Rejoignez-nous

International

Shireen Abu Akleh, "la voix de la Palestine", enterrée à Jérusalem

Publié

,

le

Des milliers de Palestiniens ont enterré vendredi à Jérusalem Shireen Abu Akleh, l'une de leurs journalistes vedettes tuée au cours d'une opération israélienne. (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Des milliers de Palestiniens ont enterré vendredi à Jérusalem Shireen Abu Akleh, l'une de leurs journalistes vedettes tuée au cours d'une opération israélienne, lors de funérailles marquées par une charge de la police israélienne au départ du cortège funèbre.

L'Union européenne s'est dite "consternée par le niveau de force inutile exercée par la police israélienne tout au long du cortège funèbre". "Un comportement aussi disproportionné ne fait qu'alimenter les tensions", d'après elle.

D'après le Croissant-rouge palestinien, 33 personnes ont été blessées lors des funérailles, dont six ont été hospitalisées. La police israélienne a de son côté fait état de six arrestations.

En Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, des heurts ont eu lieu dans la région de Jénine lors de nouvelles opérations de l'armée israélienne; un soldat israélien a été tué alors que 13 Palestiniens ont été blessés, selon des sources officielles.

C'est dans le camp de réfugiés de Jénine que la journaliste d'Al Jazeera, la TV du Qatar, a été tuée d'une balle dans la tête mercredi alors qu'elle couvrait un raid militaire israélien. Elle portait un gilet pare-balles siglé "presse" et un casque de reportage.

Israël, après avoir dit que Shireen Abou Akleh, avait "probablement" succombé à un tir palestinien, a ensuite affirmé ne pas écarter que la balle ait été tirée par ses soldats. L'Autorité palestinienne, Al Jazeera et le gouvernement du Qatar ont accusé l'armée israélienne de l'avoir tuée.

Vendredi, une marée humaine a participé aux funérailles à Jérusalem de l'icône du journalisme palestinien de 51 ans, qui détenait également nationalité américaine.

A la sortie du cercueil de l'hôpital Saint-Joseph à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé et annexé par l'Etat hébreu, la police israélienne a fait irruption dans l'enceinte de l'établissement et tenté de disperser une foule brandissant des drapeaux palestiniens.

"Si vous n'arrêtez pas ces chants nationalistes, nous devrons vous disperser en utilisant la force et nous empêcherons les funérailles d'avoir lieu", a déclaré dans une mégaphone un policier israélien en direction de la foule, selon une vidéo diffusée par la police.

Des images retransmises par des télévisions locales montrent le cercueil manquer de tomber au sol et la police faire usage de matraques.

"Scènes choquantes"

La représentation française à Jérusalem a qualifié de "profondément choquantes" les "violences policières" à l'hôpital Saint-Joseph.

"Les forces d'occupation ne se sont pas contentées de tuer Shireen (...) mais elles ont terrorisé ceux qui l'ont accompagnée vers sa dernière demeure", a affirmé un communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères.

Le cercueil a été transporté vers la Vieille Ville où une messe a été prononcée dans une église comble. La foule a ensuite suivi le cercueil jusqu'au cimetière.

Les funérailles ont eu lieu alors que de nouveaux heurts ont éclaté près et dans le camp de Jénine, un bastion des factions armées palestiniennes d'où étaient originaires des auteurs d'attaques meurtrières ces derniers mois en Israël.

L'armée israélienne y a lancé plusieurs opérations pour appréhender selon elle des Palestiniens recherchés.

Vendredi, un policer israélien a été tué lors d'une opération à Burqin près de Jénine "contre des terroristes", selon un communiqué officiel. Le groupe armé palestinien Jihad islamique a indiqué que ses combattants l'avaient tué.

Dans le camp de Jénine, 13 Palestiniens ont été blessés, selon le ministère de la Santé palestinien.

"Au revoir"

Le décès de Shireen Abu Akleh a suscité une vague d'émotion dans les Territoires palestiniens, dans le monde arabe où ses reportages ont été suivis pendant plus de deux décennies, en Europe et aux Etats-Unis. Plusieurs appels à une enquête "transparente" ont été lancés.

L'armée israélienne a indiqué qu'il n'était pas possible de déterminer dans l'immédiat l'origine du tir ayant tué la journaliste d'après les résultats préliminaires de son enquête. Le tir pouvait aussi bien être d'origine palestinienne qu'israélienne, selon elle.

Les autorités israéliennes réclament que leur soit remise la balle afin de réaliser un examen balistique. Elles ont proposé que des experts palestiniens et américains soient présents lors de l'examen.

Mais le président palestinien Mahmoud Abbas a refusé une enquête conjointe avec Israël. "Les autorités israéliennes ont commis ce crime et nous ne leur faisons pas confiance."

Des protestations contre la mort de la journaliste ont eu lieu dans plusieurs pays et dans les Territoires palestiniens.

Sur le toit d'un immeuble de la place centrale de Ramallah en Cisjordanie, l'immense panneau publicitaire affiche désormais un portrait de la journaliste, accompagné d'un sobre message: "Au revoir Shireen, au revoir la voix de la Palestine".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Allemagne : rebond des commandes industrielles en octobre

Publié

le

Malgré ce rebond, l'économie allemande s'achemine vers la récession (archives). (© KEYSTONE/DPA Deutsche Presse-Agentur GmbH/SEBASTIAN KAHNERT)

Les commandes passées à l'industrie allemande sont reparties à la hausse en octobre, portées par l'international, alimentant l'espoir d'un impact moins fort que prévu de la crise énergétique, selon des chiffres publiés mardi.

L'indicateur, qui donne un avant-goût de la production industrielle, gagne 0,8% sur un mois, en données corrigées des variations saisonnières, a indiqué l'Office fédéral des statistiques Destatis dans un communiqué.

Sur un an, les commandes sont en baisse de 3,2%.

L'indice bénéficie ainsi d'un rebond, après une chute révisée de 2,9% en septembre, contre 2,4% précédemment indiqué par l'institut.

"Il s'agit d'un autre indice que la récession pourrait être moins forte que prévue, même si les perspectives industrielles restent faibles", s'est félicité dans un communiqué le ministère de l'Economie.

Depuis plusieurs mois, l'industrie exportatrice allemande est plombée par la guerre en Ukraine, qui entraîne perturbations sur les chaînes d'approvisionnement, hausse des coûts et envolée des prix de l'énergie.

Sont frappées de plein fouet les industries à forte intensité énergétique, comme la chimie, qui connait une baisse de 2,1% de ses commandes en octobre.

Mais certains signes alimentent l'espoir d'une fin d'année meilleure que prévue.

La production industrielle a rebondi, de 0,6% en septembre. Et le marché automobile connaît une embellie depuis août, malgré un niveau toujours historiquement bas.

Malgré tout, "la descente de l'Allemagne vers la récession se poursuit", tempère Carsten Brzeski, analyste pour Comdirect

Le gouvernement table toujours sur un recul du PIB de l'Allemagne dès le trimestre prochain, et anticipe une récession de 0,4% en 2023 pour la première économie européenne.

Dans le détail en octobre, les commandes ont été portées par l'international (+2,5%), tandis que la demande domestique a chuté (-1,9%).

Les commandes de biens d'investissement ont grimpé de 3,2 %, tandis que celles de biens intermédiaires ont chuté de 1,4%. La demande de biens de consommation connaît une lourde chute de 6,3% selon Destatis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

Une défaite rageante pour les Hawks

Publié

le

Clint Capela (à gauche) défend sur Josh Giddey. (© KEYSTONE/AP/Hakim Wright Sr.)

Pour la sixième fois déjé, Atlanta perd un match après avoir pourtant compté un avantage de dix points ou plus. On peut parler de gâchis.

Sur leur parquet, Clint Capela et ses coéquipiers se sont inclinés 121-114 devant Oklahoma City après avoir pourtant mené 70-56 dans le troisième quarter. Mais un partiel de 23-8 réussi en l'espace de 8 minutes a permis au Thunder de renverser la table pour cueillir un troisième succès de rang.

Clint Capela a, pour sa part, livré la marchandise avec 14 points et 16 rebonds pour son treizième double double de la saison. Il est désormais le deuxième rebondeur de la NBA avec une moyenne de 12 prises derrière Anthony Davis (Lakers/12,8).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Mort de l'actrice américaine Kirstie Alley

Publié

le

Kirstie Alley s'était fait connaître pour son rôle de Rebecca Howe dans la série "Cheers" de NBC, sur la vie des habitués d'un bar de Boston. (© KEYSTONE/AP/Richard Shotwell)

Kirstie Alley, double lauréate d'un Emmy Award, révélée dans la série télévisée "Cheers", s'est éteinte des suites d'un cancer à l'âge de 71 ans. C'est ce qu'a annoncé sa famille lundi.

"Nous sommes tristes de vous informer que notre mère incroyable, acharnée et aimante est décédée après une bataille contre le cancer, qui n'a été découvert que récemment", ont annoncé ses enfants Lillie Price Stevenson et William True Stevenson, dans un communiqué publié sur Twitter.

"L'entrain et la passion de notre mère pour la vie, ses enfants, ses petits-enfants et ses nombreux animaux, sans oublier son éternelle joie de créer, étaient sans égal et nous laissent inspirés pour vivre pleinement la vie comme elle le faisait", ajoutent-ils.

Kirstie Alley s'était fait connaître pour son rôle de Rebecca Howe dans la série "Cheers" de NBC, sur la vie des habitués d'un bar de Boston, pour laquelle elle avait reçu en 1991 l'Emmy de la meilleure actrice dans un rôle principal dans une série comique.

Elle avait reçu un deuxième Emmy pour son interprétation d'une mère élevant seule son fils autiste, dans le film "David à la folie" sorti en 2020. Kirstie Alley avait également joué dans la comédie romantique de 1989 "Allo maman ici bébé" - ainsi que dans ses deux suites - aux côtés de John Travolta.

Celui-ci a rendu hommage à l'actrice lundi soir, en postant sur Instagram une photo de Kristie Alley jeune femme. "Kirstie était l'une des relations les plus spéciales que j'ai jamais eues", a déclaré John Travolta. "Je t'aime Kirstie. Je sais que nous nous reverrons."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Hommage national et trois minutes de silence pour Jiang Zemin

Publié

le

La population a rendu hommage à l'ancien président masquée. (© KEYSTONE/EPA/JEROME FAVRE)

Les sirènes ont retenti mardi en Chine et trois minutes de silence ont été observées en hommage à l'ex-président Jiang Zemin. Décédé à l'âge de 96 ans, il est salué comme un patriote qui a "consacré sa vie" au peuple chinois.

Dans cette journée de deuil national, les forces de l'ordre faisaient en sorte d'éviter tout grand rassemblement, après la vague de manifestations contre les restrictions sanitaires. La cérémonie commémorative, retransmise en direct à la télévision, a ensuite débuté au palais du Peuple à Pékin, par un discours du président Xi Jinping.

"Il a consacré toute sa vie et son énergie au peuple chinois, à la lutte pour l'indépendance nationale, la libération du peuple, la prospérité nationale et le bonheur de la population", a assuré le dirigeant face une assemblée de hauts dignitaires chinois, tous masqués. Au premier rang se trouvait la veuve de Jiang Zemin, Wang Yeping, dans son fauteuil roulant.

Alors que les autorités ont été confrontées récemment à un mouvement de contestation d'une ampleur inédite depuis les mobilisations pro-démocratie de Tiananmen en 1989, la figure de Jiang Zemin semble fédératrice: artisan de l'arrivée de la Chine sur la scène mondiale, il est aussi celui qui avait su rétablir le calme à Shanghai en 1989.

Période clé

Il a pris le pouvoir suite à cet épisode, accompagnant la transformation de la nation la plus peuplée de la planète en une puissance mondiale, qu'il a dirigée jusqu'en 2003. Il est décédé le 30 novembre à Shanghai des suites d'une leucémie et de la défaillance de plusieurs organes, selon les médias officiels.

Son corps a été incinéré lundi à Pékin, lors d'une cérémonie à laquelle ont assisté le président Xi Jinping et d'autres hauts dirigeants, selon l'agence d'Etat Chine Nouvelle. L'ex-président Hu Jintao - dont la sortie abrupte du palais du Peuple en octobre, durant le congrès du parti, avait suscité l'attention internationale - était également présent, selon la même source.

Drapeaux en berne

Toute la journée, les drapeaux sont en berne et les activités récréatives suspendues, de même que certains jeux vidéo en ligne comme le populaire League of Legends, qui a annoncé une journée de pause.

A Yangzhou (sud), la ville natale de Jiang Zemin, une centaine de personnes se sont réunies face à son ancienne résidence pour observer le moment de silence, avant d'être dispersées par la police. Les Bourses de Shanghai et Shenzhen ont suspendu leurs cotations pendant ces trois minutes, la Bourse hongkongaise continuant ses échanges, suspendant leur affichage sur écrans pendant trois minutes.

Dans le port de Hong Kong, des centaines de bateaux ont fait retentir leur sirène pendant trois minutes. Populaire auprès des jeunes générations de Chinois, Jiang Zemin divise pourtant la population quant à son héritage.

On l'accuse de n'avoir pas réussi à résoudre les problèmes générés par le bond économique de la Chine, comme la corruption, les inégalités, l'impact sur l'environnement et les licenciements dus aux réformes des industries étatiques. Sous son mandat, la répression des militants politiques s'est également faite plus féroce.

"Une ère plus tolérante"

"L'ère Jiang, même si ce n'était pas la plus prospère, était plus tolérante", assurait pourtant un internaute sur le réseau social Weibo, équivalent de Twitter en Chine.

"J'ai entendu beaucoup de critiques de lui, mais le fait qu'il ait autorisé l'existence de voix critiques montre à quel point il est digne d'éloges", a-t-il ajouté, alors que les autorités traquent actuellement les participants aux manifestations contre les restrictions anti-Covid. Jeudi dernier, sa dépouille a été transportée par avion à Pékin. Xi Jinping était présent lors de son arrivée, selon des images de la télévision d'Etat CCTV.

Brassard noir et fleur blanche épinglée à leur veste, le président chinois et d'autres hauts dirigeants se sont inclinés de manière coordonnée pendant que la dépouille de M. Jiang était descendue de l'avion, ses lunettes à monture épaisse bien visibles à travers son cercueil en verre.

Depuis qu'il était à la retraite, Jiang Zemin était vu avec tendresse par ses fans des jeunes générations chinoises, qui s'appelaient eux-mêmes les "fidèles du crapaud", fascinés par sa contenance rappelant le batracien et ses manies excentriques. Sur Weibo, beaucoup d'internautes ont commenté son décès en l'appelant "grand-père Jiang".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Un ravisseur des chiens de Lady Gaga condamné à 21 ans de prison

Publié

le

Les faits s'étaient déroulés à Los Angeles en février 2021 (archives). (© KEYSTONE/AP/CHRIS PIZZELLO)

Un homme qui a agressé violemment un employé de la chanteuse américaine Lady Gaga pour enlever les chiens de la star a été condamné à 21 ans de prison lundi à Los Angeles. Ses complices ont déjà écopé de quatre et six ans de prison.

L'homme âgé de 20 ans a plaidé coupable de tentative de meurtre, reconnaissant avoir fait partie du groupe qui avait tiré sur l'employé de la chanteuse alors qu'il promenait les trois bouledogues français de l'interprète de "Poker Face" à Hollywood, en février 2021.

"Un accord de plaider-coupable tient l'accusé responsable d'avoir perpétré un acte violent, sans coeur et rend justice à nos victimes", est-il indiqué dans un communiqué du bureau du procureur. Des images de vidéo-surveillance montraient deux hommes sortir d'une voiture près de l'employé de la chanteuse, avant de le blesser par balle à la poitrine.

Les individus s'étaient alors emparés de deux des chiens, Koji et Gustav, s'enfuyant en laissant le promeneur à terre, en sang. Le troisième chien, Miss Asia, s'était enfui mais était ensuite revenu se blottir près de l'homme blessé. Celui-ci avait révélé par la suite sur Instagram avoir souffert de lésions pulmonaires.

Autres condamnations

Lady Gaga, connue pour ses tubes "Just Dance" ou "Bad Romance", avait offert une récompense de 500'000 dollars pour le retour de ses précieux bouledogues français. Une femme les avait ramenés, disant les avoir trouvés attachés à un poteau, avant d'être arrêtée à son tour. Selon les policiers, elle entretenait une relation avec le père d'un des agresseurs et avait été chargée de récupérer la récompense pour leur compte.

Le condamné avait été libéré le 6 avril à la suite d'une erreur administrative puis arrêté de nouveau quatre mois plus tard. Cette sentence survient après celle de ses complices, un homme de 20 ans, condamné à quatre ans de prison et un autre âgé de 28 ans, condamné à six ans de prison.

L'affaire avait illustré la popularité de ces chiens auprès des stars... et des criminels, pour qui leur petite taille et leur prix élevé en font des cibles privilégiées en vue d'une revente sur le marché noir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X