Climat
Turquie: inondations meurtrières dans la zone du séisme
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Une vingtaine de personnes sont décédées ou portées disparues mercredi dans des inondations qui ont frappé deux provinces du sud-est de la Turquie. Celles-ci étaient déjà affectées par le séisme dévastateur du 6 février, ajoutant à la détresse des rescapés.
Douze personnes ont perdu la vie dans la ville de Sanliurfa, parmi lesquelles cinq Syriens retrouvés morts dans le sous-sol d'un immeuble et deux autres sont décédées dans la province voisine d'Adiyaman, dont un bébé d'un an et demi, a rapporté le ministre de l'Intérieur, Suleyman Soylu.
Cinq personnes sont portées disparues. Plus de 160 secouristes et plongeurs ont été dépêchés dans la région, a précisé le ministre.
Les images vidéo montrent des villes envahies par des eaux torrentielles et boueuses; sur l'une d'elles on voit un homme en costume beige et cravate tenter de se maintenir en surface alors qu'il est emporté à vive allure par les flots bruns.
La province d'Adiyaman et celle, voisine, de Malatya, durement frappées par les pluies ont été parmi les plus touchées et ont subi d'importantes destructions lors du séisme.
Au moins une des victimes décédées à Adiyaman se trouvait à l'intérieur d'un conteneur transformé en hébergement d'urgence quand elle a été prise au piège par les eaux, selon l'agence officielle Anadolu.
Sur une des vidéos tournée dans la province de Malatya, le niveau de l'eau a monté autour des tentes blanches où sont réfugiés des rescapés du séisme.
Logements temporaires
Quelque deux millions de rescapés du séisme ont été logés de façon temporaire dans des villages de tentes et de conteneurs dans les onze provinces turques touchées par le séisme.
Selon le gouvernorat de Sanliurfa et des images diffusées par la chaîne privée NTV, les pluies torrentielles ont également envahi le rez-de-chaussée de l'un des principaux hôpitaux de la province, dont une unité de soins intensifs, obligeant les médecins à transférer des patients.
Les images montrent des avenues de Sanliurfa, grande ville située à 50 kilomètres à vol d'oiseau de la frontière syrienne, transformées en torrents brunâtres charriant un chaos de voitures et camions.
La secousse du 6 février a fait près de 48'500 morts et affecté 13,5 millions de personnes, soit près d'un sixième de la population turque, selon le dernier bilan des autorités.
En campagne pour sa réélection le 14 mai, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui se trouvait de nouveau dimanche dans la zone du tremblement de terre qu'il a fréquemment visitée, a promis mercredi de construire au plus vite 650'000 logements dans les provinces affectées par le séisme.
"Au-delà des opérations de secours, de l'aide d'urgence et des abris temporaires que nous avons fournis jusqu'à présent, nous promettons à notre nation de restaurer les villes détruites lors du tremblement de terre d'ici un an", a-t-il dit dans un discours devant les députés de son parti, réitérant une promesse faite au lendemain du désastre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Genève et de Vaud activent l'alerte canicule dès jeudi
Genève et Vaud activent l'alerte canicule dès jeudi. En cause, les températures élevées prévues jusqu'à mardi au moins. Pendant cette période de fortes chaleurs, les communes et institutions des deux cantons déploient des mesures pour protéger la santé de la population.
A Genève, le service du médecin cantonal recommande à chacun de se protéger de la chaleur, de s'hydrater suffisamment et de faire preuve de solidarité envers ses proches et son voisinage, indique-t-il mercredi. Les enfants de moins de 6 ans, les personnes âgées, celles qui travaillent à l'extérieur et les malades sont particulièrement à risque.
Si les dispositifs seront mis en place dès jeudi, le canton de Vaud invite la population à adopter immédiatement les bons réflexes. Des conseils sont disponibles sur différents sites Internet des deux cantons, qui rappellent que les coups de chaleur sont une urgence vitale. Une température corporelle élevée, un état confusionnel, une faiblesse générale, des nausées et des crampes sont des signes d'alerte.
L'activation des plans canicule repose sur des critères précis. Les températures moyennes journalières (24 heures) prévues doivent être égales ou supérieures à 25 degrés pendant cinq jours consécutifs ou à 27 degrés pendant trois jours consécutifs. Selon MétéoSuisse, le thermomètre pourrait progressivement grimper jusqu'à 37 degrés lundi au bout du lac.
www.ge.ch/gestes-prevention-cas-fortes-chaleurs www.vd.ch/chaleur
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre
Le réchauffement planétaire s'intensifie et la montée des eaux s'accélère, alertent jeudi un groupe de scientifiques du climat de premier plan. Ils craignent la disparition de plusieurs systèmes d'observation du climat en raison de choix budgétaires et géopolitiques.
Plus de 70 scientifiques, issus de 17 pays, dont plusieurs auteurs du GIEC, le groupe d'experts du climat mandatés par l'ONU, ont mis à jour douze indicateurs-clés du réchauffement planétaire, dans la quatrième édition d'une étude de référence désormais publiée tous les ans.
"Ces indicateurs constituent un suivi essentiel des signes vitaux d'un patient présentant des symptômes de plus en plus inquiétants", souligne Peter Thorne, professeur de géographie physique à l'université de Maynooth (Irlande) et membre du GIEC.
Mais ils sont aujourd'hui "fragilisés ou menacés par des choix géopolitiques" ou "portant sur les financements publics", a souligné Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue française et ancienne coprésidente d'un groupe de travail du GIEC.
En 2025, le réchauffement de la planète a atteint 1,39 degré Celsius par rapport à la période préindustrielle (1850-1900), dont 1,37 degré attribuable à l'homme, estiment les chercheurs.
+0,27 degré par décennie
Avec un rythme de 0,27 degré de réchauffement d'origine anthropique par décennie, la "rapidité du réchauffement causé par l'homme reste à son plus haut niveau à ce jour", note l'étude, publiée dans la revue Earth System Science Data.
Le "déséquilibre énergétique de la Terre", différence entre l'énergie solaire qui entre et celle qui est renvoyée vers l'espace, a doublé ces dernières décennies.
"Sans influence humaine, il devrait être proche de zéro, mais il augmente depuis les années 1970 et atteint aujourd'hui un niveau record", explique Piers Forster, professeur de climatologie physique à l'université de Leeds et coordinateur du rapport.
Le réchauffement rapide est dû à la combinaison de deux principaux facteurs: des émissions de gaz à effet de serre, majoritairement dues à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, à un niveau record, et la réduction de la pollution par les aérosols, qui fait baisser l'effet refroidissant lié à la réflexion du rayonnement solaire par ces particules.
Certes, "certains éléments indiquent que la croissance des émissions de CO2 ralentit", est-il rapporté. Mais cela ne suffira pas pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré, comme inscrit dans l'accord de Paris en 2015.
+1,5 degré en 2030
Sans baisse du rythme des émissions, le seuil sera atteint autour de 2030, estiment les experts. "Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en hausse, maintenir le réchauffement climatique en dessous de ce seuil semble désormais impossible", résume Aurélien Ribes, climatologue chez Météo-France.
Le niveau des mers s'est élevé de 23 cm entre 1901 et 2025, selon les dernières mesures, à un rythme qui a doublé, désormais de 3,84 mm par an.
Le nombre annuel de jours de vagues de chaleur marines a plus que triplé depuis 1991 et a atteint 65 jours en 2025.
Ce rapport annuel fournit à la communauté internationale les données les plus à jour, en utilisant les méthodologies du GIEC et sans attendre ses prochains rapports, attendus à partir de 2028.
Il s'appuie sur une quarantaine d'ensembles de données provenant de satellites et d'un large éventail d'instruments terrestres, maritimes et aériens, notamment des stations météorologiques, des navires, des bouées et des ballons-sondes.
Programmes en péril
Mais en raison de coupes budgétaires, plusieurs programmes satellitaires et d'observation de la Terre sont en péril, notamment aux Etats-Unis.
"Les observations océaniques, en particulier, sont largement financées par un seul pays et ce dernier a récemment annoncé son intention de cesser de les financer", déclare Samantha Burgess, du centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.
Ces observations sont "absolument essentielles" pour comprendre comment les océans absorbent la chaleur et comment cela influence les régimes météorologiques et la circulation océanique. Mais "il ne s'agit malheureusement pas que d'un seul pays", ajoute-t-elle.
Le rapport note également que le financement de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a diminué, que celui du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) a été réduit de moitié et que le Système mondial d'observation du climat "est également menacé".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Blatten: surveillance renforcée du glacier d'Oigschtchummun
Le glacier d'Oigschtchummun demeure sous surveillance, à Blatten. Divers systèmes de mesures et d'observations permettent d'analyser son évolution en temps réel. La route entre Blatten et Flaflerap rouvrira, elle, le 26 juin sous conditions.
Un radar interférométrique permet de détecter précocement une accélération ou des mouvements affectant d’importantes masses glaciaires. Cet outil mis sur pied par le Service des dangers naturels (SDANA) ne permet toutefois pas d’identifier de manière fiable les plus petites ruptures, également susceptibles d’atteindre la route cantonale.
Pour combler cette lacune, un radar Doppler sera installé d’ici à l’ouverture de la route. Couplé à une signalisation lumineuse, il permettra d’alerter immédiatement les usagers et de fermer automatiquement la route, en cas de danger, précise l'Etat du Valais, dans un communiqué diffusé mercredi.
Réouverture de la route
Depuis décembre 2025, les spécialistes ont en effet constaté une progression du front glaciaire et documenté plusieurs ruptures de glace, dont certaines ont atteint un volume de près de 10'000 mètres cubes. Face à cette évolution, des vols de reconnaissance, des relevés de terrain et des modélisations ont été effectués.
Fermée chaque année durant la saison hivernale, la route reliant Blatten à Fafleralp pourra rouvrir à la circulation, dès le 26 juin à 8h00. A cette date, les travaux d’asphaltage de la route provisoire de secours en direction de Blatten seront également terminés.
Piétons et cyclistes interdits
La vitesse maximale autorisée sera fixée à 30 km/h. La procédure d'autorisation d'emprunter cette route d'urgence reste inchangée soit: obtenir une autorisation de circulation délivrée par la commune de Blatten.
Les véhicules lents (catégorie G), les vélos et les piétons ne sont pas autorisés à emprunter ce tronçon en raison d'un temps de réaction insuffisant, en cas de chutes d'éléments (pierre, gravats, glace), indique, de son côté, la commune de Blatten. Il sera également interdit de s'arrêter sur ledit tronçon.
Certains sentiers pédestres inaccessibles
Une ligne de transports publics sera mise en service, dès le 27 juin. En raison d'une capacité de transport, en minibus, limitée, les trajets seront soumis à réservation obligatoire.
Même après la réouverture de la route, les mesures de protection déjà décidées resteront en vigueur. Une zone interdite sera mise en place au sud de la rivière Lonza. Certains sentiers pédestres demeureront inaccessibles.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
El Niño de retour dans le Pacifique, risques météo extrêmes à venir
Un nouvel épisode d'El Niño s'est formé dans l'océan Pacifique équatorial, ouvrant la voie à plusieurs mois de sécheresses et d'inondations. Identifié mercredi par l'Agence météorologique japonaise, il pourrait compter parmi les plus puissants jamais observés.
Le retour d'El Niño ravive les craintes de nouvelles températures extrêmes à l'échelle mondiale. D'autant plus que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) avait déjà averti qu'il pourrait s'agir d'un "super El Niño".
Bien qu'il s'agisse d'un phénomène naturel, l'OMM souligne que ce type d'événement se produit désormais dans le contexte d'une planète réchauffée par l'activité humaine, ce qui peut accentuer les phénomènes extrêmes.
El Niño: derniers épisodes en 2023 et 2024
El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.
Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / bloomberg / belga / afp
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