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International

Une fin de campagne des législatives envenimée en France

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Jean-Luc Mélenchon se voit premier ministre lundi. Mais dans les faits il a très peu de chance. Son alliance de gauche, la NUPES devrait en revanche devenir la première force d'opposition et pourrait priver le parti d'Emmanuel Macron d'une majorité. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Tout juste rentré d'Ukraine, le président Emmanuel Macron a plaidé l'unité de la France vendredi au dernier jour de la campagne du second tour des élections législatives. Il y joue sa majorité parlementaire et, au-delà, sa capacité à gouverner.

A l'opposé, le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon a mis en garde contre une "pagaille" si les Français ne tranchent pas nettement dimanche, les incitant à aller voter.

A J-2, le président français a dit revenir "concentré, marqué" par ce qu'il a vu en Ukraine la veille, plaidant dans cet entretien à la chaîne BFMTV le besoin "d'une France vraiment européenne qui puisse parler d'une voix claire et nette".

Voyage à l'Est

Les oppositions n'ont cessé depuis mardi de lui reprocher son absence du sol français pour ce déplacement en Roumanie et en Moldavie puis dans le pays en guerre en pleine campagne électorale.

"Le moment était celui qu'il fallait parce que c'est celui où nous étions prêts pour agir en Européens", a-t-il ajouté. "J'ai la conviction que notre pays, s'il sait se réunir, se retrouver dans le respect des différences qu'il y a entre les uns et les autres, peut ressortir plus fort de cette crise", a dit M. Macron, soulignant qu'"on a besoin d'une France vraiment européenne".

"C'est bien d'y aller, (mais) dommage que ce soit si tard", a estimé l'ex-candidat EELV à la présidentielle Yannick Jadot sur franceinfo.

"Il a eu raison de le faire (...), mais ce qui interroge c'est le timing", a abondé sur Cnews le président par intérim du Rassemblement National Jordan Bardella, reprochant au chef de l'État d"'instrumentaliser la guerre".

"Il a considéré que les élections législatives étaient une formalité", a déploré vendredi Jean-Luc Mélenchon qui a pris la tête d'une alliance inédite de partis de la gauche venant menacer la majorité de M. Macron à l'Assemblée nationale.

La polémique a pris un tour d'autant plus virulent que le président avait dramatisé l'enjeu juste avant de décoller mardi, mettant en garde contre des "extrêmes" qui viendraient semer le "désordre" en France.

"Le président est dans son rôle" et "moi je suis à l'action ici, (...) à fond sur le terrain", a affirmé de son côté vendredi la première ministre Elisabeth Borne, elle-même candidate, en exhortant les électeurs à donner "une majorité solide" dimanche à M. Macron.

Majorité absolue ou relative

La campagne s'achève vendredi à minuit sur un ton envenimé, le camp du président Macron (Ensemble!) et l'alliance de gauche de Jean-Luc Mélenchon (Nupes), arrivés au coude-à-coude au premier tour le 12 juin, se livrant une bataille acharnée.

L'enjeu du second tour est de savoir si deux mois après sa réélection le 24 avril pour un second mandat de cinq ans, le chef de l'Etat disposera d'une majorité absolue ou simple à l'Assemblée nationale à l'issue du scrutin.

Au-delà, Emmanuel Macron joue ses projets de réformes en profondeur de la France, sur les retraites notamment.

De son côté, M. Mélenchon caresse l'espoir, si son alliance l'emporte dimanche, de devenir premier ministre.

Sondages

Ce scénario paraît très improbable mais les derniers sondages publiés vendredi suggèrent qu'Emmanuel Macron pourrait ne pas obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Selon le baromètre Ipsos, Ensemble! arrive en tête avec 265 à 305 députés, sans certitude donc d'obtenir la majorité absolue de 289 sièges. Un autre institut Elabe donne de 255 à 295 sièges pour le camp Macron.

Côté Nupes (Nouvelle union populaire, écologique et sociale), Ipsos prévoit 140 à 180 députés. Elabe est plus optimiste, avec 150 à 200 élus.

"Tout dépend de la dynamique de campagne, de l'abstention et du report de voix", explique à l'AFP le président de l'institut Elabe, Bernard Sananès.

"Pagaille"

"Il faut que vous alliez voter. (...) Si vous ne tranchez pas net ce que vous voulez, ça sera la pagaille pendant des mois", a déclaré M. Mélenchon, s'adressant notamment aux jeunes.

Car, comme au premier tour où un Français sur deux a boudé les urnes, l'abstention s'annonce à nouveau massive dimanche.

Dans cette drôle de campagne, le sujet climatique, grand absent jusqu'alors, s'est invité dans le débat fort d'une canicule exceptionnelle en France.

M. Mélenchon a attaqué "l'inaction climatique" - l'Etat français a été condamné par deux fois par la justice - d'Emmanuel Macron qui croit, selon lui, "que le marché va tout régler".

Emmanuel Macron a lui rappelé, en marge d'une visite au salon Vivatech, qu'il prévoyait une "loi d'urgence écologique" pour cet été afin de "développer les énergies renouvelables" et "les grands projets".

Un groupe pour le RN

Parmi les enjeux du scrutin: un troisième bloc constitué de la formation d'extrême droite de Marine Le Pen espère atteindre la barre des 15 élus pour former un groupe dans l'Assemblée nationale.

Ce serait seulement la deuxième fois dans l'histoire du parti, pour qui le mode de scrutin majoritaire à deux tours n'est pas favorable. La première fois, dans les années 80, c'était au bénéfice de l'introduction de la proportionnelle par François Mitterrand.

Marine Le Pen a souhaité depuis sa circonscription du Pas-de-Calais "faire d'Emmanuel Macron un président minoritaire" tout en fustigeant "une extrême gauche qui est la plus sectaire qui soit, la plus violente". Elle a aussi appelé elle les Français à voter.

Les Républicains en arbitre

La droite classique table elle sur une soixantaine de députés pour jouer les arbitres dans la future Assemblée nationale.

Et plusieurs ministres dont Clément Beaune (Europe) ou Amélie de Montchalin (Transition écologique) jouent leur avenir politique dans des courses serrées en région parisienne.

Les Français hors métropole, dans les territoires comme les Antilles notamment ou résidant à l'étranger, votent dès samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Froid polaire aux Etats-Unis: trente morts dans les intempéries

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Le froid polaire qui s'abat sur les Etats-Unis a provoqué la mort d'une trentaine de personnes. (© KEYSTONE/AP/Josh McCoy)

Le bilan des intempéries aux Etats-Unis a grimpé mardi à 30 morts, dont sept dans un accident d'avion survenu dimanche soir, alors que des millions d'Américains affrontent une vague de froid polaire qui laissait plus de 530'000 foyers sans électricité mardi matin.

Les températures doivent encore chuter dans les prochains jours sous l'action d'une masse d'air arctique, notamment dans des régions du nord du pays, où le ressenti pourrait atteindre -45 degrés centigrades.

D'importantes chutes de neige - plus de 30 centimètres dans une vingtaine d'Etats américains - ont entraîné des coupures d'électricité.

Selon le site spécialisé poweroutage.us, un peu plus de 530'000 clients étaient toujours sans courant mardi matin, principalement dans le sud des Etats-Unis, dans le Mississippi et le Tennessee, où le poids de la glace a fait tomber des lignes électriques.

Plus de 175'000 personnes sont touchées dans le Tennessee et plus de 140'000 dans le Mississippi. Près de 100'000 clients sont privés d'électricité en Louisiane.

Problèmes de déneigement

"Les coupures d'électricité pourraient durer encore plusieurs jours car les autorités ont du mal à se remettre (de la tempête). La plupart de ces régions n'ont ni les moyens ni les ressources nécessaires pour déblayer après de tels événements, car elles n'y sont pas habituées", explique à l'AFP la météorologue Allison Santorelli.

Dave Radell, météorologue basé à New York, a déclaré à l'AFP que la neige tombée lors de la tempête était "très sèche" et "poudreuse", ce qui signifie que le vent peut facilement la disperser, entravant les efforts de déneigement des routes et réduisant la visibilité.

Considérée par certains spécialistes comme l'un des pires épisodes hivernaux de ces dernières décennies aux Etats-Unis, la tempête s'accompagne d'accumulations de glace aux conséquences potentiellement "catastrophiques", selon le service météorologique national (NWS).

Vortex polaire

Ces conditions extrêmes ont entraîné la mort d'au moins 30 personnes, selon un décompte effectué par l'AFP grâce aux médias locaux américains.

Au Texas, les autorités ont confirmé le décès d'une adolescente de 16 ans tuée dans un accident de luge. Deux personnes sont mortes d'hypothermie en Louisiane, et une dans l'Iowa lors d'une collision.

Huit personnes ont été retrouvées mortes à New York, et une enquête a été lancée pour déterminer les causes des décès.

Sept des huit passagers d'un avion qui s'est écrasé au décollage pendant une tempête de neige dans le Maine (nord-est) dimanche soir sont décédés, a indique la FAA, le régulateur du transport aérien.

L'état d'urgence a été déclaré dans une vingtaine d'Etats ainsi que dans la capitale, Washington, et les moyens de transport ont été fortement perturbés.

Plusieurs grands aéroports, à Washington, Philadelphie ou New York, étaient quasiment à l'arrêt, alors que plus de 22'000 vols ont été annulés depuis samedi et que des milliers d'autres ont été retardés, selon le site FlightAware.

La tempête est liée à une déformation du vortex polaire, une masse d'air circulant habituellement au-dessus du pôle nord, mais qui s'est étirée vers le sud.

Les scientifiques estiment que la fréquence croissante de ces perturbations du vortex pourrait être liée au changement climatique, bien que le débat ne soit pas tranché et que la variabilité naturelle joue également un rôle.

Climatosceptique assumé, Donald Trump a toutefois pris prétexte de la tempête pour remettre le dossier sur la table sur sa plateforme Truth Social: "Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m'expliquer s'il vous plaît: qu'est-ce qui est arrivé au réchauffement climatique?" a-t-il écrit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des agents de l'ICE viendront en mission aux JO

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Des agents de l'ICE viendront en mission de soutien aux Jeux olympiques en Italie. Les autorités américaines ne précisent pas s'ils seront pareillement masqués (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA/CRAIG LASSIG)

Des agents de la police américaine de l'immigration (ICE) viendront en mission de soutien en Italie pour les Jeux olympiques d'hiver, du 6 au 22 février, a indiqué mardi un porte-parole de l'ICE à l'AFP. Ils n'y sont pas les bienvenus, a déclaré la mairie de Milan.

"Aux Jeux olympiques, le service de sécurité intérieure (HSI) de l'ICE soutiendra le Service de sécurité diplomatique du département d'Etat américain, ainsi que le pays hôte, afin d'évaluer et d'atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales", a déclaré l'ICE dans un communiqué.

"Bien évidemment, l'ICE ne mène pas d'opérations en matière d'immigration à l'étranger", a précisé l'agence. Et "toutes les opérations de sécurité restent placées sous l'autorité de l'Italie".

La présence potentielle d'agents de l'ICE aux Jeux, du 6 au 22 février, a suscité un vif débat en Italie, alors que deux citoyens américains ont été tués par ses agents à Minneapolis (nord des Etats-Unis).

Des milliers d'agents de l'ICE ont été déployés par le président Donald Trump dans diverses villes américaines dans le cadre d'une campagne contre l'immigration illégale.

Les autorités italiennes ont d'abord nié la présence d'agents de l'ICE, puis ont tenté d'en minimiser le rôle, suggérant qu'ils n'aideraient qu'à assurer la sécurité de la délégation américaine.

Le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d'Etat Marco Rubio doivent assister à la cérémonie d'ouverture à Milan le 6 février.

Le ministre minimise

Lundi, le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi a souligné que "l'ICE en tant que telle n'opérera jamais en Italie, car la gestion de l'ordre public, de l'immigration et de la sécurité relève de nos forces de police".

"Si jamais, de façon tout à fait hypothétique, devaient arriver des unités isolées appartenant à des organismes de sécurité américains, elles seraient de toute façon déployées de manière fonctionnelle et non opérationnelle", a-t-il déclaré aux médias italiens.

Le président de la région de Lombardie, dans le nord du pays, qui accueille une partie des compétitions, a déclaré que leur implication se limiterait à la surveillance de JD Vance et Marco Rubio. "Ce sera uniquement un rôle défensif, mais je suis convaincu qu'il ne se passera rien", a déclaré Attilio Fontana aux journalistes.

Mais son équipe a ensuite publié un communiqué indiquant qu'il n'avait aucune information sur leur présence, et qu'il avait répondu à une question hypothétique.

Le département de sécurité intérieure de l'ICE, cité par le porte-parole, lutte à l'international contre le trafic de drogue et le terrorisme, notamment, selon le site de l'agence fédérale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Omlin prêté à Leverkusen

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Jonas Omlin rejoint Leverkusen (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Jonas Omlin terminera la saison sous le maillot du Bayer Leverkusen. Le gardien international suisse débarque en prêt en provenance du Borussia Mönchengladbach, ont annoncé les deux clubs.

Omlin (32 ans) évolue depuis 2023 à Mönchengladbach, dont il a défendu la cage à 36 reprises. Gêné par diverses blessures, il a perdu son statut de titulaire au profit de Moritz Nicolas zurück. Son dernier match de Bundesliga remonte à sept mois déjà.

Ce prêt s'explique aussi par la blessure du gardien no 1 de Leverkusen, Mark Flekken, dont l'absence est estimée à plusieurs semaines. Jonas Omlin sera en concurrence avec Janis Blaswich et Niklas Lomb.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

L'Espagne va adopter un plan de régularisation de sans-papiers

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Porte-parole du gouvernement et ministre de la Sécurité sociale et des Migrations, Elma Saiz veut donner de l'élan à l'économie en régularisant ainsi des sans-papiers. (© KEYSTONE/EPA/Chema Moya)

Le gouvernement espagnol de gauche s'apprête à adopter un plan de régularisation de sans-papiers. Près de 500'000 personnes pourraient en bénéficier à, a annoncé mardi la porte-parole du gouvernement et ministre de la Sécurité sociale et des Migrations.

La mesure, qui vise à donner de l'élan à l'économie nationale, permettra à "environ un demi-million de personnes" qui se trouvent en Espagne depuis au moins cinq mois et sont arrivées avant le 31 décembre 2025, d'être régularisées et de "travailler dans n'importe quel secteur, partout dans le pays", a expliqué à la télévision nationale publique Elma Saiz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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