Rejoignez-nous

International

Trump évoque Pearl Harbor devant la première ministre japonaise

Publié

,

le

Dans le bureau ovale de la Maison Blanche en recevant jeudi la visite de la première ministre japonaise Sanae Takaichi, Donald Trump a évoqué devant elle Pearl Harbor, créant un malaise. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

La première ministre japonaise a préservé jeudi sa bonne entente avec Donald Trump, malgré la retenue de Tokyo face à l'offensive américaine contre l'Iran et en dépit d'une stupéfiante allusion du président américain à l'attaque de Pearl Harbor.

Le dirigeant républicain, qui ne tarit pas d'éloges pour Sanae Takaichi depuis leur rencontre au Japon à l'automne dernier, a salué sa bonne volonté face à ses demandes d'aide pour sécuriser le transport maritime dans le Golfe.

"Je pense que, d'après les déclarations qui nous ont été faites hier et avant-hier concernant le Japon, ce pays monte vraiment au créneau, oui", a déclaré le président américain au côté de la première ministre dans le Bureau ovale, ajoutant après une pause: "pas comme l'Otan".

Il n'a pas précisé quelles étaient ces "déclarations" ni quels engagements la dirigeante japonaise avait pris, elle qui a plusieurs fois appelé à tenir compte des contraintes légales propres à son pays.

La Constitution japonaise, imposée en 1947 par les Etats-Unis, implique de renoncer à la guerre.

"Surprise"

Dans le moment le plus frappant de l'entrevue, Donald Trump a d'ailleurs fait allusion directement à ce contexte historique.

Lorsqu'un journaliste japonais lui a demandé pourquoi il n'avait pas prévenu ses alliés dont le Japon du déclenchement de la guerre en Iran, le président américain a répondu avoir voulu garder l'élément de surprise.

"Qui connaît mieux les surprises que le Japon?", a-t-il lâché. "Pourquoi ne m'as-tu pas parlé de Pearl Harbor?"

L'ombre d'une grimace a semblé passer sur le visage de la première ministre japonaise, qui s'est reculée dans son fauteuil.

Le Japon a mené une attaque surprise contre la marine américaine à Pearl Harbor, à Hawaï, en décembre 1941, provoquant l'entrée en guerre des Etats-Unis.

La scène rappelle une rencontre en juin entre Donald Trump et le chancelier allemand Friedrich Merz. Jeudi, la première ministre japonaise n'a pas répliqué que ce furent les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki qui ont mis fin à la 2e Guerre mondiale.

Le républicain, avec sa conception binaire de l'Histoire, dans laquelle il voit des "vainqueurs" ou des "perdants", avait lancé que le débarquement allié de juin 1944 n'avait pas été "une très bonne journée" pour les Allemands.

Le dirigeant allemand avait répliqué que cette journée avait conduit à la fin du régime nazi.

Accolade

La réunion jeudi a débuté par une chaleureuse accolade entre le dirigeant républicain et la conservatrice de 65 ans.

Donald Trump a eu de nombreux compliments pour Sanae Takaichi, une "personne très spéciale", une "femme formidable".

La rencontre s'annonçait délicate pour la première ministre, qui n'est pas allée jusqu'à promettre d'envoyer des forces militaires pour aider à rouvrir le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran.

La guerre porte un coup conséquent à la sécurité énergétique japonaise. Quatrième économie mondiale, le Japon est le cinquième importateur de pétrole et quelque 70% de ses approvisionnements transitent par le détroit.

Sanae Takaichi a dit que le Japon "condamnait" les attaques de l'Iran contre les pays de la région, et a présenté le président américain comme seul capable d'apporter la "paix" dans le monde.

Petits réacteurs nucléaires

Le républicain avait appelé dimanche ses alliés, dont le Japon, et la grande rivale des Etats-Unis, la Chine, à fournir leur assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole.

Les refus successifs de la quasi-totalité des pays alliés ont provoqué la fureur de Donald Trump.

Depuis, le Japon s'est associé à la France, au Royaume-Uni, à l'Allemagne, à l'Italie et aux Pays-Bas pour se dire "prêt à contribuer" à sécuriser le détroit.

Sanae Takaichi a aussi souligné dans le Bureau ovale que "l'environnement sécuritaire devenait de plus en plus difficile" dans la zone Asie-Pacifique.

Alors que la relation entre le Japon et la Chine s'est tendue récemment, Tokyo s'inquiète en effet d'un possible désintérêt de l'administration Trump face aux ambitions chinoises dans la région.

Sur le plan commercial, Etats-Unis et Japon ont annoncé qu'une société commune américano-japonaise investirait jusqu'à 40 milliards de dollars dans la construction de petits réacteurs nucléaires (SMR) aux Etats-Unis, où les deux pays vont également collaborer pour bâtir des sites d'exploitation de gaz naturel, à hauteur de 33 milliards de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Nouvelles "réunions constructives" entre Américains et Ukrainiens

Publié

le

Tandis que des négociateurs américains et ukrainiens se rencontrent en Floride, des recrues se reposent après des exercices sur un terrain d’entraînement dans la région de Zaporijjia. (© KEYSTONE/AP/Andriy Andriyenko)

Des négociateurs américains et ukrainiens ont tenu samedi en Floride des "réunions constructives" pour tenter de progresser vers la fin de la guerre en Ukraine. L’information a été communiquée par l’émissaire américain Steve Witkoff dans un message publié sur X.

"Aujourd'hui, en Floride, les délégations américaine et ukrainienne ont tenu des réunions constructives dans le cadre des efforts de médiation en cours. Les discussions ont porté sur la réduction et le règlement des points en suspens afin de se rapprocher d'un accord de paix global", a indiqué M. Witkoff, précisant que l'autre émissaire américain Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, avait également participé aux réunions.

"Nous saluons la poursuite des efforts visant à résoudre les questions en suspens, conscients de leur importance pour la stabilité mondiale", a poursuivi Steve Witkoff.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également évoqué de son côté ces réunions en cours: "Notre délégation est en Amérique au moment où je parle. Il y a déjà eu une rencontre aujourd'hui", a-t-il déclaré samedi dans son allocution quotidienne.

Poursuite des discussions dimanche

"Les délégations vont poursuivre leurs discussions demain. Le plus important est de comprendre dans quelle mesure la partie russe est prête à avancer avec une fin véritable de la guerre", a ajouté le président ukrainien.

Cette initiative diplomatique des États-Unis pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde guerre mondiale est au point mort depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes conjointes contre l'Iran fin février, guerre qui a gagné tout le Moyen-Orient.

Négociateurs américains et ukrainiens s'étaient entretenus pour la dernière fois en février à Genève.

En face de la délégation américaine, où Steve Witkoff et Jared Kushner étaient accompagnés de conseillers à la Maison Blanche et au département d'Etat, la délégation ukrainienne comprenait le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, et le bras droit de Volodymyr Zelensky, Kyrylo Boudanov, selon les médias ukrainiens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

WTA 1000 de Miami: Belinda Bencic qualifiée pour les 8es de finale

Publié

le

Un succès en deux sets pour Belinda Bencic (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Belinda Bencic (WTA 12) s'est hissée en 8e de finale du WTA 1000 de Miami. La St-Galloise s'est imposée 6-3 6-3 devant la Russe Diana Shnaider (WTA 20) samedi au 3e tour.

Huitième de finaliste à Indian Wells dix jours plus tôt, Belinda Bencic atteint ce stade de la compétition à Miami pour la troisième fois seulement. Elle avait poursuivi sa route jusqu'en demi-finales en 2022 pour son meilleur résultat dans un tournoi floridien qui ne lui a guère souri jusqu'ici.

La championne olympique 2021 affrontera au tour suivant l'Américaine Amanda Anisimova (WTA 6), double finaliste de Grand Chelem en 2025 (Wimbledon et US Open), contre qui son bilan est de 2-2.

Belinda Bencic, qui avait battu Diana Shnaider en deux sets lors de leur seul précédent duel (en 2025 à Indian Wells), a donc fait de même à Miami. Elle a bouclé l'affaire en 1h24.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Sprint à Lake Placid: Nadine Fähndrich part sur un 4e rang

Publié

le

Nadine Fähndrich a mis fin à sa carrière (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Nadine Fähndrich a mis un terme à sa carrière en se classant 4e du sprint en skating lors des finales de Coupe du monde à Lake Placid. La Lucernoise a été devancée par trois Suédoises.

Il n'y a rien eu à faire pour la Suissesse dans une finale où quatre des six skieuses venaient de Suède. La victoire est revenue à Linn Svahn devant ses compatriotes Jonna Sundling et Maja Dahlqvist, qui s'est ainsi assuré le petit globe de la spécialité.

Elle a pris le meilleur sur Nadine Fähndrich dans la dernière ligne droite. La Lucernoise boucle sa saison au 3e rang du classement final du sprint. Elle peut désormais partir à la retraite l'esprit libre, après avoir conquis une médaille olympique et trois médailles mondiales. L'athlète de 30 ans a été la meilleure fondeuse suisse de l'histoire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Milan - San Remo: Tadej Pogacar gagne malgré une chute

Publié

le

Pogacar à l'attaque dans la Cipressa devant Pidcock et Van der Poel (© KEYSTONE/AP/Fabio Ferrari)

Tadej Pogacar a enfin inscrit Milan - San Remo à son imposant palmarès. Le champion du monde slovène, pourtant tombé à 32 km de l'arrivée, a battu l'Anglais Tom Pidcock au sprint au terme des 298 km.

La "Primavera" a donc souri à l'ogre du cyclisme mondial, qui avait terminé troisième lors des deux précédentes éditions. Ses espoirs ont toutefois failli s'envoler dans une chute avant la montée de la Cipressa. "J'ai cru que tout était fini sur le moment. Mais j'ai pu rapidement remonter sur le vélo et mon équipe a fait un travail extraordinaire pour me ramener devant", a déclaré le vainqueur.

Marqué sur le côté gauche, le Slovène est revenu aux avant-postes en six km. Il a fait le vide dans la Cipressa, où seuls Pidcock et le Néerlandais Mathieu van der Poel ont pu prendre son sillage.

Van der Poel craque

Pogacar (27 ans) a ensuite fait craquer Van der Poel, vainqueur sortant, dans l'ascension du Poggio. Mais Pidcock, très en vue aussi, a résisté jusqu'au bout. Le sprint pour la victoire a été très serré, le champion du monde prenant l'avantage pour une demi-roue.

Il a ainsi enlevé le 11e Monument de sa carrière, égalant le Belge Roger De Vlaeminck. Seul un autre Belge, le légendaire Eddy Merckx, a fait mieux avec 19 succès. Désormais, seul Paris - Roubaix manque encore au palmarès du Slovène, qui est devenu le premier à gagner Milan - San Remo avec le maillot de champion du monde depuis l'Italien Giuseppe Saronni en 1983.

Pogacar avait été rapidement privé d'un de ses lieutenants. L'Argovien Jan Christen, en forme en ce début de saison, a été pris dans une chute après 55 km et il a été contraint à l'abandon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

Vénus, votre Planète, subit la pression de Jupiter, ce qui peut générer un sentiment d'insatisfaction, alors que tout va bien !

Les Sujets à la Une