indemne.

La victime faisait partie d'un groupe de quatre randonneurs à ski italiens qui avaient gravi dimanche matin le Piz Palü par la voie normale depuis la Diavolezza, a indiqué lundi la police cantonale grisonne.

Arrivé au sommet, le groupe s'est séparé pour descendre. Deux alpinistes ont choisi de redescendre par où ils sont montés tandis que les deux autres ont opté pour le versant nord. Une avalanche s'est déclenchée vers midi lors de l'entrée du premier alpiniste sur le versant nord et l'a emporté.

Les secours n'ont pu que dégager le corps sans vie de l'homme de la coulée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

De nouvelles inondations font 66 morts en Afghanistan

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Dans la province de Ghor, dans l'ouest du pays, de fortes précipitations vendredi ont fait 55 morts, selon un bilan provisoire officiel, tandis que plus de 3000 maisons ont été détruites (© KEYSTONE/AP/Omid Haqjoo)

Des inondations ont fait 66 morts dans la province de Faryab, dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé dimanche un porte-parole du gouvernorat. Le pays est actuellement confronté à une série de violentes précipitations très meurtrières.

De fortes pluies samedi soir dans de nombreux districts "ont tué 66 personnes à Faryab", a déclaré Asmatullah Muradi, dans une vidéo sur WhatsApp. "Cinq personnes ont été blessées, huit sont portées disparues et plus de 1500 maisons ont été endommagées", a-t-il précisé.

Dans la province de Ghor, dans l'ouest du pays, de fortes précipitations vendredi ont fait 55 morts, selon un bilan provisoire officiel, tandis que plus de 3000 maisons ont été détruites.

La province de Baghlan (nord) a connu le 10 mai des crues subites extrêmement dévastatrices ayant fait au moins 300 morts et de très nombreux disparus.

Difficulté d'accès

Les agences de l'ONU comme le gouvernement taliban ont indiqué que le bilan allait probablement s'alourdir mais n'ont fourni aucun nouveau chiffre actualisé depuis une semaine. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a expliqué que le dysfonctionnement d'internet empêchait toujours de connaître la situation véritable de certains villages très isolés.

"Les organisations humanitaires continuent de rencontrer des problèmes majeurs d'accès aux zones touchées en raison des dommages étendus aux infrastructures, notamment les routes et les ponts", a déclaré l'OMS.

Ceci vaut pour toutes les provinces de ce pays qui figure parmi les plus pauvres du monde et où les secours par ailleurs souffrent d'un cruel manque de moyens financiers.

"Catastrophe sur catastrophe"

L'Afghanistan, pays très exposé aux changements climatiques, connait un printemps anormalement pluvieux, après un hiver exceptionnellement sec. "Avec ces situations météorologiques erratiques, cela a été catastrophe sur catastrophe, qui ont plongé les villageois dans l'extrême pauvreté", a déclaré mardi dernier Timothy Anderson, chargé de l'Afghanistan au Programme alimentaire mondial (PAM).

Environ 80% des 40 millions d'Afghans dépendent de l'agriculture pour leur survie et les précipitations actuelles ont submergé des surfaces considérables de terres et détruit de nombreuses récoltes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Deux morts dans une avalanche au Pigne d'Arolla (VS)

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L'avalanche s'est produite au Pigne d'Arolla, qui culmine à 3781 mètres (image symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Deux ressortissants italiens sont décédés dimanche dans une avalanche au Pigne d'Arolla (VS). Une troisième personne, qui n'a pas été touchée par la coulée, a pu alerter les secours.

Les trois alpinistes effectuaient l'ascension du Pigne d'Arolla, au-dessus d'Evolène, quand, vers 07h30, une avalanche s'est déclenchée, emportant deux des trois personnes, a indiqué la police cantonale valaisanne dans un communiqué. Ces dernières ont fait une chute de près de 800 mètres. Immédiatement alertés par la troisième, indemne, les secouristes n'ont pu que constater le décès des deux alpinistes au pied de la face nord.

L'identification formelle des deux victimes est en cours, ajoute la police valaisanne qui précise que le Ministère public cantonal a ouvert une enquête. Selon l'agence de presse italienne Ansa, les victimes sont deux ressortissants italiens âgés de 30 et 50 ans qui pratiquaient le ski-alpinisme.

Connus dans le monde lombard du sport de montagne, l'un était administrateur du Soccorso Alpino, au siège du Bione, tandis que l'autre était l'âme du groupe d'alpinistes Asen Park. Le maire de Lecco, Mauro Gattinoni a exprimé les condoléances de la ville, rappelant que les deux hommes étaient "très estimés, connus et appréciés".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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