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International

Union européenne: 400 médicaments génériques sur la sellette

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L'Union européenne a demandé à ses membres de retirer du marché plusieurs centaines de médicaments génériques, jugeant que leur efficacité avait été mal évaluée. (archive) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

L'Union européenne a demandé à ses membres de retirer du marché plusieurs centaines de médicaments génériques, jugeant que leur efficacité avait été mal évaluée. Les agences sanitaires nationales ont jusqu'à lundi pour trancher.

La Commission européenne a demandé fin mai aux Etats de l'UE de suspendre l'autorisation d'environ 400 médicaments génériques, leur fixant un délai d'un mois. Il expirera lundi.

Les génériques sont des médicaments dont la molécule de base, la substance active, est tombée dans le domaine public. Leur fabrication n'est donc plus réservée au propriétaire de leur brevet.

Leur autorisation obéit à des règles bien moins strictes qu'un nouveau traitement. Le fabricant de génériques, tel l'israélien Teva ou le français Biogaran, ne doit pas prouver à nouveau leur efficacité clinique ou leur absence de dangerosité.

Il doit juste démontrer in vitro que le médicament générique libère la même quantité de substance active que son modèle. C'est la "bioéquivalence" et c'est le sujet qui pose problème ici.

Données manquantes

Les fabricants de génériques ne font souvent pas ces tests eux-mêmes. Ils recourent à des sous-traitants, dits "organisations de recherche sous contrat", les CRO.

Or l'autorité sanitaire européenne, l'European medecine Agency (EMA), a découvert que l'un de ces groupes, l'indien Synapse Labs, ne menait pas ces tests avec la rigueur requise.

"Pour la majorité des traitements testés par Synapse Labs, (...) les données manquent ou sont insuffisantes pour prouver la bioéquivalence", a résumé l'EMA en mars.

Les traitements concernés

Les 400 médicaments visés couvrent un vaste éventail: anticancéreux, notamment contre la leucémie et le cancer du sein, antidiabétiques, thérapie contre l'infection au VIH, antiépileptiques, traitement de la schizophrénie...

Comme de nombreux producteurs de génériques recourent aux services de Synapse, le souci ne se résume pas à un fabricant de génériques mais concerne tous les principaux acteurs du secteur.

Les pays de l'UE sont inégalement concernés, selon les traitements qui y sont approuvés. La France, par exemple, est assez affectée avec 72 médicaments problématiques.

Le risque pour les patients

Il n'y a pas de danger immédiat et les autorités sanitaires, comme les associations de patients, veillent à ne pas créer la panique.

"Il n'y a pas de défaut de fabrication", a insisté auprès de l'AFP Yann Mazens, l'un des responsables de France Assos Santé, principale fédération française d'associations de patients.

Mais "on est face à des produits qui n'ont potentiellement pas la même efficacité car les études n'ont pas rempli les standards", a-t-il précisé.

Et si cette moindre efficacité n'est pas prouvée en l'état, elle reste une possibilité et les patients concernés courent donc le risque d'être moins bien traités, parfois sur des pathologies graves et meurtrières.

Probable délai

Les autorités nationales ne vont certainement pas retirer lundi tous ces médicaments de marché.

D'abord, parce que certains fabricants de ces génériques ont déjà refait des tests et prouvé la bioéquivalence de traitements sur la liste.

Ensuite, et surtout, la Commission européenne a laissé une large marge de manoeuvre aux Etats pour ne pas immédiatement retirer des traitements irremplaçables pour les patients.

"Ces médicaments critiques sont ceux qui auraient de grosses parts de marché ou n'auraient pas d'alternative thérapeutique", a souligné l'agence française du médicament, l'ANSM, interrogée par l'AFP.

Dans ce cas, Bruxelles laisse jusqu'à deux ans de délai aux Etats pour finalement retirer un traitement, au cas où des données probantes n'auraient toujours pas été fournies par le fabricant.

L'ANSM, qui se prononcera lundi mais ne communiquera pas publiquement dans l'immédiat, se refuse pour l'heure à donner tout ordre de grandeur sur le nombre de retraits immédiats.

De même, en Allemagne, autre pays concerné pour de nombreuses références de traitements, l'Institut fédéral des médicaments et des dispositifs médicaux s'est abstenu de se prononcer auprès de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

Des photographes blessés après le quatrième but munichois

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Des photographes ont été blessés après les célébrations du but d'Olise mercredi à Munich (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

Plusieurs photographes ont été blessés mercredi soir lors de la célébration du but de la victoire du Bayern Munich contre le Real Madrid (4-3) en quart de finale retour de la Ligue des champions.

L'un d'eux a perdu connaissance quelques minutes.

Après sa victoire à l'aller à Madrid il y a une semaine, le Bayern a été mené au score à trois reprises mercredi par le Real (0-1, 1-2, 2-3) avant d'arracher en fin de rencontre la victoire grâce à des buts de Luis Diaz et Michael Olise.

Après le but d'Olise, plusieurs supporters ont franchi les grilles de leur tribune et sont allés célébrer la victoire sur une partie du stade qui leur est interdite. Ils ont alors écrasé les photographes contre les panneaux publicitaires lumineux, en allant au contact de certains joueurs de l'autre côté.

Le photographe de Reuters, Kai Pfaffenbach, a publié sur son compte Instagram son protocole de prise en charge par la Croix-Rouge, qui fait état d'une perte de connaissance. "Pour ceux qui demandent, je vais bien. Quelques hématomes mais pas de fracture ou de lésion au cerveau", a-t-il écrit, en publiant une série de clichés où l'on voit les joueurs arriver et l'attroupement se créer. "Mais une question: comment cela a-t-il pu arriver?"

Sur d'autres photos, sous un autre angle, on voit les photographes pris en tenaille entre les joueurs venus célébrer la qualification, les supporters et les panneaux publicitaires.

Excuses

Le Bayern a très vite pris contact avec les photographes blessés, ainsi qu'avec les supporters, qui se sont excusés pour l'incident. "Nous regrettons les blessures subies par les représentants des médias dans le cadre du match Bayern Munich - Real Madrid", a réagi auprès de l'AFP le Club Nr.12, l'un des principaux groupes de supporters munichois.

"A notre connaissance, il y a déjà eu un échange à ce sujet entre le Bayern Munich et au moins certains des supporters concernés, au cours duquel ces derniers ont exprimé leurs profonds regrets quant à ces blessures involontaires et ont présenté leurs excuses", a ajouté Club Nr.12.

Il revient désormais à l'UEFA, une fois reçus les rapports du délégué et de la sécurité, de voir si elle se saisit du dossier en ouvrant une enquête pour ces incidents. Pour le dernier match à domicile de la phase de ligue de la C1 contre l'Union Saint-Gilloise fin janvier, la partie inférieure de la tribune sud des supporters du Bayern avait été fermée, après l'utilisation d'engins pyrotechniques contre le Sporting Portugal en décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Alexander Manninger décède dans un accident de la route

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Alexander Manninger (de dos) est décédé dans un accident de la route ce jeudi (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

L'ancien gardien de l'équipe d'Autriche Alexander Manninger a perdu la vie jeudi dans un grave accident de la route à Salzbourg. Agé de 48 ans, il a été victime d'une collision avec un train régional.

Au cours de sa brillante carrière, Alexander Manninger a disputé 33 matchs avec la sélection autrichienne. Avec Arsenal, il a remporté le doublé championnat-Coupe d'Angleterre en 1998. Il a ensuite joué notamment pour la Juventus et Liverpool.

Selon la police, la voiture de Manninger a été percutée et traînée par un train à 8h20 alors qu'il traversait un passage à niveau. Les premiers secours ont désincarcéré le Salzbourgeois, qui voyageait seul, de l'épave. Les tentatives de réanimation ont été vaines. Le conducteur du train n'a pas été blessé. Les causes de l'accident font encore l'objet d'une enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / apa

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International

Lufthansa ferme CityLine, kérosène et conflits sociaux en cause

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Les difficultés actuelles du secteur ont précipité la fermeture de la filiale CityLine (archives). (© KEYSTONE/dpa/Hannes P Albert)

Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a annoncé jeudi mettre fin à l'activité de sa filiale régionale CityLine en raison de la hausse des prix du kérosène, liée à la guerre au Moyen-Orient, et de coûts entraînés par les mouvements sociaux.

Lufthansa a annoncé le "retrait définitif de l'offre de Lufthansa CityLine avec effet immédiat", arguant de "la forte hausse des prix du kérosène, qui ont plus que doublé par rapport à la période précédant la guerre en Iran, ainsi que de l'augmentation des charges supplémentaires liées aux conflits sociaux".

La décision intervient en pleine semaine de grève dans le groupe, à l'appel des pilotes mais aussi du personnel de cabine à propos notamment de la rémunération et des retraites.

Le groupe a expliqué vouloir retirer les appareils gourmands en carburant, d'autant plus chers à exploiter avec la flambée des prix du kérosène liée au conflit au Moyen-Orient.

"L'objectif est recentrer plus clairement nos plateformes de court et moyen-courrier et de les rendre plus compétitives", a affirmé le directeur financier de Lufthansa, Till Streichert, cité dans un communiqué.

Cette annonce s'inscrit dans un plan plus large en trois étapes de réduction de l'offre du groupe, qui détient un grand nombre de compagnies.

Dans un premier temps, à partir de samedi, "les 27 avions opérationnels de Lufthansa CityLine seront définitivement retirés du programme afin de réduire les pertes supplémentaires de cette compagnie déficitaire", selon le communiqué.

Puis, d'ici la fin de l'été, Lufthansa veut réduire ses "capacités long-courrier" au sein du groupe de quatre Airbus A340-600 et de deux Boeing 747-400.

Dernière étape à l'hiver prochain: l'entreprise réduira l'offre du programme court et moyen-courrier de sa marque historique Lufthansa de cinq avions.

Dans le même temps, neuf avions supplémentaires seront alloués à une autre filiale de Lufthansa, Discover Airlines, selon le communiqué.

Lufthansa a également annoncé vouloir davantage réduire ses coûts administratifs, avec des économies concernant "les recrutements, les événements internes et les prestations de conseil externes", qui complèteront le plan déjà annoncé de suppression de 4000 postes administratifs au sein du groupe d'ici à 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

L'archevêque de Canterbury salue le "courage" du pape face à Trump

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La cheffe de l'Eglise anglicane, intronisée formellement le mois dernier, a exhorté "les anglicans de l'Eglise d'Angleterre et de la communion anglicane à s'unir à Sa Sainteté pour faire entendre nos voix en faveur de la paix et de la justice dans le monde entier" (archives). (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

L'archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, cheffe de l'Eglise anglicane, a salué jeudi "l'appel courageux" en faveur de la paix du pape Léon XIV, cible ces derniers jours d'attaques de Donald Trump après avoir prononcé une virulente allocution anti-guerre.

"Je me tiens au côté de mon frère en Christ, Sa Sainteté le pape Léon XIV, dans son appel courageux à un royaume de paix", d'autant plus important "en ces temps marqués par la haine, la division et la violence", a déclaré dans un communiqué Sarah Mullally. La cheffe de l'Eglise anglicane, intronisée formellement le mois dernier, doit se rendre à Rome du 25 au 28 avril, où elle rencontrera le pape.

"J'exhorte donc les anglicans de l'Eglise d'Angleterre et de la communion anglicane à s'unir à Sa Sainteté pour faire entendre nos voix en faveur de la paix et de la justice dans le monde entier", a-t-elle encore insisté.

Cette déclaration intervient alors que le pape américain a été visé ces derniers jours par de violentes diatribes du président américain Donald Trump, qui l'a jugé "faible" et "nul en politique étrangère", après que le pape eut prononcé une virulente allocution contre la guerre.

"Assez de l'idolâtrie du moi et de l'argent! Assez des démonstrations de force! Assez de guerre! La véritable force se manifeste en servant la vie", a déclaré samedi le souverain pontife lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre.

"Je n'ai pas peur ni de l'administration Trump, ni de m'exprimer haut et fort sur le message de l'Evangile", a-t-il encore dit lundi, en quittant le Vatican pour un voyage de plusieurs jours en Afrique.

La religion anglicane, qui compte environ 85 millions de fidèles dans 165 pays, est née en Angleterre au XVIe siècle d'une scission avec l'Eglise catholique en raison d'un désaccord entre le roi Henri VIII et le pape. Elle se veut à mi-chemin entre le catholicisme et le protestantisme.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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